Economie monétaire et financière : Partie 1 : La monnaie





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Economie monétaire et financière :

Partie 1 : La monnaie :

Introduction :


La monnaie est un terme qui fait partie de notre vie quotidienne. C'est un terme qui nous paraît parfaitement clair. Lors de l'ouverture des ouvrages académiques, on va s'apercevoir qu'il est difficile de trouver une définition de la monnaie.

Pourquoi pour ce phénomène clair au sens commun les scientifiques ont-ils tant de difficultés à le définir ? Car la monnaie est un phénomène complexe qui s'insère dans un système financier lui-même complexe car les théories qui permettent de le définir s'appuient sur l'étude du comportement des agents.

Chapitre 1 : Qu'est-ce que la monnaie ?

1 : Une première définition :


Pour répondre à la question : « Qu'est-ce que la monnaie ? », on va partir d'une définition de CHAINEAU : « La monnaie est constituée par l'ensemble des moyens de paiement, c'est-à-dire par l'ensemble des actifs acceptés partout (en tous lieux) et par tous, en tous temps, pour le règlement des dettes et créances issues de l'échange. »

Il est possible de décomposer un échange en plusieurs étapes. Nous allons partir de l'hypothèse que l'agent A possède un bien X qu'il souhaite échanger comme un moyen de paiement (100 Euros) avec l'agent B.

Trois étapes :

  • une approche de consentement : l'agent A annonce à l'agent B qu'il souhaite vendre son bien X pour 100 Euros, et B répond à A qu'il est d'accord ;

  • la remise du bien et l'apparition d'une dette de B envers A ;

  • le paiement du prix du bien X à A par B.

Chez A, le fait d'avoir échangé le bien X avec B lui a permis de conserver son patrimoine de 100 Euros. Il n'y a pas de changement de la valeur du patrimoine mais seulement changement de la valeur de la structure de l'actif (changement d'un actif non monétaire (le bien) à un actif monétaire (100 Euros)).

C'est la dichotomie des acteurs (certains possèdent des actifs non-monétaires, d'autres des actifs monétaires).

Bilan A

Bilan B

Actif

Passif

Actif

Passif

1 : Bien X




1 : Moyen de paiement de 100 €




2 : - X

Créance de 100 € sur B




2 : Acquisition du bien X

Dette de 100 € à A

3 : Moyen de paiement 100 €

- 100 € de créance sur B.







-100,00 €


2 : L'approche historique et institutionnelle :


Si l'on s'en tient à la définition de CHAINEAU ,on pourrait considérer que la monnaie apparaît avec l'échange, et que l'échange est subordonné avec la monnaie, ce qui est faux en pratique. Il existe un échange non-monétaire.

2.1 : Echange non-monétaire :


On peut aborder cet échange monétaire grâce au sociologue Marcel MAUSS (1872-1950), sous la forme du don et du contre-don. Il est le neveu de Durkheim et est considéré comme son disciple. Mais au lieu de passer par l'ENS, il est allé suivre les cours de philosophie de son oncle à l'Université de Bordeaux, mais n'a jamais enseigné. Il a été avec Jean JAURES le fondateur du journal L'Humanité. Il va publier en 1950 un ouvrage Don et contre-don dont voici un extrait : «  Nous arriverons à des conclusions en quelque sorte archéologiques sur la nature des transactions humaines sur les sociétés qui nous entourent ou qui nous ont précédé. Nous décrirons les phénomènes d'échange et de contrat dans ses sociétés qui ne sont pas privées de marché économique comme on l'a prétendu car le marché est un phénomène humain qui n'est étranger à aucune société connue mais dont le régime d'échange est différent du notre. On y verra... (mettre la fin de la citation ici) »

Il existe une marché dans toutes les sociétés mais les modalités du marché ne sont jamais identiques .Le marché peut exister sans les marchands, mais dès que ceux-ci arrivent, alors ils apportent la monnaie. On ne peut passer un contrat qu'avec une personne dans laquelle on a confiance. Les transactions obéissent donc à des règles, quelles que soient la source de ces règles. Cet échange sert à faire fonctionner les sociétés et non simplement à satisfaire les besoins des consommateurs (donc très loin de la théorie classique). Cet échange peut signifier certaines choses entre les personnes. Il permet aussi de pacifier les société en échangeant des objets qui représentent notre culture, et donc évite des conflits. les phratries (mot grec qui souligne une division amicale qui regroupe deux clans plus ou moins distincts, qui sont considérés comme une seule unité malgré leurs différences) sont complémentaires et supposent la collaboration des deux parties d'une tribu par exemple, ce qui permet leur survie (le potlach est un ensemble de rites qui permet la collaboration malgré les différences).

L'intérêt de cette approche est de montrer que le marché universel qui existe en tout temps et tout lieu n'a pas de modalités universelles, qui l'échange ne nécessite pas nécessairement de la monnaie, il ne repose pas uniquement sur des choses utiles économiquement et ne repose pas uniquement sur des marchands.

