Cycle 1 : la troisieme force (die dritte macht)





titreCycle 1 : la troisieme force (die dritte macht)
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CYCLE 1 : LA TROISIEME FORCE (DIE DRITTE MACHT)

PERRY RHODAN




Traduction de l’original 0002 par ZEUS

Titre original : Die Dritte Macht





Numéro 2 Le troisième pouvoir

La première expédition sur la lune revient - avec une connaissance, ce qui sauve le monde avant la guerre atomique... de Clark Darlton.

Perry Rhodan et trois autres pilotes de d’essai du commandement de recherche d'espace des Etats-Unis s’étaient posés avec l’Astrée comme les premiers hommes sur la lune. Cependant, ils constatèrent qu'ils n'étaient pas les premiers! Ils trouvèrent un vaisseau spatial géant Arkonide posé suite à une défaillance. Ces étrangers, représentants d'une grande puissance galactique, sont sans désemparés malgré leur technique infiniment supérieure. L'un d'eux souffre d'une leucémie que seule la médecine terrestre est capable de guérir. Perry Rhodan, le commandant de l’Astrée, décide d'aider les Arkonides. Avec Crest, le chef scientifique de l’expédition Arkonide à bord, il revient sur Terre. Cependant Perry Rhodan n’atterrit pas aux États-Unis, mais dans l’immense désert Gobi, puisqu'il veut empêcher que les conquêtes apportées de la super technique arkonide ne parviennent en possession d'une seule grande puissance terrestre. Rhodan a de très bonnes raisons pour agir cette manière, mais ses chefs ne voient seulement en lui qu’un abominable traître...

Les personnages du roman :

Perry Rhodan - le commandant de l’Astrée.

Reginald Bull - l'ingénieur électronicien de l’Astrée.

Capitaine Clark G. Flipper - l'astronome de l’Astrée.

Dr. Eric Manoli - le médecin de l’Astrée.

Le général Lesly Pounder - le chef du commandement des Forces Spatiales des Etats-Unis.

Allan D. Mercant - le chef de la défense internationale.

Crest - Le chef scientifique de l'expédition du peuple Arkonide.

Le professeur Lehmann - le chef de l’Académie des Vols Spatiaux et père intellectuel de l’Astrée.

Le commandant Perkins - un agent d'ouest qui vole inconsciemment vers son funeste destin.

Le maréchal Roon - le commandant en chef de la Fédération Asiatique.

Dr. Frank M. Haggard - Le découvreur du vaccin anti-leucémique.

Klein, Li Tschai-Tung et Peter Kosnow - engagés pour tuer Perry.

Chapitre 1

Le calme trompait. La surface brillant du lac salé de Goshun, en chine du Nord, ne faisait aucune vague. Calmement et comme de manière expirée, il se trouvait dans l’étendue désertique. Aucun coup de vent ne se manifestait. L'air était chaud, écrasant et sec. En scintillant elle montait sur les pierres chauffées et se perdait dans Bleu du ciel sans nuages. Dans le lointain se levait contre l'horizon une chaîne de colline plate tendue d’ou cette rivière venait, et qui se jetait dans le lac de sel. Son nom était seulement marqué sur des cartes spéciales: le Morin-gol. Elle était l'unique source de vie dans cette partie Gobi désert. Difficilement et paresseusement, elle s'écoulait, pas très large et profonde, mais jamais en asséchée. Elle était aussi l'unique chose qui bougeait. Aucune plante ne grandissait sur ce terrain pierreux, et aucun animal n'aurait trouvé de nourriture entre les rochers plats.

Rien n’y vivait, et, pourtant, tout était calme. Cette formation mince, miroitant comme l’argent peu avant les bords de la rivière ne convenait pas dans l'image de cette région sauvage solitaire. C’était un engin volant long de plus de trente mètres, de forme aérodynamique et une aile en delta qui formaient un contraire grossier de nature misanthrope. L’Astrée, le premier vaisseau spatial terrestre, qui s’était posé sur la lune, était revenu sur la terre et avait atterri dans le désert de Gobi.

Maintenant, tout le monde devait déjà le savoir, mais seulement quelques-uns commenceraient pressentir que ça n'avait été en aucun cas un atterrissage d’urgence, mais une manœuvre planifiée. Aux côtés du tronc s'ouvrait une lucarne rectangulaire. Un homme apparaissait et regardait dehors dans le désert vide. Son regard glissait sur la rivière jusqu'à l'autre côté, vers les montagnes, alors il cherchait le lac et restait poser sur le Capitaine Reginald Bull, pilote d’essai du Space Force des Etats-Unis et l'ingénieur de l’Astrée. L'air suçait dans les trains avides bien qu'elle tout l'autre que doive être rafraîchissante. Il portait l'uniforme bleu collant de la jeune flotte spatiale. Il avait serré le béret sous le bras droit. Le Capitaine était petit et trapu et c'est pourquoi il était appelé, par ses camarades «Bully». Dans ses yeux, presque incolore une faible lueur d'espoir scintillait, quand il se retournait et appelait à l'intérieur du vaisseau :

«Peut-on se baigner de l'autre côté, dans le lac ?»

