Le conseiller principal d’education





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BOUZIAT Lucille

MENETRIER Lucie

POTINET Aymeric


LE CONSEILLER PRINCIPAL D’EDUCATION

De la vie scolaire à la politique éducative

(Jean Paul Delahaye, 2009)


Le présent ouvrage, dirigé par J-P Delahaye, a une fonction résolument pratique. C’est un guide reprenant les principales responsabilités du CPE sous forme d’abord théorique, puis pratique sous forme de fiches thématiques. Il s’agit donc d’un outil, utile à la préparation du concours, mais aide également les CPE titulaires dans leurs actions et dans l’évolution de leurs missions au sein des établissements.

INTRODUCTION
Le champ de la vie scolaire est « vaste et peu délimité ». L’expression est issue du rapport de Michel Caré de 1993. C’est le champ privilégié de l’éducation. L’auteur, dans le but de légitimer sa réflexion, rappelle que l’éducation est étroitement liée à l’instruction et qu’elle en est même sa condition. Ainsi l’éducation est-elle le terreau de la transmission des savoirs et aura comme rôle de « placer les adolescents dans les meilleures conditions de vie individuelle et collective et d’épanouissement personnel » (circulaire du 28/10/1982).

Donc, une vie scolaire bien comprise et bien vécue par toute la communauté éducative permet de donner du sens, de la cohérence à la présence des élèves dans l’établissement.

CHAPITRE LIMINAIRE
Ce
Lucie MENETRIER

Lucille BOUIZAT

Aymeric POTINET

chapitre permet un bref retour sur la genèse du concept de vie scolaire et du métier de CPE, ainsi que son évolution.
La séparation éducation instruction est une originalité française. Aux origines de cette séparation, une organisation de l’enseignement secondaire qui ne facilite pas une approche globale de l’acte éducatif (héritage napoléonien). Les enseignants sont formés pour dispenser un savoir universitaire. Le temps scolaire est composé de la classe et de l’étude, il n’y a pas de temps de vie scolaire. Durant le XIX° siècle et sous la III° République, le temps scolaire comprend d’ailleurs plus d’heures d’étude que d’heures de cours, dirigées par des répétiteurs et des adjoints d’enseignements. Au fil de cette période, les enseignements vont se spécialiser, et les enseignants avec. En 1899, le rapport Ribot constate que « l’enseignement a été réparti entre un nombre de plus en plus grand de maîtres, dont chacun joue un rôle de plus en plus limité ». Peu à peu, cette évolution entraîne la reconversion des répétiteurs et enseignants adjoints en professeurs. La multiplication des heures de cours se fait alors au détriment des heures d’études.

Cette évolution s’achève dans les années 1960 au moment de la démocratisation et de la massification de l’école, au moment où arrivent en masse des nouveaux publics ne disposant pas forcément de l’appui familial pour effectuer notamment le travail de répétition qui n’est plus assuré par l’école. En d’autres thermes, c’est au moment où vont apparaître les difficultés que l’on supprime un gros travail d’accompagnement des élèves.

Les lycées font une place trop faible aux activités éducatives, de plus la discipline d’essence militaire est de moins en moins supportable. L’auteur prend l’exemple des mutineries de lycéens en 1833.

La réforme des lycées de 1890 va entériner une réorganisation des études pour une meilleure complémentarité des tâches d’enseignement et d’éducation. C’est aussi la première référence officielle à la « vie scolaire » (circulaire du 07/07/1890). Un des objectifs de cette réforme, selon le ministre Léon Bourgeois, est de passer d’une discipline répressive à une discipline à une discipline consentie par l’élève (lien avec l’autorité).

A partir de ce moment, les tentatives d’intégrer des tâches éducatives au service des enseignants vont ce multiplier et toutes échouer face à l’opposition des enseignants. Les dernières tentatives en date (Commission Thélot 2004, Livre vert sur l’évolution du métier d’enseignant, 2008) n’ont pas connu meilleur sort.
Le surveillant général apparaît en 1819, comme une étape intermédiaire dans les carrières administratives, notamment entre le répétiteur et le censeur de lycée. Il est le supérieur direct des répétiteurs et des enseignants adjoints et les textes de 1920 font de lui un membre de l’équipe de direction. La création par le ministre Jean Zay, en 1937, des maîtres d’internats et des surveillants d’externats (MI-SE), fait évoluer la fonction. Cette mesure entérine la disparition progressive des répétiteurs et les MI-SE seront recrutés parmi les étudiants.

