Sous la direction d’Alphonse Maindo, Richard Banégas, Guillaume Girard





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C- Emergence d'une identité togolaise en France :



Au delà de la présence en France de Togolais expatriés et des tensions identitaires inhérentes à leurs migrations, on peut se demander ce qui fait sens et qui est à même de créer un sentiment communautaire togolais en France.

Pour Stéphane Dufoix, « les migrants, dont les structures mentales ont été façonnées dans d'autres cadres que ceux de la société d'accueil, tentent, quand ils le peuvent, de les reconstituer afin de se sentir moins étrangers à eux-mêmes »136. Or, d'après lui, ce processus dépend profondément du nombre d'immigrés présents dans un pays, de leur concentration spatiale et des libertés laissées par la société d'accueil. Après l'ébauche de tableau statistique réalisée plus haut, on peut raisonnablement penser que ce processus est à l'œuvre au sein des immigrés togolais en France.

1- Penser une identité nationale togolaise dans la migration :



Il faut avant toute chose s'écarter de toute tentation essentialiste. Si une communauté togolaise en France existe, personne n'en est membre par définition, simplement parce qu'il est togolais. Une communauté n'est pas naturelle, logique, figée, et donc ne va pas « de soi ». Une communauté, c'est un construit social. Se détacher de cette vision essentialiste ou substantialiste d'une identité togolaise137 aux fondements d'un sentiment communautaire est d'autant plus difficile que les individus interrogés ont tendance à l'adopter eux-mêmes. Batoulim Sebabe expliquait par exemple : « Mais... le Togo c'est dans mon âme. On me demandera pas quelque part, tu es français ? Oui, oui. Non, je suis Togolais. Vous avez bien vu monsieur, je suis pas blanc, je suis noir, je suis Togolais. Je viens du Togo, c'est ma terre. […] Je serai toujours Togolais...  […] Ah je resterai togolais, je resterai togolais. Quoiqu'il arrive je serai toujours togolais. De toutes les façons. »138. Il est difficile d'interroger une telle optique dans laquelle, selon l'adage « qui se ressemble s'assemble », chacun se reconnaitrait automatiquement dans des signes distinctifs partagés, déterminés socialement ou biologiquement, avec les lesquels on nait. Au contraire, l'identité communautaire répond plus à des enjeux subjectifs. Benedict Anderson a apporté une réflexion intéressante sur ce point dans son ouvrage Imagined Communities139. Il a notamment tenté de répondre à l'énigme qui veut que « des gens peuvent se croiser dans la rue, sans jamais faire connaissance, et être tout de même liés les uns aux autres. » Pour Anderson, les liens naturels ne suffisent pas à expliquer le fait communautaire car ils finissent toujours par susciter un certain désintérêt. En revanche, d'après lui, les individus s'incluent eux-mêmes dans une forme imaginée.

Un autre obstacle se pose quant à l'explication de cette identité togolaise en France. En effet, celle-ci repose en grande partie sur l’exaltation de l’appartenance à la nation togolaise. Or, les outils conceptuels utilisés pour penser la formation du nationalisme semblent inopérants dans le cas d'une population qui ne réside pas sur son territoire ou son foyer national d'origine. Toutefois, si l'État, par le biais de l'école et de l'armée par exemple, ne joue pas ici son rôle d'entretien du sentiment national, on peut suivre Michael Billig140 qui explique que le sentiment national est largement entretenu et reproduit par des processus quotidiens, pour la plupart invisibles et non conscients. Le sentiment d'appartenir à une communauté nationale ne doit donc pas se penser obligatoirement en rapport direct et étroit avec l'État. Il faut donc envisager la possibilité d'un nationalisme togolais expatrié141, par le bas, et plus quotidien, qui se joue sur des terrains familiers et qui se construit parfois en opposition totale à l’Etat.