Quelqu'un venait, sombrement, et marchait à côté de Bully. Il portait la même uniforme, mais, manquaient les épaulettes. Il pouvait avoir environ 35 ans, possédait une stature maigre et portait sur le visage des yeux durs, gris-bleus et des cheveux châtains brièvement coupés : Perry Rhodan, le commandant de l’astrée, autrefois le commandant de la Space Force des Etats-Unis.

«Naturellement, on sait cela», répondait-il à la question Bully.

«Mais l'eau est chaude et ne rafraîchit pas. En outre, elle contient à mon goût trop de sel...»

«J'ai, depuis toujours, aimé les nourritures bien assaisonnées», lui confirmait sérieusement Bully.

«Je boirais même le lac au besoin».

«Tu t'étonnes! L'eau de l’Atlantique serait à côté de celle-ci une limonade très sucrée».

Bully voyait en haut le soleil qui se trouvait presque à son zénith. 

«J'espère que Crest est revenu à lui, je pense qu’ils ne nous laisseront pas tranquilles, bien.,»

Crest était le chef scientifique d'une expédition extraterrestre qui était naufragée sur la lune. Son peuple, qui maîtrisait une grande partie de la Voie lactée depuis des millénaires, était cependant en état de dégénérescence. Maintenant, il était tombé malade de la leucémie. Le sang commençait à se décomposer. Il était perdu sans sauvetage, si personne ne l'aidaient. C'est pourquoi, il avait accepté de venir avec l’Astrée sur la terre. Personne ne savait encore quels secrets, le vaisseau de recherche avait apporté.

«Le parapluie de protection suffira pour l'instant». assurait Crest ; «Rien ne peut le transpercer, même pas des bombes atomiques. Une poignée de leviers suffisent, et nous nous trouvons sous une coupole transparente contre quoi toute armée de votre monde s’attaquerait en vain».

«Ca ne me rassure pas plus que ça», grommela Bully.

« Les Asiatiques ne nous feront pas attendre longtemps. Probablement pensent ils que nous serions tombés entièrement par erreur dans leurs castes de sable et attendions seulement qu’ils viennent nous chercher. Ils se lécheraient les dix doigts avec l’Astrée...»

«Les doigts de pied en plus, s'ils savaient que nous avons un passager», lui assurait Perry Rhodan.

«Je fais, certes, seulement allusions aux quelques pouvoir que possèdent les Arkonides, mais dès maintenant il se trouve que seul Crest est fermement en mesure de tenir le monde en échec. En tous cas, certaines personnes vont bientôt s’acharner sur nous».

Sur le large visage de Bully traversait furtivement une ombre fugitive.

«Malheureusement nos propres amis aussi, je le crains. Ne pouvons-nous pas leur expliquer tout au moins pourquoi nous ne sommes pas revenus à Nevada Fields?» Perry hochait la tête.

«Pourtant, tu connais le général Pounder, notre commandant. Crois-tu donc, que celui-ci ne s'intéresserait pas à notre hôte extraterrestre ? Se taire vis-à-vis des gens des services secrets et de la défense internationale. Je pense seulement à Mercant...

« Allan D. Mercant était chef de la défense internationale. Il dépendait seulement du haut commandement d'OTAN et dirigeait le service spécial qui était connu sous le sigle officiel : International-Intelligence-Agency. Il n'y avait aucun pays dans lesquels ses agents n’étaient pas infiltrés». Bully soupirait.

«Je peux comprendre Flipp qui veut rentrer au pays. Au fond de son cœur, il examine, peut-être que tu as bien agi, mais il pense toujours à sa jeune femme et au bébé qu'elle attend. Je ne sais pas si nous pourrons le tenir à la longue».

«S'il veut, il peut s’en aller», disait Perry à l'improviste.

Bully avalait.

«A la marche ? Et par où?» Il montrait dehors de ses gros doigts le désert.

«Peut-être, là-bas ? Veux-tu qu'il s'égare ?»

«Il ne restera pas longtemps seul avec nous». Perry regardait l’heure.

«Je m'étonne encore qu'aucune patrouille aérienne ne se soit montrée».

Il faisait un signe de tête à Bully et revenait dans le vaisseau. Dans la pièce un peu étroite, était accroupi Dr. Eric Manoli, le médecin du vaisseau, à côté du lit de camp où Crest se trouvait. Clark G. Flipper se trouvait à la lucarne et regardait fixement au dehors, les lèvres serrées, le désert.

«Maintenant ?» fît Perry en saisissant le regard du docteur.

«Comment va-t-il ?»

Mai avant que le médecin ne puisse répondre, Crest dit :

«Merci, monsieur Rhodan. Je me sens un peu faible, mais ça va. L’air de votre planète me convient parfaitement bien. Est-ce que vous pensez vraiment pouvoir m’aider ?»

«La leucémie, est une forte augmentation des globules blancs. Les rouges sont en sous nombre et la personne semble s’étouffer, en un sens, bien qu’il puisse respirer normalement, mais à quoi sert l’oxygène dans les poumons si les globules rouges ne peuvent le transporter aux organes ? D’abord, viennent des symptômes de fatigue, le malade s’affaiblit vite ; l’esprit se nécrose, puis vient le dépérissement corporel. Depuis deux ans maintenant, il existe un moyen de lutter contre la leucémie : le vaccin anti-leucémique. Un chercheur australien l’a développé. Naturellement nous vous aiderons, Crest. Mais nous le ferons que si nous nous faisons mutuellement confiance. Je m’intéresse à vos inventions, votre technologie, et honnêtement, à vos armes. Pour cela, je vous offre votre guérison et une régénération complète. C’est le contrat».

