Fiche de synthèse sur conflits sociaux, mouvements sociaux





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date de publication23.10.2016
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Fiche de synthèse sur conflits sociaux, mouvements sociaux
1 – Mots-clés : Action collective, conflit social, groupe de pression, institutionnalisation des conflits, mobilisation collective, mouvement social, nouveau mouvement social, syndicat, modèle OIT, révolution silencieuse, conflit sur /dans la règle, passager clandestin, lutte des classes, manifestation de papier, logique assimilative, d’opposition, mobilisation des ressources, comportement collectif, frustration relative, bénéficiaires potentiels, militants moraux, catness, netnessn, catnet, répertoire et registre d’action collective, effet surgénérateur, identité, vécu, fonction sociale du conflit.
2 – Statistiques


  • Nombre de jours de grèves (journées non travaillées) : 4 M en 1978 contre environ 200 000 aujourd’hui (divisé par 20 en une trentaine d’années !)

  • Taux de syndicalisation (en 2004) : 8,2% en moyenne ; taille de l’entreprise : 3,5% dans les entreprises de moins de 50 salariés contre 8,7% dans les plus de 500 salariés ; l’emploi : 2,4% pour les intérimaires, 6,1% pour CDI à temps partiel et 9,5% pour CDI à temps plein ; statut : 5,2% dans les entreprises privées et plus de 15% dans les administrations publiques.

  • Présence syndicale sur le lieu de travail (en % des salariés concernés) : 8,3% dans les entr de moins de 50 salariés contre 81,2% dans les entreprises de plus de 500 salariés (absence syndicale dans les PME).

  • Actifs à temps partiel : 17,2% en 2005 contre 8% en 1975

  • Actifs à emplois précaires : 13,6% en 2005 contre 4% entre 1980

  • Au niveau international : Suède : 90% ; RU : 40% ; 30% en All.


3 – Eléments historiques


  • Institutionnalisation des conflits : 1884 : Loi Waldeck-Rousseau ; 1919 : Première loi sur les conventions collectives ; 1936 : Accords de Matignon (formalisation juridique des conventions collectives du travail ; mise en place de procédures de conciliation et d’arbitrage pour règlement de conflits du travail) ; 1967 : Gestion paritaire de la Sécurité sociale ; 1982 : Lois Auroux (Obligation de négocier annuellement dans les entreprises où un délégué syndical est présent ; élargissement de l’objet de négociations aux conditions de l’emploi et garanties sociales des salariés ; possibilité de déroger aux normes législatives et réglementaires) ; Loi du 16/11/1996 : possibilité de négocier sans syndicat dans les PME par élection d’un mendataire ; Loi Fillon de 2004 : « principe majoritaire », extension des accords d’entreprise dérogatoires)

  • Mouvements sociaux : Femmes (MLF créé en 1970 ; 1998 : principe de parité introduit dans la Constitution, mais mouvement divise) ; Anti-racisme (1983 : marche des jeunes beurs après affrontement aux Minguettes ; 1984 : création de SOS racisme) ; Mal-logés, chômeurs, exclus (1990 : création du DAL ; 1994 : naissance de AC) ; Sans-papiers (1996 : occupation de l’Eglise Saint-Bernard à Paris et grève de la faim) ; Homosexuels et luttes contre le SIDA (1989 : création de filiale française d’Act Up ; 1998-1999 : manifestations pour le PACS voté en 1999).

  • Création des syndicats : CGT (1895), CFTC (après la libération) puis séparation CFDT (1964) ; FO pas représentative (1947) ; CFE-CGC (1944)

  • 1906 : Charte d'Amiens : cette charte adoptée en congrès, donne au syndicalisme confédéral quelques uns de ses traits spécifiques : la lutte des classes, la lutte quotidienne pour des améliorations immédiates mais aussi la lutte pour la disparition du salariat et du patronat, ainsi que son indépendance vis-à-vis des organisations politiques. Cette Charte est reprise aujourd'hui comme référence par la plupart des syndicats


Idées-clés :