En outre, l'existence d'un sentiment national togolais au Togo est elle aussi problématique, notamment à cause des tensions dues à l'instrumentalisation politique142 et historique de divisions « ethniques » potentielles entre les Ewé au Sud et les Kabyé au Nord. Dans un article intitulé « Le bonheur d'être Togolais... de la Diaspora »143, Joël Viana écrivait d'ailleurs : « Dans un ouvrage publié en 1959, intitulé Histoire du Togo, M. Robert Cornevin (1919-1988), Administrateur en Chef de la France d'Outre-Mer, écrivait, je cite : "Le gouvernement du Togo a encore un travail considérable à accomplir pour donner aux peuples divers qui vivent sur son sol une véritable conscience nationale. Chacun des peuples, Akposso, Bassar, Ewé, Kabye, Moba, Tem, etc. vit encore dans son ethnie d'origine ; seuls les habitants des villes commencent à avoir une conscience nationale togolaise..." Près d'un demi-siècle après, cette analyse est encore d'actualité car le travail à accomplir est toujours aussi considérable. […] Le règne sans partage pendant près de 40 ans du Général Eyadéma n'a pas facilité l'émergence d'une conscience nationale togolaise. »

Le sentiment d'être togolais, d'appartenir à un vaste ensemble national, ne peut se résumer à une liste exhaustive de critères objectifs de la « togolité »144, à une grille d'évaluation ou à des marqueurs naturalisés. Jean-Claude Kaufmann et Bernard Lahire précisent ainsi que les caractéristiques objectives de l'identité sont toujours instables et contradictoires et que l'identité d'un individu devenu « pluriel » se construit plutôt sur des identifications diverses dans différents espaces socialisateurs145. En revanche, il ne s'agit pas de rejeter tous ces éléments trop rapidement car il existe bien un sentiment identitaire qui s'appuie sur l'appropriation par l'individu d'un certain nombre de ces critères. Ces éléments qui paraissent naturels sont objectivés socialement par les acteurs dans un processus de construction biographique permanent qui vise à donner du sens et de la cohérence à leur parcours146. Et ce processus est fragile dans le cas de l'émigration-immigration dans lequel les structures familiales et sociales et les repères identitaires sont déstabilisés. L'identité et le sentiment national ne sont donc pas composés de données évidentes et naturelles mais peuvent se baser sur des éléments objectivés et appropriés147.

2- Les voies d’objectivation de l’identité togolaise en France :



Il est impossible de dresser une liste exhaustive de toutes les voies d'objectivation d'une identité togolaise en France, mais l'on peut analyser quelques éléments observés, décrits ou rendus objectifs par les personnes interrogées. Le premier élément qui semble être en mesure de créer une identité togolaise, un sentiment national ou communautaire togolais en France, c'est la migration elle-même148. Joël Viana décrivait ce processus lors de l’entretien : « Et moi franchement, sans te mentir, c'est ici en Europe que j'ai appris à aimer mes origines, à vraiment découvrir que moi aussi ma culture elle a des bons côtés, elle est pas que ce qu'on a essayé de nous apprendre »149. Le regard de l'Autre devient donc un déclencheur d'une prise de conscience identitaire. Ainsi, pour prendre conscience de sa couleur de peau, il faut se retrouver confronté à des gens qui ont une couleur de peau différente ou qui portent un jugement, quel qu'il soit, sur votre propre couleur de peau. Ainsi, la fille de Kofi Yamgnane expliquait que lorsque les journalistes venaient interviewer son père parce qu'il était en 1989 le premier maire noir de métropole, elle s'était rendu compte pour la première fois que son père était noir150. C'est donc en Europe ou aux États-Unis que les Togolais se rendent comptent de leur « togolité », et plus largement de leur africanité. La fierté identitaire peut également naître de l'expérience de la situation d'immigré. D'après Dominique Schnapper, les immigrés sont souvent étiquetés comme « un groupe ethnique homogène ayant conservé des traits culturels communs du fait d'une même origine nationale »151 et il s'opérerait alors un retournement de ce stigmate pour défier cette image d'« identité minoritaire »152. Enfin, selon Marc Fall, « le retour à l'ethnie », c'est à dire le retour aux valeurs identitaires du pays d'origine est dû à une certaine frustration ressentie par les immigrés qui tentent de s'intégrer mais sont toujours vus comme des « étrangers »153. Les valeurs d'origine servent ici de refuge dans l'expérience migratoire.