Les évolutions sociétales font progressivement passer le métier du maintien de l’ordre à l’action pédagogique. La circulaire de 1956 concernant les surveillants généraux donne comme responsabilité l’application du règlement intérieur, l’ordre et la sécurité des élèves, l’internat, de la prise en charge des élèves en cas d’absence d’un professeur, ils mettent en œuvre leur action éducative dans les études surveillées. Nouvelle évolution en 1965, car « les problèmes éducatifs prennent de plus en plus d’importance dans la vie scolaire ». Le surveillant général organise la vie scolaire, il devient donc chef de service, et peut prendre en charge certaines tâches de direction par délégation du chef d’établissement. Il devient un cadre aux responsabilités étendues.
Le statut du CPE (décret du 12/08/1970) reprend pour beaucoup la circulaire de 1965 citée plus haut, d’où la certaine confusion, encore tenace, entre le CPE et le « surgé ». Ils se détachent de ces derniers en cela que leur rôle dans l’animation éducative s’affirme. Le CPE a toujours ce côté de « punisseur », mais en plus de faire respecter la règle, il va s’attacher à la faire comprendre. En outre, ce nouveau statut lui reconnaît une fonction pédagogique, notamment avec les surveillants dans leurs études (circulaire de 1982), mais aussi dans le suivi global de l’élève (décret du 11/10/1989).

CHAPITRE 1 : STATUT ET MISSIONS DU CPE
Cadre A de la fonction publique. Il est au service de la mission éducative de l’EPLE, il organise la vie collective des élèves hors de la classe, dans le cadre du projet d’établissement. Ses trois champs d’action : le fonctionnement de l’établissement, la collaboration avec les enseignants et l’animation éducative. Il exerce sous l’autorité du chef d’établissement, il effectue 1600 heures sur 36 semaines et peut être logé sur place par absolue de service.

Sa priorité est l’organisation du service de la vie scolaire. L’auteur se rapporte ici à un article du groupe «établissement et vie scolaire » de l’IGEN, paru en mars 2006 dans la revue Conseiller d’éducation

Le domaine des partenariats du CPE s’est élargi à l’intérieur comme à l’extérieur de l’établissement. Son travail auprès des élèves fait de lui une sorte de « médiateur-éducateur », assurant la continuité éducative avec le travail scolaire.

Le poids que prend la question éducative dans les établissements scolaires est un élément qui pèse évidemment sur les missions du CPE, mais qui pèse également sur l’enseignement secondaire. La circulaire de mission du professeur du 23 mai 1997 y fait d’ailleurs référence. Certaines missions éducatives prennent de l’importance : la lutte contre la violence ; le traitement des conduites à risques ; la lutte contre les inégalités ; l’éducation à la santé et à la citoyenneté ; etc. L’importance de ces questions est consacrée par le décret portant sur le socle commun de connaissances et de compétences du 11/07/2006, qui contient des « compétences sociales et civiques ». Ainsi, l’accent est mis sur le fait que le travail éducatif est un travail partagé et qui concerne tous les acteurs de la communauté éducative, notamment les enseignants.
L’article de l’IGEN cité plus haut envisage « un positionnement plus large du CPE, dans sa fonction de cadre de la vie scolaire qui se situe entre l’éducation et la pédagogie, en lien étroit avec le chef d’établissement ».

Ses trois champs d’action : CPE responsable du service de la vie scolaire ; conseiller technique du chef d’établissement et de la communauté éducative ; régulateur et garant, avec d’autres, du respect des règles de vie et du droit au sein de l’EPLE.


CHAPITRE 2 : LE CPE ET LE FONCTIONNEMENT DE L’ETABLISSEMENT
Section 1 : Un métier et des fonctions diverses
Vie scolaire : à la fois condition et complément de l’acte d’enseignement. Vie scolaire : org technique des lieux de vie mais aussi un moyen d’action collective.

CPE, responsable de la vie scolaire d’un établissement : articulation entre les différentes fonctions de conseil, de régulation, de médiation et d’organisation d’un service.
Sous section 1 : un métier qui associe une démarche de suivi collectif et une démarche de suivi individuel des élèves

Démarche de suivi collectif des élèves : la circulaire du 25 octobre 1996 précise que « les CPE ont un rôle éminent à jouer dans l’organisation et l’animation de la vie scolaire » : le CPE doit s’attacher à conjuguer les impératifs de surveillance des élèves, et la nécessité d’apprentissage progressif de la responsabilité et de l’autonomie.