  • Fin des conflits ? D’un côté, on observe une baisse de la conflictualité traditionnelle par la baisse du nombre de jours de grève, la désyndicalisation, une évolution du financement des syndicats (dépenses administratives, propagande), progression de la tendance réformiste au dépend du syndicalisme révolutionnaire (1995, CGT renonce à socialisation des moyens de producation). Cette désyndicalisation s’explique par des forces endogènes et exogènes (LABBE, ADOLFATTO). Pour autant, les conflits sociaux n’ont pas disparu ; ils se sont plutôt modifiés, 2 tendances : tendance vers de nouveaux mouvements sociaux, même s’il faut relativiser leur nouveauté et importance (les conflits du travail n’ont pas disparu) ; tendance à l’institutionnalisation des conflits qui portent sur les règles (GROUX), qui a cependant tendance à affaiblir les syndicats du fait de la décentralisation des négociations collectives.

  • Nouveaux mouvements sociaux ? De nouveaux mouvements sociaux se seraient substitués aux mouvements sociaux traditionnels : ce serait une « révolution silencieuse » (INGLEHART). 4 évolutions les distingueraient par rapport aux conflits traditionnels : autonomie politique par rapport au binôme syndicat-parti, décentralisation, identité, qualitatif. Mais, relativiser leur ampleur (conflit du travail sont toujours importants ; ces NMS s’attachent aussi à la question du travail : emploi des femmes, emploi des beurs ; mouvements des droits civiques aux EU dans 60’s qualitatifs) + TOURAINE (historicité)

  • La place des syndicats dans la régulation sociale ? Dans un premier temps, Etat très présent dans la régulation sociale (Loi de 1898, loi ROP de 1910, Accords Matignon de 1936), mais intègre les syndicats dans la négociation (loi Waldreck-Rousseau, Accords de Matignon (1936), gestion paritaire de la SSociale (1967)). Tendance récente de L’Etat à se retirer en raison de la décentralisation croissante des négociations collectives (Loi de 1996, Loi Fillon). Cette plus grande place des syndicats n’est pas sans poser problème : le nouveau modèle des relations professionnelles affaiblit les syndicats ; absence de dialogue social (Même si loi Fillon veut une « refondation du dialogue social, l’affaire Nestlé-Perrier montre la difficulté d’imposer une démocratie syndicale en France).

  • Les traditions syndicales ? Trois grandes traditions syndicales : syndicalisme d’opposition en France qui cherche à transformer la société (Charte d’Amiens, tradition anarchiste, marxiste, socialiste) ; syndicalisme allemand qui repose sur la cogestion, les syndicats étant indépendants politiquement, recherchant le consensus politique, et modérant leur revendication ; syndicalisme de contrôle aux EU et en GB qui ne cherche pas à transformer la société, ni à cogérer, mais plutôt à améliorer les ocnditions de vie des salariés (Trade Union Congress en GB)

  • Comment expliquer un mouvement social ? (I) Paradigme du « comportement collectif » (GURR) qui se base sur la notion de « frustration relative » (exemple : marche des beurs en 1983), dont les limites sont : difficulté à mesurer la frustration, difficulté à comprendre des mobilisations où pas de frustration. (II) Paradigme du calcul : modèle Olsonien où la mobilisation est considérée comme un bien public ; rôle des incitations sélectives (closed-shop en GB chez les dockers), dont la vérification empirique a été réalisée par GAMSON en 1975 sur un vaste échantillon aux EU ; limites : ne travail pas sur le vécu des individus, ne peut donc comprendre la mobilisation des « militants moraux ». (III) : la mobilisation des ressources dominant aujourd’hui, où l’on retrouve les travaux de McCARTHY et ZALD sur les SMO (social movements organisations), SMIndustry, SMSectors, qui distinguent « les bénéficiaires potentiels » des « militants moraux » (étude de McADAM en 1968 sur les étudiants blancs qui participent à enregistrement sur liste électorale des noirs en 1964) ; OBERSHALL énonce trois formes de ressources : la masse du groupe, capacité d’action, sentiment identitaire ; TILLY qui met en évidence le rôle du Netness et du Catness, pour former le Catnet (PCF dans les années 30), la politisation des mouvements sociaux (rôle de la RI et la centralisation de l’Etat), le changement de « répertoires d’action collective » (jusqu’à mi-19 », action locale sous patronnage ; puis autonomisation des mouvements par rapport aux patronnages qui se nationalisent (manifestations…)), le changement de « registres » d’action (registre « compétitif » jusqu’au 17e, registre « réactif » jusqu’au 19e, puis « pro-actif »).

