Rapport d’activité 2010





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Rapport d’activité 2010

CEDIT – Pôle innovation et veille technologique

Le CEDIT (Comité d’évaluation et de diffusion des innovations technologiques)

Le CEDIT est une agence hospitalière d’évaluation de technologies médicales.

Créé en 1982, il est chargé de formuler des avis aux responsables de l’AP-HP sur l’opportunité, l’ampleur et les modalités de diffusion des innovations technologiques dans les hôpitaux.

2010 a été l’année entérinant la réorganisation du CEDIT, en particulier par la transformation du secrétariat scientifique en pôle innovation et veille technologique intégré au Département de la Recherche Clinique et du Développement (DRCD) de la Direction de la Politique Médicale (DPM).
Missions et structures
Redéfinition des missions :
Les missions du CEDIT sont redéfinies et recentrées autour de deux activités principales :


  • l’aide à la décision sur des choix stratégiques en lien avec une innovation technologique au sens large de la technologie (dispositif médical, acte, organisation) et de l’innovation (nouveau pour l’AP-HP, à différents stades de diffusion hors AP-HP) ; cette aide à la décision devra être plus rapide, avec différents niveaux d’instruction des dossiers selon le stade de développement et d’évaluation de la technologie étudiée, la nature et l’urgence de la demande.




  • la veille technologique afin d’anticiper l’arrivée de technologies médicales innovantes à forts impacts sur l’hôpital grâce à l’analyse d’informations provenant de sources identifiées et fiables ; la veille actuelle (de type documentaire avec la diffusion d’une lettre de veille) continue d’évoluer vers une veille anticipative avec l’aide des collégiales (par l’implication des médecins référents désignés par leurs Collégiales), des collaborations nationales et internationales, et prochainement des sociétés savantes.


Certaines activités sortent du périmètre de l’ancien secrétariat scientifique du CEDIT : juste prescription (médicaments, biologie, imagerie) et gestion de l’appel d’offre STIC qui est repris par le DRCD, le jury STIC présidé par le Président du CEDIT est maintenu, sa composition revue.

Evolution des structures :

Le secrétariat scientifique du CEDIT devenu pôle innovation et veille technologique, rattaché au DRCD, est toujours placé sous la responsabilité d’Hélène Gilardi. L’équipe du pôle innovation et veille technologique est actuellement composée par Julien Beauté (médecin de santé publique), arrivé en septembre 20101, Emmanuel Charpentier (méthodologiste et statisticien) et Marc Vanicatte (ingénieur biomédical chargé plus spécifiquement de l’activité de veille). Anne-Florence Fay a quitté le CEDIT pour rejoindre l’OTT&PI en septembre 2010 ; le recrutement d’un deuxième ingénieur biomédical est en cours afin de pourvoir à son remplacement.
Le CEDIT plénier a été renouvelé en décembre 2009, les membres sont nommés pour trois ans (cf. liste jointe). Il reste présidé par le Pr Bruno Frachet.
Un réseau plus large, mobilisable par des outils adaptés, a été établi pour l’activité de veille, à l’aide de référents innovation dans les Collégiales. La réunion CEDIT-Collégiales du 17 juin 2010 a permis de présenter aux présidents des 50 Collégiales de spécialités médicales l’activité du CEDIT, son rôle au sein du fonctionnement de la recherche et de l’innovation à l’APHP, et de les sensibiliser à l’activité de veille technologique réalisée au sein du CEDIT. A l’issue de cette réunion, 27 référents parmi 22 des collégiales présentes ont été désignés pour assister l’activité de veille.
Des structures partenaires telles que le Centre Cochrane, l’Unité de Recherche Clinique Médico-économique sont mobilisées pour des évaluations et des études plus poussées que l’instruction rapide réalisée par le pôle innovation et veille technologique (cf. organigramme).
Une étude de renouvellement du site internet du CEDIT a débuté afin d’actualiser les activités du CEDIT et de disposer d’un outil plus dynamique permettant de gérer l’activité de veille technologique.

