1preambule





télécharger 0.66 Mb.
titre1preambule
page1/9
date de publication19.05.2017
taille0.66 Mb.
typeDocumentos
d.20-bal.com > documents > Documentos
  1   2   3   4   5   6   7   8   9
LA GESTION DE LA FORMATION PAR COMPETENCES :

pour la mise en œuvre d’un livret de compétences dans l’accompagnement

du projet personnel et professionnel de l’élève et de l’apprenti,

transversal aux lieux de formation : établissement(s) – entreprise(s)


PROPOSITION

(Document de travail)
APPLICATION : LES BACCALAURÉATS PROFESSIONNELS

  • BOULANGER PÂTISSIER

  • BOUCHER CHARCUTIER TRAITEUR

  • POISSONNIER ECAILLER TRAITEUR


SOMMAIRE


1 PREAMBULE : 3

2 POINTS INCONTOURNABLES dans la gestion de la formation par compétence dans la voie professionnelle : 4

2.1 1er BALISE : la maitrise des connaissances et des compétences du socle par tous 4

2.2 2ème BALISE : aucune sortie sans qualification professionnelle 4

2.3 3ème BALISE : une gestion partagée des compétences 5

2.4 4ème BALISE : une gestion progressive et programmée des compétences 6

2.5 5ème BALISE : une programmation en équipe des actions de formation (des compétences à l’enseignement modulaire) 9

2.6 6ème BALISE : un positionnement de chaque élève / apprenti en équipe, une valorisation de leurs acquis et une identification des axes de progrès par compétence donnée 10

2.7 7ème BALISE : un livret de compétences comme outil d’accompagnement de l’élève / apprenti dans son projet personnel et professionnel : 11

3 UNE ILLUSTRATION : les référentiels de baccalauréat professionnel dans les métiers de l’Alimentation 13

4 RESSOURCES diverses : 21

4.1 L’approche par compétences : 21

4.1.1 Découper – regrouper : une vieille idée toujours d’actualité 21

4.1.2 Le système des unités capitalisables (U.C.) : 21

4.1.3 A.P.C., Portfolio & autres innovations  : 23

4.2 L’enseignement modulaire : pour une nouvelle ingénierie de la formation par la compétence 27

4.2.1 Préambule :   27

4.2.2 Une étude comme modèle méthodologique : 27

4.2.3 Des exemples encourageants : 31

4.3 Le portfolio : 34



1PREAMBULE :



De l’idée d’un portfolio de compétences …à celui d’un e-portfolio ou portfolio numérique :

La notion de ePortfolio recouvre plusieurs réalités, justement liées aux initiateurs de ces démarches.

Bruno Devauchelle, au cours de la conférence donnée au Québec en Avril 2006 sur ce thème, précise:

« Que ce soit une université pour ses étudiants, un groupe social pour l'échange des savoirs et des compétences, un état qui veut encadrer l'enseignement, ou des entreprises de recrutement de personnel qui veulent uniformiser leurs pratiques, les initiatives ne recouvrent pas les mêmes réalités ».

Il ajoute : « Le portfolio numérique, ou ePortfolio, est la technologie qui a connu le plus rapide développement dans le monde de l’éducation et de la formation au cours de ces dernières années.

Déjà utilisé dans de nombreux domaines d’activités afin d’accompagner les personnes, les groupes ou les organisations dans la validation des acquis ainsi que dans la reconnaissance des compétences et la planification des carrières et des apprentissages, plusieurs pays et états (notamment l’Autriche, le Pays de Galles, l’Angleterre, le Minnesota et Victoria) l’ont déjà intégré à leur stratégie d’apprentissage pour le 21e siècle ».
Toutefois, il tient à préciser que, même si il est « très largement reconnu dans les pays anglo-saxons et au Québec, le e-portfolio a encore du mal à entrer dans les logiques françaises ».
Si le ePortfolio tend à se développer fortement comme un outil de valorisation de « son capital professionnel, culturel, social et humain acquis au cours de son apprentissage tout au long de la vie » (comme le souligne Serge Ravet, directeur général d’EifEL1), complément indispensable entre autres au classique curriculum vitae, nous nous intéresserons plus particulièrement dans cette étude à la notion de portfolio comme dispositif de gestion des compétences des élèves et des apprentis dans le cadre de leur formation.
Il existe de nombreuses raisons qui justifient cette étude et la volonté d’expérimenter cette approche par compétence dans le suivi et l’accompagnement des élèves et des apprentis :


  • l’Éducation nationale tend à inscrire progressivement la formation dans cette approche par compétence : pour preuve, le socle commun de connaissances et de compétences instauré par la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005, le Brevet Informatique et Internet (depuis 2000, généralisation en 2006), le Certificat Informatique et Internet (depuis 2004, généralisation du C2i2e en 2007).