2.2 : Le troc :


Dans le troc, deux biens utiles non-économiquement vont s'échanger l'un contre l'autre mais aucun de ces biens n'a la statut de monnaie.

Dans les sociétés modernes, on rencontre encore le troc au niveau international, par exemple lorsqu'un pays veut importer des marchandises et qu'il ne dispose pas des devises nécessaires, va échanger une partie de ses propres marchandises à valeur identique.

Le don existe au niveau international (monétaire, matériel) comme au niveau national (le don du sang est nécessairement gratuit).

Il existe également un troc au niveau des compétences (grâce à un barème établi, le plombier va aider le mécanicien et vice-versa, pour tel nombre d'heures de mécanique équivalent à tel nombre d'heure de plomberie).

2.3 : L'échange monétaire :


C'est cet échange là qui suppose la création de la monnaie. On va chercher à lui donner une justification : « Pourquoi les marchands ont-ils eu besoin d'inventer la monnaie ? ».

Cette approche institutionnelle cherche à expliquer la création de la monnaie en cherchant à montrer que son introduction constitue l'état essentiel de la rationalisation de l'économie d'échange : on va chercher à rendre une économie décentralisée plus efficace. Une économie décentralisée est une économie dans laquelle les décisions sont prises de manière autonome par un très grand nombre d'agents. Dans cette perspective, les échanges se font entre individus et non plus entre clans ou familles. Pour rendre le plus efficace possible le fonctionnement d'une économie lorsqu'il y a un très grand nombre d'échanges, il faut alors réduire les coûts de l'échange et en conséquence faciliter les échanges, les encourager. Ceci va donc augmenter la taille des marchés et donc l'enrichissement des nations (De la richesse des nations).

L'américain CLOWER (1926-...) propose une robinsonnade (petite histoire simple souvent tirée de la vie quotidienne à la Robinson Crusoé pour faire comprendre au non initié certaines théories économiques) pour proposer de représenter les coûts liés à l'échange. Il imagine une île assez grande isolée du monde où il existe une division sociale du travail (à l'opposition sociale du travail, qui se fait à l'intérieur d'un même métier, et qui est une évolution de la division sociale du travail) (division par métiers au niveau de la société). Chaque individu fabrique un produit qu'il peut échanger. Il est amené à utiliser un bien qu'il fabrique mais aussi des biens qu'il ne fabrique pas. Comme l'île est grande, chaque individu va devoir se déplacer pour échanger. D'où trois coûts liés aux échanges :

  • les coûts de transaction. Ils correspondent aux coûts engendrés par le déplacement de l'individu qui souhaite réaliser un échange, et à la réalisation de la double coïncidence des besoins. Le déplacement génère des coûts car durant la période où l'individu se déplace, il ne produit pas et donc ne peut pas fabriquer d'objets à échanger. De plus, il y a des efforts et donc de la fatigue lors du déplacement ;

Le principe de la double coïncidence des besoins a été mis en évidence par deux économistes :

      • JEVONS (1835-1882), économiste anglais ;

      • MENGER (1840-1931), économiste polonais.

Ils sont considéré avec Léon WALRAS comme les fondateurs de la théorie néo-classique car ils ont renoncé à la valeur-travail.

Chaque individu se spécialise dans la production d'un bien qu'il va produire dans une quantité supérieure à ses besoins, et il ne produit pas tous les biens nécessaires à la satisfaction de ses besoins. Il est donc amené à échanger ses surplus contre les surplus des autres producteurs. Dans une économie de troc, l'échange doit obéir à des critères différents pour avoir lieu. Par exemple, un pêcheur qui veut échanger 1 kilo de surplus de poisson contre 3 kilos de surplus de pain, il va devoir trouver un boulanger qui accepte d'échanger ces quantités. Il va ensuite devoir trouver un boulanger qui veuille échanger ces quantités au moment où celui-ci en a besoin, et enfin de trouver un boulanger qui accepte le prix du pêcheur. Le troc est donc une source d'incertitude sur trois niveaux : la nature et la disponibilité des biens échangeables, le lieu et la période de l'échange, et la personnes avec qui on souhaite échanger. La monnaie va permettre de réduire cette incertitude dans l'échange du troc. L'individu va découvrir progressivement des échanges, va apprendre à différencier les différentes périodes d'échanges et va apprendre à utiliser des biens plus facilement échangeables. Il faut le temps que la monnaie se diffuse et que les individus apprennent à l'utiliser de manière rationnelle. Un homme rationnel va observer les autres agents et utiliser les moyens de ceux qui réussissent. Il va aussi apprendre qu'il y a des biens qu'il peut échanger contre d'autres biens. Ce sont les individus les plus capables, les innovateurs, qui sont les inventeurs de la monnaie ;

  • les coûts d'attente, qui sont subdivisés en deux groupes :

