Aux origines de la Ve république, blocages et crises de la ive république





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Aux origines de la Ve république, blocages et crises de la IVe république.
Introduction
La IVe république a une mauvaise image  insistance dans les manuels de la rupture de 58 : retour de DG et instauration Ve rép.

 chute 4e rép lié à des raison inhérentes à la 4e rép  caricatural.
Années 50 : analyse de la chute 4e république, expliquée par :

  • La crise des institutions : Dans l’été 58, Léo Hamon, Gaulliste, écrit « De Gaulle, la République » dans lequel il explique que la 4e rép était un régime « mort-né » et périmé dés sa naissance (en 46). Théorie reprise par François Mauriac et le journal « Le Monde » et son auditorialiste Hubert Beuve-Méry. Cette analyse domine encore aujourd’hui dans les livres de terminale.

  • L’assassinat de la 4e république. Thèse défendue par Raymond Aron « Immuable et changeante. De la 4e à la 5e république ». Chute 4e république = conséquence de la rébellion des militaires à Alger.



  1. Les causes de la chute de la 4e république.




  1. La crise du régime parlementaire ?




  • Les débats institutionnels de 46.

DG, fonde le GPRF  il veut donner du pouvoir aux institutions. Démissionne en 46, puis entre dans l’opposition. Retour en 58.

L’héritage de la 4e république.
Référendum : choix entre retour 3e rép ou nouvelle constitution. Oct 45  choix nouvelle constitution.

Mais la constitution n’est pas rédigée par De Gaulle, mais par l’Assemblée Nationale Constituante.

Mise en place d’un régime d’assemblée, avec fort contrôle du législatif sur l’exécutif.
Aujourd’hui, tendance à rejeter régime d’assemblée.

À l’époque, Léon Blum et d’autres ont une autre analyse que DG.

  • Pour DG, Vichy a existé à cause d’un exécutif faible, par manque de pouvoir des dirigeants.

  • Pour Blum, Vichy est lié à un affaiblissement de l’assemblée par le Sénat.  favorable à une assemblée unique et forte.


Les principaux leaders sont persuadés d’être à l’époque d’un tournant politique et d’une montée des « partis de masse » (le PC, etc…).  nécessité d’une assemblée représentative de ces masses. Blum pense que les partis vont remplacer les groupes parlementaires.
Partis dominants de la scène politique en 45 :

  • le PC (1920)

  • SFIO (1935)

  • MRP (Mouv Rép Populaire)

Triparisme.
1ere proposition de constitution en 46 : refus.

2ème proposition de constitution : rétablissement du rôle du Sénat. Adopté à 53% des suffrages, mais abstention de 63%.

 donc finalement, la 2nde constitution est plus proche de la 5e rép.



  • La rupture de 47.


Fonctionnement correct jusqu’en 47.

Président du conseil, Ramadier, décide de révoquer les ministres communistes de son gouvernement.

En parallèle, DG décide de former le Rassemblement pour le Peuple Français, qui doit défendre ses idées politiques qu’il a exprimé dans le discours de Bayeux.
 tripartisme (PCF, SFIO et MRP) remplacé par Troisième Force (SFIO, MRP, Radicaux), alliance instable.

La majorité rejette dans l’opposition les communistes et les gaullistes, qui critiquent durement le régime jusqu’en 58.

Elections de 51, 50% des électeurs votent pour des opposants politiques.

Les partis supportant la 4e rép sont progressivement affaiblis. Ex : SFIO passe de 25% à 14% entre 45 et 51.

 Moyenne de vie d’un gouvernement = 6 mois. Record par Guy Mollet (Janvier 56 – Février 57).


  1. La crise coloniale.

1940, La France est écrasée en métropole, mais elle conserve un empire libre, qui doit choisir entre Pétain et De Gaulle (appel du 18 Juin 1940), puis entre De Gaulle et Giraud.
En 1942, débarquement Américain, favorable à la décolonisation, en Afrique du Nord  ils ne favorisent pas le rétablissement de l’autorité Française sur son empire.
 L’empire en 46, manié avec « la carotte et le bâton ». Propositions d’évolutions plus démocratiques, et répressions très violentes des émeutes. La constitution prévoit le droit pour l’Afrique occidentale et équatoriale le droit d’élire des députés, qui deviennent des grandes figures. Ex : le Sénégalais Léopol Senghor et l’Ivoirien Houphouët-Boigny.

