Les sources théâtrales antiques de Phèdre de Racine : Euripide, Sénèque





télécharger 97.36 Kb.
titreLes sources théâtrales antiques de Phèdre de Racine : Euripide, Sénèque
page1/3
date de publication23.10.2019
taille97.36 Kb.
typeDocumentos
d.20-bal.com > documents > Documentos
  1   2   3

Les sources théâtrales antiques de Phèdre de Racine : Euripide, Sénèque




Dans la préface de Phèdre, Racine ne reconnait comme source que la pièce Hippolyte d’Euripide, non sans minimiser les différences entre son héroïne et celle de la pièce grecque, et il ne cite Sénèque qu’en passant. Or, comme on le verra en lisant les extraits ci-dessous1, son inspiration lui vient de ces deux auteurs presque à égalité, aussi bien dans le fil de l’intrigue que parfois dans le détail de l’expression. La lecture complète des deux pièces antiques (dans une traduction récente) ne manquera pas d’intérêt, sur ce point comme sur d’autres.
Euripide : Hippolyte
Sénèque : Phèdre



  1. Euripide


Le mythe de Phèdre n’est évoqué que par allusion dans Homère (Odyssée, XI, 321) : Ulysse, dans le récit des personnages qu’il a vus aux Enfers, fait la liste d’héroïnes, parmi lesquelles « Phèdre, Procris et la belle Ariane, fille du terrible Minos, qu’autrefois Thésée enleva de Crète … ». Point commun entre ces trois femmes, l’amour malheureux ; mais nulle mention d’Hippolyte.

Après une Phèdre de Sophocle dont ne subsistent que de minces citations, c’est Euripide qui fit d’Hippolyte et de Phèdre des personnages mémorables. La tradition dit que le poète avait fait jouer une première pièce sur ce sujet, dont il reste une cinquantaine de vers. Ils montrent une Phèdre violente et débauchée, mais le dénouement reste inconnu.

La pièce que nous avons conservée date de 428 et valut le premier prix à Euripide.

Extraits proposés (traduction Artaud, 1842, http://remacle.org/bloodwolf/tragediens/euripide/hippolyte.htm) :

  • le prologue

  • le dialogue de Phèdre et de la Nourrice (= Racine, I, 3)

  • la diatribe d’Hippolyte

  • la défense d’Hippolyte (= Racine, IV, 2)

  • le récit du messager (= Racine, V, 6)



Extrait 1 : Prologue (vers 1 à 57)
Aphrodite explique le crime d’Hippolyte et ses conséquences
Je suis Vénus, renommée entre les déesses, et souvent invoquée par les mortels : je règne dans les deux, sur tous les êtres qui voient la clarté du soleil, ou qui peuplent la mer jusqu'aux bornes atlantiques ; je favorise ceux qui respectent ma puissance, et je renverse les orgueilleux qui me bravent : car il est aussi dans la nature des dieux de se plaire aux hommages que leur rendent les hommes. Je montrerai bientôt la vérité de mes paroles. Le fils de Thésée, Hippolyte, né d'une Amazone, élève du chaste Pitthée, seul ici entre les citoyens de Trézène, m'appelle la plus malfaisante des divinités ; il dédaigne l'amour et fuit le mariage. La sœur de Phébus, Diane, fille de Jupiter, est l'objet de son culte, il la regarde comme la plus grande des déesses : accompagnant toujours la vierge divine à travers les vertes forêts, il détruit les animaux sauvages avec ses chiens agiles, et entretient un commerce plus élevé qu'il n'appartient à un mortel. Je n'envie point ces plaisirs ; eh ! que m'importe ? mais les outrages d'Hippolyte envers moi, je les punirai aujourd'hui même. J'ai dès longtemps préparé ma vengeance, il m'en coûtera peu pour l'accomplir.

