Manuel magnard : Doc 3 p. 16 : Déclaration de De Gaulle le 15 mai 1958 suite au «Putsch d’Alger»





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Thème 1 : Histoire et Education civique

La France contemporaine
Chapitre 1 : La Ve République : un régime politique inscrit dans la durée.

(Baccalauréat : question obligatoire : 3 questions)
Problématique :

Comment s'inscrit la Ve République dans la tradition républicaine ? Quelle est sa spécificité ?

I – Comment naît et s’affirme la Ve République ? 1958 - 1969

A- Dans quel contexte naît-elle ?

1- L’instabilité de la IVe République : 1946-1958 

Manuel MAGNARD : Doc 2 p. 16 : Instabilité des gouvernements de 1956 à 1958

De Gaulle en 1945 est le symbole de la libération après la 2ème Guerre Mondiale. Mais en 1946, il démissionne de son poste de chef du gouvernement (RPF). Il était président du Conseil (=1er ministre). Il est contre l’alliance tripartite des partis, appelée : « Loi des apparentements » : des partis peuvent s’unir et avoir tous les sièges (communistes 25%) : mais c’est un handicap pour le chef du gouvernement qui n’a pas forcément de majorité. Il est remplacé par Antoine PINAY (MRP : centre) et René COTY devient président de la République après 13 tours de scrutin.

Cette "Loi des apparentements" est un échec puisqu’entre 1947 et 1958 : 22 gouvernements se succèdent.

2- Volonté d’indépendance de certaines colonies françaises

Manuel MAGNARD : Doc 3 p. 16 : Déclaration de De Gaulle le 15 mai 1958 suite au « Putsch d’Alger »
1946-1954 : guerre d'Indochine : défaite des troupes françaises

1er nov 1954 : début de l’insurrection en Algérie

Mai 1958 : "Putsch" d'Alger : Général Massu : pour enrayer le soulèvement de la population et du FLN en Algérie, le général prend la tête de l’insurrection et fonde un comité de salut public (cf. Robespierre pendant la Révolution française) dont il devient le président. Il demande au président de la République (René Coty) de reconnaître ce comité.

Suite à ces évènements, le 15 mai 1958, De Gaulle se déclare prêt à assumer le pouvoir.

3- Arrivée de la Ve République en 1958

Pierre Pflimlin, président du Conseil rencontre secrètement de Gaulle en pleine nuit pour s'assurer de ses intentions. Il démissionne le 28 mai 1958. Le président de la République René Coty appelle alors Charles de Gaulle à la présidence du Conseil, et, fait exceptionnel pour l'homme réservé qu'il était, menace de démissionner si de Gaulle n'est pas investi par l'Assemblée nationale. L'Assemblée nationale suit l'avis du président de la République, et investit effectivement le 1er juin, le Gouvernement Charles de Gaulle par 329 voix contre 224 et 37 abstentions. (Députés contre : peur d’une dictature militaire)

1er juin 1958 : de Gaulle, pt du Conseil.

3 juin 1958 : il charge une équipe conduite par Michel Debré (futur Premier ministre) de préparer un projet de constitution. Elle est présentée officiellement le 4 septembre 1958 : Manuel MAGNARD : Doc 1 p. 16 

28 septembre 1958 : Constitution ratifiée par référendum (« oui » à 82%) : Manuel MAGNARD : Doc 4 p. 17 

4 octobre 1958 : La Constitution est promulguée

5 octobre 1958 : Début de la Ve République.

B- Quelles sont les institutions de la Ve République ?

Notions à connaître pour le baccalauréat :

  • Constitution : La Constitution est un ensemble de textes juridiques qui définit les différentes institutions composant l’État et qui organise leurs relations. Elle peut comporter également une charte des droits fondamentaux. Une Constitution écrite est généralement organisée en plusieurs parties appelées Titres, eux-mêmes divisés en articles et alinéas.