Activité 2010
Veille technologique


  • Lettres de veille : publication de 6 numéros en 2010, diffusés largement au sein de l’AP-HP. Le nombre d'articles traités est compris entre 60 et 90 suivant les numéros (il dépend de la proportion d’articles sur des évaluations de technologies de santé par rapport aux brèves), pour une lettre d’environ 20-30 pages. Les disciplines concernées sont regroupées en 30 catégories alimentées selon l’actualité.



  • Réseau de veille : sollicitation des collégiales (réunion du 17 juin 2010) pour la mise en place d’un réseau de référents innovation dans chaque spécialité : l’objectif est de trier et prioriser, voire enrichir, la liste de technologies actuellement issues des bases de données de veille afin d’aboutir à une veille anticipative et non seulement documentaire et à des auto-saisines du CEDIT sur les sujets prioritaires. Actuellement, 22 collégiales ont désigné des référents qui participent régulièrement à l’activité de veille.




  • National : participation à la journée nationale des Innovations Hospitalières et à la journée des Technologies Médicales Innovantes TMI organisée par l’Alliance pour le Génie Biologique et Médical AGBM où Marc Vanicatte a présenté un article sur l’interopérabilité des dispositifs médicaux ; participation au réseau innovation des CHU.




  • International : participation à trois réunions du réseau international Euroscan, à une réunion du réseau Inahta et au congrès annuel HTAi à Dublin, où Anne-Florence Fay a présenté un sujet sur les 27 ans d’existence du CEDIT et son évolution. Réalisation pour le compte de l’OMS, et en partenariat avec Euroscan, d’évaluations rapides de technologies innovantes.



Evaluation technologique
Les dossiers ont été analysés lors des CEDIT pléniers (17 mars 2010 et 14 octobre 2010) et ont donné lieu à 4 avis formels adressés aux saisisseurs.
Analyses rapides:


  • Fibroscan, (Avis du CEDIT)


Le CEDIT a été saisi par l’AGEPS sur l’opportunité du renouvellement du parc de FIBROSCAN, méthode non-invasive d’évaluation de la fibrose/cirrhose hépatique.

L’étude FIBROSTIC (5 centres de l’AP-HP participant) confirme que les valeurs diagnostiques du Fibroscan sont satisfaisantes pour le diagnostic de cirrhose mais moins bonnes pour le diagnostic de fibrose modérée. On relèvera que même dans le cadre d'une étude prospective dont les investigateurs étaient formés à la technique, presqu'un tiers des examens FIBROSCAN se sont avérés inexploitables ; cette constatation doit pondérer l'utilité potentielle de la technique.

Le CEDIT relève l’absence d’information sur l’usage actuel des 15 appareils de l’AP-HP. Il serait intéressant de connaître l’état de saturation du parc avant d’investir dans de nouveaux appareils. Le cas échéant, on pourrait imaginer une mutualisation des appareils. Toutefois, une telle solution présenterait des difficultés dans le cas où l’activité relèverait davantage du suivi que du diagnostic car les praticiens non-équipés perdraient une part de leur activité.

Enfin, il faut noter l’apparition d’un concurrent récent, visant essentiellement l'examen du sein. Par ailleurs, différents constructeurs d'échographes proposent une option élastométrie, sans validation clinique disponible. Le CEDIT souligne qu’il serait intéressant d’évaluer les nouveaux échographes – potentiellement moins chers – dans ces indications. Des questions de transfert de tâches entre personnels médicaux et paramédicaux pourraient être liées à cette question car ces actes peuvent être délégués.