    • les coûts d'attente subjectifs. Pour les présenter, il faut repartir du principe de double coïncidence des besoins. A partir de ce principe, l'individu doit attendre de trouver un autre individu possédant le bien qu'il désire et désirant le bien qu'il possède. Les deux individus doivent s'accorder sur la quantité de chaque bien échangé. L'attente pour satisfaire cette double coïncidence des besoin va être d'autant plus longue que l'attente est longue et différenciée. Durant cette période, cette absence de consommation immédiate engendre une frustration qui correspond à une non consommation immédiate des besoins. Cette frustration dépend de la patience des individus ;

    • les coûts d'attente objectifs. Comme il y a une attente pour réaliser l'échange, il y a nécessité de stocker les marchandises durant l'attente. Ce stockage génère des coûts. Il va falloir construire ou louer des bâtiments pour louer les marchandises. Il va falloir garder les marchandises pour qu'elles ne disparaissent pas (vol, donc emploi de gardiens). Il faut aussi prendre en compte les accidents possibles lors de manipulations répétées des marchandises. Il va aussi falloir prendre en compte le caractère périssables des denrées et donc les écouler le plus rapidement possible (le but des entreprises actuelles est donc de fonctionner avec un stock quasi-inexistant) ;

  • les coûts d'information. Un même bien peut-être vendu en différents lieux et en différents moments. Les agents qui veulent vendre ou acheter doivent s'informer des prix en des lieux et moments différents. Ces informations demandent du temps et éventuellement doivent être achetées.

Les agents rationnels vont essayer d'optimiser la périodicité des échanges sur l'île afin d'éviter les coûts supplémentaires et donc d'optimiser leurs coûts d'échange.

Périodes

Coûts de transition (CT)

Coûts d'attente (CA)

Coûts d'échange (CE)

0










T1




0




T2

6

0,8

6,8

T3

4,5

1,5

6

T4

3

2,5

5,5

T5

2

4

6

T6

1,5

6

7,5

Les coûts de transaction diminuent avec l'évolution de la périodicité car plus les transactions sont plus fréquentes, plus les coûts vont baisser et plus l'agent va pouvoir produire durant ce temps non passé à voyager.

En revanche, plus l'attente est longue, plus les coûts d'attente sont élevés.

==> L'utilisation d'une monnaie va minimiser les coûts de transaction et réduire la périodicité des échanges car lorsque l'on a une monnaie il n'y a plus besoin de rechercher une personne qui veut le bien que je possède et qui vend le bien que je convoite. Il n'y a pas besoin de rechercher un interlocuteur qui veut acheter mon produit dans la quantité que je souhaite lorsque je le souhaite. Les coûts sont donc largement diminués.

On peut rappeler que la monnaie n'est pas ce qui caractérise la monnaie d'échange car l'échange peut avoir lieu sans monnaie mais qu'elle est une étape essentielle de l'organisation de l'échange grâce à la diminution de ses coûts. On peut alors définir une définition institutionnelle de la monnaie : « La monnaie est l'instrument d'échange qui permet l'achat immédiat de tous les biens, services et titres, sans coûts de transaction ni coûts de recherche qui concerne la valeur entre deux échanges. C'est un phénomène social car elle repose sur la confiance des agents dans la système qui la produit.

3 : L'approche fonctionnelle :


On peut maintenant se poser la question suivante : « A quoi sert la monnaie ? » L'approche fonctionnelle est un élargissement de l'approche précédente. Elle est l'approche la plus utilisée en économie. C'est une approche ancienne puisqu'Aristote avait déjà identifié trois fonctions de la monnaie.

3.1 : La monnaie, intermédiaire unique des échanges :

3.1.1 : Le caractère universel de la fonction d'échange de la monnaie :

Tous les biens s'échangent contre des biens et sont des instruments de transaction. Dans une économie monétaire, nous pouvons avoir deux approches de cette fonction d'étude de la monnaie :

  • l'approche de Jean Baptiste SAY. « Les produits s'échangent contre des produits. » Dans cette perspective, tous les produits et tous les biens sont des instruments d'échange. Pour ces économistes, la monnaie n'est qu'un voile qui permet de faciliter les échange, mais ceux-ci pourraient très bien avoir lieu sans la monnaie (on reste dans l'approche précédente). L'économie va être qualifiée d'économie de production et non d'économie monétaire ;

  • l'approche de . Dans une économie monétaire, tous les biens de sont pas des instruments de transaction. Seule la monnaie est un instrument de transaction. Les biens s'échangent contre de la monnaie qui à son tour s'échange contre des biens. Nous sommes alors dans une perspective dans laquelle aucun bien ne s'échange sans monnaie. Nous sommes ici dans une économie monétaire.

BOWER : « La monnaie achète les biens , les biens achètent la monnaie mais les biens n'achètent les biens sur aucun marché organisé. »

La monnaie permet de réduire les coûts d'échange. Pour expliquer cela, on va comparer la situation d'une économie d'échange troc et la situation d'une économie d'échange monétaire.

