Concours les olympes de la parole -la parite des femmes en politique





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CONCOURS LES OLYMPES DE LA PAROLE -LA PARITE DES FEMMES EN POLITIQUE

Résumé du travail fait par la classe de seconde 2

Avec leurs professeurs de Lettres et de SES(en AP seulement), M. Hervieu et Mme Amar

(il est constitué de toutes les contributions des élèves à cette recherche)

Lycée Jean-Pierre Vernant

92310 SEVRES



PLAN

  1. En 2011, la représentation politique des femmes est-elle à parité avec les hommes ?

  2. Comment comprendre la situation actuelle ?

  3. Comment la faire évoluer ? aux niveaux local, national…

__________________________________________________________________________________

  1. En 2011, la représentation politique des femmes est-elle à parité avec les hommes ?



  1. Enquête : Nous avons d’abord cherché ce que voulait dire « représentation politique ». Nous avons fait la liste des différents niveaux de ces représentations. Les élèves se sont répartis des enquêtes auprès de leur municipalité, du Conseil général, du Conseil régional.

Le résultat a été résumé dans un tableau. (Annexe 1)

  1. Bilan de ces premières recherches :

  • Conseils municipaux : nous constatons avec surprise que la parité est respectée

  • Mais que les maires sont majoritairement des hommes

  • Et que la parité se retrouve au Conseil Régional mais pas au Conseil général, ni au gouvernement…c’est donc que le mode de désignation n’est pas le même..

  • Nous décidons d’élargie nos connaissances avec le site « Apprendre avec l’Insee », rubrique parité et sur le site de l’Observatoire de la Parité



  1. L’observatoire résume les statistiques au niveau national

18,5 % de députées (2007) et 21,9 % des sénatrices (2008).

• 44,4 % de députées françaises au Parlement européen (2009).

• 48,0 % de conseillères régionales. 7,7 % de présidentes de conseils régionaux, 45,5 % des vice-présidentes (2010).

• 12,3 % de conseillères générales. 6,1 % des présidentes de conseils généraux (2008).

• 35,0 % de conseillères municipales et 13,8 % de maires (2008).

• 7,2 % de présidentes d’E.P.C.I. (2009)

• 35,5 % de femmes au gouvernement (2010)

Aussi, nous prenons conscience du rôle de la loi sur la parité et du mode de scrutin. Là où le scrutin le permet (scrutin de liste) l’action volontariste de la loi peut s’appliquer. D’ailleurs, une première enquête avait montré qu’au lycée, la parité était respectée pour les délégués des élèves puisque les professeurs qui organisent les élections demandent souvent expressément qu’il y ait un élu fille et un élu garçon. Ailleurs, les femmes continuent à être moins présentes que les hommes

  1. La loi sur la parité : il faut en savoir plus. Notamment avec l’article « Féminisme, du MLF à la parité » de l’encyclopédie Universalis

Après l’époque initiale d’actions et de contestation (MLF), des réformes avaient été entreprises au cours des années 1980, sous la présidence de M. Mitterrand

« En 1981, Yvette Roudy avait pris la tête du ministère des Droits de la femme – et non plus à la « condition » féminine, terme résigné qu'avait choisi la droite en créant le premier secrétariat d'État en 1974. Le féminisme d'État fut à l'origine de grandes lois pour les femmes entre 1981 et 1986 : remboursement de l'I.V.G. par la Sécurité sociale, amélioration du statut des femmes d'artisan et instauration d'un congé de maternité rémunéré pour l'ensemble des femmes de professions indépendantes en 1982, égalité professionnelle entre hommes et femmes (1983), recouvrement des pensions alimentaires impayées par les organismes prestataires d'allocations familiales (1984) ou encore usage du nom patronymique de la mère (1985). Le train des réformes passé, on convertit le ministère en un simple secrétariat d'État chargé du Droit des femmes en 1988. Alors que les femmes avaient, cette fois dans leur grande majorité, soutenu la gauche, celle-ci ne leur offrait plus qu'un ministère alibi, occupé à gérer un quotidien désenchanté : de 1988 à 1993, le secrétariat d'État orientait ses campagnes contre les violences conjugales, le harcèlement sexuel, l'amélioration des droits à la contraception. »

Mais à la fin des années 1980, il a fallu constater que les réformes n’avaient pas été accompagnées d’une progression de la place des femmes dans l’espace public. Il fallait donc « démocratiser la démocratie », faire en sorte que l’universalisme abstrait et républicain n’oublie pas « le deuxième sexe », et ce par une action volontariste.