Le CEDIT a le sentiment d’arriver un peu tard dans ce dossier, notant que de nombreux centres sont déjà équipés. Il est toutefois important de ne pas pénaliser les équipes qui ont choisi d’attendre avant d’acheter l’appareil.
Actions conduites :

  1. Evaluer l’usage actuel en questionnant les collégiales d’hépato-gastro-entérologie et de radiologie

  2. Mettre en place un codage Fibroscan avec le DIM (Dr. L. Brunel)

  3. Rédiger un courrier à l’attention de l’AGEPS indiquant qu’il n’est pas nécessaire pour l’instant d’investir dans de nouveaux appareils immédiatement et qu’une réévaluation sera faite dans 6 mois en regard des résultats obtenus.




  • Coloscopie virtuelle, (Avis du CEDIT)


Dans un courrier de juin 2009, l’AGEPS a saisi le CEDIT sur l’opportunité d’équiper les centres en consoles d’endoscopie virtuelle Viatronix® (console utilisée pour la préparation colique insufflant du CO2). La « coloscopie virtuelle » (CV) est une technique d’imagerie permettant l’exploration du côlon.

La HAS a publié en 2010 les résultats d’une méta-analyse ayant inclus 24 études comparatives totalisant plus de 7 000 patients. La HAS conclue que l’intérêt diagnostique est important pour les lésions de plus de 10mm, modéré pour les lésions de plus de 6mm et faible pour les lésions pour les lésions de toutes tailles.

Les indications de la CV retenues sont donc :

- Le complément d’une vidéo-coloscopie incomplète

- Le refus du patient de subir une vidéo-coloscopie

- La présence de comorbidités compromettant la sécurité de la vidéo-coloscopie.
Les résultats publiés de la partie médico-économique de l’étude STIC 2005 suggèrent que la décision d’effectuer une polypectomie à partir d’un seuil de détection de 6mm à la CT diminuerait de façon substantielle les coûts sans perte sensible de l’efficacité diagnostique.

Les résultats de la partie épidémiologique de l’étude STIC ne sont pas encore disponibles.
Les indications étant restreintes, le CEDIT s’interroge sur l’opportunité pour l’AP-HP de s’équiper davantage. Il semble que les appareils disponibles ne soient pas saturés par l’activité actuelle.

Le CEDIT souligne que la question du seuil de détection des polypes dans une perspective de dépistage de masse n’est pas tranchée.

Le CEDIT propose de maintenir le dossier en observation sans s’équiper, sachant que de nouveaux scanners arrivent sur le marché.

Action conduite :

Adresser un courrier à l’AGEPS indiquant que le CEDIT recommande de ne pas s’équiper de consoles de coloscopies virtuelles mais que l’ajout de logiciel ad hoc lors de renouvellement des TDM devra être envisager en fonction des prix demandés.


  • Laser pour la chirurgie thoracique, (Avis du CEDIT)


Le CEDIT a été saisi le 18/06/10 par le Dr. Regnard (Cochin-Hôtel Dieu) sur le sujet de l’ablation chirurgicale des métastases pulmonaires au laser.

L’analyse rapide met en évidence l’intérêt potentiel de cette technologie mais relève dans le même temps le faible niveau de preuve disponible. En effet, cette technique permettrait des excisions intra-lobulaires en préservant la fonction respiratoire.

Entretemps, l’équipe a obtenu satisfaction et a acquis le dispositif.

Sachant que l’équipe demandeuse a obtenu satisfaction, le CEDIT souhaite qu’un courrier soit adressé à l’équipe recommandant la mise en place d’un registre et le transfert de savoir-faire.
Action conduite :

Envoi d’un courrier au service concerné recommandant la mise en place d’un registre et le transfert de savoir-faire.


  • Système de guidage magnétique pour le cathétérisme interventionnel Stéréotaxis,


Une analyse rapide a été présentée fin 2009 et le dossier est toujours suivi par l’équipe du CEDIT. Le dossier est en attente de l’avis retour de la DPM.


