Saint-Jean de Sixt 24-30 septembre 2007





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Jean-Marie Martin lit saint Jean

En session à l'Arc-en-Ciel

Présence et/ou absence de Dieu

d'après les chapitres 14 à 16

de saint Jean

En quel sens les disciples ont-ils fait une expérience de Dieu ?

En quel sens pouvons-nous, nous-mêmes, aspirer

à une telle expérience ?

Saint-Jean de Sixt 24-30 septembre 2007

PRÉSENTATION

« Il faut rendre grâce pour ce qui n'est qu'aperçu, pour ce qui vient comme une sorte de promesse, de chose qui est encore à penser, encore à entendre. »

Jean-Marie Martin

Jean-Marie Martin, chercheur en théologie et philosophie, a exercé jusqu'en 1993 à l'Institut Catholique de Paris comme enseignant et directeur de département. Parmi ses activités de retraite, il poursuit ses travaux sur les textes du Nouveau Testament et les commentaires des premiers siècles. Il en présente une lecture en divers lieux au cours de sessions ou de conférences programmées sur l'année.

Une session s'est tenue du 24 au 30 septembre 2007 à l'Arc-en-Ciel, lieu de rencontre situé à Saint-Jean-de-Sixt en Haute-Savoie, sur le thème Présence et/ou absence de Dieu. La présentation de la session était la suivante :

Présence et/ou absence de Dieu d'après les chapitres 14 à 16 saint Jean

En quel sens les disciples ont-ils fait une expérience de Dieu ?

En quel sens pouvons-nous, nous-mêmes, aspirer à une telle expérience ?

La transcription de cette session a été faite une première fois sous forme de cahier pour diffusion auprès des participants et des personnes qui connaissaient J-M Martin. Elle a été modifiée pour la diffusion sur le blog "La christité". En particulier de nombreuses notes renvoient à des messages parus sur le blog, les liens pour avoir accès directement à ces messages étant les textes soulignés en bleu très foncé.

L'intérêt du parcours proposé ici va au-delà d'une simple compréhension immédiate de quelques textes. Comme il le fait souvent, J-M Martin nous offre de découvrir ou de redécouvrir ce qui fait l'originalité de sa lecture du Nouveau Testament. Mais cette fois, il aborde la question de l'absence/présence de Dieu à travers la notion d'expérience. C'est une démarche aussi audacieuse qu'originale. Le recentrage exigeant fait sur le texte de saint Jean nous oblige à réentendre entièrement ce que nous dit l'Évangile du rapport de la mort à la vie, de l'absence à la présence. Nous n'avons pas LA réponse aux questions que nous posent ces mots, mais nous avons appris à nous défaire des mauvaises questions posées par notre culture native. Du moins sommes-nous en chemin pour le faire et pour adopter la bonne attitude devant le texte de l'Évangile.

Comme le dit J-M Martin à la fin de la session : « Nous sommes jetés en avant de notre avoir à être qui est de connaître Dieu comme il nous connaît. Nous sommes jetés en avant, ce qui ouvre cette autre dimension qui est aussi une dimension d'expérience, mais, dans son titre propre, une expérience d'attente. Nous l'appelons, par exemple, l'espérance, qui est toujours liée, surtout dans le vocabulaire paulinien, avec la notion de patience (hupomonê), endurer, patienter, attendre. C'est l'ouverture d'un attendre. Alors, de même que la foi n'est pas l'écoute adéquate à son objet, de même l'espérance, au sens théologal du terme, est une attente sans objet : attendre je ne sais quoi. « Tu ne sais. » C'est un attendre pur, une dimension d'un attendre pur. La foi est l'affirmation d'un "je ne sais"… »

Il nous reste à dire à Jean-Marie Martin toute notre gratitude.

Christiane Marmèche, Colette Netzer.