  • Défense : Manuel MAGNARD p. 23


La Constitution instaure :

1- La primauté du pouvoir exécutif

Le 21 décembre 1958 : De Gaulle devient président de la République. Il est élu au suffrage universel indirect par les « grands électeurs ». Il désigne Michel Debré comme premier Ministre.

En 1962, il réforme la Constitution par référendum et instaure l’élection présidentielle au suffrage universel direct. La première élection aura lieu en 1965.
Manuel MAGNARD : Doc 1 p.18 : Organigramme de la Ve République et Doc 3 p.18 : Extrait de la Constitution


Le Président de la République :

  • Chef de l’Etat, de l’exécutif, représente la nation

  • Chef des armées

  • Elu pour 7 ans, puis 5 ans (2000)

  • Art 16 : peut exercer seul tous les pouvoirs pendant 6 mois, en cas de circonstances graves

  • Art 8 : Nomme et met fin aux fonctions du Premier ministre

  • Préside le Conseil des ministres

  • Art 12 : Peut dissoudre l’Assemblée Nationale

  • Art 11 et 89 : Peut consulter directement le peuple par la pratique du référendum, sans passer par les représentants élus de la nation (Manuel MAGNARD : Doc 3 p.20)

Le gouvernement (= le Premier ministre et les ministres) :


Le Premier ministre propose les ministres au Président de la République

Le gouvernement détient un double rôle :

  • politique : élabore les lois à soumettre au Parlement, les décrets (pour attester l’existence d’une nouvelle loi). Démissionne si motion de censure (question de confiance) et est responsable devant le Parlement. Saisit le Conseil Constitutionnel (vérifie que les lois sont conformes à la Constitution).

  • administratif : chaque ministre à la tête d’un ministère 

2- Le pouvoir législatif

Le Parlement détient le pouvoir législatif :

  • Saisit le Conseil constitutionnel

  • Discute et vote les lois. En cas de désaccord, les députés l’emportent sur les sénateurs


Le Parlement est constitué de 2 assemblées :

- L'Assemblée Nationale : 577 députés élus au suffrage universel direct pour 5 ans (élections législatives)

Peut voter une motion de censure contre le gouvernement

- le Sénat : 321 sénateurs : élus par les grands électeurs des départements (députés, conseillers généraux, délégués conseils municipaux)

  • le président du Sénat assure les fonctions du Président de la République en cas de vacance du pouvoir

3- Le rôle des citoyens

Notion à connaître pour le baccalauréat :

  • Citoyen : Personne jouissant, dans l'État dont il relève, des droits civils et politiques, et notamment du droit de vote (par opposition aux étrangers).


En 1965, a lieu la première élection du président de la République au suffrage universel direct.

La Ve République réaffirme les principes de souveraineté nationale et de démocratie puisque les citoyens peuvent choisir le chef de l’Etat. L’âge de la majorité d’un citoyen est fixé à 21 ans.

Les citoyens élisent également :

  • Les députés (nationaux, européens ensuite)

  • Les représentants du canton, département, région

  • Les membres du conseil municipal

Ils doivent se prononcer lors des référendums.

En 1974, l’âge de la majorité est abaissé à 18 ans.
C-La pratique gaullienne : une « monarchie républicaine » ?

1- Les pouvoirs renforcés du président de la République

Manuel MAGNARD : Doc 3 p.22 : Un « domaine réservé » pour le président ?