  • Centres lourds de neurologie,


Le CEDIT a été dans l’impossibilité de conclure de façon pertinente sur ce dossier proposé début 2010, en raison du manque d’informations de bonne qualité disponibles. Une lettre de synthèse a été envoyée au directeur de la DPM, et il semble que le projet ait été abandonné.


  • Plateforme de simulation.


Une analyse rapide a été finalisée fin 2009, et le dossier a été intégré au projet de grand emprunt 2010.


  • Ablation par ultrasons focalisés guidée par IRM :


Une analyse rapide a été présentée fin 2009 et le dossier est toujours suivi par l’équipe du CEDIT, mais le projet semble avoir été abandonné par le Professeur Frija.

Dossiers suivis en 2010 :


  • TEP-IRM,


Le peu d'information disponible rend la décision aléatoire, celle-ci devant être faite à partir d'extrapolations (notamment à partir du pari (gagné) fait en 2001 sur les TEP/TDM).

Cette technique apparaît très prometteuse et intéressante à évaluer. Si les intérêts potentiels pour le patient en termes d’irradiation et de gain de temps semblent évidents, les données disponibles ne permettent pas de préciser le service médical rendu en termes de diagnostic et d’impact sur la prise en charge.

Il semblerait donc opportun d’envisager un projet d’évaluation clinique en partenariat avec l’industriel pour la mise à disposition de l’équipement, en gardant à l'esprit qu'il s'agit d'un pari, dont les mises sont à hauteur des enjeux.
Action conduite :

Confier à l’OTTPI la mise en place d’un partenariat avec l’industriel.
Actions à conduire :

  1. Aller voir à Genève le système installé récemment et rencontrer les équipes qui l’utilisent.

  2. Demander au Pr Talbot son projet de protocole d’évaluation.




  • Télépathologie - lame virtuelle, (Avis du CEDIT)


Différentes techniques de télépathologie existent depuis de nombreuses années mais les récents progrès techniques rendent possible une fiabilité diagnostique équivalente au microscope, sans contrainte majeure de bande passante (« lame virtuelle »). Les applications possibles sont l’examen extemporané, l’obtention d’un deuxième avis médical (cas complexes, cancers rares) voire d’un premier diagnostic en cas de manque de pathologiste, le « contrôle de qualité » et la formation (où la technique est déjà largement diffusée).

Sur le plan éthique et juridique, les questions de responsabilité restent à clarifier, et ce dans le cadre plus large de la télémédecine défini dans la loi HPST.

Sur le plan économique, la question clé de la rémunération des intervenants pourrait être traitée dans le cadre du PLFSS et des décrets de la loi HPST. Une analyse économique au niveau de l’AP-HP pourrait être réalisée afin de mettre en regard des investissements nécessaires et des coûts de fonctionnement, les financements extérieurs, les gains organisationnels et la restructuration de la discipline rendue nécessaire par l’évolution de la démographie médicale.
Les membres du CEDIT s’accordent à souligner que la télépathologie est un outil utile et d’avenir mais qu’elle ne peut remplacer la présence d’un anatomopathologiste sur place pour les extemporanés comme pour le premier diagnostic. Elle ne représente pas de gain de temps sur le site d’examen (nécessité de scanner la lame et de l’envoyer) mais peut éviter à des médecins de se déplacer pour des cas complexes et ainsi faire gagner du temps sur les diagnostics urgents, où le recours à un « surspécialiste » est nécessaire. La question de démographie médicale devrait être réglée par la formation de professionnels, comme l’a recommandé le dernier Plan cancer.

La nécessité d’une implication plus grande de l’AP-HP dans le champ de la télémédecine en général est soulignée.
Actions conduites :

  1. L’expérimentation proposée par la Collégiale est soutenue, avec éventuellement des évaluations des différentes applications sur différents groupes d’hôpitaux (extemporané, deuxième avis, maladies rares etc.).

  2. L’évaluation devra répondre aux questions de faisabilité, ergonomie, service rendu, satisfaction des professionnels (chirurgiens, cliniciens, anatomopathologistes).