La gestion du signalement : le suivi et la gestion de l’absentéisme, la promotion de l’assiduité : le suivi de l’absentéisme permet de rappeler à tous ce que sont l’obligation scolaire et les règles à appliquer en cas de manquement à cette obligation. But : contribuer à la réussite scolaire des élèves et prévenir des conduites à risques.

Le suivi dans le cadre de la classe : l’heure de vie de classe, un moment privilégié : « permettre un dialogue permanent entre les élèves de la classe, entre les élèves et les enseignants ou d’autres membres de la communauté éducative, sur toute question liée à la vie de la classe, à la vie scolaire, ou autre sujet intéressant les lycéens. » But : donner la parole aux élèves, outil de médiation des établissements pour réguler la vie de la classe. Obligatoire à hauteur de 10 heures/an.

La mission d’éducation et de régulation : lors de l’animation des heures de vie de classe, le CPE accomplit se mission d’éducation et de régulation dans la classe, en instaurant le dialogue ; il est aussi un éducateur-pédagogue : apprentissage de la citoyenneté, de la démocratie ou du savoir vivre ensemble. L’heure de vie de classe peut apparaitre comme un dispositif charnière de l’établissement où se croisent éducation et enseignement.

La contribution du CPE à l’éducation à la citoyenneté des élèves : les finalités majeures de l’éducation à la citoyenneté sont l’acquisition des principes et des valeurs démocratiques, la connaissance des institutions et des lois, la compréhension des règles de la vie sociale et politique.

L’éducation à la citoyenneté dans le cadre de l’éducation civique juridique et sociale (ECJS) au lycée : but : construction d’un citoyen majeur, éclairé par des savoirs et instruit par des techniques. ECJS : espace où le CPE peut faire part de son expertise.

La démarche de suivi individuel des élèves : une évolution sensible du métier de CPE a été observée dans les années 1980. Le suivi individuel des élèves est en effet venu s’ajouter à un suivi collectif néanmoins plus que jamais indispensable dans un temps où s’amenuisent les valeurs collectives dans l’ensemble de la société et où l’individu a tendance à se replier sur lui-même. La prise en compte de la dimension individuelle de l’adolescent à été renforcée par le développement récent de la notion de projet personnel de l’élève. Le CPE doit alors développer ses qualités d’écoute, la relation d’aide s’appuyant essentiellement sur la pratique de l’entretien individuel. Il travaille certes toujours avec des groupes, mais il passe beaucoup de temps à s’efforcer de prendre en charge les élèves individuellement.

Un regard spécifique porté sur l’élève : le CPE doit se forcer de donner un sens au projet de l’élève. Les entretiens individuels organisés régulièrement par le CPE viennent ainsi compléter le travail des enseignants qui peuvent moins aisément, quand ils ne sont pas des professeurs principaux, prendre en charge les élèves en tant qu’individus alors même qu’ils interviennent le plus souvent dans le collectif. Le CPE doit aussi savoir déléguer.

Sous-section 2 : un métier en constante relation avec tous les acteurs de l’établissement

Le CPE ne travaille jamais seul. Au quotidien, le métier de CPE est un métier d’observation, de collecte d’informations, de vérification d’hypothèses et d’analyse des situations. (Diagnostic, états des lieux, proposition de dispositifs).

Le CPE et le chef d’établissement : il appartient au chef d’établissement de donner une existence réelle au champ de la vie scolaire dans le cadre de l’autonomie des EPLE. Réciproquement, la fonction de conseiller technique du chef d’établissement impose au CPE la prise en compte des finalités d’un projet V.S, partie prenante du Projet d’Etablissement. IGEN, mars 2006 : « CPE devient garant du diagnostic, des objectifs, des actions mises en œuvre et de l’évaluation pour ce qui relève de son domaine d’expertise » : politique d’accueil, suivi de l’absentéisme, le lien avec les familles, les partenariats externes et internes, la politique de l’éducation à la citoyenneté et de la conception de l’actualisation du règlement intérieur.

Le CPE, partenaire des professeurs : entretiens individuels avec l’élève, aide aux devoirs, soutien scolaire, tutorat, actions de prévention, formation des délégués, animation des heures de vie de classe, liaison entre les niveaux, participation au conseil de classe, participation au conseil pédagogique, avis sur la note de vie scolaire…Complémentarité professionnelle des personnels d’enseignement et d’éducation. La communication est primordiale dans le suivi de l’élève.

La collaboration particulière du CPE avec le professeur documentaliste : le professeur documentaliste peut apporter une valeur ajoutée à des projets éducatifs coordonnés par le CPE, et vice versa.

