1 Feuille de route pour cadres dirigeants qui veulent rendre heureux leurs agents





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Typologie des risques


Concrètement, les agents sont confrontés à plusieurs « contraintes », selon la terminologie du CIG. Les premières, organisationnelles, visent notamment les horaires atypiques d’emploi des agents liés aux vacations de nuit mais également aux amplitudes de travail importantes. Les risques psychosociaux sont un deuxième type de contraintes et concernent en particulier le stress, les violences verbales, insultes, et agressions que peuvent subir les policiers municipaux et les ASVP lors de leurs missions et interventions.
Troisième catégorie : le risque routier qui est  « fortement identifié », et qui est majoré en particulier lors d’opérations de contrôle effectuées la nuit. « D’où l’importance de sensibiliser les agents et de les former à une conduite adaptée aux situations d’urgence », a précisé Arnaud Veillard, ingénieur au service ergonomie et ingénierie de la prévention des risques professionnels du CIG.

Des risques physiques sérieux


Parmi les risques professionnels, ceux « physiques » mettent en jeu spécifiquement la santé des agents. Il s’agit de contraintes liées aux postures liées au travail effectué debout, en position statique, ou assis en véhicule. « Elles ne sont pas anodines en termes de conséquences au niveau des articulations et de la circulation veineuse en particulier sur des phases prolongées de patrouilles en véhicule. On retrouve aussi de véritables pathologies par compression du ceinturon et ce qui s’y attache et du gilet pare-balle », a indiqué Emmanuelle Bourin.

Un autre risque est celui lié à l’effort à fournir par les agents, qu’il s’agisse « soit d’efforts endurants soit aigus » nécessaires dans leurs activités quotidiennes. « C’est assez classique de se retrouver à parcourir de 10 à une douzaine de kilomètres par jour », relève-t-elle. Le poids tenue-équipement combiné, de près de 10 kilos n’est en outre pas sans conséquences sur la santé. L’exposition au bruit sur la voie publique et lors des séances de formation et d’entrainement à l’armement est également pointée comme réelle et ne doit pas plus être négligée.
Une contrainte visuelle extrêmement forte a aussi été pointée au sujet des opérateurs de vidéo protection qui devraient bénéficier de sièges confortables pour prévenir les éventuels troubles musculo-squelettiques. « Il faut avoir une attention très appuyée sur les distances entre les postes de travail et les écrans, sur le nombre d’écrans visibles et de mini- écrans qui jouent sur l’effort de l’agent », a précisé Emmanuelle Bourin.
Les agents sont aussi confrontés à d’autres circonstances plus exceptionnelles mais qui doivent néanmoins être prises en considération. Il s’agit d’une part, de l’exposition aux « agents chimiques » notamment lors de l’usage de gaz lacrymogène, et d’autre part, aux « agents biologiques et infectieux » qui peuvent être consécutifs aux contacts avec les usagers à l’occasion d’opérations de secours ou suite aux vérifications de dépôts sauvages de déchets sur la voie publique, nécessitant alors un équipement en gants résistant aux piqures, coupures, et perforations.

Surveillance médicale et accompagnement psychologique


La rencontre a été l’occasion de présenter les modalités du suivi médical des policiers municipaux, qui n’est pas codifié, et de rappeler les rôles respectifs de la médecine agréée et de la médecine préventive assurée par le centre de gestion. Selon le CIG, le policier municipal est un poste de « sécurité » qui nécessite une surveillance médicale particulière. « La médecine agréée rend un avis d’aptitude à la voie publique en termes de fonctions, et à l’armement. La médecine préventive rend un avis de compatibilité d’un poste de travail avec l’état de santé de l’agent. Elles sont complémentaires. L’articulation entre les deux se retrouve à tous les stades de la carrière de l’agent », a expliqué Emmanuelle Bourin.
C’est dans ce cadre de suivi médical que le CIG conseille la mise en œuvre de dispositifs d’accompagnement psychologique collectif et individuel, concernant des situations ordinaires sur la base d’analyse des pratiques, ou encore suite à des situations d’urgence sur la base de « débriefing à la suite d’évènements choquants potentiellement traumatisants ».