«Votre honnêteté est rafraîchissante. Il y a quelques millénaires, notre race était semblable. Aujourd’hui, beaucoup d’entre nous sont trop fatigués. Je pense que nous pouvons apprendre de vous».

Perry pensait aux arkonides restés sur la Lune, sur leurs lits de camp et qui faisaient miroiter des images abstraites sur leurs écrans, pour chasser l’ennui. Leur flegme ne leur permettait pas d’entreprendre la réparation de leur immense astronef sphérique. Des siècles de domination et des robots infatigables avaient des arkonides une race de snobs arrogants et dont la vie semblait consister à rester sur le dos et à se perdre dans les rêveries.

«Une régénération du sang se fera aussi, meilleur moyen contre la dégénérescence».

Crest se redressait sur le lit. Il appuyait son dos contre le mur. Maintenant, on pouvait voir qu’il mesurait au moins une tête de plus que Rhodan. Il se distinguait peu d’une personne normale. Seuls ses cheveux presque blancs, ses yeux albinos, et son front extraordinairement haut le distinguaient. Autre chose, mais invisible, celle-là, était, inexistant chez les terriens, le cerveau - avec le centre du souvenir fort prononcé et la mémoire photographique – qui se trouvait derrière le cerveau «normal». Au lieu des côtes, Crest avait une plaque de poitrine qui protégeait le cœur et les poumons, et qui n’a été connue que grâce aux examens qu’a fait le Dr. Eric Manoli. Il était un descendant de la dynastie régnante sur Arkon, la planète mère de sa race.

Comme scientifique, il comprenait la remarque de Perry.

«Certainement qu’une régénération du sang montrerait des résultats positifs, mais un mélange avec des êtres primitifs…., une race non encore pleinement développée, serait contre notre loi».

«Je n’est pas l’intention d’épouser Thora». Perry Rhodan souriait un peu de façon moqueuse.

Bully, qui entrait justement, jurait, sans gène et plein de mépris, faisant rougir sa figure massive. Le Dr. Manoli comptait les pulsations de son patient. Le capitaine Flipper ne réagissait pas.

Pendant un moment Perry se sentait ramené violement dans le vaisseau spatial sphérique des Arkonides sur la lune. Thora est la commandante de l'expédition qui cherchait la planète de la vie éternelle. Une femme extraordinairement belle et très crue avec les cheveux clairs presque d'un blond tirant sur le blanc, les grands yeux qui étincelaient d’un rouge d'or.

Une femme? Certainement, pourtant bien qu'elle se montre d’une nature glacé, elle avait des colifichets de vers limpides (clairs comme du cristal) et du plus haut intellect. Son attitude était maîtrisée par une prévention indescriptible en face d’êtres vivants moins développés. Elle comprenait logiquement qu’il lui avait fait conclure un compromis. Elle savait qu’il n’y avait aucun compromis, elle ne voulait pas passer le reste de sa vie sur la lune.

Crest hochait lentement la tête.

»J'admire votre imagination. Mais je crois, nous devions laisser les mots inutiles et faire ce qui est à faire. Vous me promettiez de l'aide...«

»Vous recevrez de l'aide«, assurait Perry.

Il s'adressait à Bully.

»Sort de ton bain, ça ne sert à rien pour l'instant. Occupe-toi des informations et tente d'écouter les émissions les plus importantes et note-les. Nous devons savoir qui se passe dans le monde«.

»Personne ne nous surprendra, s'il projette une action contre nous. Pour moi, le plus cher, serais de pouvoir parler avec Pounder. «

»Pour l'instant, nous disons rien. S'ils se cassent la tête, pourquoi ne pas répondre. Je dois seulement les faire mûrir pour ce que je projette. «

»Mûr!« Bully hochait la tête et ouvrait en poussant fortement la porte des installations radar et radio.

»Je crains, que nous soyons bientôt mûrs aussi. «

Perry ne s'en occupait plus. Il connaissait Bully et savait qu'il pouvait compter à lui.

» Eric, tu t'occupes de Crest et de rien d’autre. Flipp, je te serais reconnaissant, si tu t'occupais du repas. Plus tard nous n'aurons peut-être plus le temps. Entre temps, Je m'occuperai du côté stratégique. Qu'est-ce que Thora vous a donné comme armes, Crest ?«

L'Arkonide s'assoyait encore dans le lit. Il tenait les mains sur le tirait plié.