Le CPE partenaire des COP et de l’équipe médico-sociale : les élèves décrocheurs, les élèves handicapés (PAI, PPS, UPI, AVS, tiers-temps examen…), difficultés comportementales (écoute, CESC, formation AED, éducation à la citoyenneté, lien avec parents), éducation à la santé (CPE présent au conseil pédagogique et au CESC, CVL, …).

Le CPE et le personnel du service de la Vie scolaire : le personnel de la VS a une responsabilité éducative fondamentale car il est souvent le premier exposé aux sollicitations des élèves. Priorité généralement fixée sur l’action de terrain (identification plus rapide d’une dérive, mal être…) ; participation aux actions de soutien scolaire, tutorat, aide aux devoirs, animation des clubs.

Section 2 : Les champs et les enjeux de la vie scolaire aujourd’hui
L’évolution du Système éducatif : 80’s :avec la massification scolaire, le CPE a vu un certain nombre de ses tâches habituelles se complexifier, comme l’accueil des élèves par exemple ou le traitement plus important de l’absentéisme. 90’s : remise en cause des principes de laïcité qui a abouti à la rédaction de la loi du 15 mars 2004 et a vu (ré)apparaître le phénomène de la violence et des incivilités au sein des établissements du second degré. Enfin, la décennie en cours est sans doute celle des bouleversements engendrés par l’avènement et l’utilisation par le plus grand nombre des nouvelles technologies de communication dans les relations à autrui et dans les relations au savoir.

L’évolution des champs et des enjeux de la vie scolaire : François le Goff, dans un article rédigé pour l’ouvrage De la vie scolaire à la vie de l’élève précise que la vie scolaire est « la vie à l’école et dans l’école et se caractérise par les conditions de vie et de travail pour la réussite des élèves et par l’organisation des espaces et des temps permettant l’expression, les relations (les rencontres) et les partenariats ». En complément de la circulaire n°82-482 du 28 octobre 1982, un certain nombre de domaines de la vie scolaire dans lesquels le CPE doit exercer des responsabilités définies dans ladite circulaire : service d’accueil, scolarisation des élèves à besoins spécifiques, l’hébergement des internes, la demi-pension, contrôle de l’assiduité, le RI, l’animation en milieu scolaire, formation à la vie civique, l’orientation et l’insertion professionnelle, prévention des conduites à risque, le suivi pédagogique de l’élève (voir fiches en annexe).

Section 3 : Le service de la vie scolaire et ses personnels
Sous section 1 : Un service d’accueil

Une action quotidienne d’accueil : la vie scolaire est d’abord un service qui accueille les jeunes et leurs familles, les personnels et les partenaires de l’école avec un esprit d’ouverture, de respect, d’écoute et de dialogue. Le CPE œuvre dans le champ de la vie qui vise à « placer les adolescents dans les meilleures conditions de vie individuelle et collective et l’épanouissement personnel » , circulaire de 1982. Dans un article publié dans la revue Le conseiller d’Education en 1989, Christian Vitali précise que « comme tout mode d’influencement, la pratique de l’accueil a une incontestable valeur éducative » : l’accueil est une action quotidienne.
Sous section 2 : un service administratif

Le CPE assume un certain nombre de tâches administratives concrètes liées au fonctionnement de l’établissement.

La gestion des absences et des retards : au quotidien, le CPE l’assure. Elle est une condition nécessaire pour la réussite de l’élève. Absences ou retards trop fréquents : indicateurs d’un malaise personnel ou collectif. Sujet d’attention permanent pour l’équipe de direction ; collaboration étroite est nécessaire. + fiche 4

La clarification du rapport à la règle : la gestion des sanctions, le suivi et l’explication relèvent souvent du bureau de la vie scolaire. Le bureau du CPE n’est pas seulement le bureau des sanctions pour les élèves : il peut aussi être un lieu d’information pour les élèves, les familles et les personnels.

Un service disponible pour que chaque élève progresse dans l’autonomie de ses apprentissages : le service vie scolaire doit être en mesure d’articuler autour des temps de classe des dispositifs pédagogiques et/ou éducatifs individuels ou collectifs, des actions et des projets d’animation pour la réussite de tous les élèves.
Sous section 3 : Les personnels du service de la vie scolaire

La création des MI/SE répondait à la volonté d’apporter une aide au surveillant général dans sa mission de surveillance. La loi du 30 avril 2003 consacre l’arrivée des assistants d’éducation : nécessité de répondre à différents besoins éducatifs : l’aide à l’intégration des élèves handicapés, l’assistance à l’utilisation des nouvelles technologies, l’accompagnement éducatif ou encore appui aux projets et aux initiatives.

