Rapport entre pub et société





télécharger 262.2 Kb.
titreRapport entre pub et société
page1/5
date de publication24.10.2016
taille262.2 Kb.
typeRapport
d.20-bal.com > économie > Rapport
  1   2   3   4   5

 Publicité et société




Le marché publicitaire : quelques données économiques et sectorielles

 

            Définition

 

Rapport entre pub et société

 

La pub est une forme de communication qui a pour but de fixer l’attention d’une cible visée (consommateurs, utilisateurs, usager, électeurs, etc.) afin de l’inciter à adopter le comportement souhaité : achat d’un produit, élections politiques, incitation aux économies d’énergie...

 

Elle consiste en «l’action de rendre public» ou «l’état de ce qui est public». Dans un sens plus moderne, on parle de «l’ensemble des moyens utilisées pour faire connaître au public un produit, une entreprise industrielle ou commerciale» depuis 1830. A partir de cette date, sont liés le développement de la pub à celui de l’industrialisation et à l’essor des marchés de grande consommation. Tout ceci est mis en place par l’intermédiaire de techniques et moyens de communication.

 

On distingue 3 grands acteurs de la communication :

 

  • les agences qui sont chargées d’interpréter le marché,

  • les annonceurs qui permettent aux entreprises de promouvoir leurs produits,

  • les médias qui offrent une partie de leur espace pour permettre une diffusion des campagnes pub.

 

D’autres acteurs permettent de renforcer les agences sur un aspect technique. Ces spécialistes peuvent être du marketing direct, de la relation publique, des relations de presse, des tendances de la société, des métiers de la production de pub et de la communication. Des instances pro assurent aussi la réglementation du secteur. Notamment l’institut de recherche sur la pub (TREP). Ce marché que l’on peut qualifier de cyclique, dépend de l’économie de l’Etat. Il y a donc une certaine dépendance vis à vis de la croissance globale (ex. chute du marché pub en 1991 avec la Guerre du Golfe, puis 2001 et 2008 avec les crises). Cependant, les différentes manières dont sont comptés les chiffres ne permettent pas toujours de les comparer entre eux.

 

La publicité médias et hors médias 

 

Cette première recouvre des formes de communication interactives par l’utilisation de supports pub payants mis en place pour le compte d’un émetteur. La pub dispose de très peu de temps pour être perçue, comprise et mémorisée. Elle doit simultanément capter l’attention, la retenir, tout en faisant passer son message. En ce sens, on peut la classer dans la catégorie des techniques de manipulation mentale.

 

Pour la seconde:

 

  1. 1.         Le marketing ou de mercatiques directes. Cela consiste à diffuser un message instantané et personnalisé vers une cible d’individus ou d’entreprises dans le but d’obtenir une réaction immédiate et mesurable. Elle comprend entre autre le télémarketing et le publipostage.

  2. 2.         Les relations publiques, dites «relations presse», consistent à contacter les journalistes pour qu’ils relaient le message à leur lectorat au sein de leurs articles.

  3. 3.         La pub sur le lieu de vente sert de soutien à la promotion des ventes.

  4. 4.         Le parrainage consiste à rémunérer un client existant (le parrain) pour tout client qu’il apporte.

  5. 5.         Le mécénat finance les associations ou ONG pour assurer un minimum de visibilité et asseoir un positionnement. Il recoupe une stratégie institutionnelle de valorisation sociale de l’entreprise qui si veut perçue en tant qu’acteur civique.

  6. 6.         Le Street marketing consiste à communiquer directement avec les consommateurs par ex via des hommes sandwichs dans les zones de chalandise (zones d’fluences d’un magasin d’où provient la majorité de sa clientèle).

  7. 7.         La communication évènementielle organise différents types d’évènements tels que des salons, congrès, festivals, conventions, soirées festives, cocktails, remises de prix etc. Elle permet à l’entreprise de communiquer sur elle-même ou ses marques.