» Le bouclier d'énergie pourrait être pour l'instant le plus important. Il sert, certes, seulement à la défense, et ne devrait pas manquer cependant de faire une certaine impression sur les agresseurs éventuels. En plus nous avons trois armes de poing, de soi-disant psycho radiateurs. Leur intensité est variable. Au plus fort, jusqu'à une distance de deux kilomètres, on peut paralyser psychiquement une personne, la tuer en aucun cas. Avec un rayon de plus faible intensité, la conscience du concerné est si affaiblie qu'il lui sera presque impossible de donner des ordres à son corps. De même les ordres hypnotiques, qui sont réalisés dans toutes les circonstances, ne peuvent plus être transmis, même, si les influencés depuis longtemps avec des psycho-rayons. Il y a en plus une amnésie provoqué artificiellement. Il ne peut se souvenir de rien. «

»Nous pouvons déjà commencer quelque chose avec ça. « Perry dodelinait de la tête.

»Et qu'avons-nous d’autre ?«

»Seulement l'appareil radio avec lequel nous pouvons joindre, à tout moment, Thora. Comme vous savez, ses ondes transpercent aussi la lune. C'est nécessaire parce que notre vaisseau se trouve sur la face cachée. «

»Hum«, faisait pensif Perry.

Crest comprenait.

»Aucun souci, bouclier d'énergie et radian à main suffissent pour l'instant. Si les difficultés deviennent plus grandes, Thora interviendra. «

»Qu'en est-il avec le neutralisateur de gravité que vous emportiez pour supprimer la pesanteur lors du départ de l’Astrée? «

»Oh ça! Nous l'aurions presque oublié, il ne peut pas être considéré comme une arme. Maintenant, sa portée est énorme, plus que dix kilomètres. Et pour être vraiment précis, de rayon. Il peut libérer un espace large à volonté de dix kilomètres de longueur de terrain ainsi qu'un cercle de vingt kilomètres de diamètre à partir centre du neutralisateur, dans notre cas l’Astrée. «

»Superbe !« Exaltait Perry.

»Cela devait suffire. « Il allait à la porte.

Clark G. Flipper, le géant joufflu aux mains tendres, regardait du désert. Il regardait en défiant Perry, mais quand il rencontrait le regard d'acier de son commandant, il baissait de la tête en hésitant.

»Bien, Perry. Nous en parlons plus tard. «

Bully attrapait Perry à la sortie.

»L’émetteur est en panne. Je ne peux pas recevoir l'Amérique, Perry. Tout est couvert. Mais une station est très forte. Elle doit être à proximité. Le gars parle l'anglais avec un accent. Nous ne devrions rien entreprendre, puisque l'action de sauvetage se serait déjà mise en marche. «

»L'action de sauvetage!« Perry sortait.

» Gentille expression pour ce que les Chinois projettent sans aucun doute. Réponds-leur que nous n'attachons d'aucune importance à leur aide. «

Bully ne donnait aucune réponse. Il voyait devant Perry. De l'autre côté de la rivière, loin de l'autre côté devant la chaîne de colline, un nuage de poussière montait lentement dans le ciel et se trouvait comme une couverture crasseuse sur le désert. Des points minuscules remuaient sur le lac salé. Perry suivait le regard de son ami.

»Ah! Il est temps. Ils viennent. Et là! Un hélicoptère...«

Les rotors bourdonnant faisaient à peine vibrer l'air. Le corps mince du véhicule maniable, de forme asymétrique étincelait dans le soleil éblouissant comme s’il était neuf. En dessous de lui le sable était soulevé, en formant une dépression. Alors l’appareil atterrit à cent mètres du vaisseau.

»Bully, tu restes ici. Prends l'un des radians psy et attends jusqu'à ce que je te fasse un signe. Grand point de vue. Je vais à eux. «

», Mais...«

»Pas de mais! Ils nous veulent vivants. Il n'y a aucun danger. «

Bully disparaissait et était de nouveau là cinq secondes plus tard. Dans sa main, il tenait un bâton en argent qui portait devant une lentille à facettes. Un petit bouton rouge pouvait être déplacé à volonté et enfoncé.

Perry lui fit brièvement un signe de tête, descendit l’échelle et s'avança vers l'hélicoptère d’ou deux hommes, en uniforme de l'armée de la fédération asiatique, étaient sortis. Ils regardaient curieusement vers lui.

Le pilote de l'hélicoptère restait dans la cabine. Au lieu du palonnier, ses poings se cramponnaient nerveusement le manche d'une lourde mitrailleuse.

Perry souriait, compatissant. Tous s'étonneraient encore beaucoup. Les deux officiers étaient venus à la rencontre incertaine. Ils parlaient l'anglais presque sans accent.

»Nous nous réjouissons que vous ayez pu atterrir sans encombre «, disait l’officier avec les bandes d'or.

»Je suis le maréchal Roon, Commandant en chef des forces militaires de notre empire. Voici le commandant Butaan. «

»Perry Rhodan«, disait Perry en inclinant respectueusement la tête.

»Puis-je demander qui vous dirige vers moi? «

Les deux officiers étaient tellement ébahis qu'ils ne produisaient aucun son. Ils se jetaient un regard précipité, alors ils lui proposèrent leur aide pour réparer l’Astrée.

Perry souriait en les devançant.

»Il est très aimable que vous vous inquiétez de nous, mais c'est aussi inutile. Je donnerais la même réponse à un officier de l'armée américaine ou russe, pour que cela vous calme. «

»Je ne comprends pas très bien«, reconnaissais Roon et défroissais facilement son pantalon qui avait pris des plis par sur sièges, dans l'hélicoptère.