Le CPE est l’encadrant de différents personnels rattachés au service de la vie scolaire : AED, MI/SE, EVS, Assistants Pédagogiques, AVS.

Section 4 : La vie scolaire, une réalité vivante
Sous section 1 : les principes de la vie scolaire 

Le CPE joue souvent le rôle de médiateur dans la dimension éducative mais aussi pédagogique. Le métier de CPE s’excerce dans le quotidien, en faisant souvent face à des situations urgents, et parfois dans la dispersion et la multiplicité des tâches. Cette multiplicité est parfois à l’origine du déni d’une véritable identité. Comme le souligne Guy Delaire, « la vie scolaire ne remplit plus les interstices entre les cours ; elle est devenue le mode de vie qui conditionne l’acte d’instruire ». La vie scolaire, principes et pratiques.

L’articulation de la réussite scolaire avec la socialisation : le CPE joue un rôle primordial dans la socialisation : mise en œuvre du savoir vivre ensemble.

La vie scolaire et le renforcement de l’estime de soi : l’un des éléments essentiels de la formation de la personnalité repose sur la constitution de l’image de soi : fait parti des objectifs de l’éducation à la santé.
Sous section 2 : les pratiques de la vie scolaire 

Le projet personnel d’orientation, qui repose sur les potentialités, permet à l’élève de trouver les moyens de son épanouissement ; le guider vers les spécialistes comme les COP, ou les CIO.

Le renforcement du rôle pédagogique du CPE entraîne un élargissement de son champ d’action, notamment pour le suivi et l’accompagnement des élèves : se développe en collaboration avec les professeurs (assiduité, scolarité et résultats, orientation, engagements associatifs et citoyens).
Sous section 3 : organiser et piloter le service de la vie scolaire

La loi d’orientation du 10 juillet 1989 a rendu obligatoire dans son article 18 les projets d’établissements : but : atteindre les objectifs nationaux fixés par le ministère de l’EN. Concernant le CPE, il doit faire du pilotage de son service la pierre angulaire de son action en s’appuyant sur les textes officiels.

La circulaire d’octobre 1982 : évoque à plusieurs reprises la notion d’organisation : CPE : « organisation du service des personnels de surveillance » etc… Le décret du 11 octobre 1989 : il officialise une responsabilité qui s’exerçait de fait jusqu’alors : « les CPE exercent leurs responsabilités éducatives dans l’organisation et l’animation de la vie scolaire ».Ce décret renforce le rapport hiérarchique entre les membres de l’équipe de vie scolaire et place le CPE dans le rôle de responsable de celle-ci, chef de service.

Le projet vie scolaire : travail en 4 temps :

1 : établir un diagnostic précis et détaillé (analyse de plusieurs années)

2 : déterminer les axes prioritaires et des objectifs à atteindre

3 : mettre en place des actions efficientes

4 : réguler et évaluer son action

Ex de projet p.80

CHAPITRE 3 : LE CPE, CONSEILLER DE LA COMMUNAUTE EDUCATIVE

Section 1 : Les enjeux de l’éducation dans les collèges et les lycées d’aujourd’hui
Loi d’orientation de 2005 : les missions de l’école : « outre la transmission des connaissances, la nation fixe comme mission première à l’école de faire partager aux élèves les valeurs de la République. »
Sous section 1 : le socle commun de connaissances et de compétences et l’éducation

Ce socle comprend : la maitrise de la langue française, la maitrise des pricipaux éléments de mathématiques, une culture humaniste et scientifique permettant le libre exercice de la citoyenneté, la pratique d’au moins une langue vivante étrangère, la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication. Après l’avis du Haut Conseil de l’Education, le décret du 11 juillet 2006 insère deux nouvelles composantes au socle commun (piliers 6 et 7). Le Haut Conseil de l’éducation a en effet mis l’accent sur dimension éducative de deux manières : d’abord en instituant dans le socle commun deux nouveaux domaines qui doivent désormais être pris en charge pendant la scolarité obligatoire, ensuite en précisant dans chacun des sept domaines, non seulement les connaissances et les compétences à acquérir, mais aussi les attitudes que tout élève doit maîtriser à l’issue de la scolarité obligatoire. 2 nouveaux domaines : compétences sociales et civiques (vie en société, connaitre les règles de vie collective, ce qui est interdit et ce qui est permis, respect des règles, d’autrui…vie de citoyen, règles fondamentales de la démocratie, comprendre le principe de laïcité…) et l’autonomie et l’initiative des élèves ( complément indispensable des droits de l’homme : possibilité d’échanger, d’agir et de choisir, capable de concevoir, de mettre en œuvre et de réaliser des projets individuels ou collectifs).
Sous section 2 : La note de vie scolaire