Entre 1959 et 1962 : La nouvelle Constitution attribue au Président de la République des pouvoirs renforcés. Elle instaure un pouvoir exécutif fort : le pt de la République peut imposer ses décisions dans les domaines qu’il juge important (ce n’est plus un pouvoir honorifique cf. IIIe & IVe Rép) :

  • Article 16 « Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel. Il en informe la Nation par un message ». (ex : entre 1961-1962 pour la guerre d’Algérie)

  • Art 8 : Nomme et met fin aux fonctions du Premier ministre

  • Art 12 : Peut dissoudre l’Assemblée Nationale

  • Art 11 et 89 : Peut organiser des référendums pour consulter le peuple


2- Privilégier le contact direct avec le peuple

Manuel MAGNARD : Photo de la visite officielle de De Gaulle dans le Nord : p 10 et 11

De Gaulle privilégie le contact direct avec le peuple :

La république gaullienne est caractérisée par un dialogue permanent entre le président de la République et le peuple souverain, ce dernier étant la source d’où le chef de l’État tire son pouvoir. Il organise :

• des « bains de foule » lors de ses visites en France :

ex : Visite officielle du chef de l'Etat, dans le département du Nord, le 24 sept. 1959 : Le photographe met en avant le caractère convivial de cette visite. Le président cherche le soutien de la population pour cette République naissante. Il n'a pas été élu par la population et les jeunes gens partent pour le conflit en Algérie. Toutes les familles sont concernées. Ces visites lui permettent de reconquérir les Français.

• des conférences de presse à la radio et à la TV (pour tisser un lien direct avec ses concitoyens).

• des référendums

Tous ces évènements constituent des moments-clés de cette pratique, dans laquelle les députés, majoritairement gaullistes, n’ont que peu de champ d’action, et cela, d’autant plus que leur mandat est d’une durée inférieure à celle du mandat présidentiel.

II- Principales évolutions jusqu'à nos jours

A- Réviser la pratique gaullienne

1- Fin de la présidence de de Gaulle : 1962-1969

En 1962, De Gaulle organise un référendum pour l’élection du Président de la République au suffrage universel direct qui est approuvé par le peuple, mais lors de la première élection en 1965, il se retrouve en ballotage avec François Mitterrand.

Puis en 1968, la crise, qui surprend par son ampleur est révélatrice des profondes mutations intervenues au sein de la société française depuis la Seconde Guerre mondiale. La crise est globale mais se déroule en trois phases. La crise est d’abord étudiante, puis sociale et politique.
Brève chronologie de la crise de 1968.


  • Février. Manifestations des étudiants en Tchécoslovaquie, Italie, Royaume-Uni, Pays-Bas, RFA.

  • 13 février. 10 000 manifestants à Paris contre la guerre du Vietnam.

  • 22 mars. Occupation de la faculté de Nanterre par les étudiants. Les cours sont suspendus. Création du « mouvement du 22 mars ».


Du 2 au 12 mai, l’agitation étudiante : conteste la société et sa culture. Il s’agit de « changer la vie » mais les idéaux et les références sont très divers. C’est aussi une crise générationnelle.

  • 2 mai. La faculté de Nanterre est fermée à la demande du doyen.

  • 3 mai. Les étudiants de Nanterre et de Paris se réunissent dans cour de la Sorbonne pour protester contre la fermeture de Nanterre. La Sorbonne est évacuée par la police et fermée.

  • 10 au 11 mai. « Nuit des barricades » à Paris : 5 heures de violence, 367 blessés, 188 véhicules incendiés ou endommagés, des rues dépavées.


Du 13 au 27 mai, la crise sociale : avec 7 à 10 millions de grévistes, la contestation porte sur les salaires, mais aussi sur les conditions de travail et la hiérarchie. La base refuse les accords de Grenelle et dans cette phase de la crise de mai, se confirment les fractures du fordisme.

  • 13 mai. Grève générale et défilé unitaire des étudiants et des syndicats contre les violences policières. 500 000 manifestants à Paris. Des manifestations en province. La Sorbonne est réoccupée.

  • 14 mai. Les travailleurs de Sud-Aviation à Bouguenais près de Nantes se mettent en grève, occupent l’usine et retiennent le directeur 16 jours. De Gaulle part en voyage officiel en Roumanie jusqu’au 18 mai. Dépôt d’une motion de censure à l’Assemblée nationale par le PCF et la FGDS.