»Vous n’avez pas fait un atterrissage forcé, n’est-ce pas ? Vous avez besoin d’aide, ou vous pouvez redécoller seuls... ?«

»Et si c’était ça ?«

»Nous aurions dû l'interdire, car vous atterrissiez dans notre région. «

Perry souriait.

» Ah, maintenant, vous êtes honnêtes. Il ne s'agit pas de nous aider mais seulement de l'encaisser. Très bien inventé. Cependant nous n’avons pas atterri ici pour devenir vos prisonniers. «

Roon voulait exploser, mais un regard de mise en garde du commandant le rencontrait. Immédiatement il s'était de nouveau calmé. Le commandant semblait avoir influence singulièrement sur le chef de la grande armée.

»Qui disait que nous voulions un peu limiter votre liberté de mouvement ? Votre fusée devra naturellement être examinée pour que nous sachions si aucune photo de la fédération asiatique n'a été prise. «

»Nous avons photographié même de toute la terre, de la lune. Voulez-vous l’interdire? Donc votre fusée lunaire ne démarrera jamais ?«

Les deux officiers chinois se jetaient un regard.

»Notre vaisseau lunaire s’est détruit, par un sabotage, peu de temps après le départ. Cà ne vous est pas encore connu? «

Perry fût honnêtement ébranlé. C’était un homme qui avait toujours vu, dans l'humanité entière, une demande de conquête spatiale. Il savait que les frontières tomberaient alors entre les peuples de la terre, seulement si les frontières de l'espace, plus grandes, les défiaient. Pour lui il n'y avait aucune différence entre les races et les nations. Il n’y avait seulement que des humains, des terriens. Il aurait accordé même à son ennemi, s’il en avait un, le vol réussi sur lune. C’était une impulsion qui venait du dedans vers le dehors, quand il prenait la main du maréchal dans la sienne.

»J’en suis désolé, mais je ne savais pas. Un sabotage ?«

»Cà ne peut pas être autrement. Nos meilleurs scientifiques ont contrôlé la fusée avant le départ et n’ont trouvé aucun problème. A une hauteur de cent kilomètres, la fusée s’est brisée et s’est écrasée. «

»Il y a mille choses qui peuvent provoquer un incident« ; Perry constatait un vieux fait et baissait la main.

»Vous n'avez aucune preuve du sabotage. «

»Quelqu’un du bloc de l'ouest se serait glissé à bord et saboté le réacteur...«

»Absurde!« disait Perry vivement.

»Mais, l’accident ne peut pas être excusé. «

Il sentait la colère et la méfiance blessante des asiatiques. Roon n'était pas Chinois, mais était certainement de l'Inde ou venait des îles.

»Personne de chez nous n'aurait eu intérêt empêcher votre vol vers la lune. Mais laissons cela. Que voulez-vous? «

Pour la première fois, le commandant s'adressait à lui.

»Avez-vous atterri ici volontairement ?«

Il voulait savoir. C'était une question directe. Perry décidait de répondre aussi directement.

» Nous aurions aussi pu atterrir dans le Sahara ou en Amérique. «

»Et pourquoi avez-vous précisément atterri ici ?«

»Nous avons des raisons. Je dois vous demander de regarder cet endroit, à l'avenir, comme terrain d’une force neutre, bien qu’il se trouve sur une région de votre pays. Vous n'avez pas besoin du désert, donc aucun inconvénient économique n’en résulte pour vous. Nous vous garantissons la non-intervention dans vos affaires et le respect de vos frontières. Nous menons les négociations directement avec votre gouvernement, Maréchal Roon, je vous recommanderais donc de faire faire demi-tour aux troupes qui sont déjà en chemin, ici, le vaisseau lunaire américain n’est pas un butin de bienvenus à prendre. Nous sommes-nous entendus ?«

Le commandant Butaan avait reculé d’un pas. La main droite se trouvait sur la détente de son lourd pistolet. Ses lèvres étaient fermement plissées. Ses yeux étincelaient. Le maréchal Roon était, au contraire, plus calme. Il souriait avec une politesse désarmante.

» Vous plaisantez, Monsieur Rhodan. Il est de notre bon droit que chaque engin volant qui atterrit sur notre territoire soit examiné. Est-ce qu’il ne résulte aucun élément justifiant un soupçon, est-il autorisé d’annexer un territoire au nom d’un pouvoir neutre, je prendrai ça comme une mauvaise plaisanterie... ?«

»Ca se trouve chez vous. Je vous ai averti. Et maintenant, vous vivez. Il est certain que nous nous affronterons encore une fois, à une autre occasion.«

»Un moment!«

Le commandant Butaan avait tiré son arme et la dirigeait vers Perry. C’était l'un de ces pistolets gros calibre qui tiraient des munitions explosives. Un peu démodé, mais tout de même puissant. Particulièrement sur la si petite distance. Perry croisait ses bras devant la poitrine. Il pouvait fortement sentir, comment Bully presque quatre-vingt mètres attendait fébrilement derrière lui d'essayer le radian psy. Certainement il l'aurait fait depuis longtemps, si, Perry, ne se trouvait justement dans la ligne de mire.

