La législation et ce qu'en pense Test-Achats





télécharger 24.67 Kb.
titreLa législation et ce qu'en pense Test-Achats
date de publication09.10.2019
taille24.67 Kb.
typeDocumentos
d.20-bal.com > documents > Documentos
Additifs PDF Liste TA

Dossier Additifs

23 octobre 2012

A quoi servent-ils? Sont-ils tous inoffensifs? Les additifs sont ajoutés aux denrées alimentaires pour des raisons techniques ou commerciales et n’ont eux-mêmes aucune valeur nutritive. Ils sont censés rendre l’aspect et la texture des aliments plus attrayants ou en augmenter la durée de conservation. Parfois, ils sont également utilisés pour pallier l’absence d’ingrédients plus onéreux ou masquer l’utilisation de matières premières de moins bonne qualité. De temps à autre, ils peuvent déclencher des réactions indésirables.

La législation et ce qu'en pense Test-Achats


  • Principes généraux

  • Liste des additifs autorisés

  • Liste alphabétique pdt TA : www.testachats.be/additifs

  • Principes bafoués

  • Le point de vue de Test-Achats

L’utilisation d’additifs est, heureusement, limitée par la loi. D'une part, celle-ci donne des principes généraux d’utilisation et, d’autre part, elle énumère les additifs autorisés. Malheureusement, ce sont surtout de beaux principes. Même supposés inoffensifs, les additifs ne devraient être utilisés que dans les cas où ils sont indispensables. C'est pourquoi Test-Achats décourage le recours aux additifs. Enfin, vous pouvez agir à votre niveau.

Principes généraux


  • Les additifs doivent être exempts de risques pour la santé, compte tenu de l’état actuel des connaissances scientifiques.

  • Ils ne peuvent être utilisés que s’ils sont techniquement indispensables, c’est-à-dire s’il n’y a pas d’autre solution efficace.

  • Ils ne peuvent masquer des défauts de qualité et leurrer le consommateur sur la nature et la composition réelles du produit.

Liste des additifs autorisés


Seuls les additifs mentionnés dans la liste établie au niveau de l'Union européenne sont admis, et, lorsque c'est le cas, uniquement pour les aliments indiqués et aux doses maximales fixées. Les additifs y sont classés par familles en fonction du rôle qu’ils jouent. Actuellement, la liste est en cours de révision et les additifs autorisés sont énumérés par catégorie alimentaire. Les additifs portent chacun un code, généralement composé de la lettre E (pour Europe) suivie de 3 ou 4 chiffres, en vigueur dans tous les pays de l'Union.

Principes bafoués


Malheureusement, dans la pratique, le législateur est le premier à bafouer ses propres principes généraux. De nombreux additifs sont uniquement utilisés pour tromper le consommateur pour ce qui est de la quantité et de la qualité réelle des ingrédients utilisés. Les colorants ne sont même pas nécessaires sur le plan technique. Sur la base des évaluations de l’EFSA, l’autorité européenne pour la Sécurité Alimentaire, il s’avère que des groupes fragiles comme les enfants dépassent parfois la Dose Journalière Admissible. La loi permet plus d’additifs qu’il n’est nécessaire. La liste existante devrait donc pouvoir être fortement revue à la baisse en ce qui concerne le nombre d’additifs et les doses autorisées. La législation européenne doit être plus rigoureuse.

Le point de vue de Test-Achats


Nous avons toujours été artisans de la politique du moindre risque. Cela ne veut pas dire que nous soyons, par principe, opposés à toute utilisation d’additifs dans l’alimentation. Mais nous estimons que leur usage doit être soumis à des conditions strictes :

  • ils ne peuvent pas comporter de risques pour la santé du consommateur. La législation et les autorisations devraient être régulièrement adaptées aux nouvelles connaissances scientifique;

  • ils doivent être techniquement indispensables et ils ne peuvent être autorisés que s’il n’y  a pas d’autre solution raisonnable;

  • ils ne peuvent servir à tromper le consommateur sur la qualité des ingrédients. Les colorants, par exemple, uniquement utilisés pour corriger l’aspect extérieur défectueux et tromper le consommateur, devraient être interdits ;

  • au cas où des additifs seraient quand même présents dans les denrées alimentaires, ils doivent être indiqués de manière claire et compréhensible sur l’étiquette. Il devrait également en être ainsi pour les produits en vrac et pour les denrées alimentaires consommées à l’extérieur;