 

 

Evaluations économiques du marché et du secteur d’activité 

 

Parmi les 10 plus gros groupes du marché pub, on en compte 3 qui sont français:

 

  • PUBLICIS

  • HAVAS

  • RSCG.

 

Les 3 grands pôles mondiaux sont l’Asie, l’Europe et les USA (NY). Ce marché est relativement concentré. C’est un secteur d’activité qui recrute peu (environ moins de 10 000 personnes en France) malgré le nombre important de cadres (bac +5). Le commerce tient une place importante avec 37% de commerciaux/créatifs.

 

Les différents secteurs d’activité:

 

  • Transport

  • Telecom/tel mobile etc.

  • Services (banques, assurances)

  • Alimentation.

 

Répartition des investissements selon les différents secteurs:

 

  • 30% : marketing direct

  • 15% : promotion

  • 12% : télévision

  • 12% : presse

  • +5% : internet

  • -5% : radio

  • 4.5% : affichage

  • 0.4% : cinéma

 

De nombreuses femmes travaillent dans ce secteur. Cependant les postes qui se situent au sommet de la hiérarchie se trouvent le plus souvent occupés par des hommes.

 

 

La publicité : un secteur réglementé

 

Il existe un certain nombre d’encadrements et de droits qui concernent le domaine de la communication :

 

  • Droit à la concurrence

  • Droit de l’information : encadre (aspect publicité mensongère)

  • Droit de la consommation (protecteur du consommateur)

  • Droit à la propriété intellectuelle (plagiat/droit d’auteur)

 

 

            Protection intellectuelle de la pub en tant qu’activité 

 

En France la pub est très bien encadrée. Elle dispose du droit à la propriété intellectuelle. Cela signifie que toute pub est soumise à des droits d’auteur.

 

Ex : l’affaire Luc Besson dénonça le plagiat du film le 5ème élément pour un pub SFR.

 

            Protection de l’annonceur

 

Depuis 1993, la loi Sapin protège ce qui appartient au domaine de la propriété des annonceurs. Elle a pour but de lutter contre la corruption et met en place des tarifs fixes. Elle s’applique aussi aux médias.

 

            Protection du public

 

La loi Royer du 27 décembre 1973 permet aux associations de consommateurs de porter plainte contre toute pub mensongère. Par conséquent, les annonceurs doivent prouver ce qu’ils annoncent (allégation santé qui indique les bienfaits pour la santé ex. pub l’Oréal ou bienfaits de certains alicaments contre maladies).

 

On est aussi protégé en tant que public francophone avec la loi de Toubon du 4 août 1994 qui réglemente l’usage de la langue français dans la pub, la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978 qui encadre toutes les données personnelles face aux pub directes.

 

La loi Evin du 10 janvier 1991  réglemente les pub sur l’alcool et le tabac. Le code de santé publique interdit aux médecins et pharmacies à la pub pour médicaments. Il existe d’autres lois comme celle contre les armes à feux et les agences matrimoniales. On peut refuser la pub dans les boîtes aux lettres..!

 

Le public est aussi protégé en tant que téléspectateur. La loi du 27 mars 1992 encadre le parrainage qui empêche toute influence. Il ne donne aucun regard sur le contenu du programme et n’incite pas à l’achat. Par ailleurs, certains secteurs d’activité sont exclus du parrainage.

 

Dans d’autre cas de figure, on protège par ex. le piéton par la loi du 29 décembre 1979 qui va encadrer certaines zones d’affichage (4x3 de dimension pour un panneau en France).