Dans un monde où il n'y a que quatre biens, nous mettons en relation les relations d'échange entre ces biens. Il y a 12 possibilité de relations potentielles entre ces biens pour pouvoir réaliser des échanges. La formule derrière est : n(n-1)

Exemple : 4(4-1) = 4x3 = 12

Si nous nous plaçons dans une économie d'échange monétaire, c'est-à-dire si un seul bien est considéré comme bien d'échange (bien A) et que les autres sont obligés de passer par ce bien A pour s'échanger entre eux :

Nous avons donc un total de 6 relations possibles entre les biens.

2(n-1)

2(4-1)

2x3=6

Il est donc plus facile de trouver un coéchangiste car le nombre de relation est diminué de moitié. Le temps d'attente est diminué, le coût également et les échanges ont donc plus de chances d'aboutir.

Echange par troc

Echange monétaire




A

B

C

D




M

B

C

D

A

O

X

X

X

M

O

X

X

X

B

X

X

X

X

B

X

O

O

O

C

X

X

O

X

C

X

O

O

O

D

X

X

X

O

D

X

O

O

O

Pour CLOWER, il s'agit d'une différence de nature entre la monnaie et les autres biens. La monnaie achète tous les biens, matériels ou immatériels, le travail, mais les autres biens ne peuvent acheter qu'eux-mêmes ou de la monnaie.

On retrouve ici la fonction universelle d'échange de la monnaie.

Certains auteurs préfèrent utiliser le terme de « moyens de paiement » que celui d »intermédiaire des échanges » pour deux catégories de raisons :

  • le terme de moyen de paiement est plus général que celui d'intermédiaire des échanges. Il englobe toute la réalité sociale et économique. Il permet de prendre en compte que la monnaie intervient également dans la sphère non marchange (comme par exemple payer des impôts) ;

  • le terme moyen de paiement est plus précis d'un point de vue fonctionnel car une partie des échanges se fait à crédit et dans ce cas la monnaie n'intervient pas directement. Le crédit est l'intermédiaire qui met des rouages dans le mécanisme de la monnaie.

Le moyen de paiement permet de tenir compte de la situation des marchandises, étymologiquement payées. On cherche à apaiser le créancier en payant.
3.1.2 : La fonction financement de la monnaie :

« Seule la monnaie achète des biens, les biens achètent la monnaie. » (CLOWER)

la monnaie devient donc la condition d'entrée sur le marché et l'existence préalable d'une situation monétaire et le préalable a toute transaction monétaire, qu'elle porte sur la transaction ou la consommation. Elle finance toutes les formes de dépense. Les revenus sont versés aux ménages sous forme monétaire. Pour consommer et investir, les agents doivent disposer préalablement à leurs dépenses de monnaie. Les agents vont se procurer les avoirs monétaires de deux manières :

  • le transfert entre agents : les entreprises versent les salaires en monnaie. En contrepartie, les salariés achètent aux entreprises les biens de consommation dont ils ont besoin et les entreprises de biens de consommation, avec leurs recettes monétaires encaissées de la vente de leurs produits, vont alors acheter leurs investissement, leurs matériaux, … aux entreprises qui fabriquent les biens de production ;

  • par la création monétaire, et notamment par la création monétaire des banques lorsqu'elles consentent des prêts à leurs clients.

La monnaie est le moyen de paiement nécessaire préalable à la dépense qui rend les échanges plus efficaces sur les marchés en réduisant les coûts de transaction. Elle est de par sa nature différente des biens dont elle permet l'échange.

3.2 : La monnaie, réserve de valeur :


Lorsque nous sommes dans une économie monétaire, le vendeur, suite à la vente d'un bien, peut ne pas vouloir immédiatement dépenser la monnaie acquise. Il reporte donc son pouvoir d'achat dans le futur. Du fait de cette capacité des agents à reporter leur pouvoir d'achat dans la temps, Keynes du que « la monnaie est un lien entre le présent et l'avenir ». On va donc pouvoir introduire la notion de temps dans la notion de monnaie.

Pourquoi un agent reporte-t-il son pouvoir d'achat dans la temps ? Deux motifs peuvent expliquer ce report :

  • l'absence de synchronisation entre les recettes et les dépenses d'un agent. Par exemple, les ménages perçoivent leur salaire une fois par mois alors qu'ils doivent effectuer les dépenser tout le long du mois. D'une manière symétrique, les entreprises rencontrent le même problème : elles encaissent des recettes régulièrement mais vont avoir des dépenses périodiques. Elles vont devoir garder une partie de ces recettes de côté pour faire face aux dépenses ;

  • l'incertitude. Les agents, dans leur vie quotidienne, sont confrontés à une incertitude par rapport à leurs dépenses (par exemple voiture qui tombe en panne). De même, l'agent peut-être confronté à la perte de ses revenus. Les agents peuvent donc avoir intérêt à conserver une partie des revenus de la monnaie. Pourquoi le faire alors que cela ne rapporte rien ? Car la monnaie peut-être préférée par rapport à un motif de liquidité (propriété d'un bien à être immédiatement disponible sans risque de perte de valeur sauf en cas de période d'inflation et sans coût de transaction). Pour Keynes, la monnaie constitue la liquidité par excellence.