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Education

7 - Réforme des rythmes scolaires : faute d’évaluations sérieuses, le gouvernement navigue à vue


Publié le 20/06/2017

Par Michèle Foin

dans : La Gazette
Le débat sur les rythmes scolaires a repris de plus belle, sans aucune évaluation pour étayer les propositions du gouvernement.
Le projet de décret du ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, qui prévoit la possibilité de revenir à la semaine de quatre jours ainsi que le décompte en demi-journées, a été rejeté le 8 juin par le Conseil supérieur de l’éducation. Coïncidence opportune, la veille, une synthèse du groupe de travail du Sénat consacré à la réforme des rythmes scolaires était dévoilée.
On peut y lire que « ne pas avoir prévu les modalités de son évaluation constitue l’une des erreurs de la réforme de 2013 ». Les mots du groupe de travail ne sont pas assez durs pour juger de la légèreté avec laquelle le gouvernement précédent a piloté la réforme des rythmes scolaires, selon « des injonctions répétées et contradictoires ».

Pas de groupes témoins constitués avant la réforme


« Il aurait fallu se donner le temps de l’évaluation », regrette Claire Leconte, chercheuse, spécialiste des rythmes de l’enfant depuis plus de trente ans. Or, une évaluation scientifique digne de ce nom requiert la constitution de groupes témoins avant la mise en place de la réforme. « Comme toutes les communes sont passées aux nouveaux rythmes, nous n’avons plus le niveau de base », ajoute-t-elle. Les analyses qui seront faites ne peuvent donc l’être qu’à un niveau très subjectif. « Chacun y va de son propre sentiment », regrette la chercheuse.
Pourtant, si la méthode était mauvaise, en 2013, les intentions de départ étaient louables: « Retrouver des rythmes scolaires mieux adaptés à l’objectif de réussite de tous », expliquait le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.
Car, en imposant la semaine de quatre jours dans son décret du 15 mai 2008, le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, avait la science contre lui. En 2001, déjà, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dans un rapport intitulé « Rythmes de l’enfant-De l’horloge biologique aux rythmes scolaires », concluait que si « la taille réduite des études » associées à de « grandes variabilités interindividuelles » donnait parfois des résultats contradictoires, aucun résultat, en revanche, ne plaidait « en faveur d’une telle organisation du temps scolaire ».
En 2002, l’inspection générale de l’éducation nationale qui évaluait dans un rapport les effets de la semaine de quatre jours conseillait, elle aussi, d’en stopper le développement « en l’absence d’études fiables sur les effets de cette organisation du temps scolaire sur les résultats et les comportements des élèves ».

Des rapports sans effet sur les décisions politiques


En 2010, l’Académie de médecine recommandait à son tour d’éviter la semaine de quatre jours, insistant sur son rôle néfaste « sur la vigilance et les performances des enfants ». Elle conseillait plutôt « d’aménager la semaine sur quatre jours et demi ou cinq jours » et « d’alléger le temps de présence quotidien de l’élève à l’école en fonction de son âge ».
En janvier 2011, le rapport de synthèse de la conférence nationale sur les rythmes scolaires remis à Luc Chatel arrivait aux mêmes conclusions: « La semaine de quatre jours à l’école primaire est inadaptée » et génère « fatigue des élèves et resserrement des enseignements ».
La plupart des travaux de recherche portent sur l’incidence des rythmes scolaires sur la vigilance des enfants durant la journée, à l’échelle d’une école ou d’une ville. Toutefois, aucune évaluation n’a encore été lancée pour mesurer leurs conséquences sur les résultats scolaires. « C’est très difficile à mesurer, sauf à suivre la même cohorte pendant plusieurs années », convient Claire Leconte.
Les rapports ont beau se succéder, cela ne semble avoir aucun effet sur les décisions politiques. Au grand désespoir des chercheurs et chronobiologistes.
« J’ai du mal à comprendre cet acharnement! On repart avec des demi-journées et des matinées de trois heures trente! » s’offusque Claire Leconte. Même les sénateurs sont montés au créneau, réclamant de fonder toute nouvelle réforme sur l’expérimentation et l’évaluation, et de compenser l’éventuel retour à la semaine de quatre jours par la réduction de la durée de la journée scolaire et des vacances d’été.
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Décentralisation

8 - Grandes régions un an après : les échelons infrarégionaux prennent de l’étoffe


Publié le 20/06/2017

Par Frédéric Ville Pablo Aiquel

dans : La Gazette
L’échelon régional est appelé, à la façon d’un chef d’orchestre, à coordonner l’action des nouvelles intercommunalités. Plusieurs régions sont dans une logique constructives pour coconstruire les dispositions prévues par la Loi Notre. Et dépassent même parfois ce cadre comme en Occitanie.