  3. Proposition de déposer un projet au PHRC demeurée sans suite 



Demandes d’avis ponctuelles :


  • Evaluations rapides de technologies innovantes soumises par l’OMS par l’intermédiaire d’Euroscan,


L’Organisation Mondiale de la Santé a soumis pour évaluation une vingtaine de dossiers de technologies innovantes au CEDIT par l’intermédiaire de l’agence internationale Euroscan. Les dossiers étaient souvent incomplets ou mal construits pour des technologies en général peu pertinentes. Les retours sur les évaluations de ces dossiers par les différentes agences membres d’Euroscan ont été discutés lors de la réunion Euroscan de l’HTAi en juin 2010.

Saisines en cours d’instruction fin 2010 :


  • Ratios de personnel et qualité des soins,


La direction des soins infirmiers a saisi le CEDIT sur les ratios de personnel médical (PM) et paramédical (PNM) et sur leur influence sur les résultats observés en terme de sécurité, d'efficacité et d'efficience. L’analyse rapide de la littérature avait montré que quelques études - essentiellement nord-américaines - sur le PNM suggéraient un impact possible. Peu d’études avaient étudié l’impact du PM. Enfin, les résultats de ces études étaient sans doute peu valides dans le contexte français et plus particulièrement de l’AP-HP.

Le CEDIT plénier du 17/03/10 avait recommandé la mise en place d’une étude plus approfondie, financée dans le cadre d’un appel à projet.

Conformément à l’avis du CEDIT, le Pôle Innovation et Veille Technologique (PIVT) a répondu à l’appel d’offre PREQHOS 2011. Le projet proposé comporte deux parties :

    • la recherche et l’analyse des données disponibles à l’AP-HP en termes d’effectifs (DRH) et d’activité (DIM)

    • la réalisation d’une méta-analyse à partir des études européennes

Ce projet n’a malheureusement pas été retenu. Il s’agit maintenant de déterminer les suites à proposer pour répondre à cette question. Des équipes hospitalo-universitaires se sont déclarées intéressées par le sujet (P. Durieux et G. Chatelier à l’HEGP, I. Durand-Zaleski de l’URCéco)


  • Hospitalisme,


Le CEDIT a été saisi sur l’intérêt de la « médecine d’hôpital » en France. La notion d’ « hospitalisme », née aux États-Unis il y a une quinzaine d'années, désigne la coordination par un même médecin des prises en charges des problèmes d'un même malade relevant de différentes spécialités. Dans le cadre américain, les « hospitalists » ont une activité strictement hospitalière, sans consultation externe et sans lit attribué, mais intervenant dans les services de toutes spécialités.

Les tenants de ce système mettent en avant des études (d'assez faible qualité) suggérant des améliorations de l'efficience des prises en charge (diminution des durées de séjour et/ou des coûts de l'ordre de 10%), les gains en termes de mortalité ou de morbidité étant moins bien documentés.

On relève que l'importance du problème que vise à résoudre cette nouvelle forme d’organisation n'est pas documentée dans la littérature ; de même, l'importance de l'activité d'« avis » des médecins hospitaliers au profit de malades hospitalisés hors de leur service est mal connue.

À la demande du CEDIT, un questionnaire relatif à la demande et à l'offre d'avis inter-services a été élaboré par le PIVT avec l'aide du Pr A. Spira, validé par MM. Brun-Ney, Capron et Fagon, et envoyé par mail à tous les chefs de services de l'AP-HP. Vingt-neuf réponses ont été reçues.

Le questionnaire n'a pas provoqué de réponses massives. Les chefs de services ayant répondu s'accordent à faire de la polypathologie ed de sa prise en charge des éléments quotidiens de leur pratique. En revanche, si l'hospitalisme apparaît comme une des réponses possibles, ce n'est pas la seule, et la demande en spécialistes est également très présente. On relève toutefois une majorité de réponses favorables à une expérimentation. De même, les services fournissant des avis semblent intéressés par une formalisation de l'organisation de cette activité, mais réclament les moyens nécessaires à cette formalisation.