Le projet de loi sur la parité est né au départ des institutions européennes, moins marquées par les traditions et expertes des politiques publiques comparatives. Puis le débat a été importé en France. La parité devient un enjeu électoral repris avec plus ou moins de conviction par tous les partis. Aux élections européennes de 1994, certaines listes sont paritaires. En 1995, Alain Juppé crée »l’Observatoire de la parité ». L’Express publie en 1996 « le Manifeste des 10 pour la parité ». La France devient le premier pays à consacrer la parité en droit constitutionnel en modifiant sa constitution le 08/07/1999.




Loi du 6 juin 2000 - Cette loi sur la parité en politique a nécessité une réforme constitutionnelle.
L’article 3 de la Constitution stipule dorénavant : « la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives ». La loi organise les nouveaux scrutins pour parvenir à la parité : pour les scrutins de liste, la loi impose la parité des candidatures, à une candidature près lorsque le nombre de places est impair. D’un point de vue pratique, lescrutin majoritaire uninominal ne permet pas d’imposer la parité des candidatures. Une pénalisation financière des partis politiques est prévue quand le principe de parité n’est pas appliqué.

 France, portrait social 2005/2006.  p 220






  1. 20 janvier 2011 : la proposition de loi sur la parité dans les instances dirigeantes des entreprises a été adoptée.


Initiée par Marie-Jo Zimmermann, présidente UMP de la délégation aux droits des femmes et

Jean-François Copé, président du groupe UMP, cette loi veut installer progressivement autant

de femmes que d’hommes à la tête des grandes entreprises. Un objectif ambitieux

puisqu’aujourd’hui, à peine 10 % de femmes contribuent à la prise de décision dans ces

entreprises.

Le texte vise les Conseils d’administration (CA) et conseils de surveillance des 650 sociétés

cotées, mais pas les comités exécutifs. Il devrait s’étendre, selon le vœu du gouvernement,

aux entreprises publiques.

Le législateur y est allé doucement. Contrairement aux premières ambitions exprimées, le but est d’atteindre 40 % de femmes dans les cinq ans (et non plus 50 %) avec un palier intermédiaire de 20%, trois ans après la promulgation de la loi. Chaque CA devra nommer au moins une femme dans les six mois. La sanction ? Comme en Norvège : nullité des nominations si les quotas ne sont pas respectés. Et même : nullité des délibérations.
Car pour rappel les femmes sont encore peu nombreuses dans les conseils d’Administration de grandes entreprises et parmi les chefs d’entreprises



  1. Les Echos (25 janvier 2011) : une proposition de loi va être déposée qui concerne la Fonction publique :

« Imposer des quotas de femmes aux postes les plus élevés pour relancer l'égalité professionnelle dans le déroulement des carrières : l'idée, en cours de mise en œuvre dans le secteur privé (la récente loi Zimmermann impose 40 % de femmes dans les conseils d'administration), gagne désormais la fonction publique. Elle constituera la proposition phare du rapport sur l'égalité entre hommes et femmes chez les fonctionnaires que va remettre ces prochains jours la députée UMP Françoise Guégot, à la suite de la mission que lui a confiée Nicolas Sarkozy en septembre.

Constatant l'échec des seules incitations douces à la promotion des femmes, Françoise Guégot va préconiser de fixer des « objectifs clairs et contraignants » et des « pénalités  » en cas de non-respect. »

Conclusion : la place des femmes dans les lieux de pouvoir n’a pas suivi l’égalité des droits. Il a fallu voter une loi sur la parité pour inciter, sous peine de sanction, les partis politiques à présenter un nombre égal d’hommes et de femmes dans les exécutifs des régions, des communes ou des Parlement. Cette parité s’est concrétisée dans les élections de liste à la proportionnelle, elle ne se concrétise pas encore dans les élections uninominales. Les électeurs (et les électrices !)eux-mêmes continuent à ne pas faire confiance à des femmes…

  1. Comment comprendre la situation actuelle ?

Pourquoi les femmes ont-elles besoin d’une loi pour obtenir l’égalité ? Pourquoi n’ont-elles pas « naturellement » la même place que les hommes dans les lieux de pouvoir ?