Attribuée à tous les collégiens à partir de la rentrée 2006 ; prise en compte dans le contrôle continu du diplôme national du brevet : même logique éducative que le Socle Commun. Circulaire du 23 juin 2006 : « donner des repères aux élèves, faire le lien entre la scolarité, la vie scolaire et la vie sociale, valoriser les attitudes positives, évaluer les progrès de l’élève ». Quatre critères pour l’établissement de cette note : assiduité et ponctualité, respect des autres dispositions du RI, participation de l’élève à la vie de l’établissement, l’obtention de l’attestation scolaires de sécurité routière et de l’attestation de formation aux premiers secours.

Section 2 : La place des professeurs dans la vie scolaire

La mission du professeur est aussi une mission d’éducation : la note de vie scolaire depuis la rentrée 2006 et la circulaire du 23 mai 1997 précise : « le professeur est attentif à la dimension éducative du projet d’établissement, notamment à l’éducation à la citoyenneté (…), il connait l’importance du règlement intérieur et sait en faire comprendre le sens aux élèves. » Le professeur établit un dialogue constructif avec les familles pour le suivi des élèves, mais aussi avec les autres personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation.

Section 3 : Le CPE, éducateur polyvalent
Trop souvent, c’est encore la division des tâches qui domine, entre des professeurs qui enseignent et des CPE en charge du « maintien de l’ordre et de la discipline », comme l’étaient les surveillants généraux. Christian Vitali, dans un article paru en 2002 dans la revue Administration et éducation de l’association française des administrateurs de l’éducation nationale (AFAE) : « le CPE ne peut dominer le quotidien que s’il accepte de devenir un éducateur polyvalent qui se « spécialise » dans sa fonction de généraliste, en charge de l’organisation éducative et de l’aménagement d’un réseau relationnel particulièrement dense et adapté à la tranche d’âge des adolescents. Pour répondre aux carences de la socialisation, le CPE doit aussi se faire désormais pédagogue. Il investit les heures de vie de classe pour réguler les conflits mais aussi pour expliquer les règles et les droits des collégiens, prévenir les mauvais traitements, trouver les remèdes, et parfois les palliatifs provisoires, en attendant une solution viable à plus long terme. »

La note de vie scolaire comme le Code de la paix scolaire (2008) est une bonne occasion de travailler sur les normes scolaires. Code de paix scolaire, Xavier Darcos, 16 janvier 2008 : « ce code rassemblera dans une langue claire, concise et accessible à tous, les règles de conduite en vigueur au sein des établissements scolaires de notre pays ainsi que les sanctions prévues chaque fois qu’elles seront enfreintes.
Sous section 1 : Le CPE, animateur d’une politique éducative concertée :

La circulaire de la rentrée 2007 rappelle que le projet d’établissement est le cadre général dans lequel s’exerce l’autonomie pédagogique de l’EPLE. Le projet d’établissement est un outil de pilotage.

Un nouvel outil pour la politique éducative : le contrat d’objectifs, institué par la loi d’orientation de 2005 : il définit les objectifs à atteindre à une échéance pluriannuelle (de 3 à 5 ans) sous forme d’un programme d’actions. Il fait l’objet d’une évaluation interne, à travers le rapport annuel du chef d’établissement qui doit être transmis à l’autorité académique, et d’une évaluation externe, faite par les corps d’inspection.
Sous section 2 : Le CPE et le conseil pédagogique :

Il prépare la partie pédagogique du projet d’établissement ; étudie les propositions d’expérimentations pédagogiques, dans les domaines définis par la loi d’orientation de 2005. Au sein du conseil pédagogique, le CPE peut être un conseiller précieux du fait de la vision globale qu’il possède des élèves.
Sous section 3 : Le CPE et le CESC :

Rôle primordial. Le CESC fait parti des instances statutaires de l’établissement scolaire. La circulaire du 30 novembre 2006 précise les domaines dans lesquels doit intervenir le CESC :

→ il contribue à l’éducation à la citoyenneté

→ il prépare le plan de prévention de la violence

→ il propose des actions pour aider les parents en difficulté et lutter contre l’exclusion

→ il définit un programme d’éducation à la santé et à la sexualité et de prévention des comportements à risque.

