Territoires, industries, innovations et reseaux





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Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Centre d’Economie de la Sorbonne
UMR CNRS 8174


TERRITOIRES, INDUSTRIES, INNOVATIONS et RESEAUX



HABILITATION A DIRIGER DES RECHERCHES

EN SCIENCES ECONOMIQUES
Présentée et soutenue publiquement par Richard LE GOFF

Professeur de l’ENSTA ParisTech

Directeur de l’Unité d’Enseignement et de Recherche d’Economie Appliquée


Directeur de recherche : Jean-Bernard CHATELAIN

Professeur à l’Université de Paris I - Panthéon - Sorbonne

Jury :
Jean-Bernard CHATELAIN, Professeur à l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne

Patrick DIEUAIDE, Maître de Conférences – HDR, à l’Université de Paris III (Rapporteur)

Xavier GREFFE, Professeur à l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne

Bernard GUESNIER, Professeur émérite à l’Université de Poitiers (Rapporteur)

Roland LANTNER, Professeur à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne
18 Juin 2013

Athénaïs
Apolline


Axel


Sophie

Table des matières


TERRITOIRES, INDUSTRIES, INNOVATIONS et RESEAUX 1

Introduction 4

I. Bilan des recherches fondatrices et définition des premières pistes de travail… 8

I.1. Positionnements épistémologiques et théoriques à l’ère du développement de l’économie de la connaissance et des réseaux. 8

I.2. Résultats de la thèse et pistes de recherche élaborées 23

I.3. Explorations des pistes annoncées à l’issue de la thèse de doctorat 27

II. Inscription théorique d’un programme de recherches et perspectives proposées 30

A – Systèmes et réseaux 31

Axe 1 : Analyse structurale et théorie de la dominance économique 32

Axe 2 : Réseaux sociaux, réseaux techniques et comportements stratégiques 36

Axe 3 : Réseaux institutionnels et nouvelles gouvernances 38

Axe 4 : Réseaux d’infrastructures et nouveaux usages 43

B – Territoires et Innovations 48

Axe 1 : Stratégies d’acteurs et production des territoires 49

Axe 2 : Apprentissages, connaissances, compétences, ancrages 56

III. Animation de la recherche, valorisation des recherches et relations internationales, responsabilités collectives et administratives. 63

III.1. Animation de la recherche 63

Direction et jurys de mémoires de Masters, Projets de Recherche et Projets de Fin d’Etudes 63

Jurys de thèses de doctorat et d’HDR 64

Co-Direction de thèses de doctorat 64

Direction de programmes de recherches 65

Organisation de colloques 66

Participations à des groupes de recherche 66

III.2 Valorisation des recherches et relations internationales 67

III.3. Responsabilités collectives et administratives 69

III.3.1. Pour l’ENSTA ParisTech 69

III.3.2. En dehors de l’ENSTA ParisTech 71

IV. Enseignement 72

Conclusion 74

Introduction




Même s’il n’est pas habituel de commencer un texte en posant une première question, il nous semble que pour une note de synthèse destinée à soutenir une demande d’habilitation à diriger des recherches, nous pourrions ne pas respecter cette règle parce que cette question nous paraît centrale.
Pourquoi vouloir diriger des recherches en sciences économiques ?
Sans engager une démarche psychanalytique profonde, les premiers éléments de réponse sont sans doute à chercher au tout début de la carrière de chercheur et d’enseignant, c’est-à-dire au moment où nous nous engageons dans la réalisation d’une thèse de doctorat en sciences économiques. En ce qui me concerne, c’est d’abord la volonté d’explorer des champs de connaissances et des domaines permettant de comprendre pour agir. Cette motivation s’inscrit dans une acception de l’économie en tant que science sociale i.e. au sens large de l’économie politique1 recouvrant les domaines de l’analyse économique (positive), de la doctrine économique (normative) et de la politique économique (y compris dans ses dimensions normatives). C’est aussi l’espoir de contribuer même très modestement à la production de connaissances nouvelles en posant des problèmes et en partageant les solutions au sein de la communauté scientifique qui nous accueille.
En ce qui concerne la dimension « agissante » de ma démarche, celle-ci s’est concrétisé de différentes manières depuis la thèse de doctorat. D’abord pendant quelques années en exerçant à titre principal la fonction de Chef de Service au sein de la Fonction Publique Territoriale. J’ai pris ainsi une part active à la définition des politiques publiques en matière « d’aménagement numérique du territoire » et à leurs mises en œuvre au sein du Département de la Manche et de diverses collectivités territoriales françaises. Ensuite, dès 2003, devenu enseignant-chercheur au sein de l’ENSTA ParisTech pour diriger le Département Droit Economie Gestion et toujours membre du Centre d’Economie de la Sorbonne, j’ai participé à des évaluations de politiques publiques ex-ante, concomitantes et ex-post relevant des dynamiques territoriales et technologiques pour de grandes entreprises de réseaux et les pouvoirs publics français ([14, 15, 16] pour l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et Postales), la Caisse des Dépôts et Consignations, RTE (Réseau de Transport de l’Electricité) et VINCI notamment).
Mais concernant la dimension « cognitive » de ma démarche, après ma thèse soutenue en janvier 2000, une fois l’intérêt découvert pour quelques premiers objets, en l’occurrence pour ce qui nous concerne les territoires, les politiques publiques, l’innovation, l’industrie et les réseaux de télécommunications, il m’est apparu évident qu’une vie de chercheur ne suffirait pas, en dépit de la définition d’une démarche, du choix d’une méthode et de la sélection d’axes de recherche, pour progresser de manière significative dans cette posture combinant action et réflexion. Aussi ai-je considéré que je ne pouvais être seul pour explorer les limites des méthodes existantes et pour produire les outils nouveaux lorsque cela est nécessaire, pour appréhender nos objets d’études afin de produire de nouvelles connaissances en sciences économiques et finalement agir sur ces mêmes objets.

