Taux d’emploi des 20/65 ans et âge moyen de retrait du marché du travail dans les pays européens, tableau comparatif établi par la





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Taux d’emploi des 20/65 ans et âge moyen de retrait du marché du travail dans les pays européens, tableau comparatif établi par la CFDT28




Taux d’emploi des 20/65 ans

Taux d’emploi des 55/64 ans29

Âge moyen où cesse le travail

Âge légal de la retraite

Écart entre les deux (en années)

Luxembourg

66,3

31,7

57,5

65

7,5 (pour les hommes)

Belgique

63,1

32,1

58,1

65 (62 p les femmes)

6,9 (pour les hommes)

France

65,8

37,8

58,7

62 (67 pour retraite à taux plein)

3,3 ans (8,3 pour retraite à taux plein)

Italie

57,9

31,2

60,4

65 (60 p les femmes)30

4,6 (pour les hommes)

Grèce

64,1

41,6

60,4

65 (60 p les femmes)30

4,6 (pour les hommes)

Autriche

75,1

30,5

60,9

65 (60 p les femmes)30

4,1 (pour les hommes)

Espagne

57,9

43,1

61,4

65 ans, 67 ans d'ici 2031.

5,6 ans

Allemagne

71,7

44,9

61,6

65 ans, 67 ans en 2029.

5,4 ans

Pays-Bas

77,2

46,2

61,7

65

3,3 ans

Finlande

71,5

52,7

62,2

65

2,8 ans

Suède

80,3

68,9

63,2

flexible entre 61 et 67

3,6 ans au maximum

Royaume-Uni

79,6

56,8

63,2

65 (60 p les femmes)30

2,8 (pour les hommes)

Danemark

83,5

59,8

63,6

65

1,4

Irlande

70,3

51,7

64,3

65

0,7

Portugal

79,4

43,9

64,5

65

0,5

Union européenne

69,1














Allemagne


Jusqu'en 2010, la retraite anticipée était possible à partir de 63 ans avec 35 ans de cotisation, ou même 60 ans avec 15 ans de cotisation et un an de chômage, ou encore à partir de 60 ans pour les personnes invalides mais disposant de 35 ans de cotisation derrière elles20. Entre 1996 et 2007, le gouvernement a déboursé 7,2 millions d'euro pour financer la retraite anticipée. Pour 50% de leur temps, les salariés gagnaient 70% de leur ancien salaire. A cause du nombre élevé de personnes souhaitant bénéficier de la retraite anticipée, le gouvernement a décidé de ne plus financer cette forme de retraite depuis 2010. 31

L'Allemagne était l'un des pays où la retraite publique était la plus élevée32. Le taux de prélèvement obligatoire étant pour cette raison élevé aussi, le gouvernement a décidé de transférer à des assurances privées une partie de la retraite publique, en jouant sur des baisses d'impôt32. Les salariés ont été incités à y verser 1 % de leur salaire brut et jusqu'à 4 % en 2008, entraînant l'acceptation d'une baisse de leur revenu. En 2002, 3 millions de salariés sur les 35 millions y avaient souscrit33. Le gouvernement en avait espéré trois fois plus. Mais pour ceux qui l'ont fait, la part des retraites complémentaires par capitalisation correspondait déjà à 11 % du total des retraites32.

En janvier 2001, une nouvelle loi a réformé le système de retraite en Allemagne, avec une baisse du taux de remplacement, ramené de 70 % à 64 % du salaire moyen d'ici 203033 pour les salariés du privé. Parallèlement, le taux de cotisation à la retraite publique passera de 19 à 22 % d'ici à 203034.

Espagne


Signé dès 1995 avec les syndicats, le pacte de Tolède a séparé les prestations contributives et les prestations non contributives pour les personnes dans l'incapacité de travailler, qui depuis sont financées par l'État et donc par l'impôt35. De ce fait, le système de retraite en Espagne est resté l'un des plus généreux35.

La période retenue pour calculer le montant de la retraite a été allongée progressivement de 8 à 15 années de cotisations. Ainsi 15 années de cotisations ouvrent droit à 50 % de la pension, alors qu'une pension à taux plein s'acquiert avec 35 années de cotisations, pour les salariés de l'industrie, du commerce et des services34.

France


Par la réforme Balladur des retraites de 1993, la France a été le premier pays, en 1993, à introduire des décote pour années manquantes : 2,5 % par trimestre manquant (10 % par annuité) pour tous les salariés du privé. La durée de cotisations exigée est passée de 37,5 ans à 40 ans, mais cette décision a été étalée sur dix ans, afin que la baisse des cotisations en résultant ne pénalise pas trop la consommation populaire et par ricochet les débouchés commerciaux des entreprises.

La loi de 2003 a atténué les effets de la réforme Balladur en ramenant la décote pour années manquantes à 5 % contre 10 % auparavant et en plafonnant le maximum des décotes cumulées à 25 %, total qui reste cependant très supérieur aux décotes prévues dans d'autres pays européens. La surcote a par ailleurs été créée en 2003 afin d'encourager les salariés à cotiser plus longtemps, même si une incitation existe déjà compte tenu fait que le taux de remplacement du régime général est de seulement 50 %, auquel s'ajoute les prestations des régimes de retraite complémentaire, obligatoire seulement dans le secteur privé.

Italie


En 1992, les régimes spéciaux ont été mis aux normes du régime général et la période minimum de cotisation est passée de 15 à 20 ans, le calcul de la pension étant désormais effectué sur les salaires perçus pendant toute la vie active et non plus sur ceux des cinq dernières années36.