TABLE DES MATIÈRES

Présentation 1

Chapitre I. Jn 14, 1 -16. Présence quadriforme ; premiers dialogues 5

1) Présentation du parcours 5

a) Les mots essentiels : présence et expérience 5

b) L'expérience apostolique 7

c) Notre expérience 7

d) Poursuite de la réflexion sur présence et expérience 8

e) Lecture annoncée de 3 ou 4 chapitres de saint Jean 8

2) L'énoncé thématique (Jn 14, 15-16) 8

a) Réflexions préliminaires 8

b) Jn 14, 15-16. La présence quadriforme 10

3) Premiers dialogues entre Jésus et ses disciples (Jn 14, 1-16) 13

a) Le processus à quatre termes inauguré par le trouble 13

b) L'annonce du départ de Jésus (Jn 13, 36-38) 14

c) Premier dialogue entre Jésus et ses disciples (Jn 14, 1- 7) 14

d) La question de Philippe et le discours de Jésus (Jn 14, 8-16) 20
Chapitre II. Réflexions autour de l'expérience. Lecture de Jn 14, 16-31 23

I - Réflexions autour de l'expérience 23

1) Expériences au sens banal, philosophique et autres 23

a) Expérience au sens banal 23

b) Expérience au sens philosophique 24

c) Autres emplois du mot expérience 26

2) Un témoignage de Thérèse d'Avila dans le Château de l'âme 27

3) Questions soulevées à propos de l'expérience. 31

II – Jn 14, 16-31. Discours d'adieu 32

1) Réflexions préalables 32

a) Le chapitre 14 comme arkhê des autres chapitres 32

b) Précisions sur les quatre noms de la Présence 33

2) Lecture des versets 16 à 31 34

III - Questions- Réponses 42
Chapitre III. Réflexions sur la notion de présence. Lecture partielle de Jn 15 45

I - Réflexions sur la notion de présence. 45

II – Approche partielle de Jn 15, 1-17 : Parabole de la vigne 47

1) Recherche du verbe dominant 47

2) Quelques éléments des versets 1-2 et 9-17 48

a) Versets 1-2. Vigne, vigneron et sarments. 48

b) Versets 9-17. Le thème principal de l'agapê ; la joie 51

3) La situation historique et le moment de l'écriture. 53

III - Jn 15, 18-27 : Haine du monde et venue du paraclet 54

1) Versets 18-25. Haine du monde pour Jésus et les siens 54

2) Versets 26-27. Venue du pneuma-paraclet 58

IV - Questions-réponses 64
Chapitre IV. Pneuma ; tristesse et joie. Jn 16, 1-20 et autres textes 69

I - Place et dons de l'Esprit (du pneuma) 69

1) Précision sur la place de l'Esprit 69

2) Foi, espérance et agapê, trois dons de l'Esprit en 1 Cor 13, 13 71

II - Jn 16, 1-16. Détresse annoncée et venue de l'Esprit 73

III - Jn 16, 16-20. Énigme ; tristesse et joie 78

1) Versets 16-19. La phrase énigmatique 79

a) Lecture des versets 16-19. 79

b) Le processus mis en œuvre par l'énigme 79

c) Verset 16. La phrase énigmatique 80

d) Détour par Jn 20 : Marie-Madeleine (v. 11-17) puis Thomas et Jean 82

2) Verset 20. La thématique de la joie et de la tristesse 84

IV - Questions-réponses autour de trois passages lus en groupes 87

1) Premier groupe : Jn 14,12-17 87

2) Deuxième groupe : Jn 15, 12-17 90

3) Troisième groupe : Jn 15, 20-25 92
Chapitre V. Jn 16, 20-33 et Jn 17, 1-3. Reprise de la question initiale 97

I - Lecture commentée de Jn 16, 20-33 et Jn 17, 1-3 97

1) Jn 16, 21-33. Fin du discours de Jésus à ses disciples 97

2) Jn 17, 1-3. Début de la grande prière du Christ 104

II - Reprise de la question initiale 105

1) Parcours général 106

2) Présence et/ou absence de Dieu 108

3) L'expérience apostolique (1 Jn 1, 1-2) 110

4) Notre expérience 111

III - Questions-Réponses 113

Derniers échanges 117
Chapitre I

Jn 14, 1-16

Présence quadriforme

Premiers dialogues Jésus - disciples

1) Présentation du parcours.

