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ULTRAS ET REACTION

INTRODUCTION

Les ultras, ou ultra-royalistes, sont les membres d’un courant politique du XIXe siècle et particulièrement de la restauration, qui prône le retour à la monarchie absolue et à l’ancien régime. Ce sont des réactionnaires, c.a.d. qu’ils souhaitent revenir au passé. Ces réactionnaires condamnent les idées libérales, républicaines, ou encore démocrates. Ils sont assez extrémistes puisqu’ils sont caractérisés de plus royalistes que le roi Louis XVIII lui-même.

Ils sont donc contre la charte de 1814 qu’ils trouvent trop révolutionnaire. Au contraire, ils préfèrent le retour aux privilèges et ainsi seront pleinement satisfait de l’arrivée au pouvoir de Charles X. L’électorat ultra concernera principalement la grande propriété foncière ainsi que les hauts fonctionnaires. Les principaux ultras sont Louis de Bonald et Joseph de Maistre qui considèrent la volonté divine comme absolue et le cléricalisme nécessaire. Mais on trouve aussi Jules de Polignac, le comte de Villèle, ou encore, durant une période, Châteaubriand, Lamartine ou V. Hugo, tenants du romantisme, propre au ultras, ravivant le souvenir de l'ancien régime et exaltant le christianisme comme le fait par exemple Châteaubriand dans Réné en 1802, mettant ainsi en place le terme de «mal du siècle». Enfin, les journaux des ultras sont la Quotidienne et la Gazette de France qui soutiennent la réaction dès son apparition en 1810, grâce à la création de l’ordre des chevaliers de la foi qui est une société secrète servant à défendre le catholicisme et la monarchie légitimiste.

Ayant défini leur pensée, on pourra maintenant se demander quel sera leur rôle et leur place pendant la restauration. On verra tout d’abord l’ascension étrange et discontinue de la réaction entre les années 1814 et 1820; puis le triomphe du parti des ultras qui ne durera cependant que 5 ans, c.a.d. jusqu’en 1825. Et enfin, on constatera le manque de soutien progressif amenant inexorablement à l’échec des ultras en 1830.

CONCLUSION

Après des débuts mitigés en 1814, les ultras auront donc su accéder au pouvoir, à partir de 1821 avec la nomination de Villèle à la tête du gouvernement. Toutefois, leur politique excessivement réactionnaire et leur manque de compromis ne leur aura pas permis de le conserver après 1830. C’est ainsi que leur influence sera fortement réduite durant la monarchie de juillet de Louis Philippe, même si les ultras subsisteront jusqu’en 1879, et seront plus particulièrement une des branches des légitimistes qui s’opposeront aux orléanistes, monarchistes aussi, mais plus modérés. Ainsi le projet de réaction, c'est-à-dire de retour en arrière, à un état antérieur, prouvera son manque de réalisme et n’aura finalement été qu’une utopie impossible à mettre en place, et qui aura même provoqué la révolution par des mesures mal maitrisées, entrainant l'aliénation de la France entière (même des plus riches) pour un parti pourtant au pouvoir.

I. Les ultras opposant au Roi (1814-1820)

Pendant les cent-jours, les ultras ont pratiqué la terreur blanche contre les bonapartistes et les révolutionnaires. Ce qui se traduit par une vague de violence ayant aussi pour but de récupérer les terres perdues pendant la révolution. Cette violence est contre les idées révolutionnaires et la charte de 1814, reprenant ces idées révolutionnaires, libérales (liberté de presse, de pensée, de culte...).

Après la mise en place du système monarchique dirigé par Louis XVIII et étant un compromis entre la monarchie et la révolution, c'est dans un climat de vengeance que les élections d'août 1815 voient la victoire des ultras grâce au durcissement des notables de provinces, effrayés par les cent-jours. Grâce au résultat de l'élection, ils légalisent l'exécution et le bannissement des opposants.
-> Cette chambre par son caractère étonnant est nommée «chambre introuvable» par Louis XVIII puisqu'en effet elle ne reflète pas l'opinion de la France.
-> Le duc de Richelieu est mis à la tête du gouvernement réactionnaire (-> choix de Louis XVIII qui fait une concession aux ultras.)

