Un cours d’anatomie ne peut se concevoir sans schémas. Ceux utilisés au cours font référence au livre d’anatomie suivant





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XIII.2. L’oreille.


L’oreille contient à la fois les récepteurs des ondes sonores et ceux de l’équilibre.

XIII.2.1. Anatomie de l’oreille.


L’oreille se divise en 3 parties : l’oreille externe, l’oreille moyenne et l’oreille interne.


Types

Structures

Rôle

Oreille externe
* Pavillon




Capte les ondes sonores et les fait pénétrer dans le conduit auditif.




* Conduit auditif externe

* Il amène les ondes sonores au tympan ;

* Garni de poils et tapissé de glandes cérumineuses ; L’action combinée des poils et du cérumen contribue à empêcher la poussière et les corps étrangers de pénétrer dans l’oreille.




* Tympan

Les ondes sonores frappent le tympan qui vibre et transmet ces vibrations au marteau.

Oreille moyenne

(caisse du tympan)

* Antre mastoïdien

C’est la communication existant entre l’OM et l’os temporal ; ceci explique pourquoi les infections de l’OM envahissent parfois l’os temporal (mastoïdites).




* Trompe d’Eustache

Conduit qui relie l’OM au nasopharynx ; elle permet d’égaliser la pression de l’air, de part et d’autre du tympan afin qu’il puisse vibrer librement.

Les infections de la gorge et du nez peuvent envahir ce canal et atteindre l’oreille.




* Osselets :

- marteau ;

- enclume ;

- étrier

Relie le tympan à la fenêtre ovale de l’oreille interne.

Les vibration sont transmises depuis le marteau jusqu’à l’étrier, en passant par l‘enclume. Ce mouvement d’avant en arrière de l’étrier pousse la membrane de la fenêtre ovale vers l’intérieur et vers l’extérieur.

Oreille interne

Système complexe de canaux dont la structure est constituée de :

* le labyrinthe osseux qui lui même contient :

- les canaux semi-circulaires,

- le vestibule (utricule et saccule) ;

- la cochlée ;



Le labyrinthe osseux contient un liquide appelé perilymphe .

* ils contiennent les récepteurs de l’équilibre ;

* il contient également les récepteurs de l’équilibre ;
* elle renferme les récepteurs de l’audition et

transmet les vibrations à l’organe de Corti, organe

de l’audition.




* le labyrinthe membraneux, série de sacs et de canaux contenus dans le labyrinthe osseux

Le labyrinthe membraneux contient également un liquide appelé endolymphe.
Les cellules ciliées de l’organe de Corti, qui tapissent la paroi de la cochlée sont stimulés par les mouvements de l’endolymphe (ondes hydrauliques) et produisent alors des influx nerveux dans les fibres nerveuses cochléaires ; ces dernières rejoignent le nerf crânien vestibulo-cochléaire (VIII).



XIII.2.2. La physiologie de l’équilibre.


Il existe 2 sortes d’équilibre :

* l’équilibre statique : le maintien de la position du corps par rapport à la force de gravité ;

* l’équilibre dynamique : le maintien de la position du corps en réponse à des mouvements

soudains tels que la rotation, l’accélération et la décélération.

C’est l’appareil vestibulaire constitué du vestibule (utricule et saccule) et des canaux semi-circulaires qui est le siège de l’équilibre.

XIII.2.2.1. Les organes otolithiques : utricule et saccule.


Ces organes contiennent des cristaux de carbonate de calcium qui se déplace en fonction des mouvements de la tête. C’est comme un disque se déplaçant sur les cils qui tapissent la paroi interne de ces structures. Ces déplacements déclenchent la formation de potentiels de dépolarisation ou de polarisation qui conduisent à l’élaboration d’un influx nerveux.

Ces organes sont essentiellement les récepteurs de l’équilibre statique.

XIII.2.2.2. Les canaux semi-circulaires.


Ces trois canaux semi-circulaires maintiennent l’équilibre dynamique. Ils sont disposés suivant les trois plans de l’espace. Cette disposition permet la détection des mouvements. Le liquide contenu dans c es canaux (l’endolymphe) se déplace en fonction de nos mouvements et stimulent les cils qui tapisse la paroi interne de ces organes.

Dans ces 2 types d’organes, ce mouvement de cils entraîne la stimulation des neurones sensitifs et les influx nerveux produits s’acheminent le long de la branche vestibulaire du nerf vestibulo-cochléaire(VIII) pour arriver au cervelet.