Nous n'en sommes pas encore à l'intro-duction, c'est-à-dire à la prétention d'être intro-duits à l'intérieur de la question. Nous allons tenter plutôt une approche, une approche du seuil de la question, essayer d'y séjourner un peu avant d'y entrer, avant de franchir le pas de la porte. Il faut en premier repérer les mots essentiels portés par la question. C'est très simple : pour une fois, la proposition1 a été assez bien rédigée !

a) Les mots essentiels : présence et expérience.

Nous avons, d'une part le mot de présence – absence ou présence – et d'autre part le mot souligné dans la sous-question : une expérience. Deux mots, présence et expérience, qui vont réclamer de notre part un temps de préparation, de réflexion préliminaire, et ce sera la tâche que je vous confie pour cet après-midi. Nous allons, dans un premier temps, nous en tenir au mot expérience. Qu'appelons-nous expérience ? Quels sont les différents sens de ce mot ?

Pour préciser un mot, il est toujours bon de penser le mot qui vient spontanément avec celui-ci, soit comme un contraire auquel il s'oppose, soit comme un synonyme, soit comme un complémentaire. Partagez entre vous sur ce sujet. Vous trouverez sans doute des réponses diverses. Rassemblez-les et nous les recueillerons ensemble ce soir. Donc je vous ai fourni la tâche, maintenant je reviens à notre texte.

Présence.

Habituellement, la question la plus courante en Occident est celle de l'existence de Dieu, pas de la présence de Dieu. Qu'est-ce qui fait la différence entre ces deux formulations ? Plus exactement, la question de la présence de Dieu s'est posée aussi, mais dans un champ autre que celui de la question de l'existence.

La théologie traite de la question de l'existence de Dieu. Sur la présence de Dieu, où trouverait-on des renseignements ? Dans la théologie ? Non, encore que la question y soit posée, mais elle n'est pas dominante. Où trouverait-on cela ? Chez les mystiques.

Que signifie en Occident cette disjonction entre la théologie et la mystique ? Est-elle de l'origine de ce que nous appelons le christianisme, c'est-à-dire dès l'Évangile ? Ou, au contraire, est-elle un produit de l'histoire de la pensée occidentale ? Il peut être intéressant de poser la question. Vous pourriez avoir la curiosité d'aller voir, par exemple, une page de maître Eckhart ou bien de sainte Thérèse, la grande Thérèse d'Avila : pages du château, des demeures2. Ce ne sont que quelques exemples. Il y a toute une tradition mystique très complexe, très complète, très riche. Bien sûr, ce n'est pas le chemin que, directement, nous allons prendre, puisque nous nous intéressons à la question de la présence de Dieu et de l'expérience qui s'en fait dans l'Évangile même. Mais, il n'est pas inutile de s'informer latéralement sur, aussi bien, l'histoire de la théologie que l'histoire de la mystique.

Expérience.

La deuxième partie pose la question : « En quel sens ? – En quel sens peut-on dire… ? » Sans doute le mot expérience a-t-il des sens divers, nous le soupçonnons bien, mais la question est double : c'est la question de l'âge apostolique : les disciples ont-ils fait une expérience ; et en quel sens y a-t-il eu une expérience qui soit une expérience de Dieu ?

Ce mot de Dieu, je le souligne, parce qu'on pourrait dire qu'ils ont fait une expérience de Jésus, ils l'ont rencontré, etc. Voilà un détour qui, pour nous, peut-être, serait quasiment suspect. Comment se fait-il que nous allions à un texte pour parler de la présence ? Aller à un texte et à un texte lointain, c'est faire un détour par rapport à quelque chose qui devrait être im-médiat, sans médiation, sans détour. Ce devrait être : expérimenter la présence. Et le mot Dieu dit assez bien quelque chose d'universel et de proche, censément, qui devrait s'expérimenter indépendamment de ce retour à un passé lointain, à des événements, des épisodes.