Il était sorti de la demeure de Pitthée pour aller, sur la terre de Pandion2, assister à la célébration des augustes mystères. La noble épouse de son père, Phèdre, le vit, et fut éprise d'un violent amour, que j'insinuai moi-même dans son cœur. Avant de venir ici à Trézène, elle éleva sur la roche même de Pallas3, d'où l'on découvre ce pays, un temple magnifique à Vénus, pour consoler son cœur de l'absence de celui qu'elle aimait ; et elle le consacra à la déesse, pour laisser aux siècles futurs un monument de son amour pour Hippolyte. Et depuis que Thésée a quitté la terre de Cécrops1, souillée du sang des Pallantides2, pour venir en ces lieux avec son épouse passer l'année de son exil expiatoire, la malheureuse Phèdre gémit, et, frappée des traits de l'amour, elle dépérit en silence. Aucun de ses serviteurs ne connaît son mal. Mais il ne faut pas que cet amour reste ainsi stérile : j'instruirai Thésée de cette passion, elle sera dévoilée ; et celui qui me montre une âme ennemie périra par les imprécations de son père : car le dieu des mers, Neptune, a promis à Thésée de ne laisser sans effet aucune de ses prières, trois fois répétée. Phèdre, malgré l'éclat qui l'environne, n'en doit pas moins périr : car je ne puis préférer son intérêt au plaisir de tirer vengeance de mes ennemis.

Mais je vois le fils de Thésée qui s'avance, et qui se repose des fatigues de la chasse ; je vais sortir de ces lieux. Une suite nombreuse de serviteurs qui l'accompagne chante des hymnes en l'honneur de la déesse Diane ; car il ne sait pas que les portes de l'enfer s'ouvrent pour lui, et que ce jour est le dernier qu'il doit voir.

Dans la traduction proposée et suivant un usage qui date de la Renaissance, les dieux grecs sont nommés d’après leur équivalent romain.

On notera que la mort des héros est clairement annoncée : il n’y a guère de suspense là-dessus puisque la tradition mythologique est connue de tous.
Extrait 2 : premier dialogue de Phèdre avec sa nourrice (vers 176-266 + 304-361)
LA NOURRICE —. O souffrances des mortels ! cruelles maladies ! (A Phèdre.) Que dois-je faire ou ne pas faire pour toi ? Voici cette lumière brillante, voici ce grand air que tu demandais : ta couche de douleur est maintenant hors du palais, puisque venir en ces lieux était ton vœu continuel. Mais bientôt tu auras hâte de retourner dans ton appartement, car tu changes sans cesse, et rien ne peut te réjouir. Ce que tu as te déplaît, et ce que tu n'as pas te paraît préférable. La maladie vaut mieux que l'art de guérir : la première est une chose toute simple, mais l'autre réunit l'inquiétude de l'esprit et la fatigue des mains. Toute la vie des hommes est remplie de douleurs ; il n'est point de relâche à leurs souffrances. Mais s'il est un autre bien plus précieux que la vie, un obscur nuage le couvre et le dérobe à nos regards. Nous nous montrons éperdument épris de cette lumière qui brille sur la terre, par inexpérience d'une autre vie et par ignorance de ce qui se passe aux enfers, et nous nous laissons abuser par de vaines fables.

PHÈDRE. —. Soulevez mon corps, redressez ma tête languissante. Chères amies, mes membres affaiblis sont prêts à se dissoudre. Esclaves fidèles, soutenez mes mains défaillantes. Que ce vain ornement pèse3 à ma tête ! Détache-le ; laisse flotter mes cheveux sur mes épaules.

LA NOURRICE. —. Prends courage, ma fille, et n'agite pas péniblement ton corps. Tu supporteras plus facilement ton mal, avec du calme et une noble résolution. Souffrir est la condition nécessaire des mortels.

PHÈDRE. —. Hélas ! hélas ! que ne puis-je, au bord d'une source limpide, puiser une eau pure pour me désaltérer ! que ne puis-je, couchée à l'ombre des peupliers, me reposer sur une verte prairie !

LA NOURRICE. —. Que dis-tu, ma fille ? Ne parle pas ainsi devant la foule : ne tiens pas ces discours insensés.

PHÈDRE. —. Conduisez-moi sur la montagne ; je veux aller dans la forêt, à travers les pins, où les meutes cruelles poursuivent les bêtes sauvages et s'élancent sur les cerfs tachetés. O dieux ! que je voudrais animer les chiens par ma voix, approcher de ma blonde chevelure le javelot thessalien et lancer le trait d'une main sûre !

LA NOURRICE. —. Ma fille, où s'égare ta pensée ? qu'a de commun la chasse avec ce qui te touche ? d'où te vient ce désir de claires fontaines, quand près du palais coule une source d'eau vive où tu peux te désaltérer ?