Nous nous sommes interrogés sur la place des femmes dans la société en général, puis sur les réflexions sociologiques qui permettent de les interpréter et nous avons eu le vendredi 11 févier une conférence de Mme Guillonnet du CIDFF

  1. La place des femmes dans la société

  1. La place des femmes sur le marché du travail

  • Evolution de la population active féminine

  • Depuis 1945, nombre d’actives x 3 ;

  • Presque autant d’actives que les hommes en 2010 rapprochement des comportements d’activité, par exemple les femmes cessent désormais peu de travailler pour élever leurs enfants

  • Les professions qualifiées se féminisent

Part en %




2009-2010

Cadres et professions intellectuelles supérieures

24.8

En 1982

39.6

Journalistes

22

En 1965

45

Médecins de moins de 40 ans




54



  • Explications

  • Un changement de mentalité reflété dans les lois du travail pour faire respecter l’égalité au travail

  • L’augmentation du salariat, notamment dans les services, surtout après les années 1970

  • L’élévation du niveau de formation : les femmes commencent à tirer profit de leur réussite scolaire. Les jeunes femmes ont un niveau de formation plus élevé que les garçons ; et cela favorise désormais leur accès à des emplois plus qualifiés.

  • La nouvelle norme initiée par les femmes des milieux favorisés qui dévalorise l’image de « la femme au foyer »

  • La maîtrise de la fécondité

  • La fragilité du couple fait aussi que beaucoup de femmes n’ont pas le choix : elles sont obligées de travailler !

  • Des évolutions à nuancer

  • Les femmes ont du mal à crever « le plafond de verre » : elles représentent 45% de la population salariée du secteur privé, mais 17% des dirigeants d’entreprise, 7% des équipes dirigeantes des 5000 premières entreprises françaises ( par leur chiffres d’affaires) et 3.5% des états-majors des entreprises du CAC 40 ; et parmi ces dernières, la moitié sont soit des représentantes des organisations syndicales, soit de la famille d’autres membres(masculins) des organes de direction.

  • Leur carrière sont pénalisées, dans les salaires (les salaires féminins sont inférieurs de 25% à ceux des hommes) et la retraite

  • Les métiers féminins sont très concentrés : elles sont plus de 80% des assistants maternels, des aides à domicile ou ménagères, des secrétaires, des secrétaires de direction, des aides-soignants, des infirmiers, des employés de maison, des employés de comptabilité, des coiffeurs et esthéticiens, des caissiers…

  • L’emploi féminin tend depuis les années 1990 à une polarisation : 60% des femmes sont ouvrières ou employées, une minorité accède aux emplois qualifiés, …et emploient les autres (services à la personne)…

  • Les femmes connaissent plus que les hommes des difficultés d’insertion, notamment du fait de leur choix de spécialité de formation : chômage, précarité, temps partiel (subi et choisi)

  • Il faut bien des lois successives alors que l’égalité des conditions de travail n’est pas là : manque d’empressement des employeurs ou réticences des femmes elles-mêmes  liée à leur double journée de travail ?

  • Le temps partiel : une fausse solution ( cf Annexe 3)



  1. Le partage du travail domestique

  • Partage des tâches ménagères (tâches d’entretien matériel des membres de la famille, du logement et de son équipement). La mécanisation et la socialisation partielle ( ex : recours aux cantines scolaires et professionnelles…)ont allégé le poids des tâches depuis les années 1950, et l’autoproduction alimentaire et vestimentaire ont presque disparu. Mais les femmes supportent encore l’essentiel de ces tâches

  • B.Zarca : tâches féminines= linge, nettoyage des sanitaires

Tâches masculines= entretien automobile, réparations, bricolage

Taches négociables= courses, vaisselle, ménage

Cette répartition repose sur des oppositions qui véhiculent une image conventionnelle des attributs et vertus sexués : travaux légers/ lourds, de force ; intérieurs/extérieurs ; reproduction, quotidien / production, créatif, irrégulier…

  • La division est moins forte lorsque le couple est plus qualifié

  • J.Cl.Kaufmann : même en partant de débuts égalitaires, le couple tend à un partage inégalitaire, en vertu de « l’inégale disponibilité », et des inégalités de « compétences » héritées de leur histoire réciproque