3.3 : La monnaie, unité de compte :

3.3.1 : L'unité de compte :

Pour Aristote, la monnaie facilité les échanges car elle sert d'unité de compte. Mais pour les échanges éventuels, dans l'hypothèse où nous n'avons besoin de rien actuellement, la monnaie va servir de gage au moment où l'on en aura besoin pour obtenir l'objet qui nous manque.

« La monnaie, il est vrai, est soumise aux fluctuations des autres marchandises. Elle tend toutefois à une plus grande stabilité. De là vient que toutes les marchandises doivent être préalablement estimées en argent car de toute façon il y aura toujours possibilité d'échange.

La monnaie, dès lors, jouant le rôle de mesure, rend les choses commensurables entre elles et les amène à l'égalité car il ne saurait y avoir de... (A compléter) ».

On va pouvoir exprimer chaque bien en valeur-monnaie et donc les comparer pour l'échange.

Mesurer les prix relève d'un aspect technique, et Aristote va plus loin : on ne peut échanger des biens que si on a confiance, la fonction de la monnaie est donc technique mais est aussi l'un des fondements de la vie sociale.

Cette fonction d'unité de compte est indispensable car à partir du moment où l'on considère que la monnaie va combler la dette, il faut avoir conscience du montant de la dette. L'unité de compte est abstraite et est exprimée aujourd'hui en € et en $.

Si l'on prend la sphère marchande (échange ayant lieu sur un marché par rencontre d'une offre et d'une demande), on va être confronté à la situation dans laquelle les prix des biens confrontés sont le résultat d'une offre et d'une demande. Comme la valeur de ces titres ou biens est variable, la relation à la monnaie est aussi variable. Il existe par contre d'autres relations qui existent entre les agents économiques, et qui reposent sur un contrat (obligation des entreprises, location de biens immobiliers). Ces contrats ont un prix fixée à l'avance et ce pour une durée indéterminée (pas d'évolution du loyer avant l'échéance du contrat même si les prix bougent sur le marché). On a ici une notion de fixité de la monnaie.
3.3.2 : La monnaie et les prix relatifs :

C'est la comparaison entre les prix d'un bien et d'un ou d'autres biens.

Dans la mesure ou la monnaie va être l'étalon unique des valeurs, elle va permettre de simplifier le système des prix : la monnaie diminue le nombre de transactions pour vendre un bien par exemple.

Dans la perspective du troc n(n-1), on va pouvoir montrer que le nombre de prix que l'on va avoir dans une économie de troc est de

Exemple pour 4 biens :

monnaie =

La monnaie est un simplification du système de prix et du système d'échange. Mais dans nos sociétés modernes, nous échangeons plus que 4 biens et services. Plus le nombre de biens à échanger va être important, plus l'écart entre le système monétaire et le système de troc va être important.

Par exemple, sur 100 biens et services en économie de troc, le nombre de prix est de 4250. En économie monétaire, le nombre de prix nécessaires pour échanger ne sera que de 99.

La monnaie est une unité de compte qui permet de mesurer la valeur d'un bien. Il y a trois grandes approche de la valeur :

  • l'approche de la rareté (plus il est rare, plus sa valeur sera grande) ;

  • l'approche néo-classique (plus un bien est utile et donc satisfaisant pour son utilisateur, plus sa valeur est grande) ;

  • l'approche de la valeur-travail (la valeur d'une marchandise est le reflet de la quantité de travail nécessaire pour la produire).

On retrouve des situations dans lesquelles la monnaie ne sert pas nécessairement dans les échanges, mais sert simplement d'unité de compte.

Par exemple, en France avant la révolution de 1789, la valeur d'un bien était exprimée en Livre Tournoi qui n'avait aucune existence matérielle. Elle étant uniquement une abstraction, une unité de compte. Ces Livres correspondaient à un poids de métal précieux : 1/5 d'écu d'argent ou 1/20 de Louis d'or qui étaient les monnaies utilisées dans les échanges.

Quand la monnaie est utilisée uniquement comme unité de compte, le changement de sa valeur ne modifie pas le système de prix relatifs. Par exemple, un bien A dont le prix est de 10 écus d'argent et un bien B dont le prix est de 20 écus d'argent

Prix relatif de B par rapport à A deux fois plus élevé. Le bien B vaut deux biens A en quantité. Si on change la valeur de l'écu, le prix de A par rapport à B ne va pas bouger.

Va-t-il y avoir une influence sur le comportement des agents s'il y a variation de la quantité de monnaie dans une économie ou la monnaie est à la fois unité de compte et d'échange ?