 

 

20.09.11

 

            L’autodiscipline

 

UDA (Union Des Annonceurs qui corres avec l’AACC) : regroupe tous les clients des agences publicitaires et tous ceux qui font appel aux services des agences de communication (principaux industriels, banquiers...). On compte environ 400 membres. Cette association de 1901  représente 3/4 des investissements publicitaires et les budgets de communication les plus importants. Ce n’est pas véritablement un syndicat professionnel mais elle représente les principaux clients des agences et ce rôle de représentation s’effectue auprès:

 

  • des pouvoirs publics (médias, presse, différentes législations...),

  • des organisations de consommateurs (qui peuvent porter plainte contre les annonceurs),

  • des syndicats/organisations professionnels.

 

Elle dispose ainsi d’un rôle intermédiaire de porte-parole. Aussi, elle réalise des séries d’étude, de financement, de recherches sur l’impact de la publicité et ces différents messages. Elle aide aussi ses adhérents dans leurs relations avec les agences (aide juridique, informations sur les audiences et la fonction des médias, règles déontologiques, bonnes pratiques à privilégier lorsque l’on s’adresse à une agence). Elle participe à la diffusion/professionnalisation du secteur publicitaire.

 

ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité) ou BVP (Bureau de Vérification de la Publicité) : depuis 2008 on le nomme désormais ARPP. C’est un organisme privé d’autorégulation de la publicité en France. Il a pour mission d’assurer une publicité loyale et saine dans l’intérêt des professionnels de la publicité, des consommateurs et du public. Elle contraint par exemple la publicité automobile (pas d’arguments sur la vitesse, ne pas exploiter son attrait, ne pas évoquer la réserve de moteur, la puissance du freinage = pas de favorisation de la vitesse, ne pas susciter de comportements agressifs et même pour les jeux vidéos). Cela est contraignant mais permet de donner libre cours à l’imagination...

 

AACC (Association des Agences-Conseil en Communication) : syndicat professionnel créé en 1972 qui a pour but de représenter et défendre les agences des communication.

 

CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) : autorité indépendante dont les membres sont nommés par le président de la République, le Sénat et l’Assemblée nationale. Son rôle est marginal dans domaine de la publicité (télévision, radio, internet). Il attribue les fréquences et règle les lois dans le domaine de l’audiovisuel (ex: veille du temps d’équilibre de parole des candidats lors de débats télévisés). Il peut prendre position dans des débats juridiques (affaire DSK par ex). Par ailleurs, il veille à l’application de la législation sur la publicité dans les principaux médias audiovisuels (radio et télé). Il peut demander que certaines publicités soient retournées... Il rappelle entre autre la loi EVIN de 1991 qui lutte contre l’alcoolisme et le tabagisme. On peut les classer dans la catégorie des syndicats professionnels du secteur publicitaire. Ils peuvent encadrer la publicité concernant leur secteur d’activité essentiellement par des règles de bonne conduite que les adhérents s’engagent à respecter. 

 

ARTP (Autorité de Réglementation des secteurs de Postes et de Télécommunication) : agence publique placée sous l’autorité du président de la République qui a pour rôle de réguler les télécommunications que se soit d’ordre général, juridique, administratif, économique etc. 

 

UFMD (Union Françaises du Marketing Direct) : fédération d’associations professionnelles représentatives des divers intervenants du secteur marketing. On doit respecter certaines règles lorsqu’on y adhère.

 

VPC (vente par correspondance) : c’est un mode de vente ou l’acheteur et le vendeur ne se rencontrent pas. Toute la transaction, de la commande au paiement s’effectue par distance. Il en est de même pour un respect des complicités

 

Ex : les syndicats des bijoutiers donnent une règle de bonne pratique dans les publicités avec obligation d’employer les bons termes (gemmes ou pierres précieuses par ex).

 

Etapes d’une campagne publicitaire

 

Ref. Publicitor de Bernard Brochand

 

Présentation séquentiel (mais pas de vision perso car allers-retours hihi!)

 

Phase 1 : Prise de contact entre l’agence et l’annonceur

 

L’annonceur vient avec un problème, un besoin si possible précis :

 

  • lancement d’une marque,

  • nouveau produit/service,

  • relance pour un produit déjà existant,

  • annonce de la fin d’une marque et naissance d’une nouvelle (ex: philips à whirlpool),

  • positionnement nouveau (bon marché à luxe) en terme de gamme ou de stratégie,

  • simple changement d’agence.