Une deuxième réforme en 1993 a introduit une souplesse dans l'âge de départ à la retraite : il peut varier de 57 à 65 ans, à condition d'avoir cotisé au moins 35 ans. À la suite d'un accord en 1997 entre le gouvernement et les syndicats, il a ensuite été prévu l'alignement du système du secteur public sur celui du privé37. Le taux de remplacement de la retraite de base peut atteindre 80 % du salaire38, et ce après 40 ans de cotisations39, mais dans la plupart des cas, la « réforme Dini », du nom de l'ancien gouverneur de la Banque d'Italie, a avalisé une perte de retraite de l’ordre de 28 % induite par la "réforme Amato", avec une baisse du taux de remplacement à 56,2 % par rapport au 80 % antérieur, pour un départ à 60 ans avec 40 annuités40.

La réforme de 1997 a créé une retraite par capitalisation, favorisée par des incitations fiscales. Elle ne concernait que 5 % des travailleurs du privé en 2003, principalement les cadres supérieurs. La loi prévoyait que ce pourcentage passe à 30 % en 200541, avant la crise boursière de 2008.

Royaume-Uni


  • La loi incite à travailler jusqu'à 70 ans42, par le biais d'une prime équivalente à 32 000 euros.

  • Depuis avril 2001, toute entreprise de plus de cinq salariés a l'obligation d'instituer des plans de retraite par capitalisation standardisée, concernant tous les salariés de plus de 18 ans embauchés pour plus de trois mois. L'employeur n'est pas tenu d'y contribuer. Ce système ne garantit pas un niveau de retraites précis, et fait dépendre la valeur des pensions des retraités des performances du marché boursier, ce qui a provoqué d'importants problèmes lors de la crise financière de 200844.

Suède


Dotée de l'espérance de vie la plus élevée d'Europe (84 ans pour les femmes et 77 ans pour les hommes)45, la Suède a attendu 1999, après un long dialogue social, pour réformer son système de retraite46. La pension est depuis calculée sur le revenu moyen de toute la vie active, et non plus sur les 15 meilleures années46. Sont aussi prises en compte les années passées à étudier, à effectuer son service militaire ou à s'occuper de jeunes enfants à la maison. La pension dépend du montant des cotisations, mais aussi de l'espérance de vie moyenne lors du départ à la retraite, et de la croissance économique45.

La cotisation, partagée entre salariés et employeurs, correspond à 18,5 % du salaire brut : 16 % financent le régime par répartition et 2,5 % un compte individuel de capitalisation. Des plans de formation destinés aux salariés âgés de 40 à 50 ans ont été créés pour leur permettre de rester plus longtemps.

Les Suédois reçoivent chaque année des informations concernant les sommes qu'ils ont versées et des estimations du montant de leur retraite mensuelle47 qu'ils seront en droit de toucher, sur la base de différentes hypothèses de croissance45.

L’âge de départ en retraite en Europe et aux Etats Unis

L’âge légal de départ en retraite est retardé. Mais l’âge effectif reste inférieur à l’âge légal.

La France était le dernier pays en Europe à définir l’âge légal de départ en retraite à 60 ans. A l’issue de réformes menées depuis dix ans, la plupart des pays européens ont retardé l’âge de départ en retraite.

Pour autant, l’âge effectif de départ reste partout inférieur à l’âge légal, du fait des politiques publiques de lutte contre le chômage.

Il n’est pas certain que cette différence perdure. Les orientations actuelles des politiques publiques visent à inciter les entreprises à garder leurs salariés plus longtemps et à inviter les intéressés eux-mêmes à travailler plus longtemps (en allongeant la durée de cotisation nécessaire pour avoir une retraite à taux plein ou en prévoyant un âge de départ modulable).

La Finlande et le Danemark, par exemple, sont ainsi parvenus à faire remonter les taux d’emploi de leurs salariés âgés.

Âge légal de départ en retraite en Europe et aux Etats-Unis et âge effectif de retrait du marché du travail

Allemagne

65 ans

61,6

Autriche

H : 65 ansF : 60 ans (65 d’ici à 2033)

60,9

Belgique

H : 65 ansF : 62 ans (65 d’ici à 2009)

58,1

Danemark

65 ans67 pour les retraites complémentaires

63,7

Espagne

65 ans

61,5

Finlande

65 ans

59

France

60 ans

58,7

Grèce

65 ans

60,4

Irlande

65 ans

64,3

Italie


H : 65 ansF : 60 ans (après 2035 entre 57 et 65 ans)

60,4

Luxembourg

65 ans

57,5

Pays Bas

65 ans

61,7

Portugal

65 ans

64,5

Royaume Uni

H : 65 ansF : 60 ans (65 d’ici à 2020)

63,2

Suède

à partir de 61 ans(âge de départ et pensions modulables)

63,2

Etats-Unis

67 ans

 

Source : commission des communautés européennes, 2002

Le dossier très actuel des retraites se trouve posé pour des raisons économiques et financières et pour des raisons démographiques, liées au vieillissement des populations et à l’élévation de l’espérance de vie.

Mais il ne saurait occulter un autre débat, que pose aussi le vieillissement des populations : celui de l’emploi des salariés qui avancent en âge. Les comparaisons internationales montrent des différences notoires des trajectoires professionnelles en seconde partie de carrière. Alors que les quinquagénaires français se trouvent placés en situation de fragilité professionnelle, voire de relégation précoce, leurs homologues suédois ou japonais restent insérés - et valorisés - sur le marché du travail jusqu’à un âge avancé.

Le débat sur la retraite nous invite à ouvrir celui de la répartition des temps sociaux sur tout le parcours de vie professionnelle.

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