Prenons une économie dans laquelle circule une certaine quantité de monnaie, dans laquelle existe un certain système de prix relatifs et dans laquelle tous les marchés sont équilibrés. Tous ceux qui cherchent à vendre trouvent un acheteur et tous ceux qui cherchent à acheter trouve un vendeur.

Que se passe-t-il si l'on injecte 10% de monnaie de plus dans cette économie ? Les agents vont se retrouver plus riche. Comme ces 10% de monnaie supplémentaire vont-ils être dépensés et sur quel marché ? C'est une question qui fait appel aux substituts immédiats de la monnaie.

Deux conceptions s'affrontent pour déterminer les substituts immédiats de la monnaie et les marchés sur lesquels elle va être dépensée :

  • la conception des classique et d'une majorité des néo-classiques. Cette augmentation de la monnaie ne modifie pas les choix initiaux des agents et les décisions qu'ils ont prises sur les marchés. Les agents vont dépenser la monnaie supplémentaire sur tous les marchés proportionnellement à leur demande initiale. Que vont faire les producteurs ? Produire plus ou alors augmenter leurs prix de 10%. Le prix de la monnaie va donc se dévaloriser car le prix des biens va augmenter de 10% dans l'immédiat. Le prix d'achat de la monnaie est 10% plus faible. Le système de prix ne va lui pas être modifié. La production n'a pas augmenté, les ventes non plus. Seuls les prix ont augmenté. (La monnaie est neutre par rapport à l'économie réelle. On a augmenté la quantité de monnaie mais la pouvoir d'achat des agents n'a pas augmenté car on a augmenté le prix des biens du même pourcentage d'augmentation que la quantité de monnaie) ;

  • l'approche keynésienne, qui s'appelle la « théorie portefeuille ». Pour les keynésiens, dans leur raisonnement, on va faire intervenir les titres (dettes et créances) en plus de la monnaie. Il y a une similitude analogique entre un portefeuille (il peut y avoir aussi bien de la monnaie que des titres, d'où une idée de richesse). Lorsque les agents reçoivent des encaisses supplémentaires, il vont tout utiliser pour acheter des titres. Sur le marché des titres et notamment des obligations, nous verrons qu'il y a une relation entre la demande des titres et leurs prix, et l'on peut imaginer immédiatement qu'il y a une relation entre la valeur des titres et les taux d'intérêt. L'achat des titres va faire baisser les taux d'intérêt. Sur la marché des biens, les agents qui sont des entrepreneurs vont acheter ces encaisses supplémentaires pour acheter des biens d'équipement, donc une hausse de l'achat des consommations intermédiaires, d'où une augmentation des prix de ces biens sur les marchés. Dans cette perspective, les comportements de agents sont transformés du fait de la mise à disposition de cette monnaie supplémentaire. Les prix relatifs vont augmenter, donc la monnaie a bien un impact sur l'économie réelle : elle agit sur le comportement des agents et la quantité des biens et services à la disposition de ces mêmes agents.

Plus récemment, pour comparer le prix du lait, de la viande et des céréales au sein des pays de la CEE avant l'arrivée de l'Euro, on a utilisé l'Écu comme unité de compte commune afin de pouvoir comparer les marchandises entre les différents pays qui eux, gardaient leur monnaie nationale.
3.3.3 : La valeur de la monnaie :

Dans la mesure où la monnaie est une unité de compte pour fixer la valeur des biens, il va être possible de déterminer la valeur de la monnaie en terme d'un bien, c'est-à-dire quelle est la quantité de ce bien que la monnaie va me permettre d'acheter.

Si un bien A vaut 2 unités de monnaie (2 €), on va avoir la possibilité de déterminer la valeur de cette monnaie, qui vaut ½ A. Le prix de la monnaie en terme d'un bien est l'inverse du prix de ce bien.

Comment peut-on, dans une économie plus complexe, déterminer la valeur de la monnaie ? Plutôt que de travailler sur le prix d'un seul bien, on va travail sur un panel de biens représentatifs, qui sont appelés « indices » de prix.

Prix de la monnaie = P ) indice des prix en base 100.

Dans notre consommation, les différents biens ne pèsent pas le même poids dans notre consommation. De même, les prix de ces différents biens ne varient pas tous en même temps. Pour pouvoir déterminer le prix de la monnaie par rapport au bien, il va falloir déterminer leur poids dans la consommation des agents et leur pourcentage de leurs variations.

T0 :

Pa = 100

Pb = 100

Indice des prix = (100x0,5) + (100x0,5)

= 50 + 50

= 100

Moyenne arithmétique :

= 100

T1 :

Pa = 110 (+10 %)

Pb = 120 (+20 %)

soit 15 % d'augmentation.

En réalité, en poids pondéré dans la consommation des agents, (110x0,8) + (120x0,2) = 112 soit 12 % d'augmentation, mais avec des disparités d'augmentation en fonction des biens et services.

Valeur de la monnaie : T0 = T1 =

Il y a ici une augmentation des prix et une baisse du pouvoir d'achat de la monnaie.