Insurrection de Sétif en Algérie en 45.

Mars 47, à Madagascar, révolte pour l’indépendance écrasée dans le sang.
Mais vrai problème en Indochine.

Septembre 45, un leader indépendantiste, Ho-Chi-Minh Viêt-Nam. Envoie du Général Leclerc, qui rétablit l’ordre.

En 46, la France reconnaît l’indépendance du Viêt-Nam avec le maintien dans l’Union Française. Mais le haut-commissaire responsable de la région proclame, contre la république du Viêt-Nam, la république de Cochinchine et fait bombarder le nord du Viêt-Nam en novembre 46  6000 morts.

A Hanoï, des Européens sont massacrés en représailles.
Défaite de Diem Bien Phu, accord de Genève en 54 qui regroupe le Viêt-Nam, le Cambodge et le Laos, signé avec Pierre Mendès-France.
La guerre d’Indochine révèle des faiblesses de la 4e république :

  • Les ministres chargés de l’Outre-mer prennent des positions colonialistes beaucoup plus dures que celles de leurs propres partis, à cause de la pression des militaires.

  • Les responsables militaires prennent des décisions très graves sans en avertir le gouvernement.

 Pour la première fois, les militaires ne sont plus soumis au pouvoir politique.

  • après défaites, appel à un homme « providentiel » qui vient non seulement régler la situation mais également endosser la responsabilité politique. 54, Pierre Mendès France, 56 Guy Mollet pour la guerre d’Algérie, et en 58 avec De Gaulle. Donc, appel à DG n’est pas un fait exceptionnel.


 Gouvernement de Guy Mollet. En 56, il décide d’appeler le contingent en Algérie pour compléter l’armée professionnelle  très impopulaire, à la suite d’une vague d’attentats menés par le FLN.

En 54, Pierre Mendès France est président du conseil et souhaite régler le problème en transformant le fonctionnement politique en Algérie : c’est un département Français, mais avec des privilèges en moins :

  • pas de droit de vote des femmes

  • deux collèges électoraux, Européens et Musulmans, qui se répartissent à 50% les députés, alors que 1/9 de la population = européenne.

Mendès France souhaite donner plus de pouvoir aux Musulmans, mais le Parlement le pousse à la démission.
Guy Mollet prend les commandes mais est accueilli par des jets de tomates et de pierres de la part des européens, qui font pression.

Nouvelles lois qui suspendent les libertés publiques, les militaires font la loi dés 56. En Octobre, l’armée viole les lois internationales en détournant un avion Marocain transportant 5 membres du FLN  Les ministres sont contraints de valider l’action des militaires.
Le Général Massu est assigné pour tenir Alger  début de la répression et de l’usage de la torture par l’armée Français, notamment les parachutistes.

Formation de L’Union pour le Salut et le Renouveau de l’Algérie Française, fondé par les militaires. Regroupe des hommes de toute couleur politique (MRP, Gaulliste dont Jacques Soustelle).


  1. La crise du 13 Mai 1958.


 La chronologie

La fin de la 4e république se passe à Alger. Les militaires refusent de perdre l’Algérie comme en Indochine. Mettent en place une guerre psychologique contre le FLN et contrôlent le terrain militairement.

Mais faiblesse politique des militaires  usure psychologique de la guerre.

Avril 58, le commandant en chef de l’Algérie, le Général Salan, déclare qu’il n’acceptera pas de cessez-le-feu.

26 Avril, l’armée laisse se dérouler une manifestation d’Européens qui réclament un « Gouvernement de Salut Public » (militaire et révolutionnaire). En même temps, prise de position de l’armée contre la désignation de Pierre Pflimlin comme président du conseil, jugé trop favorable au FLN.

13 Mai, nouvelle manifestation et coup d’Etat prise des locaux du gouvernement d’Alger. Formation d’un comité de Salut par le Général Massu, qui appel les Français de métropole à former à leur tour un Gouvernement de Salut Public présidé par De Gaulle.