Le fait que le CPE soit membre du conseil pédagogique et du CESC contribue à la continuité et à la cohérence de la politique éducative, qui exclut toute juxtaposition, tout cloisonnement, entre les actions éducatives proposées par le CESC et la politique pédagogique élaborée au sein du conseil pédagogique. D’autre part, le CESC ouvert aux partenaires de l’établissement, est une instance qui favorise le dialogue régulier du CPE avec ses derniers.
Sous section 4 : le CPE et l’accompagnement éducatif :

La circulaire du 13 juillet 2007 met en place l’accompagnement éducatif dans les établissements de l’éducation prioritaire. Elle vient compléter la partie « l’égalité des chances mieux garantie » de la circulaire du 9 janvier 2007 de préparation de la rentrée 2007. Elle comprend 3 parties : objectifs et les publics ; les contenus pédagogiques ; les modalités de mise en œuvre. Les CPE sont engagés sans l’accompagnement éducatif, comme les assistants d’éducation. Les AED peuvent contribuer à l’aide aux devoirs, composante majeure de l’accompagnement éducatif. D’autres part, les services vie scolaire doivent garantir l’efficacité du dispositif et la sécurité des élèves concernés en assurant, avec les personnels engagés dans l’opération, un contrôle strict de la présence des élèves aux heures et endroits dévolus à l’accompagnement éducatif.


CHAPITRE 4 : LE CPE ET LA VIE COLLECTIVE AU SEIN DE L’EPLE
Les principes fondamentaux : respecter à la fois l’autorité des adultes et l’égale dignité de tous, adultes et élèves
La loi d’orientation 2005 réaffirme le rôle fondamental de l’école dans l’acquisition de savoirs et de compétences, mais aussi dans la transmission des valeurs de la République.

3 missions essentielles :

- l’école comme lieu de transmission des connaissances, du savoir disciplinaire

- l’école comme lieu d’acquisition de compétences permettant de s’insérer socialement et professionnellement

- l’école comme garante de l’acquisition des valeurs qui fondent notre système démocratique

Le respect du droit est également au cœur des préoccupations de l’établissement scolaire. L’IGEN EVS décrit dans son document de mars 2006, le CPE comme « le régulateur et le garant, avec d’autres, du respect des règles de vie collective et du droit au sein des EPLE. » Son action quotidienne s’inscrit dans la cohérence et la conformité à la fois avec les principes du règlement intérieur et avec les objectifs du projet d’établissement.

Il n’en reste pas moins vrai qu’aujourd’hui l’école, comme la société, vit une crise de l’autorité et doit s’adapter. Comment l’école doit-elle repenser aujourd’hui l’autorité et le « vivre ensemble » et les inscrire dans un processus d’apprentissage qui prend nécessairement du temps ? Comment l’école peut-elle permettre l’apprentissage et la mise en pratique des valeurs de la République ?

Faire autorité, c’est représenter avant tout l’institution scolaire dans le respect des lois et des règlements. Selon Philippe Meirieu, il existe une « loi fondatrice » et inconditionnelle de l’école : l’interdiction de la violence sous toutes ses formes. Il s’agit d’une norme qui s’applique à tous et constitue la loi du « vivre ensemble ».

La responsabilisation des élèves
Avec la famille, l’école contribue à l’intégration sociale des membres de la société, en transmettant des normes et des valeurs, mais aussi en favorisant l’épanouissement individuel et en préparant dans l’entrée de la vie active.

Le CPE participe à l’éducation du citoyen du fait de son statut de responsable de la vie scolaire et de garant de la loi. (formation des délégués, …)

Les partenaires du CPE en EPLE
Le CPE et les personnels de l’établissement : le CPE est le conseiller technique de l’équipe de direction. Il est aussi amené à travailler en partenariat avec les enseignants dont le professeur documentaliste, mais aussi les personnels administratifs, les personnels ATOSS, le COP, les élèves, les parents.
Le CPE et les parents d’élèves : le rôle et la place des parents à l’école sont définis dans la circulaire du 25 août 2006 : « les parents d’élèves font partie de la communauté éducative ». Dans le cadre de la politique de la ville, une expérience dans les écoles et les collèges « Ouvrir l’école aux parents pour réussir l’intégration » est mise en place par la circulaire du 25 juillet 2008, ayant pour objectifs : l’acquisition de la maîtrise de la langue française, la présentation des principes de la République et de ses valeurs, et une meilleure connaissance de l’institution scolaire.

Le CPE et les partenaires extérieurs à l’établissement : l’accroissement de la collaboration entre le CPE et les partenaires extérieurs peut être illustré à travers la politique de la ville et de l’éducation prioritaire, mise en place en 1981 et dont la dernière relance date de 2006.

