Rapport final Décembre 2014





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Les modèles économiques de l’édition de livres accessibles

Rapport final – Décembre 2014

Etude réalisée pour le Ministère de la Culture et de la Communication

Drectangle 10irection Générale des Médias et des Industries Culturelles / Service du livre et de la lecture

Sommaire

1.1. L’évaluation complexe des utilisateurs potentiel de l’édition adaptée 9

1.2. Besoins des personnes en situation de handicap pour accéder à la lecture 11

1.3. A propos de l’accessibilité 14

1.4. La publication de titres accessibles traditionnels 16

1.5. Organisation économique de la production de livres accessibles « traditionnels » 20

1.5.1. La publication et la distribution de livres accessibles en braille 20

1.5.2. La publication et la diffusion de livres audio 21

1.5.3. La publication et la diffusion de livres en gros caractères 22

1.6. Le rôle des bibliothèques de lecture publique dans la diffusion du livre accessible 23

1.6.1. Vue d’ensemble : les différents modèles d’intervention des bibliothèques dans la distribution du livre accessible 23

1.6.2. La situation française 27

1.7. Le format de distribution Daisy se développe mais ne recouvre qu’une faible part des œuvres 30

1.7.1. La production de livres au format Daisy 30

1.7.2. Un parc de lecteurs dédiés 31

1.8. Les plates-formes de distribution du livre numérique accessible 32

1.8.1. Le développement de plates-formes en ligne spécialisées 32

1.8.2. En France, un schéma de distribution dérivé de l’organisation industrielle traditionnelle 33

1.8.3. Quelle articulation entre plates-formes spécialisées et bibliothèques de lecture publique ? 34

1.8.4. En France, une disponibilité très faible de livres numériques accessibles en bibliothèque 39

1.9. Les impacts de l’adoption de l’EPUB3 sur l’accessibilité 40

1.9.1. Une production de fichiers textes simple, à faible coût, relativement automatisable 40

1.9.2. Quelle part de la production pourrait être nativement accessible à court terme ? 42

1.9.3. Un processus nécessairement progressif pour l’édition scolaire 43

1.10. Les questions liées à la transition Daisy-EPUB3 45

1.10.1. Les terminaux dédiés 45

1.10.2. Une double filière de production ? 45

1.10.3. Le référencement des œuvres accessibles sur les plates-formes commerciales 46

1.11. Les points clés du diagnostic 48

1.11.1. Préalable : une structure « industrielle » qui détermine assez largement l’offre de livres accessible 48

1.11.2. Une structure de production de livres accessibles traditionnels qui reste assez morcelée 48

1.11.3. Un segment des livres en gros caractères peu dynamique 49

1.11.4. Le développement rapide d’une offre commerciale audio 49

1.11.5. La production de livres numériques au format Daisy croit régulièrement 50

1.11.6. Des silos pour la distribution des livres Daisy 50

1.11.7. Des passerelles entre besoins des DYS et des non-voyants 50

1.11.8. Le rôle des bibliothèques dans la distribution du livre numérique accessible reste à confirmer 50

1.11.9. Il n’existe pas de feuille de route claire pour la migration vers EPUB3 51

1.11.10. EPUB3 va permettre de développer l’offre commerciale accessible mais ne peut constituer un axe unique 51

1.12. Une vision à moyen terme de l’édition accessible numérique et de sa diffusion 51

1.13. Recommandations 52

Synthèse


S’il ne se substituera pas complètement à court ou moyen terme au livre imprimé, le numérique apporte une évolution fondamentale à l’édition et à la diffusion adaptées aux publics en situation de handicap :

  • parce qu’il permet d’élargir la diffusion grâce à des plates-formes en ligne ;

  • parce qu’il permet de proposer des fonctions d’accessibilité pour une part commune aux mal-voyants et aux personnes porteuses de « Dys »1 ;

  • parce qu’il permet d’envisager une meilleure accessibilité native de l’édition commerciale aux côtés de l’édition par les associations qui bénéficient de l’exception au droit d’auteur en faveur des personnes handicapées.