15 Mai, De Gaulle envoi depuis Colombey un message, se disant prêt à assurer les pouvoirs de la république.

Puis 27 Mai, second télégramme dans lequel il affirme avoir entamé le processus régulier à la formation d’un gouvernement républicain. Il demande par la même occasion l’annulation des opérations de débarquement en France.

29 Mai, nommé président du conseil.
 L’interprétation.

Coup d’Etat de De Gaulle ??

OUI : En Février 58, tous les réseaux Gaullistes sont réactivés, par notamment Soustelle et Chaban-Delmas.

NON :

  • De Gaulle n’est pas le maître du jeu  plutôt les militaires. Dés le 24 Mai 58, les militaires ont pris le contrôle de la Corse et ont préparé un coup d’Etat à Paris.

  • Président Auriol et Mollet aident DG à prendre le pouvoir.



  1. L’héritage de la 4e République.




    1. Question du rapport entre démocratie et efficacité politique.


Débats parlementaires : force ou faiblesse ? Les débats sont de très grande qualité : font avancer des idées nouvelles et façonnent un consensus politique (dixit le professeur). Par opposition à la 5e république, dans laquelle les débats sont très courts. Passage en force avec l’article 49.3 de la constitution.

Aujourd’hui, critique du peu de débat et d’une « Monarchie Française ».
Instabilité parlementaire : pas un signe de fragilité, car les mêmes hommes reviennent au pouvoir.

Chute des gouvernements = signe de bonne santé démocratique (pour le prof).

Diversité des partis sous la 4e république, aujourd’hui, quasi-bipartisme.

De plus, personnalisation du pouvoir politique.
Naissance d’une presse politique de qualité : « l’Expresse » et le « Nouvel Obs ».

Nombreuses manifestations.

Construction de l’Etat Providence = sous la 4e rép (allocation logement, sécurité sociale, minimum vieillesse, scolarisation de masse).

Succès de la construction Européenne : Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier en 51 & Traité de Rome en 57.

Echec de la Communauté Européenne de Défense.
Mais, point faible = politique extérieur, douloureuse décolonisation contrairement à l’Angleterre (avec l’Inde).


    1. Guy Mollet


Né en 1906 dans une famille modeste. Père gazé dans la 2nde GM.

Boursier durant toute sa carrière scolaire. Travail comme surveillant d’un internat. Arrive très tôt au SFIO.
Carrière politique débute avec la 4e république. Devient député-maire de la ville d’Arras et chef de la fédération socialiste du Nord-Pas-de-Calais.

En 46, il devient secrétaire général de la SFIO et empêche son évolution vers le travaillisme Anglais (maintient de la doctrine Marxiste).

56, devient chef du gouvernement, il met en place le minimum vieillesse financé par la vignette automobile et donne la 3e semaine de congé payé (Léon Blum propose les 2 premières).
Mais il trébuche sur la question Algérienne en ne parvenant pas à concilier dans son propre parti les pro-Algérie Française et ceux en faveur de l’indépendance.
La monarchie présidentielle 62-67.

Fin de la guerre d’Algérie = tournant pour la république Gaullienne et pour toute la 5e république.

Les institutions changent une première fois au travers du changement de désignation du Président, désormais élu au suffrage universel.

 Les présidentielles deviennent un temps fort, plus important que les législatives.
En 62, le régime devient-il présidentiel ou est-ce une évolution personnelle de de Gaulle qui renforce ce caractère de pouvoir personnel ?  Peut-on parler de « monarchie présidentielle ».


  1. Tournant de régime ?




  1. La droite au sortir de la Guerre d’Algérie.


Droite :

  • les indépendants (droite libérale)

  • les gaullistes.




    • La droite libérale :

Elle s’est structurée dans les années 50, à partir de la fondation en 48 du « Centre nationale des indépendants » par René Duchet.

Alliance avec un parti paysan pour former le Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP).

Valeurs : familiales, défense de l’artisanat et des petites entreprises. Favorable au libéralisme économique  réduction des impôts, réduction du poids de l’Etat dans les communes.

Parti qui dénonce le « terrorisme fiscal » (augmentation régulière des impôts).
Antoine Pinay (prend le relai de Duchet) principal leader politique au début de la 5e république.

Gouvernement Debré de 59 : Pinay au ministère des finances.