Ce que je dis là évoque la tendance que certains ont, de nos jours, à aller rapidement à une expérience intime qui ne fasse pas le détour par ce qu'ils appellent les religions, pas même le détour par l'expérience apostolique. Sentez-vous cela ? Ce détour paraît même répulsif par rapport à l'immédiateté de l'expérience, la simplicité, la pureté d'une certaine expérience spirituelle qui, par nature, devrait être intérieure – mais que veut dire le mot intérieur ? Elle ne devrait pas avoir à se rapporter à des choses comme l'histoire, etc. On comprend bien la question, je pense.

En fait, nous n'allons pas faire une théologie sur le thème : présence et/ou absence de Dieu, nous allons essayer d'en faire l'expérience, c'est-à-dire que notre séjour ici est un parcours. Le mot de parcours vous paraît venir de façon indue, mais nous verrons que la notion de parcours est de l'essence même de l'expérience. C'est même la signification de ce mot. Mais là j'anticipe sur des choses qui restent à venir et je le souligne pour l'instant afin d'éviter des déceptions : si, le premier jour, je n'entends rien, si j'ai l'impression qu'on ne va pas du côté que j'espérais… Patience, c'est-à-dire pâtissons !

Est-ce que pâtir a à voir avec l'expérience ? Est-ce que épreuve a à voir avec expérimenter ? Ah ! Expérimenter, est-ce la même chose qu'expérience ? Nous sommes loin du compte, nous avons beaucoup à préciser progressivement avant d'entrer dans la question proprement dite.

b) L'expérience apostolique.

Alors, en quel sens les disciples ont-ils fait une expérience de Dieu ? C'est une question qui, à première vue, en elle-même, ne devrait pas faire problème puisque nous avons commenté je ne sais combien de fois le commencement de la première lettre de Jean. C'est le "nous" apostolique.

« Ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, que nos mains ont touché (tâté) au sujet de la parole de vie (la parole de la vie)… » Ici, il s'agit bien d'une expérience. Ce sont les mots d'une expérience, en tout cas : entendre, voir, toucher. Mais ce n'est pas l'expérience au sens banal du terme : ce qu'il s'agit d'expérimenter, ou, en tout cas, ce qui est l'objet de l'expérience, c'est la parole de la vie.

Il ne faut pas croire que, par ces verbes, saint Jean fasse allusion directement au fait qu'il ait eu des conversations avec Jésus, qu'il l'ait vu se mouvoir, qu'il l'ait touché de près. – Mais, puisqu'à la Cène il repose dans le giron de Jésus ? – Ce n'est pas de cela qu'il s'agit. Ce dont il est fait expérience, c'est de la parole de la vie. Que veut dire le mot entendre, le mot voir et le mot toucher, désormais, quand il s'agit de cela ? On voit en quoi la question est différente ?

Nous savons que la vie, chez Jean, c'est la résurrection de Jésus. Il s'agit d'entendre, voir et toucher la dimension ressuscitée de Jésus. Évidemment, le mot de résurrection, ici, ne s'entend pas simplement de ce qu'il évoque spontanément pour nous : quelque chose comme le retour à la vie de quelqu'un qui était mort. Le mot résurrection a une autre ampleur. Mais laquelle ?

Donc tout ceci est pour l'instant sur mode d'interrogation, de question. Cela contribue à préciser le champ de ce qui va nous retenir.

c) Notre expérience.

« En quel sens pouvons-nous, nous-mêmes, aspirer à une telle expérience ? » Autrement dit, quel est le rapport entre l'expérience apostolique et nous-mêmes ? C'est contenu également dans le texte que je viens de citer, le début de la première lettre de Jean.

« Ce que nous avons entendu… nous vous l'annonçons – ils annoncent qu'ils ont eu une expérience, cela ne constitue pas, chez nous, une expérience, ça donne connaissance extérieure de ce que quelqu'un d'autre a eu une expérience ; oui mais – nous vous l'annonçons pour que vous ayez koïnonia (que vous ayez communion) avec nous, et cette communion est avec le Père et avec son fils Jésus Christ. »

Qu'est-ce que cette communion en nous avec le Père et son fils Jésus-Christ ? Est-ce simplement l'écoute de ce qui a constitué pour d'autres une expérience, ou est-ce quelque chose qui constitue une expérience en nous ? Et en quel sens ? On voit la question ?
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