  • La prise en charge des enfants (soins, garde, surveillance, devoirs, jeux…). Les pères, en moyenne 20 mn/ jour, les mères actives 1h et inactives 2h. Les inégalités sont surtout fortes pour les enfants en bas âge ou malades, l’aide aux devoirs et la rencontre des enseignants)

  • L e pouvoir au sein du couple : certes la direction est plus « collégiale » mais l’intendance et la production est affaire des femmes alors que les hommes délèguent le quotidien, prennent les grandes décisions et surtout celles concernant leur propre activité professionnelle alors qu’ils partagent avec les femmes les décisions sur leu activité. L’entrée dans la salariat, un bon diplôme t un poste élevé rééquilibre le pouvoir en faveur femmes. C’est le contraire en présence d’enfants. Aussi les femmes ont-elles tendance à retarder leur entrée en couple et en maternité pour protéger leur vie professionnelle.

Les acteurs du couple contemporain sont traversés par la contradiction entre leurs exigences d’égalité qui plaide en faveur de l’abolition de la division du travail domestique, et leur identité personnelle reposant en partie sur cette division sexuelle des tâches domestiques.

Elle est le nœud de toutes les inégalités hommes-femmes

  1. Quelques exemples de parcours particuliers (voir le questionnaire en annexe 2)


    Au cours d'entretiens réalisés par les élèves, il a été possible d’illustrer, de compléter mais aussi partiellement d'infirmer les points exposés précédemment.
    Ainsi, la plupart des femmes interrogées à propos des responsabilités qu'elles exercent dans le domaine soit politique au sein de la cité, soit économique et social, ne partagent pas forcément une approche similaire en matière de parité. Mme G. , par exemple, conseillère municipale , adjointe en charge de l'urbanisme dans une commune des Hauts-de-Seine est favorable à une politique volontariste (quotas imposés , assortis de pénalités en cas de non-respect des obligations créées), même si elle ne se fait guère d'illusions quant aux résultats de la seule réglementation. Elle est rejointe en cela par Mme F; , proviseure d'un Lycée ,laquelle est également sceptique vis à vis d'une voie essentiellement législative. Cette dernière reconnaît aussi que les difficultés sont moindres dans la fonction publique , les éléments de carrière - initialement fondés sur la transparence supposée des concours de recrutement -obéissant à des critères plus objectifs , mieux définis , moins concurrentiels.
   Au-delà de ces remarques, des cadres du privé admettent qu'une pression multiforme a pu s'exercer sur elles de façon plus insidieuse. La mobilité géographique souvent requise lors de promotions les a ainsi conduites à renoncer d'elles-mêmes à une opportunité, ou à en différer la réalisation, dans l'attente d'une plus grande autonomie de leurs jeunes enfants. De même , Mme L , directrice des achats d'un groupe textile dont dépendent 6000 emplois est sensible à l'image et aux représentations auxquelles un cadre dirigeant est censé s'identifier : les hommes sont a priori considérés comme plus conformes à un modèle de disponibilité , d'autorité et de dévouement à l'entreprise , comme si le port du costume et de la cravate avait valeur de démonstration. De plus, elle ajoute que,
"contraintes biologiques aidant" elle a eu l'impression  que les congés de maternité "accordés" étaient considéré "plus comme des faveurs avant d'être des droits."
   Enfin, les personnes concernées sont conscientes du fait que la relative égalité  qu'elles ont professionnellement acquise dépendait des domaines plus ou moins porteurs dans lesquels elles exercent : c'est le cas de la fonction publique, mais aussi de secteurs comme ceux du droit, de la médecine ou encore de la communication. En dépit des avancées dont elles ont pu bénéficier, elles souscriraient doute à ce propos d'E Zolésio , sociologue , rapporté dans le supplément Economie du Monde du 08/03/2011 : "Une femme doit toujours travailler plus , car elle est soupçonnée de vouloir en faire moins." !