Keynes, qui cherchait à tenir compte de la réalité, considérait que comme les prix varient et fluctuent de manière fréquence, c'était difficile d'évaluer la valeur de la monnaie par rapport au prix des biens. Il avait constaté que la taux de salaire monétaire (prix du travail) était relativement stable et que ce taux de salaire monétaire joue un rôle important dans la formation du prix des biens. Il propose d'évaluer la valeur de la monnaie par rapport à la valeur du travail.

Deux orientations de la valeur de la monnaie :

  • une orientation l'inverse du niveau général des prix ;

  • une orientation l'inverse du niveau de travail.


Bilan :


La monnaie est par nature l'instrument d'échange universel dans une économie décentralisée. C'est une économique qui tient des comptes des décisions individuelles des agents. Elle permet de remplacer le troc et de remédier à ses inconvénients. Elle simplifie le système des prix relatifs. Elle résout les problèmes de désynchronisation entre recettes et dépenses (recettes en T0 et dépenses (règlement des dettes) en T1). Elle diffère l'échange en situation d'incertitude.

4 : L'approche essentielle :


Il faut prendre le mot « essentielle » comme venant du mot « essence », c'est-à-dire ce que est dans la nature des choses. Cette approche va chercher à montrer ce qu'est la nature exacte de la monnaie. Pour cela, elle considère que les dimensions historique, institutionnelle et fonctionnelle, sont insuffisantes et va prendre des dimensions historique et sociopolitique.

4.1 : Le dépassement des approches traditionnelles :


La monnaie est le résultat d'un processus évolutif de rationalisation des activités humaines : pour développer les échanges, on cherche à dépasser les inconvénients du troc.

Cette approche rencontre des limites car elle repose sur des hypothèses très fortes. Pour les tenants de l'approche institutionnelle, les principe de la double-coïncidence des besoins et des coûts échanges n'est pas aussi important que l'on peut le penser.

Les relations dans une sociétés sont organisées. Un agent propriétaire d'un magasin dispose d'un potentiel d'acheteurs. Les entreprises possèdent un réseau de clients et un service commercial qui gère les nouveaux clients.

L'approche institutionnelle prend en compte le problème des stocks. On suppose que les marchandises doivent être stockées, surveillées, … Avec la théorie essentialiste, ceci est valable pour les biens mais pas pour les services, qui eux sont matériels. La monnaie ne se réduit donc pas à une seule dimension économique. La monnaie est aussi une réalité sociale. Ceci a été mis en évidence par l'école autrichienne et Karl Menger : « La monnaie apparaît spontanément pour satisfaire les besoins des hommes et non comme le fruit de leur raison souveraine. » La monnaie est apparue avant que les hommes ne s'en servent pour minimiser leurs coûts de transaction. « Elle est liée à l'apparition des échanges, des lois et des principes moraux sur lesquels reposent tout le système social. Dans cette perspective, la monnaie ne va pas reposer sur la valeur intrinsèque du bien que lequel elle repose mais sur une croyance globale de la société en sa valeur. » La valeur des matériaux qui composent la pièce n'est pas représentative de sa valeur sociale. La société a confiance en la valeur sociale de la monnaie.

Si l'on est dans une micro-société, on peut dire que la monnaie n'a pas de raison d'être, mais il faut dans ce cas trouver de bons arguments. Les individus se connaissent personnellement dans une micro-société, que leurs attentes s'équilibrent, qu'ils peuvent compter les uns sur les autres pour satisfaire leurs besoins et qu'ils ont une grande confiance entre-eux.

Dans une macro société :

  • les individus sont très nombreux et ne se connaissent pas, et ne peuvent donc pas à priori se faire confiance ;

  • les attentes des individus ne s'équilibrent pas automatiquement. Ils ne peuvent pas faire confiance aux autres pour satisfaire leurs besoins. La monnaie est un signal qui va garantir la réciprocité des relations sociales.

James TOBIN (économiste keynésien américain, 1919 – 2002 ) : « la monnaie est comme le langage. Le français que je parle n'est utile que dans la mesure où vous en faîte également. De même, j'accepte la monnaie dans la mesure où vous l'accepter également ». Dans ces macro-sociétés, aucun individu ou groupe d'individus n'a intérêt de s'extraire de la monnaie. La monnaie est aussi un signe d'appartenance à la monnaie, sauf choix volontaire.

Plus qu'un système rationnel permettant l'échange, la monnaie est un mode de régulation des comportements des individus vivants en société décentralisée. Dans cette situation, la monnaie offre à chacun la liberté de choisir le bien qu'il veut acquérir, l'offreur de ce bien, le lieu et le moment de l'échange.