En effet, alors que l’édition adaptée mise en œuvre par les associations relève majoritairement du Daisy, le format EPUB3, le standard à venir de l’édition commerciale, intègre « nativement » un socle de fonctions qui permettent de rendre accessibles à coût marginal les livres « texte seulement ». A l’horizon 2016, de l’ordre de 40% de la production éditoriale commerciale en France, devrait ainsi être accessible aux personnes en situation de handicap, en fonction de l’adaptation progressive du parc de lecteurs numériques.

L’édition de livres illustrés et en particulier de livres scolaires est par contre beaucoup plus complexe. Dérivé d’EPUB3, un standard propre aux ouvrages éducatifs est en préparation, EDUPUB. Il permettra à terme de doter les manuels de fonctions d’accessibilité ; mais l’adaptation des contenus eux-mêmes restera coûteuse.

A court ou moyen terme, les manuels scolaires seront donc seulement plus accessibles, par l’intégration de certaines fonctions de base au sein des éco-systèmes techniques des éditeurs.

L’apparition d’une édition commerciale accessible et plus généralement la numérisation du livre devraient modifier l’organisation actuelle du secteur de l’édition adaptée, très majoritairement prise en charge par les associations. Néanmoins, si le secteur commercial va accroître son offre de livres « nativement » accessibles, le rôle du secteur associatif devrait rester essentiel :

  • pour la production de livres adaptés au format « traditionnel », compte tenu de la croissance lente des usages numériques, en particulier chez les personnes âgées porteuses de déficience visuelle ;

  • pour l’adaptation au format numérique de livres complexes ;

  • pour accompagner/valider l’activité d’édition de livres accessibles du secteur commercial ;

  • pour accompagner les différents diffuseurs de la production adaptée.

Avant même l’adoption de EPUB3, l’offre française de livres numériques accessibles apparaît en retrait au regard de pays comme la Grande-Bretagne, la Suède et bien sûr les États-Unis, caractérisés par une production plus centralisée, la mise en place d’une plate-forme unique de référence pour le téléchargement des œuvres, une articulation étroite entre associations et bibliothèques de lecture publique. Réussir l’introduction d’une offre commerciale accessible parait essentiel dans ce contexte. Mais une série de freins doit être levée :

  • l’ensemble des parties prenantes, c’est-à-dire les éditeurs et les associations doit partager une vision commune du calendrier de déploiement de l’EPUB3 et des titres qui seront commercialement accessibles ;

  • les lecteurs en situation de handicap doivent pouvoir bénéficier d’un repérage aisé des titres accessibles disponibles, qu’ils soient proposés par les éditeurs ou adaptés par les associations ;

  • les éditeurs doivent avoir une visibilité sur un socle commun de fonctionnalités d’accessibilité qui permettre de répondre aux besoins de la grande majorité des publics porteuse de handicap visuel ou de DYS ;

  • les associations doivent avoir une visibilité parfaite des titres accessibles publiés par les éditeurs « commerciaux » pour éviter d’adapter des titres déjà disponibles sous forme accessible ;

  • réciproquement, les éditeurs doivent disposer de la garantie que la publication d’un livre en version accessible interdit son adaptation au titre de l’exception handicap, sauf pour l’intégration de fonctions supplémentaires.

Pour y parvenir, une série d’initiatives serait utile :

  • coordonner les actions des associations de DYS et de celles représentant les non-voyants ;

  • encourager la mutualisation de la distribution des œuvres produites au titre de l’exception handicap ;

  • renforcer le rôle des bibliothèques de diffusion et de médiation du livre numérique accessible ;

  • établir une feuille de route de la migration vers l’EPUB3 commune aux éditeurs, aux plates-formes commerciales, aux associations éditrices de livres accessibles, aux producteurs de matériel dédié ;

  • définir un socle commun de fonctions d’accessibilité ;

  • définir un label d’accessibilité des œuvres pour les plates-formes commerciales ;

  • créer un portail, base unique de signalement des livres accessibles numériques commerciaux et non commerciaux ;

  • initier une réflexion commune des associations sur leurs missions et leur financement à moyen-long terme.
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