  1. L’analyse sociologique



  1. Qu’est-ce que le féminisme ?



  • Des définitions

Le féminisme est un mouvement de lutte contre les inégalités, les injustices et les discriminations faites aux femmes. En France les luttes ont notamment portées sur la maîtrise de leurs corps par les femmes et donc de leur maternité (droit à la contraception- loi Neuwirth 1967 ; libéralisation de l’avortement –loi Veil 1975). Les revendications ont aussi concerné l’émancipation par rapport au mari, ainsi que les questions liées au travail et à la vie privée (indépendance financière)

Inégalités : différences qui entraine un avantage/ un désavantage

Sexisme : attribuer des caractéristiques culturelles (supposées naturelles) en fonction du sexe…le plus souvent à l’encontre des femmes

Injustices : inégalités considérées en fonction d’un principe de justice

Discrimination : ne pas pouvoir faire, ou être traité différemment sans que cela soit justifié ; c’est une définition légale car les discriminations sont punies par la loi (18 cas recensés dans le couple, l’éducation, l’accès aux biens et services, au logement…)

  • Les conséquences des revendications sur les évolutions sociales et politiques

  • Une modification de la législation : travail, contraception, avortement…

  • Une augmentation du nombre de femmes exerçant des fonctions importantes

  • La maîtrise de la fécondité et du calendrier des naissances

  • Du MLF au post-féminisme : si les luttes des femmes contre les discriminations qu’elles subissent continuent, elles cherchent parfois à affirmer une identité de genre plus marquée (la République est formée d’hommes et de femmes) contrairement à l’universalisme des premiers mouvements

  • Des exemples de mouvements féministes aujourd’hui :

  • Ni Putes Ni Soumises fondé en 2003 par Fadela Amara

  • Osez le féminisme (OLF) créé en 2009 par Caroline de Haas



  1. Le rôle de la socialisation :

Socialisation : processus d’apprentissage des normes et des valeurs d’un groupe social. Les parents éduquent et regardent leurs enfants différemment.

Les jouets offerts aux garçons et aux filles continuent à être très différenciés. Ils renvoient les garçons à des valeurs de mobilité, de manipulation, de créativité se référant à l’idée de métier ; alors que les filles sont plutôt associées à la sphère privée et domestique par la référence à la séduction, à la maternité, aux tâches domestiques

Les activités de loisirs des filles sont plus artistiques ou axées sur des sports esthétiques (la danse) ; celles des garçons plus collectives, plus actives voire brutales. A l’inverse, on se moquera d’un « garçon manqué » (valorisation du masculin) ou d’un sport « de pédé »(dévalorisation du féminin)

En famille les filles ont moins de marge de liberté, plus protégées que les garçons dont on encourage l’initiative

Les manuels scolaires continuent dans bien des cas à la diffusion de stéréotypes qui conduisent les filles à des orientations vers des métiers « féminins » et a moins d’ambition qu les garçons (alors qu’elles réussissent mieux scolairement !

  1. Comment interpréter la difficulté des femmes à percer le plafond de verre ( on voit qu’on peut monter…mais on n’y arrive pas)?

En matière de recrutement, le mimétisme et la prédominance des réseaux de cooptation essentiellement masculins reconduisent les disparités déjà présentes au sein d’un métier ou d’une fonction. Polytechnique par exemple ne s’est ouverte aux femmes qu’en 1970, HEC en 1973, donc les hommes sont prédominants. De plus les entreprises pratiquent la détection de « hauts potentiels » selon des parcours type privilégiant de fait des hommes : le diplôme, l’expérience minimum ( qui amène vers 30-35 ans…l’âge de la maternité), la disponibilité, la mobilité…Il parait impensable qu’une femme cadre soit à temps partiel

  1. Comment la faire évoluer ? aux niveaux local, national…

  1. Que font les autres pays européens ?

Selon les chiffres publiés par Eurostat le 7 décembre 2010, au cours de la dernière décennie, le taux d'inactivité des femmes âgées entre 15 et 64 ans dans l'Union européenne a diminué régulièrement, passant de 39,9 % en 2000 à 35,7 % en 2009, ce qui signifie que 5 millions de femmes sont entrées sur le marché du travail. Parmi les États membres, les taux d'inactivité les plus faibles chez les femmes âgées entre 25 et 54 ans se situaient en Slovénie (12,1 %), en Suède (12,9 %), et au Danemark (13 %) et les plus élevés à Malte (51,1 %), en Italie (35,5 %), en Roumanie (29,4 %) et en Grèce (29 %).
Près d'une femme sur cinq, âgées entre 25 et 54 ans, se situe en dehors du marché du travail. La moitié pour raisons familiales.
l'enquête Eurostat sur le site de ac-versailles)

