Cours Le discours





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LE WESTERN, Jean-Louis Leutrat.

Ouvrage en trois parties : _ le genre

_le récit

_le discours

Le discours.

LA MORALE AMERICAINE: VIRILE OU PURITAINE.

Le premier western, The Great train robbery de Edwin S. Porter, date de 1902. Il raconte l’histoire suivante: « des bandits ligotent le télégraphiste d’une gare, attaquent un train, tuent deux hommes, s’enfuient, le télégraphiste est libéré, il avertit des danseurs dans un saloon, une chasse à l’homme s’organise, les bandits sont rattrapés et tués ». 9 minutes.

Or Theodore Roosevelt = président 1901-1908.  Ce président incarne les « vertus » agressives des Etats-Unis. Combat avec boxeurs pro, charge de cavalerie, chasse aux gros gibiers, guerre de Cuba avec ses « rough riders » [A]: héros populaire. Trois ans plus tard = président. Pourquoi ? Inquiétude classe moyenne après dépression de 1890 : trusts et mvts ouvriers. « Roosevelt avec son idéologie (« the fighting edge ») [B] représentait l’exutoire idéal : apologie du militarisme et de l’impérialisme, du nationalisme et du racisme ». Il a déclaré : « Il y a plus de moralité chez le cow-boy le plus vicieux que chez n’importe quel indien ».

Le western a souvent voulu glorifié la virilité de l’Américain. Cf. John Wayne [C].

A l’opposé de la morale de Th. Roosevelt, celles des ligues de décences ou des associations de boy scouts. Tom Mix [D] (acteur qui fut aussi engagé volontaire, cow-boy de rodéos, sheriff) : « j’ai compris la simple philosophie qui ne m’a jamais trompé : rester propre, ne pas trop manger, dormir en plein air, respecter les femmes, tirer droit, être loyal, protéger les faibles contre les méchants ».

LE MYTHE DE L’OUEST.

Frederick Jackson Turner, The Significance of the Frontier in American History, la frontière est “le point de rencontre entre la barbarie et la civilization”. Le mythe de l’Ouest, formé à l’Est : 2 interprétations: _nature, mode de vie exaltant ; _ terre sauvage peuplé de brutes. 1890 fermeture de la frontière, mais le mythe est repris au cinéma. Deux types de westerns : 1) ordre absent à établir : apologie de la conquête. Le cow boy apporte la civilisation. Ex : les films de Tom Mix = exaltation des actions individuelles et affirmation des valeurs américaines (mythe du self made man).

2) ordre bouleversé à rétablir : westerns nostalgiques : «  le cow boy attaché au passé ne peut voir sans déplaisir les barbelés quadriller la prairie et les mœurs de l’Est s’installer dans les villes de l’Ouest ». Critique des politiciens, des spéculateurs, des compagnies de chemins de fer, des grands propriétaires, du monde de la ville. Certes corruption mais surtout despotisme : cf. cattle king (=magnat du bétail) pb= pas de corruption mais il exerce son pouvoir sur tout un territoire. Homme de l’ouest : amour de la liberté et de l’individualisme.

RACISME, SEXUALITE, VIOLENCE.

Western ? « Un genre conçu par des Blancs pour des Blancs. Il existe bien des westerns pour Noirs, mais, réalisés par des Blancs, les traits racistes y sont encore plus marqués que dans les autres ».

Trois victimes principales de l’imagerie racistes : le mexicain (basané, nature expansive, fort accent = sous dvppé), le noir (très peu présent ms fig du serviteur peureux idiot mais fidèle), l’indien (dangereux et perfide = bête fauve, incarnation des forces sauvages et effrayantes de la nature). Mais retournement : 1950 pour l’indien (d’agresseur il devient l’agressé) The Devil’s doorway [E], 1960 pour le mexicain et le noir.

Les quatre mythes selon Leslie Fielder dans The return of the Vanishing American :

  1. Le mythe du bon compagnon dans les terres vierges: rêverie nostalgique et paternaliste.

  2. Le mythe de l’amour dans les bois : en réalité la femme indienne épouse le Blanc. La fin est souvent tragique.

  3. Le mythe de la blanche au tomahawk : la femme blanche est en revanche intouchable. Au cinéma, le problème est essentiellement masculin. C’est l’homme qui doit la libérer. L’indien apparaît sous les traits de l’agresseur sexuel indigène (fantasmes traditionnels de l’imagination raciste à l’égard du colonisé).