Elections de novembre 58, les indépendants obtiennent 22% des voies au premier tour et placent au second tour 133 députés  CNIP = 2nd groupe parlementaire.

Le CNIP domine également le Sénat avec 1/3 des sièges en 59.
Mais dégradation des relations entre les libéraux indépendants et les gaullistes :

  • les libéraux considèrent que l’Etat est trop interventionniste. Ex : en 1960, mise en place d’un plan de rigueur (plan Pinay-Rueff) qui passe par l’adoption du nouveau Franc. Plan signé par Pinay mais élaboré par Jacques Rueff, économiste  pinay était en désaccord avec le plan.

  • En 57, signature du traité de Rome  prévoie mise en place d’une politique agricole et nucléaire commune, ainsi qu’un abaissement des droits de douanes entre les signataires.  libéraux en désaccord de peur que la baisse des droits de douane amène une concurrence étrangère aux PME. Refusent également la politique agricole commune, défavorable aux petits agriculteurs. En 62, mise en place concrète de la PAC par de Gaulle.

  • Sur la question Algérienne, dés 59, des indépendants rejoignent le rassemblement pour l’Algérie Française. Une partie soutient les activistes d’Alger et refusent les pleins pouvoirs à de Gaulle après les barricades d’Alger. Lors du putsch d’Avril 61, le CNIP ne condamne pas l’action des généraux.




    • Les gaullistes.

Ils proviennent du RPF, fondé en avril 47. Ce parti avait été conçu par de Gaulle dans le but de renverser la 4e république, mais celle-ci résiste et les voix gaullistes déclinent  20% en 51.

En 51, de Gaulle se détache des gaullistes. Certains gaullistes soutiennent le gouvernement de droite de Pinay, sous la 4e république.
En 54, 2nd parti Gaulliste : le Centre National des Républicains Sociaux, avec notamment Jacques Chaban-Delmas et Roger Frey.
En 58, les anciens du RPF et les républicains sociaux se regroupent et forment l’UNR (Union pour la Nouvelle République).

 remporte l’élection de Novembre 58  200 députés à l’Assemblée Nationale.
Mais la question Algérienne divise les gaullistes. Certains dont pro Algérie Française (Soustelle…), d’autres acceptent le discours sur l’autodétermination de de Gaulle en 59.
Chaban-Delmas développe la thèse du domaine réservé : politiquement, il y a un domaine réservé au président de la République : les affaires étrangères et la défense.

Mais également, domaine ouvert, celui de la politique intérieure.
En 1960, les gaullistes favorables à l’Algérie Française sont exclus de l’UNR (cas de Soustelle).


  1. Crise institutionnelle de 1962


Après la fin de la guerre d’Algérie, de Gaulle change de premier ministre.

Michel Debré, qui était favorable à l’Algérie Française mais qui avait acceptée le principe des accords d’Evian, démissionne.

Il est remplacé par George Pompidou, 1er ministre de 62 à 68.
Août 62 : Attentat du petit Clamart par l’OAS contre DG  de Gaulle en déduit une fragilité du régime, qui risque de basculer s’il est assassiné.  il annonce aux français sa volonté de modifier la constitution pour que le Président soit élu au suffrage universel  fait du Président l’institution majeure du régime.

Il lance le projet de révision et annonce un référendum pour Octobre 62.

 déclenche une tornade politique. Le président du Sénat, Gaston Monnerville, lance une campagne contre le référendum et accuse la Président de la République de forfaiture.  de Gaulle trahi les institutions en proposant le changement des institutions.
Précédent historique : au 19e siècle sous la 2nde république, un des régime les plus court de l’histoire française (de 1848 à 1851). Il avait décrété que la président de la République serait élu au suffrage universel  une élection qui a porté le président Napoléon Bonaparte au pouvoir. 3 ans après, le 2 décembre 51, le président fait un coup d’Etat qui renverse la république et instaure une dictature qu’est le 2nd empire.
 peur de reproduire l’erreur, que de Gaulle établisse une dictature.

La droite libérale se mobilise contre de Gaulle et la gauche, derrière Mitterrand, s’allie pour voter une mention de censure.

Le parlement ne peut pas renverser le président, seulement le gouvernement  l’alliance renverse le gouvernement Pompidou.
Réaction de de Gaulle :

  • de Gaulle confirme le premier ministre – il considère qu’il n’a pas été destitué.