En outre, les éléments d'objectivation identitaire les plus clairement mis en avant et valorisés répondent à un discours patriotique prégnant. Le drapeau togolais d'abord. Lors des entretiens, Joël Viana a affirmé qu'il avait un drapeau togolais chez lui et Batoulim Sebabe a regretté de ne pas en posséder un pour le moment154. Lors des réunions et des conférences, le drapeau était généralement présent155, particulièrement lors du meeting-débat du CTR156.

De plus, le territoire ou plutôt « l'iconisation » du territoire togolais joue un rôle important, alors même que l’expérience migratoire transforme le rapport à l’espace. On l'a vu, le nationalisme des expatriés togolais se passe très bien de support territorial, mais il n'en reste pas moins que l'image du territoire du Togo, de ce « couloir » reste un élément marquant des symboles de la « togolité ». Batoulim Sebabe, lorsqu'il revendiquait son appartenance indéfectible au Togo, citait par exemple la superficie en kilomètres carrés de son pays : « Je viens du Togo, c'est ma terre. Je le connais bien, ça fait 56 600 kilomètres carrés, avec 5 millions d'habitants, avec une politique tordue, mais on l'aime quand même ce Togo. »157.

On pourrait également parler de l’hymne national, devenu emblème de l’opposition. Le fait que toutes les réunions des organisations diasporiques soient marquées par le passage obligé par l'hymne national prend ainsi une tonalité particulière. Lors de la journée citoyenne du MDTE, Martin Amouzou a expliqué que sans le souci technique qui avait marqué le début de la réunion, « la Terre de nos aïeux » aurait été entonnée. Et lors de la conférence-débat de Synergie Togo, lorsque les organisateurs ont laissé la parole à la salle, la première réaction a été de demander pourquoi l'hymne national n'avait pas été chanté ou joué. La réunion s'est alors terminée par une minute de silence puis par un hymne national chanté par tous les spectateurs debout dans la salle.

D'autres éléments peuvent être cités et ont plus trait à la culture togolaise, au sens large, la musique158, la cuisine ou le sport, et notamment le football togolais, porté par la véritable icône du pays qu'est Emmanuel Adebayor159. Ainsi, Batoulim Sebabe a particulièrement insisté, et ce à plusieurs reprises, sur les habitudes culinaires togolaises, qu'il prenait comme premier exemple de son identité togolaise : « Au Togo, même s'il fait chaud, même s'il y a de la misère, même quand on est pas d'accord parce que la politique nous a pas permis, même si les structures ne sont pas adéquates, et que la misère crève l'œil tout le temps... après tout, on a cette fierté de dire bah ouais on peut manger la pâte de maïs à la fin de la journée, on peut boire notre petit verre de sodabi160, on peut se retrouver en famille, on peut calmer nos douleurs en famille.»161.

Tout moyen de garder un lien avec le Togo dans la vie quotidienne permet en outre de renforcer et de maintenir une identité togolaise, qu'il s'agisse du port de tenues africaines162, de l'affichage de photos de ses proches et du Togo163, comme c'est le cas chez Batoulim Sebabe164, de l'exposition de statuettes togolaises sur son bureau165, du port permanent d'un bracelet clanique166, d'appels passés au Togo, de discussions en éwé167 ou d'organisations de rencontres et de soirées togolaises.