»…?«

»Vous êtes un espion, Monsieur Rhodan. Votre vaisseau n'a rien d’une station des Américains posée ici intentionnellement, une base, si vous préférez. Ils ont espéré que nous serions indulgents parce que nous avons cru que vous étiez dans le besoin. Mais nous avons deviné votre jeu et...«

»Ne promettez rien que vous ne pouvez tenir« ; était-il averti par Perry.

»Les Américains se sont aussi étonnés que vous que nous nous posions ici. Ils ne connaissent également pas nos intentions. Nous les repousserons aussi, s'ils tentent de s'approcher de nous. Vous rendez-vous compte enfin de cela? Bien, alors, vous me faites revenir au vaisseau. Et encore une fois. Maréchal : Retirez vos troupes! Autrement je ne pourrai vous donner aucune garantie pour ce qui se passera. «

Il faisait un signe de tête brièvement aux deux officiers, jetait un regard menaçant au pilote avec la mitrailleuse, se fit demi tour et retournait lentement à l’Astrée où Bully se trouvait, en haut, dans la sortie, le bâton d'argent dans la main. On voyait le soulagement quand son commandant quittait enfin la ligne de feu.

»Ne devons-nous pas les encaisser ?« bramait-il vers Perry.

»Avec les pantalons dorés c’est certainement un général. Je lui enverrais des suggestions, il fera alors un formidable portier au cirque. Ca e ferait bien plaisir...«

Perry avait atteint le pied de l’échelle. Il se retournait. Le maréchal Roon et le commandant Butaan, Perry aurait pu parier que le commandant du contre-espionnage les avait entendus, se trouvaient encore à la même place, attendant et irrésolu. Butaan tenait encore son arme dans la main.

»Je n'ai rien contre un petit plaisir«, reconnaissait Perry Rhodan, quand il se trouva à côté de Bully dans l’entrée.

»Dépêche-toi et va chercher neutralisateur. «

»... ?«

Bully ne disait plus une phrase. Il avait disparu et revenait quelques secondes plus tard avec la petite caste de métal rectangulaire qui paraissait si insignifiante et provoquait, pourtant, des miracles. Il possédait une puissance peu commune et, pourtant, le stockage de l'énergie avait besoin de peu d'espace. Neutralisateur de Gravité, ainsi l'avait appelé Crest. Tout se trouvait dans ce mot-ci... le rêve de beaucoup de générations. Perry réglait l'appareil. Alors il préférait pousser lentement le levier droit qui activait le rayon directionnel. Le commandant Butaan rentrait son arme dans le holster de ceinture.

»Comment pouvez-vous admettre, Maréchal que des espions nous donnent des ordres ? Je trouve cela irresponsable. Je devrai en référer à mes chefs de service...«

» Faites-le«, lança Roon en hochant la tête.

Il voyait de l'autre côté des yeux de l’Astrée fixés sur eux.

» Je crois avoir agi correctement. L’événement est plus sérieux que nous le pressentons. Ils tiennent le vaisseau posé pour une action camouflée du bloc de l'ouest ? Pour ainsi dire formation officielle d'une base ? Voilà bien une idée stupide. Serait-ce même exact, nous ne le savons pas. Pourtant, ce Rhodan n'est peut-être pas si fou. Je pense qu’ils ont trouvés quelque chose d'extraordinaire sur la lune, qui leur donne un grand pouvoir...«

Butaan l’écoutait parler. D'une manière quelconque quelque chose n'était pas normale. Il se sentait si léger tout à coup, léger comme s'il avait bu. Le plus mauvais, donc, était qu'il semblait perdre aussi, en même temps, l'équilibre. C’était, comme s'il devenait plus grand et croissait de plus en plus. Le diable, si seulement le commandant n’avait rien remarqué...! Mais Butaan se battait durement pour faire attention au maréchal. Un mouvement inconsidéré et le sol se serait dérobé sous ses pieds. Lentement comme un ballon, il montait, vers le ciel bleu. Il tournait comme un sauteur sur trampoline au ralenti.

Roon n'avait pas bougé, c'est pourquoi, il se trouvait encore sur les pierres chaudes du désert Gobi. La bouche ouverte, il suivait des yeux Butaan qui lançait, avec embarras, des malédictions et appelait ses ancêtres à l'aide. Mais ni les jurons ni les ancêtres ne l'aidaient. Il montait encore.

»Pilote!« Hurlait enfin le maréchal en se retournant brusquement.

Il n'aurait pas pu faire mieux que ça. Le mouvement tournant, comme une spirale se vissant dans le ciel, ne s'était pas arrêté, et Roon suivait l'agent en chef du service de contre-espionnage.