  • les colorants de Southampton (E102, E104, E110, E122, E124 et E129), pouvant  être à l’origine d’une hyperactivité chez les enfants, devraient recevoir un avertissement non équivoque. Actuellement, ceux-ci passent encore trop inaperçus et nous aimerions de préférence que ces six colorants disparaissent de notre alimentation.


x

Les familles d'additifs


 
  • E100 à E199 : colorants

  • E200 à E299 : surtout des conservateurs

  • E300 à E399 : surtout des antioxydants et des acidifiants

  • E400 à E585 : surtout des émulsifiants et des épaississants

  • E620 à E640 : exhausteurs de goût

  • E900 à E948 : surtout des agents d'enrobage

  • E950 à E967, E420, E421 : édulcorants artificiels

  • E999 à E1518 : autres, dont les amidons modifiés



Colorants : E100 à E199


Comme leur nom l'indique, ils sont utilisés pour donner aux aliments un aspect plus coloré. Sachez que la mention "colorants naturels" ne signifie pas qu'ils proviennent des ingrédients de l'aliment. Cela signifie simplement qu'ils existent dans la nature. Autorisés dans de nombreux aliments, les colorants naturels et artificiels permettent trop souvent de tromper le consommateur sur la véritable nature des ingrédients utilisés (colorant jaune pour suggérer la présence d'œufs, par exemple). De plus, certains colorants provoquent des allergies chez certaines personnes. La plupart des colorants sont, à nos yeux, trompeurs et inutiles. Exemples : tartrazine, amarante, caramel, curcumine, riboflavine, cochenille, rouge de betterave. 

Conservateurs : E200 à E299


 Il s'agit de substances qui freinent le développement des bactéries, des moisissures et des ferments responsables de la dégradation des aliments. Elles sont utiles dans certains cas bien précis. Ainsi, une faible quantité de sulfites dans le vin est acceptable, parce que cela garantit une meilleure stabilité. Mais, une fois encore, les législateurs belge et européen se distinguent par leur laxisme en autorisant des conservateurs là où ils sont inutiles ou inefficaces, comme le prouvent nos tests de limonades, yaourts à boire et massepain. De ce fait, ils n'encouragent certainement pas les fabricants à être particulièrement soigneux en matière d'hygiène et de conditions de conservation. On peut dire en conclusion que les conservateurs sont parfois, mais pas toujours, indispensables. Certains d'entre eux peuvent provoquer des réactions allergiques. Exemples : acide sorbique, acide benzoïque, anhydride sulfureux, nisine.

Antioxydants et acidifiants : E300 – E399


Les antioxydants sont utilisés pour freiner la dégradation des aliments au contact de l'oxygène de l'air. Le plus utilisé est l'acide ascorbique ou vitamine C (E 300). Les acidifiants, quant à eux, augmentent l'acidité des denrées alimentaires, soit pour allonger la conservation, soit pour des raisons gustatives (bonbons acidulés, par exemple). La plupart des antioxydants et des acidifiants sont acceptables et même utiles dans certains cas, mais, une fois encore, sans abus et pour autant qu'aucune autre solution n'existe. Exemples d'antioxydants : acide ascorbique, acide citrique, acide tartrique. Exemples d'acidifiants : acide adipique, acide succinique.

Emulsifiants et épaississants : E440 - E585


Ce groupe couvre également les gélifiants et les stabilisants. Toutes ces substances sont utilisées pour donner ou pour conserver au produit sa consistance. Leur usage se justifie parfois (épaississants utilisés pour empêcher la formation de cristaux dans la glace, émulsifiants permettant de remplacer en partie les matières grasses par de l'eau dans les minarines). Malheureusement, ils servent le plus souvent à camoufler l'absence d'ingrédients de base (œufs dans les glaces ou la mayonnaise) ou à vendre de l'eau au prix de la viande (jambons cuits), ce qui est inacceptable. Dans les aliments dits allégés, les émulsifiants et les épaississants permettent de remplacer par de l'eau les ingrédients caloriques que sont les hydrates de carbone (féculents et sucres) et les matières grasses. Certains épaississants sont reconnus allergènes (farines de guar, par exemple). Exemples d'émulsifiants : sucroglycérides, phosphatides d'ammonium. Exemples d'épaississants : agar-agar, gomme guar.