PHÈDRE. —. Diane, souveraine de Limné1, qui présides aux exercices équestres, que ne suis-je dans les plaines où tu règnes, occupée à dompter des coursiers vénètes2 !

LA NOURRICE. —. Pourquoi encore cette parole insensée qui vient de t'échapper ? Naguère tu t'élançais sur la montagne, poursuivant le plaisir de la chasse ; et maintenant c'est sur le sable du rivage que tu veux guider tes coursiers. Ah ! ma fille, c'est aux devins qu'il faut demander quel est le dieu qui agite et qui fait délirer ton esprit.

PHÈDRE. —. Malheureuse, qu'ai-je fait ? où ai-je laissé égarer ma raison ? Je suis en proie au délire, un dieu malveillant m'y a plongée. Infortunée que je suis ! Chère nourrice, remets ce voile sur ma tête ; j'ai honte de ce que j'ai dit. Cache-moi ; des larmes s'échappent de mes yeux, et mon visage se couvre de honte. Le retour de ma raison est pour moi un supplice : le délire est un malheur sans doute, mais il vaut mieux périr sans connaître son mal.

LA NOURRICE. —. Je voile ton visage : quand la mort voilera-t-elle ainsi mon corps ? Ma longue vie m'a instruite. Oui, il vaut mieux pour les mortels former des amitiés modérées, et non qui pénètrent jusqu'au fond de l'âme ; il vaut mieux pour le cœur des affections faciles à rompre, qu'on puisse resserrer ou lâcher à son gré. Mais être seule à souffrir pour deux, comme je souffre pour elle, c'est un lourd fardeau. Il est bien vrai de dire que les passions excessives sont plus funestes qu'agréables dans la vie, et qu'elles nuisent au bien-être. Aussi, à tout excès je préfère la maxime «  Rien de trop » ; et les sages seront d'accord avec moi. […]

Pause dans le dialogue : le coryphée et la nourrice s’interrogent sur le mal dont souffre Phèdre. Puis la Nourrice se retourne vers sa maitresse.

LA NOURRICE. —. […] Mais sache-le bien, dusses-tu te montrer plus farouche que la mer, si tu meurs, tu trahis tes enfants, ils n'auront point part aux biens de leur père : j'en atteste cette fière Amazone qui a donné un maître à tes fils, un bâtard dont les sentiments sont plus hauts que la naissance. Tu le connais bien, Hippolyte.

PHÈDRE. —. Ah dieux !

LA NOURRICE. —. Ce reproche te touche ?

PHÈDRE. —. Tu me fais mourir, nourrice ; au nom des dieux, à l'avenir garde le silence sur cet homme.

LA NOURRICE. —. Vois donc ! ta haine est juste, et cependant tu refuses de sauver tes fils et de prendre soin de tes jours.

PHÈDRE. —. Je chéris mes enfants ; mais ce sont d'autres orages qui m'agitent.

LA NOURRICE. —. Ma fille, tes mains sont pures de sang.

PHÈDRE. —. Mes mains sont pures, mais mon cœur est souillé.

LA NOURRICE. —. Est-ce l'effet de quelque maléfice envoyé par un ennemi ?

PHÈDRE. —. C'est un ami qui me perd malgré lui et malgré moi.

LA NOURRICE. —. Thésée t'a-t-il fait quelque offense ?

PHÈDRE. —. Puissé-je ne l'avoir point offensé moi-même !

LA NOURRICE. —. Quelle est donc cette chose terrible qui te pousse à mourir ?

PHÈDRE. —. Laisse là mes fautes : ce n'est pas envers toi que je suis coupable.

LA NOURRICE. —. Non, je ne te laisserai pas ; je ne céderai qu'à ton obstination.

PHÈDRE. —. Que fais-tu ? Tu me fais violence en t'attachant à mes pas.

LA NOURRICE. —. Je ne lâcherai point tes genoux que je tiens embrassés.

PHÈDRE. —. Malheur à toi si tu apprends ce malheureux secret !

LA NOURRICE. —. Est-il un malheur plus grand pour moi que de te perdre ?

PHÈDRE. —. Tu me perds : le silence faisait du moins mon honneur.

LA NOURRICE. —. Et cependant tu caches ce qui t'honore, malgré mes supplications.

PHÈDRE. —. Pour couvrir ma honte, j'ai recours à la vertu.

LA NOURRICE. —. Si tu parles, tu en seras donc plus honorée.