Il arrive que certains simulent de faux besoin auprès de plusieurs agences pour avoir des conseils gratuits et qu’aucune décision en soit prise. Cela créé une sorte de compétition entre les agences qui jouent le jeu des entreprises.

 

De l’autre côté, le commercial est le premier acteur important en agence. Il doit prospecter et accrocher. Il y a tout un travail de suivi pour la satisfaction du client qu’il accompagne. Il est le porte-parole des intérêts financiers et commerciaux de ce dernier (il annonce les budgets, les besoins...). Il est le «confident» de l’annonceur. Aussi, il va négocier les budgets globaux.

 

Le chef de publicité qui a tendance à exister de moins en moins va cette fois ci, dans l’agence, gérer les budgets des clients. Il permet d’avoir une vision à long terme contrairement au commercial. Il a un rôle de porte-parole pour l’annonceur mais se focalise plus sur les intérêts stratégiques de celui-ci. Il va coordonner toutes les étapes d’une campagne. Il détient aussi le rôle de chef de fabrication dans les plus petites structures surtout (mise en forme technique).

 

Le chef de produit se situe chez l’annonceur pour analyser le produit ou en agence. Il est le spécialiste d’un produit, d’une gamme, d’un marché particulier. Il connait les tendances, les modes à suivre. Une cohérence entre la publicité, campagne prévue, et réalité du marché doit exister.

 

Le dernier acteur est le responsable des études et il se trouve en agence ou alors en cabinet spécialisé. Il est le spécialiste des données techniques, des enquêtes. En outre, c’est un concepteur et il peut aussi commander et fabriquer les produits. Son expertise est plus centrée sur le ciblage (marketing).

 

Le brief est un document de travail essentiel qui n’est pas toujours mis en place ou pas de la bonne manière, il faut donc relancer l’annonceur dans ce dernier cas. On parle de brief annonceur. C’est un document synthétique (quelques pages à quelques 10aines). C’est un outil de dialogue et de référence entre l’annonceur et l’agence. C’est aussi la principale source d’information consultable par l’agence et l’annonceur. [Ref. Publicitor pour la composition du brief]

 

            Brief idéal :

 

  1. 1.         Description de l’entreprise, son histoire,
  1   2   3   4   5

similaire:

Rapport entre pub et société iconLa politique, la democratie, L’etat
«Considérés comme vivants dans une société qui doit être maintenue, les hommes ont des lois dans le rapport de ceux qui gouvernent...

Rapport entre pub et société iconRapport du Congrès de Rome
...

Rapport entre pub et société iconNote d’information avec les principales caractéristiques et pub ds un jal

Rapport entre pub et société iconComparaison entre la société et d’autres situations de collaboration

Rapport entre pub et société iconRapport personnel et avec leurs enfants. Chapitre 1 : Les rapports personnels entre époux
«Le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari.» IL y a eu une évolution pendant la seconde moitié du xxe siècle....

Rapport entre pub et société iconCompte-rendu du livre de Pierre Rosanvallon, Le modèle politique...
«démocratie sociale» française s’est incarnée dans la lutte syndicale qui a peut-être le mieux exprimé la nécessité de recomposer...

Rapport entre pub et société iconRapport moral de la Société, par J. F. Porge 27

Rapport entre pub et société iconModèle de statuts d'une société civile de moyens entre membres de professions libérales

Rapport entre pub et société iconRapport sur les évolutions du rôle et de la place des retraités au sein de la société

Rapport entre pub et société iconBibliographie Page 24
«fils de pub» raflent la plupart des prix internationaux, bâtissent en quelques mois de véritables fortunes et deviennent quasiment...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
d.20-bal.com