Des lois répressives sont alors mises en place par le gouvernement qui pratique donc la «terreur légale» qui se traduit par une baisse des libertés individuelles et des arrestations entre octobre 1815 et juillet 1816.

Mais en 1816 (le 15 septembre), le Roi, désirant un compromis entre révolution et monarchie, s'allie avec Decazes, Laîné et Richelieu et dissout la chambre jugée trop réactionnaire.
->une nouvelle chambre plus libérale est élue avec des modérés (centre) : des constitutionnels tels que Richelieu ou Decazes qui ont la majorité. Ils sont pour l'application de la charte. Les ultras sont donc minoritaires; cela est du au fait que les électeurs se méfient désormais des excès des ultras (notamment de la terreur blanche légale).

Une politique de réconciliation est donc menée par Decazes, ministre souhaitant «royaliser la nation et nationaliser le royaume». On assiste donc à l'épuration des ultras de l'administration et à la libéralisation de la presse, ainsi qu'à la loi Laîné en 1817, celle-ci mettant en place le suffrage direct favorisant les libéraux(=la bourgeoisie d'affaire).

Un tournant a lieu quand est assassiné le duc de Berry, le 13 janvier 1820. Les ultras accusent alors la trop grande libéralité à l'origine du drame selon eux et obtiennent le renvoi de Decazes par le Roi. Il sera alors remplacé par Richelieu.

=> A partir de ce moment, la victoire et la popularité des ultras permettent de remettre en place une politique réactionnaire puisqu’ils sont de nouveau majoritaires aux élections de 1820.

II. Les ultras au pouvoir

Un nouveau tournant s'opère à partir de 1820 avec le triomphe du parti des ultras et ce jusqu'en 1825. En effet à partir de 1820, l'influence des ultras augmente et on entre dans une période de réaction: fin de la liberté de la presse et d'opinion ainsi que loi du double vote (les plus riches peuvent désormais voter deux fois), contraire de la loi libérale de 1817 qui avait étendu le droit de vote.
-> la loi du double vote sert à protéger la majorité ultraroyaliste et ainsi à participer au recul libéral par rapport aux avancées prises durant les dernières années.
->tentative de retour à l'ancien régime.

Mais le triomphe des ultras ne se réalise réellement qu'à partir de décembre 1821 avec l'arrivée de Villèle. En effet, un ultra convaincu est nommé à la tête du gouvernement: le comte de Villèle qui pratique la répression et prend des mesures réactionnaires.
->la place de l'Église dans le gouvernement augmente puisqu'elle est désormais à la tête de l'enseignement et exerce un contrôle sur l'université, tout en l'épurant de ses membres libéraux. ->on assiste donc à une montée du cléricalisme dans la politique, notamment quand Monseigneur de Frayssinous est nommé ministre des affaires ecclésiastiques et de l'instruction publique en 1824. Enfin on assiste aussi à la fin de la liberté de la presse en 1822.

Ces mesures provoquent quelques soulèvements à Paris entre 1820 et 1822 mais ils cessent bientôt par la forte répression dont ils sont victimes.

Cette politique est d'autant plus facile à mettre en place à cause du manque de pouvoir de Louis XVIII (qui avait des problèmes de santé) et l'affirmation politique de son frère cadet, le comte d'Artois, futur Charles X.

Enfin en 1824, la majorité des ultras se voit encore augmentée aux élections législatives. Au contraire les libéraux assistent à leur presque disparition. Ces résultats s'expliquent du fait que seuls les plus riches votent. Ainsi l'élection consacre le retour de la «chambre retrouvée».

A la mort du Roi Louis XVIII, son frère Charles X lui succède. Celui-ci est très réactionnaire. -> retour à la monarchie absolue (=ancien régime) conférant une place importante à la religion dans la politique (puisque le Roi est Roi par la volonté divine) manifesté dans le sacre de Charles X en 1825. => retour aux traditions et prestige de la dynastie.