PHÈDRE. —. Va-t'en, au nom des dieux ! et laisse mes mains.

LA NOURRICE. —. Non, certes, puisque tu me refuses le prix de ma fidélité.

PHÈDRE. —. Eh bien ! tu seras satisfaite : je respecte ton caractère de suppliante.

LA NOURRICE. —. Je me tais, car c'est à toi de parler.

PHÈDRE. —. Ô ma mère infortunée, quel funeste amour égara ton cœur !

LA NOURRICE. —. Celui dont elle fut éprise pour un taureau ? Pourquoi rappeler ce souvenir ?

PHÈDRE. —. Et toi, sœur malheureuse, épouse de Bacchus1 !

LA NOURRICE. —. Qu'as-tu donc, ma fille ? Tu insultes tes proches.

PHÈDRE. —. Et moi, je meurs la dernière et la plus misérable !2

LA NOURRICE. —. Je suis saisie de stupeur. Où tend ce discours ?

PHÈDRE. —. De là vient mon malheur ; il n'est pas récent.

LA NOURRICE. —. Je n'en sais pas plus ce que je veux apprendre.

PHÈDRE. —. Hélas ! que ne peux-tu dire toi-même ce qu'il faut que je dise !

LA NOURRICE. —. Je n'ai pas l'art des devins, pour pénétrer de pareilles obscurités.

PHÈDRE. —. Qu'est-ce donc que l'on appelle aimer ?

LA NOURRICE. —. C'est à la fois, ma fille, ce qu'il y a de plus doux et de plus cruel.

PHÈDRE. —. Je n'en ai éprouvé que les peines.

LA NOURRICE. —. Que dis-tu ? Ô mon enfant, aimes-tu quelqu'un ?

PHÈDRE. —. Tu connais ce fils de l'Amazone ?

LA NOURRICE. —. Hippolyte, dis-tu ?

PHÈDRE. —. C'est toi qui l'as nommé.3

LA NOURRICE. —. Grands dieux ! qu'as-tu dit ? je suis perdue ! Mes amies4, cela peut-il s'entendre ? Après cela je ne saurais plus vivre : le jour m'est odieux, la lumière m'est odieuse ! J'abandonne mon corps, je le sacrifie ; je me délivrerai de la vie en mourant. Adieu, c'est fait de moi. Les plus sages sont donc entraînées au crime malgré elles ! Vénus n'est donc pas une déesse, mais plus qu'une déesse, s'il est possible, elle qui a perdu Phèdre, et sa famille, et moi-même !

La comparaison avec la pièce de Racine (acte I, scène 3) est inévitable : nombreux rapprochements à la fois dans le mouvement d’ensemble et dans les détails.

Dans le texte grec, le premier passage (avant la coupure) est lyrique, c’est-à-dire chanté, en vers complexes ; le deuxième est un dialogue parlé en vers réguliers. Cela souligne l’opposition entre les deux aspects du personnage ici : d’abord une rêverie délirante où elle se voit à la chasse aux côtés d’Hippolyte, puis, sous l’effet de la honte, un lent aveu dont chaque mot lui coute.