  • Il dissout l’Assemblée Nationale.

  • Il fait une déclaration publique dans laquelle il explique ne pas vouloir commencer une carrière de dictateur à son âge, et fait appel à la confiance des Français.

 62% de oui au référendum.

Puis suivent les législatives : victoire de l’UNR qui obtient 233 élus.
 le régime évolue vers le gaullisme référendaire, dérive inquiétante pour la démocratie car le président peut passer au dessus du Parlement pour parler directement aux français

 risque de pouvoir personnel  « monarchie présidentielle ».
 renforcement le la bipolarisation de la république : les droites et les gauches doivent s’unir afin de pouvoir gouverner en France.

 pause le problème de la représentation en France des petits partis, qui ne vont plus avoir d’expression politique reconnue.


  1. Conséquences politiques de la crise à droite.




    • Les indépendants

Dans le gouvernement de 62, les indépendants n’ont qu’un seul poste important : poste de ministre des finances fournis au très jeune VGE (Valery Giscard d’Estaing).

Au référendum, une partie des indépendants signe la motion de censure  109 sur 120 députés indépendants votent la censure.

 ils rejoignent massivement le « cartel des nons ».
Une vingtaine de députés indépendants choisissent de soutenir les gaullistes et acceptent le référendum ainsi que la solidarité avec l’UNR.  cette vingtaine de députés indépendants sont appelé les « Républicains indépendants ».

 Dés lors, distinction entre les Indépendants et les Républicains indépendants, qui est symbolisé par Giscard.
Elections de Novembre 62, les indépendants perdent 60% des voix : ils passent de 120 à 30 sièges et deviennent en quelques jours un petit parti politique.

Inversement, les républicains indépendants, grâce à la solidarité avec l’UNR, obtiennent 32 sièges et concurrencent l’ex-majorité de leur parti.


  • Les gaullistes.

En 62, l’UNR fusionne avec l’UDT (Union Démocratique du Travail). C’était un parti qui réunissait des gaullistes de gauche, dont René Capitant et Henri Valon.

Pour la première fois, de Gaulle accepte que ces partis se présent comme ses partis.



  1. 1965, apogée de la Monarchie Présidentielle.




  1. L’usure du pouvoir.


En 1965, de Gaulle se présente au suffrage universel comme candidat à la présidence de la république.

A chaque élection, on évoque l’usure du pouvoir  différence entre discours de la presse et la réalité.
Depuis 62, de Gaulle apparaît de plus en plus comme un monarque républicain. L’aspect monarchique du régime est renforcé par la communication.
Forte médiatisation des déplacement  proximité et distance avec le personnage mythique  renvoi au moyen-âge lorsque le peuple voulait toucher la main du roi.
Politique étrangère de de Gaulle.

 il s’oppose aux USA alors que la majorité des Français sont majoritairement proaméricains.

John Kennedy, jeune républicain.

DG s’oppose également à l’OTAN et développe une stratégie visant à garder la France dans le camp occidental tout en établissant des contacts politiques avec l’URSS et la Chine.
Europe :

Accepte le Traité de Rome, mais il refuse une extension géographique et une intégration politique.

En 65, crise au niveau européen  crise de la chaise vide. La France refuse de siéger à Bruxelles et de Gaulle exige que les décisions importantes soient prisent à l’unanimité  droit de veto de la France.

Il refuse enfin que l’Angleterre, cheval de Troie des Etats-Unis, entre dans l’Europe.
Politique :

DG méprise les partis : il parle du « régime des partis » pour dénigrer la 4e république. Il se considère au-dessus des partis.

Sondages de l’IFOP :

  • en 62, 30% des français mécontents.

  • En 63, grève des mineurs très populaire  42% de mécontents  pire sondage des années 60.

  • Dés 64, jusqu’à 69, satisfaits sont toujours > à 50%.

 permettent de savoir ce que les Français reprochent le plus à DG.

  • son attitude par rapport aux Etats-Unis

  • son attitude par rapport à l’Angleterre

  • son pouvoir personnel, mais seul 4% des Français pensent que son pouvoir est trop personnel.

 donc, par rapport au régime, ils sont satisfaits.