Maintenant, le pilote ne le supportait plus. Il se tenait , comme d’habitude, derrière le siège jusqu'à ce qu'il ait atteint la porte étroite. Pendant un moment, il regardait les deux officiers, la bouche et les yeux ouverts, qui planaient près de lui et montaient de plus en plus haut, alors il arracha la mitrailleuse de son support. Déjà le premier coup de feu partait de la cabine de l'hélicoptère, et balayait latéralement, le sol sur quelques centimètres qui gerbait en éclats. L’arme, involontairement, s'abaissait, mais le pilote bouleversé avait pressé la détente assez longtemps. Comme un missile, la vitesse de chaque coup de feu allait en augmentant, il montait, en haut, dans le ciel du désert sans nuages. Alors que le magasin était vide, mais dans l’élan il continuait de monter. C’était une image incroyable, fantomatique, en ce jour clair. Trois hommes planaient en état d'apesanteur et un hélicoptère se trouvait sur le côté et en vacillant entre les blocs de roche, comme un bateau échoué sur la plage en marée basse.

Perry se levait et regardait fixement dans le visage rayonnant de Bully.

»Maintenant qu’en dis-tu? «

»Simplement magnifique, un numéro de cirque exceptionnel! Ce général ou maréchal, comment s’accroche-t-il dans l'air! Je pense qu’il aura une sacrée frousse. Que fait-on maintenant ? Veux-tu les laisser mourir de faim? »

Le front de Perry se marquait tout à coup d’une ride.

»Non, non. Dis donc, peux-tu voler un hélicoptère ?«

Bully dodelinait de la tête de manière étonnée.

»Naturellement! Pourquoi ?«

»Plus tard, maintenant, nous laissons atterrir nos trois spoutniks tout doucement, le levier un peu en arrière, le demi-poids de terres devrait suffire. Non, je crains qu’ils tombent trop vite. Un quart pour qu'ils reçoivent tout au moins quelques bleus comme souvenir et ne croient qu’ils aient rêvé. Oui, ainsi c'est bon...«

Entre temps, le maréchal Roon avait de nouveau touché le sol. Il se retournait avec stupeur dans toutes les directions, comme s'il cherchait le géant invisible qui l'avait soulevé.

Butaan, dix mètres plus loin, atterrissait à côté de lui, sur un rocher. Le visage tordu de douleurs signifiait tout. Le pilote au contraire qui volait extrêmement haut, tombait aussi plus durement. Pour son bonheur, il avait été déporté assez loin et tombait maintenant en catastrophe dans la rivière. Puisqu’il subissait seulement 25 pour cent de la gravité, il flottait comme le liège, ce qui augmentait encore sa confusion. Il avait depuis longtemps laissé tomber la mitrailleuse.

»Maréchal Roon! Pouvez-vous m'entendre? « Perry l'appelait, et savait qu’il entendait.

Le maréchal levait son poing et le secouait en menaçant.

»Cela vient de chez vous! Qu'est-ce que c’était donc ? Suppression de la gravité ?«

»Pour un général, il est assez astucieux«, bramait Bully de manière amusée en se tapant sur les cuisses. L’événement semblait lui faire un plaisir pétulant.

»Si vous ne faites pas faire demi tour à vos troupes, vous verrez d’autres surprises tout à fait différentes. « Perry montrait l’Astrée.

»Dans notre arsenal, nous avons des armes que vous ne pourriez même pas imaginer. «

Peut-être, il n'aurait pas dû le dire à la légère, mais, le principal, était de rendre les autres plus prudents. Donc, sa remarque devait exactement atteindre le contraire.

» Des armes«, murmurait Roon en jetant un regard au jeune chef de la défense, comme s’il signifiait: Maintenant, vous voyez ce que valent votre travail et vos informations. C'est-à-dire des nèfles! Rien, des nouvelles armes des américains qui suppriment la gravité, ne m’était connue.

»Maintenant qu’est-ce qu’il en est ?« Braillait entre-temps Bully en gesticulant des bras.

»Est-ce que le transport aérien vous a cloué la langue ?«

Roon disait quelque chose au pilote qui avait atteint, entre temps, le bord et s'était joint à eux.

Perry avait entièrement éteint le neutralisateur. Les rapports de poids étaient de nouveau normaux.

»Un moment!« mettait en garde Perry, quand il voyait que le pilote se mettait en mouvement en direction de l'hélicoptère.

»L'appareil reste. Il a atterri sans autorisation dans la zone du pouvoir nouvellement déclaré. Je le confisque.«

Le visage du maréchal devenait rouge. Même cette la distance, on pouvait le voir.

»Il va bien ! « Commentait Bully.

» Le contraste par rapport aux bandes dorées me plaît particulièrement. «

»Qu'est-ce qui vous vient à l'esprit ?« Hurlait Roon hors de lui.

»Je deviens...« Il ne disait pas qu'il deviendrait.

Le commandant Butaan lui chuchotait quelque chose.

»Vous entendrez encore parler de moi!« il finissait très brusquement sa phrase.

Alors il se retournait, faisant signe au commandant et au pilote lui-même et marchait en direction des montagnes, éloignées.

Le nuage de poussière s'était rapproché entre temps. Perry respirait, soulagé.

» C’était notre première rencontre avec la Fédération Asiatique. A la deuxième, je serai moins tendu. Je crains que nous devions allumer le bouclier d'énergie. Puisqu'il a une portée de deux kilomètres de rayon, la rivière, une partie du lac et l’hélicoptère seront enfermées. Ce sera le nouvel empire. Le plus petit de cette terre, mais le plus puissant. «

»Que veux-tu faire de cet hélicoptère ?«

»Question stupide. N'importe comment, nous devons, pour procurer les pièces de rechange et les médicaments, aller loin d’ici. Veux-tu courir à pied dans le désert? «

Le visage de Bully perdait moins de couleur.