Haut du document
Extrait 3 : diatribe d’hippolyte contre les femmes (vers 616-650)
La Nourrice vient de proposer à Hippolyte de céder à l’amour de Phèdre ; le jeune homme se met en colère et s’en prend à l’ensemble des femmes.
Ô Jupiter, pourquoi as-tu mis au monde les femmes, cette race de mauvais aloi ? Si tu voulais donner l'existence au genre humain, il ne fallait pas le faire naître des femmes : mais les hommes, déposant dans tes temples des offrandes d'or, de fer ou d'airain, auraient acheté des enfants, chacun en raison de la valeur de ses dons ; et ils auraient vécu dans leurs maisons, libres et sans femmes. Mais à présent, dès que nous pensons à introduire ce fléau dans nos maisons, nous épuisons toute notre fortune. Une chose prouve combien la femme est un fléau funeste : le père qui l'a mise au monde et l'a élevée y joint une dot, pour la faire entrer dans une autre famille, et s'en débarrasser. L'époux qui reçoit dans sa maison cette plante parasite se réjouit ; il couvre de riches parures sa méprisable idole, il la charge de robes, le malheureux, et épuise toutes les ressources de son patrimoine. Il est réduit à cette extrémité : s'il s'est allié à une illustre famille, il lui faut se complaire dans un hymen plein d'amertume ; ou s'il a rencontré une bonne épouse et des parents incommodes, il faut couvrir le mal sous le bien apparent. Plus aisément on supporte dans sa maison une femme nulle, et inutile par sa simplicité. Mais je hais surtout la savante : que jamais du moins ma maison n'en reçoive qui sache plus qu'il ne convient à une femme de savoir ; car ce sont les savantes que Vénus rend fécondes en fraudes, tandis que la femme simple, par l'insuffisance de son esprit, est exempte d'impudicité. Il faudrait que les femmes n'eussent point auprès d'elles de servantes, mais qu'elles fussent servies par de muets animaux, pour qu'elles n'eussent personne à qui parler, ni qui pût à son tour leur adresser la parole. Mais à présent les femmes perverses forment au dedans de la maison des projets pervers, que leurs servantes vont réaliser au dehors. C'est ainsi, âme dépravée, que tu es venue à moi, pour négocier l'opprobre du lit de mon père ; souillure dont je me purifierai dans une eau courante. Comment livrerais-je mon cœur au crime, moi qui me crois moins pur pour t'avoir entendue ? Sache-le bien, malheureuse, c'est ma piété qui te sauve ; car si tu ne m'avais arraché par surprise un serment sacré1, jamais je n'aurais pu me défendre de révéler ce crime à mon père. Mais maintenant, tant que Thésée sera absent de ce palais et de cette contrée, je m'éloigne, et ma bouche gardera le silence. Je verrai, en revenant au retour de mon père, de quel front vous le recevrez, toi et ta maîtresse. Je serai témoin de ton audace, qui m'est déjà connue. Malédiction sur vous ! Jamais je ne me lasserai de haïr les femmes, dût-on dire que je me répète toujours : c'est qu'en effet elles sont toujours méchantes. Ou qu'on leur enseigne enfin la modestie, ou qu'on souffre que je les attaque toujours.
Texte célèbre dès l’antiquité, souvent cité et repris comme exemple de propagande anti-féminine. Après Rabelais, Molière s’en souvient pour le caractère d’Arnolphe dans l’École des femmes. Mais Racine s’est bien gardé de conserver cet aspect du personnage.

Une ménade

Source : Museum of Fine Arts, Boston
Haut du document

  1   2   3

similaire:

Les sources théâtrales antiques de Phèdre de Racine : Euripide, Sénèque iconAu vu de ces divers documents, qu’est ce qui définit socialement...

Les sources théâtrales antiques de Phèdre de Racine : Euripide, Sénèque iconLa protection des sources des journalistes
«Comment parvenir à un secret des sources efficace ? Etude comparée des moyens de protection de la source et des sanctions des violations...

Les sources théâtrales antiques de Phèdre de Racine : Euripide, Sénèque iconTerritoires et populations
...

Les sources théâtrales antiques de Phèdre de Racine : Euripide, Sénèque iconBibliographie | Notes | Citation | Auteur
«antiques chanteurs» qui, comme l’Odyssée3 ou l’inventeur de Pandore4, célèbrent la perfidie de la Femme, notamment en la présentant...

Les sources théâtrales antiques de Phèdre de Racine : Euripide, Sénèque iconRandonnee sur la ligne de partage des eaux
«bourriquots» sont heureux de nous accueillir !! La visite des sources de la Loire faite, nous reprenons notre route le long de la...

Les sources théâtrales antiques de Phèdre de Racine : Euripide, Sénèque iconLes sources du droit

Les sources théâtrales antiques de Phèdre de Racine : Euripide, Sénèque iconLes sources de la juridicite

Les sources théâtrales antiques de Phèdre de Racine : Euripide, Sénèque iconPetite histoire des bières
«pains liquides» ou bouillies de céréales ? L’appellation «pain liquide» perdure encore dans les monastères médiévaux de l’Europe...

Les sources théâtrales antiques de Phèdre de Racine : Euripide, Sénèque iconPetite Histoire des Bières
«pains liquides» ou bouillies de céréales ? L’appellation «pain liquide» perdure encore dans les monastères médiévaux de l’Europe...

Les sources théâtrales antiques de Phèdre de Racine : Euripide, Sénèque iconLes sources du droit administratif






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
d.20-bal.com