Mais impopularité du gouvernement Pompidou : en 63, 60% des Français sont défavorables du gouvernement. Cela ne l’empêche ni de rester premier ministre, ni de devenir président.


  1. Des présidentielles de 65


Elections nouvelles pour les français :

  • au suffrage universel

  • télévision, qui devient le premier média.


Permet de toucher instantanément des millions de Français. L’ORTF partage les temps de parole.

La télévision est à l’époque contrôlée par le pouvoir, via l’unique chaîne.

Le journal télévisé de 20 heure est censurée par le gouvernement  dénonciation de la presse écrite.

Les français s’intéressent aux alternatives.

De gaulle a 75 ans.
Mitterrand a 49 ans. Il parle de justice sociale.
Jean Lecanuet a 45 ans. Il met en avant la construction Européenne.
Jean-Louis Tixier-Vignancourt, de l’extrême droite, développe un discours de dénonciation de l’Algérie.
Pierre Marcilhacy, candidat des indépendant, critique l’ingérence de l’Etat et développe un programme de réduction des impôts et d’aide à l’artisanat.
Marcel Barbu, un simple citoyen, décide de se présenter pour défendre la colère des citoyens.
 nombreux candidats, ouverture des français aux changements  de gaulle est mis en ballotage au premier tour.

Les sondages donnaient 1 mois auparavant 66% des suffrages au premier tour  il n’obtient que 43%.

Mitterrand arrive en seconde position, puis Lecanuet avec 16%.

 surprise, indique que de Gaulle peut être battu et qu’il y aura un jour un après de gaulle.
Au second tour, de Gaulle mène une campagne en faisant réaliser 3 entretiens avec un journaliste dans lequel il dresse le bilan de son action et met en avant sa proximité avec les français  casser l’image de monarque.

 il remporte le second tour avec 54% des voix, ce qui conforte le régime et le président mais met également en selle d’autres hommes politiques, dont Mitterrand.


  1. Les législatives de 67 : le troisième tour de 65.


Tous les observateurs politiques s’accordent pour dire que 67 sera le troisième tour de 65  Les doutes par rapport au régime vont pouvoir l’ébranler.
Premier facteur d’affaiblissement du régime : évolution des libéraux. Après 65, Pompidou est confirmé premier ministre mais on remanie le gouvernement. On juge Giscard d’Estaing est en partie responsable du ballottage pour le pas avoir soutenu activement DG.
VGE refuse un autre poste et quitte le gouvernement  il rentre dans une position ambiguë qui est le soutient critique au gouvernement.  parallèle avec Bayrou.

En 66, VGE fonde la Fédération Nationale des Républicains Indépendants. Trois valeurs : libéralisme économique, construction européenne et le centrisme politique.

En 67, conférence de presse dans laquelle il déclare que sa position est de dire « oui » à la majorité (UNR) mais en pesant sur les orientations  la presse retient la formule du « oui, mais… ».
Georges Pompidou comprend le risque politique de la position Giscard. Il impose pour les législatives de 67 une candidature unique de la majorité de manière à éviter des primaires à droite (choix des électeurs pour un candidat à la majorité).

 Pompidou impose une candidature unique et contient les républicains indépendants.
Pompidou accepte de participer à des débats politiques avec 2 leaders de gauche : Mendès-France et Mitterrand.

De gaulle intervient personnellement dans la campagne des législatives, ce qui est critiqué par la Gauche : on ne peut pas être à la fois chef de l’Etat et chef d’un Parti.
Résultat des élections de 67  80% de participation.

Au second tour, l’UNR n’obtient que 233 sièges. Le vote de l’outre-mer seul permet à l’UNR de conserver la majorité absolue.
Mais de Gaulle ne tient pas compte des élections législatives : il ne change pas de premier ministre et décide de légiférer par ordonnance, tout comme en 58 (donc ne passent pas par le Parlement).

 riposte du Parlement par trois motions de censure, toutes repoussées.
Dans la politique extérieure, de Gaulle adopte une position de plus en plus personnelle. Il improvise des discours comme celui du « Québec libre »  incident diplomatique.

Critique également vis-a-vis d’Israël, « peuple dominateur ».
Giscard devient très critique vis-à-vis de de Gaulle et parle de « l’exercice solitaire du pouvoir ».
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