»Moi? Pourquoi moi ? Est-ce que je dois, peut-être... ?«

Perry dodelinait de la tête tranquillement.

»L'un de nous le doit, pas vrai ? Pourquoi pas toi ? Je ne peux compter sur personne que sur toi. «

Les cheveux dressés de Bully se lissaient de nouveau. Il faisait un magnifique mouvement qui, à vrai dire, voulait tout dire.

»Hm...! Oui, naturellement. Là tu as encore raison. Et quand ?«

»Dès que le monde se sera calmé. « répond Perry, mettant le Neutralisateur sous le bras et revenant dans le vaisseau.

Bully le suivait plus lentement. Avec un regard professionnel, il passa à côté de l'hélicoptère posé un peu de travers, rangea son radian psy, avec un haussement d'épaules, dans sa poche et ferma alors la lucarne. Dans la pièce central, ils retrouvaient Flipper.

»Le repas est prêt. Qu'est-ce qu’il s'est passé ?«

Perry le lui expliquait en quelques mots.

» Et tu crois, qu’avec ça tu pourrais avoir du succès ? Je t’ai déjà dis une fois, que je ne participe pas à cela. Je veux rentrer à la maison. Je veux revoir ma femme. Dans deux mois et demi, elle accouchera...«

»D’ici là, tout sera fini depuis longtemps, Flipp. Tu dois être raisonnable, vois donc, nous nous connaissons maintenant depuis longtemps. Je ne fais certainement rien sans raison. Et je veux t'expliquer encore une fois pourquoi nous devions nous poser ici et non à Nevada Fields. «

»Tu ne pourras pas me convaincre!«

»La paix présente sur la terre n'est pas une sécurité. A la moindre raison, des bombes atomiques autopilotées peuvent partirent dans toutes les directions et dévaster le globe terrestre. Est-ce que cet état de chose doit-il durer éternellement ? Maintenant, nous avons la chance de pouvoir intervenir. Le bloc de l'ouest et la fédération asiatique sont en face de l'un l'autre. Le bloc oriental avec Moscou ne joue qu’un rôle secondaire depuis que les chinois ont acquis un plus grand pouvoir atomique. Maintenant, nous sommes ceux qui peuvent faire pencher la balance. Maintenant, nous nous trouvons entre les deux grandes puissances, avec l’aide incroyable des arkonides. Le pouvoir des arkonides dans la main d'une nation signifierait la fin de toute liberté, quand bien même cette nation soit l'Amérique. Enfin, tu devrais comprendre ça. «

»Sais-tu que tu es un traître ?«

Le tour des lèvres de Perry était un brin douloureux.

» Tellement d’autres m'appelleront traître parce qu'ils ne me comprennent pas. Mais je ne suis pas un traître. Maintenant, je ne suis plus américain, mais simplement Terrien. Comprends-tu tout au moins cela ?«

»Peut-être. Et plus loin ?« Le flipper avalait.

»Pourtant, tu aurais aussi pu atterrir à Nevada Fields. «

»Justement non. Nous aurions été forcés de nous défendre, là-bas comme ici. Et mieux encore, nous sommes en face de la Fédération Asiatique au lieu d’avoir nos propres troupes devant nous. Ils m’auraient persuadé d’être plus malléable. Ce qui ne peut pas m’arriver ici, car je sais qui m'attend, si je cède. Crest signifie le pouvoir absolu, Flipp. Il se trouve dans sa main, et ainsi que dans la nôtre, d’empêcher l'éclatement d’une guerre. Si les grandes puissances sentent qu'elles sont menacées par un pouvoir encore plus fort, elles oublieront leur propre conflit. Elles en arriveraient même à un accord. «

» Rien de plus qu’une utopie. «

»Nous l'attendions. Le conte que les soucoupes volant atterrissent et que qu’elles apportent la paix, est un grain de vérité. Crest nous aide parce que nous lui avons assuré sa guérison et la liberté personnelle. Si nous ne l'avions pas fait, nous nous livrions parce que les autres se sentaient alors à juste titre menacé. Ils déclencheraient la dernière de toutes les guerres. Maintenant, ils se méfieront. «

Flipper faisait un geste de la main fatigué.

»Tu me feras partir, si je le souhaite ?«

»Bully t'emmènera dès qu'il se mettra en route pour aller chercher des médicaments et des pièces de rechange. Dehors un hélicoptère attend. «

Tout se passa en un instant. Avec une rotation du commutateur, Perry activait le champ d'énergie. Autour de l’Astrée, se trouvait maintenant une cloche impénétrable, d’une hauteur de deux kilomètres et de-même dans toutes les directions. Cette cloche était invisible. D’en haut, on aurait pu penser, qu’en bas dans le désert, à côté du lac, se trouvait une petite épave incapable de vol. Cependant, dans la réalité se tenait là, le germe d'un nouvel empire dont les frontières n'étaient que de treize kilomètres de longueur, et aujourd'hui personne ne seraient mesuré ce que plus tard, dans des milliers des années-lumière ...

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