Autre partenariat pour le CPE, dans le cadre de la politique sociale et santé définie dans la circulaire du 25 avril 2002 et de la prévention et d’éducation définie par la circulaire du 1 décembre 2003, relative à la santé des élèves.
Le CPE et les classes relais et ateliers relais : Les dispositifs relais dont les objectifs sont définis dans la circulaire du 21 août 2006, constituent un des outils privilégiés de lutte contre le décrochage scolaire et la marginalisation. Ces dispositifs reposent sur une coopération avec le ministère de la justice, les collectivités territoriales et les associations.


CHAPITRE 5 : CPE D‘AUJOURD‘HUI, CPE DE DEMAIN

Le retour de la question du maintien de l’ordre
Quelle finalité pour l’action éducative ? La circulaire du 2 juin 1982 concernant les objectifs pour la vie scolaire et la circulaire du 28 octobre 1982 qui constitue toujours la circulaire de mission des CPE, portent la marque forte d’une préoccupation commune. « L’épanouissement de chaque adolescent doit être considéré comme la finalité de l’action éducative » et la « vie scolaire » peut se définir ainsi : placer les adolescents dans les meilleurs conditions de vie individuelle et collective et d’épanouissement personnel.

La lutte contre la violence à l’école est un des défis de la communauté éducative. De multiples plans de lutte contre la violence ont été mis en place depuis 1992. En 2000, la circulaire du 5-6 juillet et celle du 11 juillet permettent de mettre à jour les règlements intérieurs des établissements et de faire respecter les principes généraux du droit dans la justice scolaire. En 2001 est créé un comité national de lutte contre la violence à l’école destiné à l’impulser et à coordonner les actions de prévention et de lutte contre la violence. La dernière circulaire du 16 août 2006, rappelle que les actes pédagogiques et éducatifs sont la base de la prévention. Au cœur de ce dispositif de prévention et de lutte contre la violence se trouve les personnels de la vie scolaire. En effet, le CPE et son équipe sont les garants de la sécurité scolaire.

Les besoins d’éducation dans les EPLE
Dans le rapport daté de décembre 2006 de l’IGEN intitulé « L’EPLE et ses missions », les auteurs évoquent la mission première de l’école en ces termes : « le rôle social et éducatif de l’école pèse souvent autant désormais, en poids relatif, que sa mission première d’enseignement et de transmission des connaissances. »

En 2005, la circulaire du 23 avril a préconisé une personnalisation de l’aide à l’élève en difficulté, à travers notamment, les programmes personnalisés de réussite éducative (PPRE). Dans un cadre différent, les élèves ayant des comportements incompatibles avec la sérénité des apprentissages bénéficient d’une fiche hebdomadaire de suivi.

Les difficultés à surmonter pour concevoir et conduire une action éducative de qualité
A nouveau dans le rapport de l’IGEN de 2006 concernant les missions de l’EPLE, les auteurs font état de la difficulté pour les EPLE d’assurer leur mission d’éducation et de socialisation, et ce, pour plusieurs raisons : la précarité d’un grand nombre de famille, la remise en cause de l’autorité morale et intellectuelle des personnels, l’entrée du droit dans les établissements ou encore la diversité des intervenants dans la vie scolaire. Dans le même rapport, les auteurs constatent que « la mission d’éducation à la citoyenneté des EPLE est rendue d’autant plus complexe » car il est difficile de mettre en cohérence des disciplines d’enseignement avec d’autres dispositifs pédagogiques.

Quelle identité pour le CPE aujourd’hui ?
Le métier de CPE est en « redéfinition permanente », bien que la dernière circulaire concernant les missions du CPE date de 1982.

La place d’un CPE dans un EPLE n’est pas une place reconnue, allant de soi pour tout le monde. C’est à chaque CPE de construire cette place, de la gagner par son action efficace auprès des élèves, des parents et par ses propositions d’amélioration de l’action éducative auprès de la direction et des personnels de l’établissement.

La question fondamentale posée aux établissements ne consiste-t-elle pas à choisir entre une vie scolaire liée et réduite à un acteur, le CPE, et une vie scolaire système, liée à l’implication de tous les acteurs ?

Dans ce collectif de travail, les CPE ont une expertise, une qualification en matière éducative qui est utile à tous. Le service qu’ils dirigent peut être un des moteurs de la politique éducative de l’établissement, fortement intégrée à une démarche pédagogique intégrative, qui, comme le socle commun de connaissances et de compétences l’indique clairement, combat les cloisonnements dans les apprentissages cognitifs, sociaux, comportementaux comme ente les apprentissages disciplinaires eux-mêmes.


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