Les écarts de taux d’emploi des femmes sont liés à l’histoire sociale de chaque pays, aux valeurs qui les sous-tendent, aux mouvements sociaux qui les portent…

On distingue un modèle nordique qui couvre la Suède, le Danemark et la Finlande. L’accès aux droits sociaux se fait sur une base individuelle : il n’est pas conditionné au mariage mais à l’emploi. La protection sociale très importante est financée par l’impôt. Les taux d’activité des femmes sont très élevés. Elles travaillent plutôt dans le secteur public et la durée des temps partiels est supérieure à la moyenne européenne avec des services de garde d’enfants très développés.

Un groupe continental formé de l’Allemagne, de l’Autriche et des Pays Bas. Les régimes de protection sociale y sont fondés sur le travail et financés par les cotisations sociales. Les membres de la famille sont des ayants droit du chef de famille. Le système reconnaît avant tout le travailleur et sa famille. L’activité des femmes a progressé mais elle n’est pas encouragée en tant que telle. Il y a peu d’équipements collectifs pour la petite enfance.

Au Royaume Uni et en Irlande, la protection sociale relève du modèle libéral. L’Etat n’intervient qu’en dernier ressort par des prestations aux plus démunis, sous conditions de ressources. Les politiques publiques de garde d’enfants sont très limitées, la satisfaction des besoins passe donc par le marché. Les temps partiels sont très courts mais les taux d’activité des femmes très élevés.

Le groupe méridional comporte l’Italie, l’Espagne, le Portugal et la Grèce. Dans ces pays les solidarités restent fondées essentiellement sur la famille et les prestations sociales sont faibles. La famille au sens large assure souvent la garde des enfants (et des personnes âgées). Les taux d’activité des femmes sont faibles et les écarts de salaires importants.

La France occupe une position médiane entre ces modèles. Elle a en commun avec le groupe continental, en particulier l’Allemagne, l’existence de régimes de protection sociale fondés sur le travail et financés par des cotisations sociales. Les membres de la famille sont des ayants droit du chef de famille. En revanche, elle s’en distingue par l’importance du système d’assistance et de solidarités collectives. Les femmes françaises tout en étant très actives détiennent en Europe un recours de fécondité : 2.1 enfants par femme en 2010.

La nature du système de protection sociale est donc assez déterminante de la facilité avec laquelle les femmes peuvent ou non avoir des enfants tout en gagnant leur indépendance financière en occupant un emploi. Le vieillissement et les futurs problèmes de gestion de la dépendance sont aussi des problématiques qui risquent dans l’avenir de peser sur les choix des femmes des générations intermédiaires…



  1. Booster l’ambition des filles lors des processus d’orientation

http://www.ac-versailles.fr/public/up load/docs/application/pdf/2009-01/fg_acad_06.pdf

Les données du site de l’Académie de Versailles montrent que l’orientation à tous les niveaux continue à être différente selon les sexes. On trouve moins de filles dans les filières scientifiques et technologiques quel que soit le niveau y compris post bac et en CPGE où les filles privilégient la voie Lettres et les garçons la voie MPSI, où en IUT où les filles préfèrent le secteur tertiaire te les garçons le secteur industriel.

Dans la mesure où « on demande toujours plus aux filles » il faut qu’elles aient des choix d’orientation plus exigeants et surtout prennent confiance en elles car elles peuvent plus que les garçons jouer la carte de l’école où elles sont plus diplômées.





http://www.ac-versailles.fr/public/upload/docs/application/pdf/2009-01/stereotypes.pdf





  1. Revoir l’organisation du travail dans les entreprises

Dominique Méda nous dit que le poids des normes et la représentation traditionnelle des rôles restent tels qu’il est difficile, pour les hommes qui l souhaitent, de faire valoir, au travail, leur volonté de consacrer plus de temps à leurs enfants, et difficile pour les femmes d’organiser le partage effectif de ces responsabilités. Le changement en profondeur des comportements ne peut venir que d’une évolution de l’organisation du travail dans les entreprises.