Le diplôme national du brevet (DNB) intègre progressivement l’acquisition des compétences du socle commun. L’attestation de maîtrise des connaissances et compétences au palier 3 est exigible à partir de la session 2011.


  • le modèle anglo-saxon d’approche par compétence prend racine dans d’autres pays (Belgique, Maroc, …) ;

  • des notions de « Cahier de compétences » apparaissent dans des dispositifs pédagogiques censés proposer de nouvelles voies de formation aux élèves en difficulté. C’est le cas par exemple des SEGPA (Section d’Enseignement Général Professionnel Adapté). Un document de l’Académie de Toulouse, daté de Juin 2005, intitulé « Recueil d’accompagnement pédagogique des SEGPA de l’Académie de Toulouse », propose l’idée d’un cahier de compétences (cf annexes).

  • le métier d’enseignant évolue, et ses missions et tâches dépassent largement le cadre strict de son enseignement disciplinaire (le livret vert du métier d’enseignant2 souligne combien la progression professionnelle de l’enseignant demeure, aux yeux des enseignants eux-mêmes, fortement liée à leur niveau de spécialisation dans leur discipline) pour embrasser d’autres compétences devenues au fil du temps indispensable.

Par exemple, celle de :

    • travailler en équipe,

    • celle de prendre en compte la diversité des élèves,

    • celle de maîtriser les technologies de l’information et de la communication.

La formation initiale, quand elle existe (car le système français est, selon les auteurs du « Livre vert du métier d’enseignant », marqué par une complexité relative due à la collusion des profils des titulaires, entre ceux ayant bénéficié d’une formation « consécutive » et ceux bénéficiant d’une formation « simultanée » ou encore ceux dont la formation est pratiquement inexistante (cas des professeurs stagiaires), ne suffit plus … donnant alors au dispositif de « formation tout au long de la vie » tout son sens et une grande responsabilité à tous les acteurs de la formation continue.


  • l’enseignement professionnel, attaché depuis longtemps à une déclinaison de la formation en compétences associés à des niveaux de maîtrise, demeure de ce point de vue en avance par rapport aux autres types d’enseignement. Des dispositifs parallèles, comme la validation des acquis de l’expérience (instituée par la loi de modernisation sociale de février 2002, et rappelée par la loi du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle tout au long de la vie), en plaçant en leur centre la compétence, sont appelés à un avenir prometteur et à de vastes bouleversements tant en formation continue qu’en formation initiale (plan de formation, modalités de certification)




  • les suspicions à l’égard des notes et des évaluations n’ont cessé de peser dans notre système éducatif en général :

à l’heure où de nombreuses études arguent du manque de confiance caractéristique des élèves pour remettre en cause nos systèmes de formation, où les dispositifs d’évaluation ne permettent pas d’informer l’Institution, les élèves, les familles sur ce qui est pourtant l’une des missions clefs de l’École : les acquis des élèves (voir à ce propos les articles en pages annexes), où finalement « tous les observateurs déplorent la faiblesse de la culture d’évaluation et de la mesure de la performance des élèves chez les enseignants »3,

à l’heure où l’évaluation des enseignants est jugée « mal adaptée pour apprécier réellement la performance de l’enseignant devant les élèves », souvent perçue comme « infantilisante », « pas très juste », voire « pouvant engendrer malaise et parfois souffrance », comme le met en lumière le « livre vert du métier d’enseignant »,

l’approche par compétence appliquée à la formation des élèves et des apprentis pourrait constituer une réponse innovante et moderne.
Pour autant, il faut souligner à la suite de Bruno Dechauvelle, combien aujourd’hui « les compétences restent encore de côté, alors que progressivement les programmes, en particulier dans l'enseignement professionnel et technique, sont marqués par cette approche ».

  • Dernière actualité en date : la notion de « livret de compétences » dans le suivi des apprentissages des élèves et des apprentis et la valorisation de leurs acquis, réaffirmée dans le rapport de Martin Hirsch ou encore dans le discours de Nicolas Sarkozy sur la jeunesse du mardi 29 septembre 2009 à Avignon.

Une attention particulière est désormais portée sur cette nouvelle forme d’évaluation, qui touche tout autant des compétences scolaires qu’extrascolaires (vie collective, autonomie, initiative…).

L’idée de ce nouvel outil est notamment de valoriser l’ensemble des aptitudes et capacités des jeunes ainsi que leurs engagements dans des activités associatives, culturelles, sportives…


  1   2   3   4   5   6   7   8   9






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
d.20-bal.com