  • Robotique chirurgicale,


Le robot Da Vinci, dont une nouvelle version à quatre bras utilisateurs tend à être imposée par le constructeur (pour un coût supérieur à 2 M€), reste le seul présent sur le marché, la concurrence annoncée en 2009 tardant à se concrétiser. La littérature relative à ces robots chirurgicaux n'a qu'assez peu évolué depuis la précédente évaluation: l'utilisation principale en reste la prostatectomie radicale, suivie par l'hystérectomie. Dans la première de ces indications, l'agrégation des résultats d'étude suggère un petit avantage de l'intervention robotisée en termes de pertes sanguines et de probabilité de transfusion ; par ailleurs, les temps d'intervention, initialement nettement plus longs que ceux nécessaires à une intervention endoscopique ou à ciel ouvert, tendent à rejoindre, voire à dépasser ceux-ci; ces avantages potentiels n'ont pas encore donné lieur à une démonstration convaincante de bénéfice médico-économique. Deux indications nouvelles apparaissent (en ORL) : la thyroïdectomie par voie transaxillaire (plus de 3000 interventions déjà effectuée en Corée) et la chirurgie transorale, qui permet potentiellement d'alléger un certain nombre de gestes (par exemple, suppression de la trachéotomie), mais dont l'évaluation reste à faire. Le Pr Brasnu (HEGP) souhaite développer cette dernière activité.
Une position institutionnelle est attendue courant 2011, des réflexions sont en cours sous l’égide de la DPM.


  • Indications pour le TEP / TEP-TDM,


En juillet 2010, le CEDIT est saisi par Nicole Charpiot, chef du département des investissements mobiliers, des plateaux techniques et de l’ingénierie biomédicale, sur l’état de l’art et les perspectives de la tomographie par émission de positons (TEP), afin de déterminer les priorités de nouvelles implantations à l’AP-HP, en fonction des profils médicaux des GH.

L’activité actuelle est dominée par les bilans d’extension des tumeurs, notamment hématologiques. Ce sont également les indications les mieux validées. Les indications émergentes sont les vascularités et la sarcoïdose pour lesquels les bénéfices pour les patients sont à évaluer. Les indications qui pourraient se développer dans le futur sont multiples mais les utilisateurs mettent en avant la place que pourrait prendre l’exploration des troubles cognitifs.

Les questions posées au CEDIT sont les suivantes :

  • faut-il prévoir de nouveaux TEP?

  • si oui, quelles doivent être les critères permettant de hiérarchiser les sites?




  • Cholangio-pancréatoscope Spyglass,


Le Pôle Innovation et Veille Technologique (PIVT) a été saisi par la Commission du Médicament et des Dispositifs Médicaux Stériles (COMEDIMS) sur le système de visualisation à fibre optique Spyglass® suite à des demandes de référencements transmises à la direction des achats.

Le cholangioscope à opérateur unique est une technologie dont les indications sont très spécialisées et peu fréquentes (au maximum une cinquantaine de cas par an à l’AP-HP). Son évaluation est à ce jour limitée même si les résultats disponibles suggèrent que l’amélioration de la sensibilité dans le diagnostic de cancer des voies biliaires pourrait limiter le nombre des interventions inutiles.

Son usage devrait être réservé aux centres qui ont une activité de chirurgie biliaire et un accès à un pôle d’oncologie (photothérapie, chimiothérapie). Quatre centres sont aujourd’hui utilisateurs à l’AP-HP.

Les questions posées au CEDIT sont les suivantes :

  • faut-il admettre le cholangioscope Spyglass à la COMEDIMS?

  • faut-il limiter son usage à quelques centres ? Sur quels critères?

  • quelles alternatives de financement peuvent être envisagées?