  • Du 15 au 20 mai. Nombreuses grèves à travers toute la France. La France est paralysée.

  • 25 mai. Début des négociations rue de Grenelle au ministère du travail avec les partenaires sociaux


Du 28 mai au 6 juillet, la crise politique : le pouvoir en place semble vaciller, mais l’opposition demeure en fait divisée.

  • 28 mai. François Mitterrand propose la formation d’un gouvernement provisoire de 10 membres présidé par Pierre Mendès France ou lui-même. Il annonce sa candidature à une éventuelle élection présidentielle. Le PCF demande la formation d’un « gouvernement populaire » avec des ministres communistes.

  • 29 mai. De Gaulle fuit à Baden-Baden (RFA)

  • 30 mai. 16 heures 30. Allocutions radiodiffusée du général de Gaulle de retour à Paris. Il dissout l’Assemblée Nationale. Manifestation gaulliste de soutien au Président sur les Champs Elysées : plus de 500 000 personnes. Le lendemain dans les villes de province.

  • Au cours du mois de juin. Reprise générale du travail dans la fonction publique et les usines automobiles.


Le 27 avril 1969. Référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat. Le « non » est majoritaire (53,17 % des suffrages exprimés). Le 28 avril. Devant la majorité des non, De Gaulle, fidèle à sa conception d’un président de la République ne pouvant gouverner qu’avec l’appui de la nation, choisit de démissionner.

2- Georges Pompidou : juin 1969-avril 1974

Georges Pompidou est élu président de la République après la démission de De Gaulle. Il avait annoncé qu’il se porterait candidat à la présidentielle le moment venu. Il est soutenu par les gaullistes de l’UDR ainsi que par certains centristes comme les Républicains indépendants de Valéry Giscard d’Estaing. Le général de Gaulle se tait et ne lui apporte aucun soutien. Les principaux adversaires de Georges Pompidou sont le président du Sénat, Alain Poher qui a assuré l’intérim et qui est soutenu par la majorité des centristes. La gauche est divisée et n’a pas de candidat unique. Pompidou l’emporte finalement contre Alain Poher avec 58 % des voix et 31 % d’abstentions.

Son programme : "La continuité dans le changement"

Ancien Premier ministre du général de 1962 à 1968, Pompidou continue la politique de son prédécesseur en matière d’indépendance de la France, de croissance et de modernisation du pays. En revanche, il promet une politique plus sociale (pour les régions et pour les plus déshérités), ainsi qu’une ouverture politique plus large. Il s’allie aux centristes : il choisit Jacques Chaban-Delmas comme Premier ministre. Il assure également que les rapports entre l’exécutif et les assemblées seront moins tendus et les critiques plus aisées et développe une politique de concertation entre syndicats et patronat.

Il accepte l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché Commun.
Il ne termine pas son mandat, car il meurt en 1974.

B- Une vie politique bipolaire

1- Valéry Giscard d'Estaing : 1974-1981

Valéry Giscard d’Estaing veut donner l’impression d’un futur président moderne, décontracté. Le candidat se présente comme un père de famille moderne, proche des Français. Valéry Giscard d’Estaing veut aussi montrer que dans ses préoccupations essentielles, se trouve celle de répondre aux aspirations de la jeunesse. Dans la campagne pour les présidentielles de 1974, il met en avant sa propre jeunesse (il a alors 48 ans), face à ses rivaux. L’affiche le montre en compagnie de sa fille Jacinthe, âgée de 13 ans. Afin de montrer sa différence avec le candidat gaulliste, Jacques Chaban-Delmas, il promet le « changement » mais « sans le risque », et un gouvernement au centre. Au premier tour, le 5 mai 1974, le socialiste François Mitterrand arrive en tête avec 43,3 % des voix, puis Valéry Giscard d’Estaing, avec 32,9 % et en troisième position, ne pouvant donc se présenter au second tour, Jacques Chaban-Delmas, avec 14,6 % des voix. Le 19 mai, Valéry

Giscard d’Estaing est élu avec 50,8 % des suffrages exprimés.