Le travail de promotion culturelle à même de vivifier cette communauté de sentiments n'est clairement pas réalisé en France par les autorités consulaires ou l'ambassade du Togo comme ce peut être le cas dans d'autres établissements, notamment l'ambassade du Bénin en France168. Ce travail est donc assuré par des entrepreneurs culturels ou des associations qui mettent en place des évènements qui favorisent les sociabilités identitaires et culturelles. Et ce sont parfois les entrepreneurs diasporiques qui deviennent ces promoteurs culturels. Ainsi, les Togolais en France peuvent se retrouver dans des commémorations ou des messes169. En outre, le matin même de la journée citoyenne du MDTE, la quasi-totalité des participants avait assisté à une messe à la chapelle de la Gare de Lyon en l'honneur d’Atsutsè Kokouvi Agbobli170. Et tous les ans, la commémoration du 27 avril, jour de l’indépendance du Togo est l’occasion de plusieurs messes171. De plus, de nombreuses soirées togolaises sont organisées, que ce soient des soirées à titre caritatif, comme cela a pu être le cas pour soutenir les victimes des inondations catastrophiques de l'été 2008, ou des soirées dont le seul but est de se rencontrer et de partager autour de ce trait commun qu'est la « togolité ». Les restaurants togolais peuvent à ce titre jouer un rôle non négligeable. On compte ainsi à Paris quatre grands restaurants togolais ou bénino-togolais qui servent régulièrement de lieu d’accueil pour des soirées de ce type172.

Par ailleurs, alors que Benedict Anderson avait travaillé sur le poids de l'imprimé dans ce qu'il appelle la formation de « communautés imaginées », si l'on élargit cette réflexion, souvent discutée, mais qui révèle une certaine pertinence, les journaux173, la télévision, la radio, Internet, tous ces outils permettent de s'imaginer en communauté, de donner un sens à l'existence d'individus que l'on ne connait pas mais à qui l'on peut désormais s'identifier. Ainsi, tous ces phénomènes trouvent dans les médias et les nouvelles technologies de communication, et notamment Internet, un écho et une opportunité formidable. Internet facilite les échanges avec les familles ou les amis restés au Togo, bien que l'accès à Internet soit souvent très limité sur le territoire togolais, ou avec les proches expatriés dans d'autres pays mais permet également d'organiser ce genre de rencontre culturelle. Ainsi, les forums togolais en ligne permettent de faire advenir des discussions entre des Togolais d'Allemagne, des États-Unis, de Belgique, de Suisse, du Ghana, de France, de Pologne, du Bénin ou d'Angleterre. Ces nouvelles technologies permettent donc de lier objectivement les individus, à distance, en supprimant les barrières matérielles et géographiques. Stéphane Dufoix parle ainsi de « disparition de l'espace »174. Dans les nouveaux « réseaux sociaux », beaucoup de personnes échangent leurs expériences, leur amour du Togo et leurs manques. C'est par exemple par ce biais qu'avait été organisée au restaurant « le Ganvié », le 14 novembre 2008, une soirée intitulée « Une nuit à Lomé ». L'évènement avait été publicisé notamment par Facebook.

En outre, on trouve également sur Internet de nombreux forums, par exemple sur les sites d'information togolais en ligne. La simple observation des commentaires laissés sur ces forums ou ces articles permet d'observer quelques fortes tendances. D'abord, les pseudonymes font souvent référence au Togo. On peut trouver des internautes togolais qui signent sous l'identité de « Togovi »175, « un Togolais » ou « Mon beau pays ». De plus, les habitudes de langage poussent à regrouper les Togolais dans un groupe, dans la nation notamment. Chacun salue ses « frères togolais », ses « compatriotes », adresse des « salutations fraternelles » à tous les « fils du Togo », parle de « nos ancêtres », « notre patrie », « notre terre », « notre Togo ». Chacun se lie par le langage au Togo, aux Togolais restés au pays et aux Togolais expatriés, faisant vivre ainsi concrètement l'idée d'une diaspora togolaise. Beaucoup de commentaires se terminent par de courtes phrases ou formules en éwé ou en minan176. Or, ces discussions dans des langues togolaises se retrouvent dans chaque réunion, comme ce fut le cas lors des discussions informelles entre les participants à la journée citoyenne du MDTE ou pendant le discours prononcé en minan, et traduit en français sur le rétroprojecteur, par Jean-Claude Delava Codjo lors de la conférence-débat de Synergie-Togo. Batoulim Sebabe expliquait également que lors qu'il se réunissait avec ses amis togolais, il en profitait pour parler uniquement en éwé, ce qui agaçait leur femme respective177. Enfin, il est à noter que de nombreuses discussions et interventions sur ces forums en ligne tournent autour de la définition de ce qu'est l'identité togolaise et africaine, de la tentative qui vise à définir ce qu'est « Le » Togolais type. Cette manière de parler du Togolais en général se retrouve d'ailleurs dans les entretiens menés.