  • Réflexion sur les actes Innovants / article loi HPST (article L. 1151-1 du CSP)


Le Pôle Innovation et Veille Technologique (PIVT) s’est autosaisi sur la question des actes innovants, concernant notamment leur identification et leur valorisation précédent leur inscription sur la liste de la Classification Commune des Actes Médicaux (CCAM).

Une réflexion associant le DIM (Dr L. Brunel), la DEF (J. Chastres) et le PIVT a permis la rédaction d’une fiche de signalement testée par le Dr Lukacs (Tenon) pour un acte d’urologie. L’Agence technique de l'information sur l'hospitalisation (ATIH) a décidé de renseigner, dès 2011, une nouvelle variable alphanumérique intitulée « innovation » dans le Résumé d'Unité Médicale (RUM).

Les objectifs sont de :

• suivre l’état d’avancement de la mise en place du codage par l’ATIH

• préciser la relation avec la HAS (service d’évaluation des actes)

• définir les modalités de diffusion de la fiche signalement


  • IRM 3T


Ces appareils restent coûteux, tant en investissement (1,8 fois le coût d'une IRM 1,5 Tesla) qu'en installation (exigences d'environnement supérieures). Leurs avantages techniques potentiels (amélioration des rapports signal/bruit et contraste/bruit) peuvent être mis à profit de diverses façons : accélération des examens, amélioration de la résolution spatiale ou de la résolution temporelle, obtention de nouveaux signaux (et nouvelle sémiologie associée) ; ils n'abolissent pas les limites spécifiques des examens à 3 Tesla (artefacts divers, atténuation du signal dans les grands volumes, etc.), qui appellent à la définition de nouveaux paramètres. Cette définition est désormais effectuée pour de nombreux types d'examen, qui présentent des avantages divers, rarement bien évalués. Si ce type d'imagerie est donc possible dans de très nombreuses indications, et potentiellement meilleur que les alternatives pour une partie d'entre elles, la preuve de sa supériorité médico-économique n'a jusqu'à présent établie pour aucune indication.


Organigramme de fonctionnement


Composition du CEDIT



Madame le Docteur Alexandra BENACHI

Monsieur le Professeur Jean-François BERNAUDIN

Monsieur le Professeur Philippe CASASSUS

Monsieur le Professeur Marc DELPECH

Monsieur le Professeur Philippe EVRARD

Monsieur le Professeur Bruno FALISSARD

Monsieur le Professeur Bruno FRACHET

Monsieur le Professeur Guy FRIJA

Monsieur le Docteur Jean-Michel JULIARD

Monsieur le Professeur Michel KALAMARIDES

Madame le Professeur Dominique LE GULUDEC

Monsieur le Professeur Emmanuel MARTINOD

Monsieur le Professeur Didier PAYEN

Monsieur le Professeur François PIETTE

Madame le Docteur Judith PINEAU

Monsieur le Professeur Yves SAMSON

Monsieur le Professeur Laurent SEDEL

Monsieur le Professeur Philippe SOGNI

Monsieur le Professeur Patrice VALLEUR

Un directeur d’établissement hospitalier (ou son représentant) : Monsieur François CREMIEUX

Le Directeur de la Politique Médicale (ou son représentant) : Monsieur le Professeur Jean-Yves FAGON

La Directrice du Service Central de Soins Infirmiers, de rééducation et médico-techniques (ou son représentant) : Madame Roselyne VASSEUR

La Directrice des Ressources humaines (ou son représentant) : Madame Monique RICOMES

Le Directeur Economique et Financier (ou son représentant) : Monsieur Philippe SAUVAGE

La Directrice de l’AGEPS (ou son représentant) : Madame ALBERT





1 Julien Beauté a quitté le CEDIT en Février 2011, afin de profiter d’une opportunité de poste au centre européen de contrôle et de prévention des maladies (ECDC) à Stockholm

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