Le gaulliste Jacques Chirac, âgé alors de 42 ans et qui a aidé Valéry Giscard d’Estaing, devient Premier ministre. Puis, il sera remplacé par Raymond Barre en 1976.

Sa politique est libérale :

  • Réformes politiques : majorité à 18 ans

  • Réformes sociales : Les mouvements féministes revendiquent la liberté et la gratuité pour la contraception et l’avortement (IVG : interruption volontaire de grossesse). La loi Veil (1975) accorde sous certaines conditions la liberté de recourir à l’IVG pour éviter les drames provoqués par les avortements clandestins. La loi est présentée par Simone Veil (née en 1927), alors ministre de la Santé.



Mais, il se retrouve confronté à une crise économique :

  • 1973 : 1er choc pétrolier : chômage en forte hausse 

  • 1979 : 2ème choc pétrolier : grands aménagements portuaires touchés + textile & sidérurgie 


Ces évènements entraînent le mécontentement des Français

2- François Mitterrand : 1981-1995

Manuel MAGNARD : Doc 1 p. 24 : Photo du débat télévisé de 1981 entre les 2 candidats à l’élection présidentielle. Face à face Droite/Gauche.

Notions à connaître pour le baccalauréat :

Culture politique : Manuel MAGNARD p. 25

Droite/Gauche : Manuel MAGNARD p. 25
François Mitterrand est élu avec 51,8% des voix face à Jacques Chirac. Il appartient au parti socialiste (PS). C’est le premier président de gauche de la Ve République. Il nomme Pierre Mauroy comme Premier ministre.

Son programme : "La lutte contre la crise"

Il met en place des réformes importantes :

  • Administratives : 1982-1983 : lois de décentralisation, dites Gaston Defferre

  • Economiques : Nationalisations de groupes industriels et bancaires

  • Sociales : 1982, Lois Auroux " : relatives aux libertés des travailleurs dans l’entreprise, au développement des institutions représentatives du personnel, à la négociation collective et au règlement des conflits collectifs du travail, au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail.

Instaure aussi : la semaine de travail de 39h, 5ème semaine de congés payés, retraite à 60 ans, création du RMI, l’impôt sur la fortune.

  • Judiciaires : Abolition de la peine de mort : L’affaire Roger Bontemps (condamnation à mort du complice d’un assassin) puis celle de Patrick Henry (coupable de l’enlèvement et du meurtre d’un enfant) permettent de relancer le débat sur la peine de mort. Robert Badinter, avocat de Patrick Henry, obtient la réclusion criminelle à perpétuité. Devenu Garde des sceaux dans le gouvernement de Pierre Mauroy, après l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, Robert Badinter propose l’abolition. La loi est votée le 30 septembre 1981.


Mais il n’obtient ni le recul du chômage, ni de la crise. Le déficit s’aggrave. Ceci entraîne le mécontentement des électeurs : montée du Front National

C- Alternances et cohabitations

L’alternance Droite/Gauche : est le changement de majorité après une élection présidentielle ou législative.

→ Exemple : 1974-1981 : Valéry Giscard d’Estaing : pt Rép (droite : UDF : Union des Démocrates Français) et 1981-1995 : François Mitterrand, pt Rép (gauche : PS : Parti Socialiste)
La cohabitation : situation dans laquelle le président de la République et le premier ministre sont de majorités opposées :

Manuel MAGNARD : Doc 4 p. 27 : Photo d’une France à deux têtes

Il s’agit de François Mitterrand, président de la République et de Jacques Chirac son Premier ministre. Les deux hommes se retrouvent côte à côte. Cette double présence montre l’ambiguïté de la cohabitation où le pouvoir exécutif est partagé, y compris dans ce qui jusque-là a été le domaine réservé du chef de l’État, les affaires étrangères.