Et notamment :

  • Pas de réunion le soir après 18h ou le matin avant 9h quel que soit le sexe 

  • Fin des journées à rallonge pour les cadres qui peuvent tout aussi bien emporter des dossiers chez eux et faire du télétravail

  • Création de crèches d’entreprises et proposition de services en tout genre

  1. Développer des stratégies nouvelles comme celles des clubs ou des quotas

  • Des clubs : Depuis 2007, le programme BWP( Boardwomen Partners) permet à des grands patrons de parrainer des femmes dirigeantes : le but est de féminiser les conseils d’administration. Depuis quelques années, les femmes aussi créent des clubs, cercles t autres associations, l’l’AFFDU est un exemple de ce type d’associations. Les hommes ont depuis longtemps créé des lieux d’influence pour se coopter, partager des carnets d’adresses. Les femmes « à haut potentiel » s’y mettent aussi car elles pensent qu’appartenir spécifiquement à un réseau de femmes permet de mieux trouver des réponses spécifiques à des problématiques de carrière qui leur sont propres. Le plus grand réseau de femmes dirigeantes en France est HEC au féminin. Il y a aussi un réseau Women’s Network chez General Electric ou un réseau de « mentoring » à l’antenne française du Women Corporate Directors. On peut citer aussi EVE de Danone ou le Women’s forum de Deauville.

Il faut aussi que ces clubs de femmes se préoccupent du sort des femmes plus modestement qualifiées, notamment quand elles les cotoient dans les entreprises.

  • Imposer des quotas  La Norvège a été la première à imposer des quotas de femmes dans les conseils d’administration des grandes entreprises en 2003 et a été suivie en 2007 par l’Espagne et en 2008 le Parlement européen a soutenu ces initiatives par une résolution. Mme Parisot, présidente du Medef est absolument pour, et Christine Lagarde d’accord pour une durée déterminée car les études tendent à prouver que les entreprises gagnent en performance lorsqu’elles accueillent des femmes dans leurs conseils ou dans leurs comités exécutifs. Anne Lauvergeon, présidente du directoire d’Areva y est plutôt hostile car elle trouve la méthode humiliante, tout en s’appliquant quand même un quota de 20% de femmes dans les comités de direction du groupe et en recrutant de plus en plus de femmes ingénieurs par exemple( 35% alors que les écoles d’ingénieurs ne forment que 17% de femmes).

  1. Combattre les stéréotypes également dans les médias

Stéréotypes : croyances selon laquelle les membres d’un groupe présente en général des caractéristiques ; certaines catégorisations sont négatives, dégradantes…La téléréalité, la publicité, les médias véhiculent beaucoup de stéréotypes. Les femmes y sont des objets (présentoir) des ménagères, des mères. Si le corps des femmes a pendant des siècles été contrôlé, contraint, interdit, maintenant ce n’est plus la loi, mais les normes sociales, beaucoup plus inconscientes, qui imposent les lois esthétiques de minceur, de perfection, du culte de la jeunesse. Avec pour conséquences les risques de complexes, de pathologies (boulimie, anorexie), de démarche chirurgicales…Dans les médias, les femmes sont citées pour faire parler l’émotion alors que les hommes sont là pour exprimer leurs fonctions…Les femmes politiques sont appelées par leur prénom, et leur apparence est toujours commentée…

SOURCES

  • Encyclopédie Universalis (Féminisme : du MLF à la parité ; Les Inégalités hommes-femmes)

  • Site Apprendre avec l’INSEE

  • Site de l’Académie de Versailles

  • INSEE PREMIERE n° 1226 mars 2009, Regard sur la parité

  • INSEE PREMIERE n° 1284 février 2010, Femmes et hommes en début de carrière

  • Observatoire de la parité

  • La Révolution inaboutie ( Le Monde, 7-8 mars 2010)

  • SCIENCES HUMAINES , n° 214 avril 2010, L’ère du post-féminisme

  • SCIENCES HUMAINES, n° 164 octobre 2005, Le travail des femmes

  • Les Echos, 25 janvier 2011,

  • Le Monde, 13 janvier 2011, 8 mars 2011

  • Le Monde, 31 janvier 2006, Comment percer le « plafond de verre » ?

  • Le Monde Magazine 5 mars 2011

  • Alternatives économiques hors série n°86 2007

  • Alternatives économiques hors série n°64 2005



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