Ces mesures répressives sont tolérées par le peuple (mais non pas approuvées), comme par exemple la répression de la Charbonnerie composée de libéraux, bonapartistes et républicains.

=> Mais malgré l'enthousiasme initial, le succès ne durera pas.

  1. Les ultras se coupent des électeurs tout en étant au pouvoir.

Par leurs excès réactionnaires, les ultras ont rapidement suscitè une montée de l'opposition, puisque l'on constatera dès 1825 et ce jusqu'en 1830, le manque de soutien et l'échec final des ultras.

Par la censure rétablie, les répressions de révoltes, la réduction du droit de vote et en règle générale la politique d'autorité et cléricale, des protestations commencent à prendre forme. Mais quand en 1825 est votée la loi du sacrilège, punissant gravement la profanation ou le vol d'objets de culte; le manque de soutien au gouvernement s'accroit fortement. On assiste donc à une montée de l'anticléricalisme, une distance de l'opinion publique face à l'alliance du trône et de l'autel.

De même, la fureur des épargnants se manifeste quand est mis en place le milliard des émigrés en 1825 puisqu'en effet en remboursant les nobles, les rentes augmentent.(la crise financière en place à l'époque, n'arrange rien à l'affaire.) C'est un échec aussi quand le gouvernement veut rétablir le droit d'ainesse (consistant à augmenter l'héritage de l'ainé de la famille) ou augmenter le contrôle sur la presse. -> le peuple s'accorde mal à ce recul des libertés auquel il s'était habitué.

De plus, quand se produit la mort du général Foy en 1825, on assiste à un défilé en son honneur (alors qu'il était un opposant au régime), qui se transforme en manifestation contre le gouvernement. -> l'impopularité des ultras au pouvoir (et notamment de Charles X) est alors manifeste.

A partir de ce moment, les lois répressives sont toutes rejetées, notamment la loi «justice et amour» en 1827. => hostilité grandissante des royalistes modérés pour les ultras jugés trop réactionnaires.

La politique de Charles X va donc fournir un terrain favorable à l'expression des idées libérales. Enfin la fronde (menée par Châteaubriand, opposant au ultras avant la restauration, puis ultra convaincu comme le montrent ses textes La monarchie selon la charte ou Mémoire touchant la vie et la mort du duc de Berry. Châteaubriand redeviendra pourtant libéral après 1824, et défendra la liberté de la presse.)finit de paralyser le gouvernement.

Charles X décide alors de dissoudre la chambre en 1827 pour réobtenir la majorité perdue, mais le nouveau gouvernement fait place à de nombreux libéraux et à une sérieuse baisse des ultras qui subissent des contestations à droite comme à gauche. Villèle n'a donc plus la majorité et doit démissionner le 5 janvier 1828. -> face au manque de popularité des ultras, Charles X doit faire un choix entre la poursuite réactionnaire et la libéralisation. Il décide donc de mettre un modéré à la tête du gouvernement: le vicomte de Martignac, afin de reconstituer une majorité qui lui soit favorable. Celui-ci essai de réconcilier libéraux et ultras mais sa volonté de modération lui vaudra l'hostilité des deux camps.(Il parviendra tout de même à rétablir la liberté de la presse.) Après un an et demi, il est renvoyé car il ne satisfait personne. En 1829, Charles X décide alors de remettre un ultra au pouvoir: Polignac mais l'opposition grandit encore. Enfin Charles X décide par deux fois de dissoudre la chambre mais c'est un échec car les libéraux se renforcent encore. Par ses abus de dissolution (les 4 ordonnances) du 25 juillet 1830,le roi provoque l'appel à l'insurrection contre le régime de la force. Ces ordonnances étant considérées comme un coup d'état, elles conduisent au soulèvement du peuple durant les trois glorieuses du 28 au 30 juillet 1830, ainsi qu'à la chute de Charles X et des ultras puisqu'un gouvernement plus favorable au libéralisme se mettra en place.

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