Ce dernier qui reçoit continuellement de l’information sensorielle provenant de ces organes équilibreurs :

* envoie continuellement également des influx nerveux aux aires motrices du cerveau, ce qui

incite ces aires à augmenter ou diminuer les influx qu’elles envoient à des muscles squelettiques

précis pour maintenir l’équilibre ;

* lui permet de contrôler les activités motrices émanant du cortex cérébral et de réaliser les

ajustements nécessaires afin d’assurer une harmonie dans les mouvements volontaires.

XIII.1. La peau.

XIII.1.1. Rappel anatomique et physiologique.

XIII.1.2. Fonctions.


Pour ces 2 derniers points, voir cours de dermatologie

XIII.1.3. Processus particulier : la cicatrisation.


Un même mécanisme biologique régit la cicatrisation de toutes les plaies externes.

XIII.1.3.1. Etapes de la cicatrisation.


1. La phase d’inflammation (réaction inflammatoire aiguë, nettoyage du tissu mort et des bactéries) :

Dans un premier temps, apparaît une réaction vasculaire constituée d’une vasodilatation des artères combinées à un saignement. La pression capillaire diminue et le liquide interstitiel s’accroît. Les GR et les plaquettes quittent le vaisseau sanguin et migrent vers le fond de la plaie ; un caillot de sang se forme.

S’ensuit, quelques minutes plus tard, un période de vasoconstriction qui limite la perte de sang.

Ces vaisseaux libèrent des substances chimiotactiques qui attirent d’autres cellules telles que les neutrophiles et les macrophages. Ces cellules assurent le nettoyage du tissu mort (thrombocytes et cellules) et des particules étrangères et bactéries par le biais de la phagocytose et la digestion (par des lysososmes).

Les débris sont résorbés par le système lymphatique ou exclus de la plaie sous forme de pus.

Les signes cliniques :

* rougeur  vasodilatation ;

* gonflement  exsudat ;

* chaleur  vasodilatation et accroissement de la circulation ;

* douleur  pression exercée, par l’exsudat, sur les fibres nerveuses.

Remarque. :

La prise de Vitamine A augmente la quantité de macrophages ; les corticostéroïdes freinent leur action.
2. La phase de prolifération ou de granulation (formation de tissu conjonctif et de nouveaux vaisseaux sanguins) :

Au cours de cette phase, les cellules mésenchymateuses (derme) se transforment en fibroblastes. Ils produisent des fibres de collagène et de l’élastine. C’est par cette matrice de soutien du tissu conjonctif que les macrophages, les cellules endothéliales et les fibroblastes gagnent le fond de la plaie.

Pendant ce temps, les cellules endothéliales situées aux extrémités des capillaires endommagés forment des bourgeons qui deviennent creux et s’introduisent dans le réseau de collagène cours de formation. Ce phénomène est appelé tissu de granulation.

Les nouveaux capillaires jouent à leur tour un rôle capital puisqu’ils assurent le transport de l’O2 et des substances nutritives pour les macrophages, les fibroblastes et d’autres cellules indispensables à la guérison.

Les signes cliniques :

* plaie rouge ;

* aspect granuleux.

Remarque :

La formation de collagène dépend de la présence de vit C, d’O2 et de fer.
3. La phase de maturation (réorganisation du tissu conjonctif, contraction et épithélialisation) :

Lorsque la production de collagène a atteint son pic, c’est le remodelage des fibres plutôt que l’augmentation de leur nombre qui améliore la solidité des tissus de la plaie.

Les fibroblastes se différencient en myofibroblastes, qui agissent comme des petits faisceaux musculaires et provoquent la contraction de la plaie.

C’est à ce stade que commence l’épithélialisation : de nouvelles cellules épithéliales se forment par division (mitose) dans la couche basale de l’épiderme. Ces cellules migrent des bords de la plaie vers son centre, en ferment la surface et la rendent étanche.

Remarque :

L’épithélialisation protège la plaie contre la déshydratation et la contamination par les micro-organismes. dans le cas d’une plaie suturée, ce processus se déroule dans les 24 H.
4. La phase de cicatrisation :

Des couches de tissu plus profondes sont remplacées par du tissu conjonctif ou cicatriciel. Dans les 1ères semaines, celui-ci est doux et encore fragile ; après un mois, il devient plus dur, plus rouge, plus épais et plus fort. Enfin, et cela peut durer un an, la cicatrice redevient douce, blanche et souple.