Cette monnaie offre aussi la possibilité de relier le présent et le futur.
4.1.1 : La préférence pour la liquidité :

C'est la capacité d'un actif à être transformable en moyen de règlement dans un laps de temps court et sans coût. Cette préférence pour la liquidité mesure la confiance que nous pavons dans l'évolution de l'économie. Si nous sommes très confiant dans les perspective économiques pures, que l'on va percevoir des revenus réguliers constants ou en augmentation et que l'on et confiant en l'avenir, on ne va pas forcément désirer détenir de la monnaie. A l'inverse, plus nous pensons que l'avenir sera incertain, plus nous préfèrerons posséder de la liquidité (voir « théorie du portefeuille »).

Si l'on renonce à la liquidité, c'est pour acheter des titres. Dans le futur, ces titres peuvent prendre ou perdre de la valeur. Si l'on achète des actions ou des obligations, si l'activité économique future est soutenue, l'entreprise va faire des profits et distribuer des dividendes, et donc mon titre va être recherché et sa valeur va augmenter. On va se séparer de sa liquidité dans la perspective d'une plus-value.

Cette préférence pour la liquidité va décourager les décisions de production et d'emploi. Si un chef d'entreprise est pessimiste pour l'avenir, il ne va pas investir pour ne pas se retrouver avec des capacités de production inutiles pour l'avenir.

La monnaie, dans cette perspective d'être à l'origine de la production, a une dimension sociale car dans les sociétés modernes les économies connaissent une dimension sociale du travail, chaque travailleur ne peut plus vivre de son travail. La monnaie leur permet de se mettre en relation et d'échanger. La monnaie et le véritable moteur de l'économie capitaliste car elle permet d'acheter le facteur de production travail, le facteur de production logement et elle permet, en versant les salaires, de favoriser les échanges monétaires.

4.2 : Les dimensions historique et sociopolitique :


La Lydie a été florissante de 1549 à 1648 avant JC. Elle a été la première a mettre en circulation les pièces d'or et d'argent pour les utiliser comme monnaie. L'existence de ces pièces n'avait sans doute pas comme objectif de remédier aux inconvénients du troc. Les lydiens constatent lors de l'apparition de ces pièces et ensuite plus tard qu'ils utilisaient encore le troc pour commercer avec les marchands phéniciens.

En Grèce, le négoce maritime n'a utilisé la monnaie que très tardivement alors que le petit commerce utilisait déjà la monnaie. Dès ses origines, la monnaie a été associée aux actes des souverains à la fois comme moyen de financement des guerres et comme signe d'unité entre le souverain et ses sujets. Dans cette perspective, la monnaie est un des symboles d'identification à une communauté politique.

Politique et monnaie sont encore aujourd'hui étroitement impliqués car la monnaie peut permettre d'intervenir dans la sphère des agents non-marchands (voir règlement des impôts). Par le paiement des impôts et les interventions de l'Etat rendues possibles, la monnaie assure une cohérence entre les projets sociaux (service publique), et les projets privés(achat et vente de biens. Mais l'Etat doit tenir compte de l'Etat de l'économie.

La monnaie est également un signe de pouvoir politique car lorsque le souverain émet des pièces, il marque son territoire car la monnaie va être acceptée sur un territoire. La monnaie est également un pouvoir des hommes sur les hommes car elle donne les moyens d'acheter le travail des hommes. Cette implication étroite est identifiée par cette approche essentielle.

Paul JAMBION, économiste et anthropologue, a rédigée une chronique intitulée « l'Etat face à la Banque de Londres » et montre comment une partie des transactions financière non garantie par l'Etat peut mener à une crise monétaire et financière. Les anthropologues apportent un complément d'information en montrant que dans certaines sociétés anciennes la monnaie est un moyen de paiement de la « tête de vie ». Dans ces sociétés, la naissance est considérée comme un endettement originel à l'égard de la nature ou à l'égard d'un dieu créateur du monde. Comme les hommes acquièrent cette dette en naissant, il doivent rembourser une partie de cette dette originelle tout au long de leur vie. Ils participes à des sacrifices rituel d'animaux, d'êtres humains ou à des cadeaux en monnaie. Il propose que les souverains chargés de protéger les individus, pour chercher à légitimer ce devoir, en invoquant leurs capacités à invoquer les puissance supérieures pour justifier le paiement des taxes.

Actuellement, la plupart de la monnaie est créée par des acteurs privés (banque commerciales) dont la légitimité de la monnaie ne repose plus sur l'Etat mais sur la confiance. Les auteurs et économistes qui proposent cette approche ( Michel AGLIETA et André ORLEAN) dans La monnaie souveraine (1998) qualifient la

  • confiance de méthodique qui repose sur la régularité des comportements. En effet, si tout le monde accepte la monnaie, à mon tour j'accepte la monnaie et je pense que cela va continuer ainsi dans le futur ;

  • de même, la confiance est hiérarchique. Comme ce sont aujourd'hui les banques commerciales qui créées de la monnaie, il faut une autorité supérieure qui régule la création de monnaie : la Banque Centrale. Son rôle est de définir les règles d'usage de la monnaie, de garantir les moyens de paiement et d'être le prêteur en dernier ressort afin que la confiance dans le système monétaire ne soit pas remis en cause.


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