Première cohabitation lors des élections législatives du 16 mars 1986 : la droite remporte la majorité relative des suffrages, mais aussi la majorité absolue en sièges. (Parti communiste : 35 sièges, Parti socialiste et radicaux de gauche : 215 sièges, UDF : 129 sièges, RPR : 145, Divers droite : 14, Front national : 35). François Mitterrand doit donc cohabiter avec Jacques Chirac jusqu’en 1988.

Choisir un Premier ministre dans la majorité qui a remporté les élections législatives, n’est pas une obligation pour le chef de l’État, mais en démocratie, c’est une reconnaissance de l’opinion des citoyens et un moyen d’éviter les crises politiques. Mais elle peut s’avérer néfaste.
Manuel MAGNARD : Doc 1 p. 26 : Les changements de majorité sous la Ve République

1- Sous François Mitterrand :

De 1986-1988 : 1ère cohabitation : Jacques Chirac : Premier ministre (droite : RPR : Rassemblement Pour la République)

En 1988, François Mitterrand réélu président de la République. Il choisit Michel Rocard comme Premier ministre, mais ses réformes financières pour réduire le déficit sont impopulaires. Il démissionne.

De 1991-1992 : Edith Cresson : 1ère femme Premier ministre, mais mêlée au scandale du sang contaminé et au financement illégal des partis.

De 1993-1995 : 2ème cohabitation : Edouard Balladur : Premier ministre (droite : RPR)

2- Sous Jacques Chirac : 1995-2007 

En 1995, Jacques Chirac est élu président de la République avec 52,6% des voix devant Lionel Jospin. Le Front National remporte 15% des suffrages. Alain Juppé est nommé Premier ministre. Il met en place une politique de rigueur qui vise à réduire la dette publique et le déficit de la sécurité sociale. Ces mesures déclenchent des grèves.
En juin 1997 : Le Président dissout l’Assemblée Nationale. Des élections législatives sont organisées, mais il perd sa majorité.

De 1997-2002 : nouvelle cohabitation : Lionel Jospin : Premier ministre (gauche : PS) : il réussit à faire baisser le chômage, met en place la semaine de travail de 35 h et lutte pour la parité homme-femme :

La loi du 6 juin 2000, vise « à favoriser l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et fonctions électives ». La loi s’applique aux scrutins de liste et aux élections législatives. En cas de non-respect de la loi, les partis perdent une partie de leur dotation. Lors des élections législatives de 2002, 38,5 % des candidates ont été des femmes mais celles-ci n’ont représenté que 12,3 % des élus

En 2000 : Jacques Chirac réforme la durée du mandat présidentiel : La réduction à cinq ans permet de faire coïncider les deux types d’élections (présidentielles et législatives) pour éviter les cohabitations (sauf en cas d’élections intermédiaires).
Il reconnaît officiellement la responsabilité de l’État français sous le régime de Vichy dans la déportation et le génocide des juifs. L’étape décisive est celle du discours de Jacques Chirac en 1995 : il commémore la rafle du Vel’ d’Hiv’, les 16 et 17 juillet 1942 où des milliers de juifs de la région parisienne ont été arrêtés par des policiers français, parqués au vélodrome d’Hiver, puis envoyés dans les camps d’extermination. En 1994, s’ouvre le procès de Paul Touvier, puis celui de Maurice Papon en 1997-1998. En 2000, Jacques Chirac transforme la journée nationale du 16 juillet en journée dédiée «à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et en hommage aux ‘‘Justes’’ de France ». Alors que depuis la 2ème Guerre Mondiale aucun homme d’Etat n’osait revenir officiellement sur les crimes du régime de Vichy.
En 2001, la hausse du chômage due à une conjoncture économique défavorable joue en défaveur du Premier ministre.
En 2002, Jacques Chirac est réélu président de la République : Un tournant durable ?