Remarque :

Parfois, l’amas de tissu cicatriciel est si grand qu’une cicatrice en saillie en résulte, c’est-à-dire une marque surélevée à la surface de l’épiderme. Une telle cicatrice peut se limiter à la région même de la lésion (cicatrice hypertrophique), ou encore s’étendre au-delà de la lésion originale dans les tissus normaux avoisinants (cicatrice chéloïdienne).

Le tissu cicatriciel diffère d’une peau normale car la densité de ses fibres collagènes est plus grande ; il contient, en outre, moins de vaisseaux sanguins et, parfois, aucun poil, aucune glande cutanée ni aucun neurone sensitif.

XII.1.3.2. Mesures générales contribuant à la cicatrisation :



Améliorer la condition physique :

* Equilibrer l’activité et le repos ; veiller à un bon sommeil et au maintien du rythme circadien ;

* Moins fumer et boire ; idéalement arrêter ;

* Amener ou maintenir le poids dans les limites de la normale ;

* Procéder à un traitement optimal des maladies sous-jacentes .
Donner une alimentation adéquate :

Une alimentation adéquate contribue à accélérer la guérison de la plaie. Les nutriments (essentiellement les protéines) sont nécessaires à l’élaboration des différentes phases de la cicatrisation.

la malnutrition influe négativement sur la guérison.
Adapter la consommation de médicaments :

Certains médicaments influent en effet sur la guérison des plaies :

* les corticostéroïdes ralentissent la guérison ; ils ont une influence négative sur la réaction aux

inflammations et sur la formation de collagène ;

* les cytostatiques retardent la mitose, même en phase de guérison ;

* la vitamine A augment le nombre de macrophages présents dans la plaie, ce qui stimule les 1ères

phases de la guérison.
Favoriser la circulation du sang et l’oxygénation des tissus :

En plus d’un fonctionnement optimal du cœur, des vaisseaux (apporter sur le site de la cicatrice les nutriments nécessaires) et des poumons (apporter l’ O2), la mobilité du patient et son activité musculaire jouent également un rôle. La mobilisation passive et active restent donc des mesures importantes.

XII.4. Le sens olfactif : l’odorat.


L’odorat et le goût sont tous les deux des sens chimiques car les sensations obtenues sont produites à partir des interactions entre les molécules de la substance (inhalée ou ingérée) et les récepteurs (de l’odorat ou du goût).

XII.5. Le sens gustatif : le goût.


Tout comme l’olfaction, la gustation est liée à un sens chimique ; elle requiert qu’une substance soit dissoute avant qu’elle puisse être goûtée.

Le goût et l’odorat sont intimement liés


1 L’énergie libérée durant une réaction chimique (essentiellement lors de la dégradation des glucides) est temporairement emmagasinée dans une molécule d’ATP. L’énergie transférée servira plus tard à alimenter les réactions endothermiques. Elle sera également utile à la contraction musculaire et au mouvement des substances qui entrent dans les cellules et en sortent.

2 1 µm = 1 micromètre = 1 millionième de mètre

3 Ce centre cardio-vasculaire a aussi un effet sur les vaisseaux qui seront étudiés dans le chapitre adéquat.

4 Voir cours de biochimie

5 Voir V.4.10. Détermination des groupes sanguins.

6 Protéine étrangère, non synthétisée par l’organisme, et qui produit une réaction immunitaire.

Ex : enzymes, protéines, toxines d’origine bactérienne

7 Voir chapitre sur le coeur

8 Tout ce qui nuit au retour de la lymphe dans le sang et notamment les tumeurs où l’ablation chirurgicale de vaisseaux lymphatiques est requise (au cours d’une mastectomie radicale, par exemple), cause un important œdème local (lymphoedème).

9 Suite à un croisement des fibres au niveau du bulbe rachidien, le côté droit du corps est sous la dépendance de l’hémisphère gauche, et le côté gauche est sous la dépendance de l’hémisphère droit mais la partie droite de la face est sous la dépendance de l’hémisphère droit et la partie gauche sous la dépendance de l’hémisphère gauche, car la face dépend des nerfs crâniens qui ne se croisent pas.

10 La destruction totale des nerfs vagues entraîne la mort, car ces nerfs parasympathiques sont essentiels au maintien de l’activité viscérale et donc de l’homéostasie. Sans leur influence, rien ne s’opposerait à l’activité des nerfs sympathiques, qui mobilisent et accélèrent les processus vitaux

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