Diriger des recherches en sciences économiques s’est alors imposé tout naturellement et j’ai commencé par proposer à l’ENSTA ParisTech de créer et diriger une Unité d’Enseignement et de Recherche en Economie Appliquée me permettant d’alterner démarches hypothético-déductive et inductive sur mes différents axes de recherche. Nous avons alors constitué à la fin 2009 une petite équipe d’une dizaine de chercheurs avec leurs doctorants, adossée au Centre d’Economie de la Sorbonne et hébergée à l’ENSTA ParisTech. Cette équipe constituant l’UEA est d’ailleurs associée à l’Ecole Doctorale d’Economie Panthéon Sorbonne qui accueille nos doctorants.

La seconde question qui se pose pour ceux qui souhaitent être habilités à diriger des recherches est celle des objets étudiés, de la démarche, de la méthode et des disciplines à mobiliser de manière dominante et enfin des thématiques dont relèvent les objets étudiés.
Si seulement certains économistes postulent que l’homme est gouverné par ses passions, la plupart d’entre eux admettrait certainement, en tant que chercheurs, qu’ils le sont aussi. Pour ce qui me concerne le territoire est probablement l’objet qui me passionne le plus parce qu’il permet, suscite et cristallise toutes les interactions et dynamiques sociales et économiques, industrielles et réticulaires. C’est la raison du titre de cette note de synthèse sur mes travaux de recherche réalisés, en cours d’élaboration et en projet actuellement : « TERRITOIRES, INDUSTRIES, INNOVATIONS et RESEAUX ».
Concernant la démarche que j’ai proposée aux membres de l’Unité d’Economie Appliquée que j’ai créée, celle-ci combine comme le suggère le nom de cette Unité d’Enseignement et de Recherche, l’alternance permanente entre postures inductive et hypothético-déductive. En effet, la sphère de l’action politique et socio-économique pose à l’économiste en permanence des problèmes concrets qui impliquent décisions politiques pour les territoires concernés, définition de stratégies au sein des firmes impliquées et évaluation de celles-ci. Et celui-ci puise dans ses modèles théoriques des éléments lui permettant de proposer une réponse ou de construire une stratégie afin d’y parvenir ou enfin propose des méthodes heuristiques afin d’y parvenir. La démarche est donc résolument une démarche de fertilisation croisée entre théories et pratiques.
La méthode que nous utilisons consiste à mobiliser des disciplines qui sont essentiellement :

  • l’économie industrielle dans son acception française i.e. relevant des approches structuralistes interrogeant les systèmes productifs et la firme dans leurs interdépendances dynamiques et temporalisées (perçues aux niveaux micro, méso et macroéconomiques), les processus d’innovation, les mutations technologiques et sociales et les institutions ;

  • l’économie territoriale dans la filiation de Philippe d’AYDALOT (1985, 1986 a, 1986 b) i.e. distinguée de l’économie spatiale parce qu’elle remplit l’espace de caractéristiques multidimensionnelles (DE BANDT, (1995)) y compris en recourant à des sciences humaines en dehors de l’économie et de la géographie économique comme la sociologie par exemple (POLESE M., (2012));

  • l’économie publique dans sa dimension évaluative et « l’économie des politiques publiques » (GREFFE X. [1997]) parce qu’elles contribuent à aider à la prise de décision politique.


Enfin, l’objet « territoire » et ses « sous-objets » relèvent de plusieurs thématiques « Systèmes et Réseaux » et « Territoires et Innovations ». L’intérêt de ces thématiques de notre point de vue est, outre qu’elles nous passionnent, qu’elles nourrissent les enseignements de l’ENSTA ParisTech et permettent un dialogue avec les cinq autres Unités d’Enseignement et de Recherche de l’ENSTA ParisTech puisque « l’Energie, les Transports et les Systèmes Complexes » sont les secteurs d’application de l’Ecole tant en termes de débouchés pour les élèves-ingénieurs que de recherche appliquée pour les laboratoires.
Aussi, dans ce mémoire, allons-nous cheminer chronologiquement depuis mon travail de thèse et ses premiers prolongements jusqu’aux développements futurs que je propose à l’UEA en distinguant deux composantes thématiques, comprenant en tout six axes qui se nourrissent mutuellement de problèmes et de solutions partagés au sein de notre équipe :

Systèmes et réseaux

Axe 1 : Analyse structurale et théorie de la dominance économique

Axe 2 : Réseaux sociaux, réseaux techniques et comportements stratégiques

Axe 3 : Réseaux institutionnels et nouvelles gouvernances

Axe 4 : Réseaux d’infrastructures et nouveaux usages

Territoires et Innovations

Axe 1 : Stratégies d’acteurs et production des territoires

Axe 2 : Apprentissages, connaissances, compétences, ancrages
Enfin, nous envisagerons plus largement qu’au sein de l’UEA et de l’ENSTA ParisTech, ce que je propose en termes d’animation de la recherche, de valorisation, relations internationales, de responsabilités collectives et administratives et finalement d’enseignement.


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