L’élection s’est déroulée dans des conditions particulières. Le 21 avril 2002, il ne reste que Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen, leader du Front National lors du second tour des élections présidentielles. Cet évènement fait l’effet d’un véritable « choc » au sein de l’électorat français. Finalement, les citoyens se mobilisent et Jacques Chirac est réélu à 82% face à Jean-Marie Le Pen.

Il nomme Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre.
En 2003, il réforme la Constitution
En 2005, des émeutes éclatent dans de nombreuses banlieues de grandes villes françaises : affrontements violents et voitures incendiées. A la suite de ces évènements, on commence à détruire les grands ensembles construits dans les années 1960-1970.
3- Nicolas Sarkozy : 2007-2012
En 2007, Nicolas Sarkozy est élu président de la République avec 53% des voix devant Ségolène Royal. Il nomme François Fillon comme Premier ministre. Le premier gouvernement instaure une alliance avec les partis de gauche. Plusieurs gouvernements se succèdent, mais la parité homme-femme au sein des ministres diminue.
Les grands évènements sont :

En 2007, Le Grenelle de l’environnement : lutte contre le réchauffement climatique, préservation de la biodiversité, préservation de l’environnement et santé, mise en place d’une démocratie écologique, changements essentiels dans le domaine des transports, promotion de modes de production et de consommation durables.

La loi du 27 octobre 2010 : prévoit le recul de l’âge de la retraite de 60 ans à 62 ans, à compter du 1er juillet 2011. L’âge de la retraite à taux plein doit passer de 65 ans à 67 ans, entre 2016 et 2023. Le gouvernement Fillon a justifié cette loi (qui fait suite à une série d’autres lois allant dans le même sens depuis 1993) par l’arrivée massive des « baby-boomers » à l’âge de la retraite, par le vieillissement de la population et donc par le souci de maintenir la retraite par répartition.

Le 21 septembre 2011, le président du Sénat est de gauche : 1ère fois dans l’histoire de la République : Jean-Pierre BEL (Ariège/socialiste) et la gauche remporte 177 sièges

Le budget 2012 prévoit une réduction du déficit public 
D- Evolution de la vie démocratique

1- Une citoyenneté nationale et européenne

Manuel MAGNARD : Doc 3 p. 30 : Les institutions françaises et l’Union européenne
– Depuis 1979 : élection tous les 5 ans des députés européens

– 1986 : conseillers régionaux élus tous les 6ans

– 2000 : Président de la République élu tous les 5 ans

+ conseillers municipaux (6ans)

+ conseillers généraux (5ans)

Mais 21 avril 2002 : refus de Jacques Chirac d’une nouvelle cohabitation (législatives)

2- Un choix conditionné par l’évolution des forces politiques

– Alliances des partis : droite/gauche

– Sarkozy : des ministres de gauche

– désunion de la gauche

– Montée des extrêmes : 2002 : Front National : 17% : élections présidentielles

3- Des pratiques citoyennes en mutation

Manuel MAGNARD : Doc 2 p. 30 et 4 p.31 : La montée de l’abstention lors des élections
Montée des abstentions : chômage important, promesses électorales non tenues, affaires discréditant les membres des partis politiques.


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Manuel magnard : Doc 3 p. 16 : Déclaration de De Gaulle le 15 mai 1958 suite au «Putsch d’Alger» iconRecourir à un avocat pour la conception, la négociation et la rédaction...
«reconnu» au sens de l’article 1322 du Code civil. Seule est ouverte la procédure de faux en cas d’altération de l’acte ou d’usurpation...

Manuel magnard : Doc 3 p. 16 : Déclaration de De Gaulle le 15 mai 1958 suite au «Putsch d’Alger» iconService de déclaration aux réFÉrentiels centraux convention de déclaration des valorisations






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