  • Quelles sont les nouvelles recherches sur les mouvements sociaux ? (I) Rôle du vécu, de l’identité (GAXIE : rôle des « incitations sélectives » (capital culturel…) et « effet surgénérateur » ; (II) lien entre structure politique et mvt sociaux (KITSCHELT : logique assimilative en Suède et EU (modèle ouvert aux inputs et fort en outputs en Suède, modèle ouvert-faible aux EU) ; logique de confrontation en France (modèle fermé-faible) ; logique confrontation-assimilative en All (modèle fermé et fort) ; (III) Influence des médias (manifestation de papier de CHAMPAGNE).

  • Ex des sans papiers (J.SIMEANT) et des chômeurs de l'hiver 97-98

  • Quelle est la fonction sociale du conflit ? (I) Optique marxiste : le changement social (lutte des classes) ; critique forte de DAHRENDORF ; (II) Touraine : Opposition Identité Totalité sont les trois conditions que naissent un NMS ; (III) La fonction de régulation sociale des conflits : tradition SIMMELienne où le conflit permet le bon fonctionnement de la société (SIMMEL : le conflit renforce la cohésion internes aux groupes en concurrence ; le conflit permet aussi de se « protéger contre le dualisme qui sépare, et une voie qui mènera à une sorte d’unité »), reprise par Lewis COSER (le conflit remplit fonction de maintien de la cohésion du groupe, de renforcement de la conscience, d’exutoire aux sentiments d’hostilité, de renforcement de la cohésion au sein d’un groupe) ; (IV) tradition DURKHEIM où le conflit découle d’une anomie, d’un absence de règle (vision contraire à SIMMEL : c la règle qui permet de régler le conflit et non le conflit qui est la règle). MENDRAS et FORSE

  • Distinction entre conflit sur la règle (GROUX) et dans la règle.


Champagne Patrick, « La manifestation. La production de l’événement politique », ARSS, 1984

Dahrendorf Ralf, Classes et conflits de classe dans la société industrielle, 1972

Gamson W., The Strategy of Social Protest, 1975.

Gaxie Daniel, “Economie des parties et rétributions du militantisme », RFSP, 1977.

Groux Guy, Vers un renouveau du conflit social ?, 1998.

Gurr Ted, Why Men Rebel ?, 1970

Hirschmann Albert O., Défection, prise de parole et loyauté, 1970

Inglehart Ronald, The Silent Revolution. Changing Values and Political Styles Amoung Western Countries, 1977.

Ion Jacques, la Fin des militants, 1997.

Kitschelt H., “Political opportunity Structure and Political Protest: Anti-Nuclear Movements in Four Democracies”, in British Journal Of Political Science, 1986.

Kriesi Hanspeter, « Sviluppo organizzativo dei nuovi movimenti sociali e contesto politico », Rivisita italiana di scienza politica, vol.23, 1, 1993.

Labbe Dominique, Adolfatto Dominique, Sociologie des syndicats, 2000.

McAdam D., Freedom Summer, 1988.

McCarthy J.D., Zald M., “Ressource Mobilization and Social Movements : a Partial Theory” in American Journal of Sociology, vol. 82, 1977.

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Olson Mancur, Logique de l’action collective, 1978

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Simmel Georg, Le conflit, 1902.

Simeant Johana, La cause des sans-papiers, 1998.

Tarrow S., Democracy and Disorder : Protest and Politics in Italy, 1965-1975, 1989.

Tilly Charles, From Mobilization to Revolution, 1976.

Tilly Charles, La France conteste de 1600 à nos jours, 1986.

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