Exhausteurs de goût E620 – E640


Ces additifs servent à renforcer ou à modifier le goût des aliments. Les plus connus sont les glutamates. L'effet le plus connu des glutamates est le "syndrome du restaurant chinois", ainsi appelé parce qu'il a été constaté pour la première fois chez des personnes qui avaient consommé un repas dans un restaurant asiatique. Ce syndrome se manifeste par une insensibilité dans la nuque, les bras et le dos, un malaise général, une accélération des battements de cœur, des maux de tête, une rougeur de la face et, dans quelques rares cas, des réactions allergiques et des crises d'asthme. Il n’a toutefois pas été démontré sur le plan scientifique que le glutamate était à l’origine de ces symptômes. Exemples d’exhausteurs de goût : glutamate, inosinate, guanylate.

Agents d'enrobage (agents de polissage ou de glaçage) : E900 – E948


Ces substances, appliquées à la surface d'un aliment, confèrent à celui-ci un aspect brillant ou lisse. Elles peuvent aussi constituer une couche protectrice. Dans certains cas cependant, ces substances n'ont qu'un rôle esthétique : aspect brillant des grains de café, des pommes, etc. Ces additifs sont généralement considérés comme acceptables du point de vue toxicologique. Exemple : cire d'abeille. 

Edulcorants artificiels : E950 - E967


Ils remplacent les sucres dans certains produits allégés comme les limonades, les nectars, la gomme à mâcher, certaines pâtisseries, la bière, les yaourts, etc. Ils sont acceptables dans certaines circonstances (personnes qui ne peuvent pas consommer de sucre, par exemple) mais posent malgré tout des problèmes, surtout chez les enfants, car on risque très vite d'atteindre la dose journalière autorisée pour les cyclamates et la saccharine. Exemples : sorbitol, xylitol, aspartame, saccharine, maltitol.

Amidons modifiés et autres additifs : E999 - E1518


Ces additifs sont obtenus au moyen d'un ou plusieurs traitements chimiques d'amidons alimentaires, issus de la fécule de pomme de terre, par exemple. Par traitement physique, par exemple, ces amidons sont modifiés afin qu'ils puissent remplir le rôle souhaité : émulsifier les ingrédients, les lier, etc. Il ne s'agit en aucun cas de substances OGM (organismes génétiquement modifiés) et elles sont considérées comme acceptables du point de vue sanitaire. Exemples : phosphate d'amidon, amidon acétylé.

X

Conseils pratiques

• Lisez les étiquettes et choisissez systématiquement les produits qui contiennent le moins d’additifs, autrement dit le moins de E.

• Réapprenez le goût des aliments simples et, dans la mesure du possible, non préparés. La plupart des aliments préparés contiennent plusieurs additifs, dont les glutamates. En mangeant beaucoup de produits préparés, vous en absorbez à coup sûr des doses massives.

• Ne faites pas aveuglément confiance aux fausses listes d’additifs (comme la très répandue liste de l’hôpital de Villejuif). Utilisez de préférence notre liste pratique avec une évaluation de sécurité en cinq catégories : douteux, dépassement possible de la DJA, allergie ou intolérance, acceptable ou trompeur/inutile.

Voir liste TA dans dossier PDF annexe

similaire:

La législation et ce qu\Test hsd de Tukey Test de Tukey pour une anova à 1 facteur

La législation et ce qu\Packages r proposés pour l’analyse différentielle de données de séquençage...
«Le pendant du test limma adapté aux données de séquençage (cf moderated t-test du même auteur)»

La législation et ce qu\Il est tout d’abord rappele la necessite de respecter la legislation 1 Respect de la législation

La législation et ce qu\D’examen 49
«rafraîchissement» de la base. La base de test sert à expérimenter des cas et des scénarii en toute sécurité car IL n’y a jamais...

La législation et ce qu\Assureurs et groupes de défense des droits des malades accentuent...
«caractéristiques génétiques». Un employeur ne pourrait exiger qu’un travailleur passe un test d’adn. Le refus de passer un test...

La législation et ce qu\Le test de normalité de D'Agostino-Pearson

La législation et ce qu\16Travail sur un tableau de contingence Test du khi-2

La législation et ce qu\Synthèse : anova de Kruskal-Wallis & test de la Médiane

La législation et ce qu\Programme 217
...

La législation et ce qu\Licence de Psychologie td n° 4 Tests statistiques avec Excel 1 Test du khi-2






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
d.20-bal.com