Départements, métropoles, communautés d’agglomération ou de communes, mais aussi pays, pôles d’équilibre territoriaux et ruraux (PETR), parcs naturels régionaux (PNR) et autres pôles métropolitains : si chaque entité était un instrument de musique, ce serait un orchestre symphonique que les nouvelles régions seraient appelées à tenter de faire jouer.

Travailler de concert


Le risque de cacophonie est donc grand. Les nouvelles régions dialoguent avec les autres échelons, notamment pour coconstruire, dans le cadre de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, dite loi « Notre », les schémas régionaux de développement économique d’innovation et d’internationalisation (SRDEII) – adoptés en décembre 2016 – et enfin les schémas régionaux d’aménagement du territoire (Sraddet), à rédiger d’ici à fin 2018.

Le gouvernement a instauré un lieu de concertation, notamment pour la clarification des compétences, en créant des conférences territoriales de l’action publique (CTAP). Mais, la plupart des régions trouvent la case un peu rigide et multiplient les espaces de dialogue. L’Occitanie a même créé une instance ad hoc, l’« assemblée des territoires ».

Faire travailler ensemble des acteurs qui se connaissent mal


En Normandie, un « G4 » réunit régulièrement le président de la région avec ceux de la métropole de Rouen (110 600 hab.) et des communautés urbaines du Havre (172 800 hab.) et de Caen (106 500 hab.) « Par le passé, ces villes avaient peu travaillé ensemble.

La création de la région a fait se rencontrer ces trois pôles, qui sont le cœur du réacteur de la Normandie », explique Sonia de la Provôté, adjointe au maire de Caen et présidente du pôle Caen Normandie métropole, qui joue un rôle de « porte-parole du réseau de villes moyennes qui font aussi la puissance de la Normandie ».

La région Bourgogne-Franche-Comté, en parallèle de la CTAP, a mis en place des groupes de travail avec les départements – notamment pour les transports et le numérique – et est « en train de construire une conférence métropolitaine avec les agglomérations », souligne sa DGS, Valérie Châtel.

« Le Grand dessein » nordiste


Dans les Hauts-de-France, l’ambition de concertation et de coproduction du Sraddet se reflète dans son nom de code : « le Grand Dessein ». « L’idée, c’est que tous les acteurs soient associés et consultés, y compris sur la traduction normative, car le Sraddet sera prescriptif, et même s’il ne s’agit pas d’un schéma de cohérence territoriale [Scot], il est important qu’on le fasse avec ceux qui devront l’appliquer », explique Valérie Létard.

Un dialogue infrarégional ambitieux, organisé sur neuf territoires (« espaces de dialogues ») correspondant à des bassins socioéconomiques mais aussi à des outils comme les pôles métropolitains, qui doivent permettre de mettre en place des fonds territoriaux pour financer des projets locaux. Reste à savoir si ces bonnes intentions résisteront dans le temps et aux alternances.
Focus

Le forum occitan


Les nouvelles régions craignaient-elles d’apparaître comme autant de géants, trop éloignés du terrain ? Qu’à cela ne tienne, la région Occitanie a instauré l’« assemblée des territoires », composée de 158 membres, soit autant que de conseillers régionaux, issus des EPCI, PNR ou PETR.
« La CTAP fait la part belle aux agglomérations et laisse peu de place aux zones rurales. Notre diversité territoriale ne s’y retrouve pas représentée. L’assemblée qui a été créée est un outil beaucoup plus souple », explique la vice-présidente, Sylvia Pinel. Après une première réunion d’installation à Albi (49 500 hab., Tarn) en novembre, la deuxième session s’est tenue à Frontignan (22 900 hab., Hérault), le 31 mars.
Cette instance consultative, sorte de miroir des élus locaux, a pour but de favoriser l’écoute et le dialogue. « Les premiers travaux ont déjà permis de nourrir un appel à manifestation d’intérêt, lancé par la région fin 2016, pour encourager le développement des tiers-lieux », a déclaré, en clôture de la session, la présidente PS) de la région, Carole Delga.
Lors de la deuxième rencontre, la région a souhaité se pencher sur certains sujets – la politique des bourgs-centres, le tourisme expérientiel, les circuits de proximité en restauration collective et les usages numériques et collaboratifs -, tandis que les élus locaux abordaient des dossiers thématiques tels que le développement durable, le tourisme et les mobilités.

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