En définitive, l'observation de la page d'accueil et de la mise en forme des sites togolais en ligne offre des informations importantes. Les sites d'information jouent le rôle de sites communautaires qui visent à souder et à ancrer une identité togolaise commune. On y retrouve alors beaucoup d’élements cités plus haut : drapeau, iconisation du territoire, recours à des photos de personnes qui ont marqué l'histoire du Togo comme Sylvanus Olympio ou Nicolas Grunitzky, les deux premiers présidents du Togo indépendant, et à des évènements marquants, particulièrement les images de manifestations et d'émeutes178. Il y a donc des codes communautaires qui fixent les frontières d'appartenance à la communauté. En d'autres termes, ces sites fixent un droit d'entrée communautaire.

Il est à noter que derrière l'affirmation d'une identité togolaise, se trouve également la mise en avant d'une identité africaine plus globale. D'abord, certains parcours biographiques incluent des passages ou des liens avec d'autres pays, c'est le cas notamment de Joël Viana qui a partagé son enfance entre le Mali et le Togo179. De plus, on l'a vu, les restaurants togolais parisiens sont également des restaurants béninois, pour la plupart, et proposent des spécialités africaines, en général. Enfin, sur les sites Internet d'information togolais, on trouve une inscription dans l'actualité africaine. L'identité togolaise affirmée ou ressentie peut donc aller de pair, et c'est souvent le cas, avec une identité africaine.

C'est sur la base du partage et de la réappropriation de cet ensemble d'éléments que chaque Togolais expatrié peut, potentiellement, se trouver lié aux autres Togolais expatriés en France par une identité collective ou nationale et se sentir appartenir ainsi à une communauté togolaise. La communauté togolaise n'existe donc pas ex nihilo et de manière formelle. Si elle existe, elle est le résultat de ces différentes identifications individuelles. En outre, elle est le résultat de l'action combinée d'une identification personnelle et d'une reconnaissance sociale180. Pour faire partie de cette communauté togolaise, il faut que chacun vous reconnaisse comme étant un Togolais.

Toutefois, un autre aspect doit maintenant être abordé, celui de la dimension politique de cette communauté potentielle. En effet, lorsque l'on interroge certains Togolais, une idée revient régulièrement, celle que la communauté togolaise en France est en réalité un petit groupe d'individus politisés et actifs qui organisent des manifestations et des actions médiatiques181. Les propos de Batoulim Sebabe en offrent une illustration flagrante : « Je pense qu'il y a une communauté togolaise en France, qui crée, qui envoie aussi régulièrement des informations au Togo. Même quand j'étais au Togo j'ai entendu le poids, le veto de la diaspora togolaise qui réclamait des élections transparentes et tout ça, ça a fait un tollé. Donc je crois que cette diaspora elle existe. Mais je suis me suis jamais aventuré, je l'ai jamais connu, je sais pas comment ils marchent. Pour le moment je ne sais pas, peut être que plus tard. »182. Or, cette conception d’une communauté citoyenne active fait écho au travail que les entrepreneurs diasporiques mettent en place et qu’il convient d’analyser dans une seconde partie.


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