  4. Le mythe du mâle fugitif : expression de la misogynie latente (crainte de la société matriarcale, figure de la femme fatale. L’homme part dans l’Ouest, ce qui signifie quitter le domaine de la femme, et lorsqu’il revient il trouve celle-ci morte et enterrée.

La femme est faite pour offrir son corps mais celui-ci n’est pas montré. Le western est un genre pudique. C’est seulement après-guerre des sujets érotique deviennent possible. Nudité dans bain et rivière. Le western a refoulé le sexuel.

Il a également passé sous silence le rôle des femmes dans la conquête de l’Ouest. 1 exception : John Ford chez qui bien souvent la Mère est la détentrice de la Loi. La plupart du temps, la femme incarne la tentation de fixité sédentaire, voire un danger de chute dans les mollesses de la vie, la trahison de l’amitié, l’aveulissement éthique. Csq : femmes aimées : les noires, les métisses, les marginales, les aventurières. En gros, celles qui sont destinées à disparaître tôt ou tard.

La violence : dans le western, la violence est toujours prête à se manifester. 2 opposants : l’institutrice et le journaliste qui représente le savoir, le libéralisme et les lumières. Officine du journaliste = sanctuaire des valeurs démocratiques. Institutrice = incarnation des vertus civilisatrices de l’Est. Instrument de la violence : les armes. Le six shooter de Colt [F]. Hommage : Winchester 73 (1950 A. Mann) , The Gun that won the West (hommage à la carabine Springfield, 1955).

Lynchage: scène fréquente: citoyens zélés extrayant de la prison un home dont ils ont peur que le tribunal ne l’acquitte. Egalement tribunaux aux décisions expéditive : les détectives de l’agence Pinkerton [G], texas ranger [H] ou Roy Bean « la loi à l’ouest du pecos » [I].

Notes

[A] Les Rough Riders fut le nom donné au 1er régiment volontaire de cavalerie (1st United States Volunteer Cavalry), l'un des trois régiments de ce type levés en 1898 pour la guerre hispano-américaine et le seul des trois qui vit le feu.

L'armée américaine était alors faible, laissée avec peu d'hommes après la fin de la guerre de Sécession environ 30 ans auparavant. En conséquence le président William McKinley fit appel à 1250 volontaires pour contribuer à l'effort de guerre. Les Rough Riders devinrent alors les Roosevelt's Rough Riders, du nom de leur nouveau commandant, Theodore Roosevelt, le futur président des États-Unis. Le nom devint familier en 1898, grâce à Buffalo Bill qui appela son célèbre spectacle de western le Buffalo Bill's Wild West and Congress of Rough Riders of the World. Theodore Roosevelt écrira dès l'année suivante, en 1899 un livre intitulé Rough Riders racontant l'aventure de ce régiment et qui sera un succès.

[B] And woe thrice over to the nation in which the average man loses the fighting edge, loses the power to serve as a soldier if the day of need should arise! Trad: Et malheur trois fois plus à la nation dans laquelle l'homme normal perd le coté belliqueux, perd le pouvoir de servir comme soldat si le besoin se fait sentir! THEODORE ROOSEVELT, speech at the University of Berlin, May 12, 1910
[C] John Wayne occupe une position particulière dans le panthéon des stars d'Hollywood pour n'avoir interprété qu'un seul rôle dans les 175 films aux génériques desquels il apparaît, mais en avoir fait un mythe et archétype universellement accessibles  : celui du héros viril à la présence rassurante, indépendant, solide contre toute épreuve, avec un charisme de chef, certain de ses idées sans jamais les remettre en question et sans que la situation ne lui donne jamais tort. Il sait faire usage de ses poings et de ses armes mais uniquement pour se défendre, sauf lorsqu'il s'agit d'une bonne bagarre collective. Il est à la limite du machisme mais intimidé et mal à l'aise devant les femmes. Ce personnage unique se place toujours du bon côté, même s'il n'y est pas nécessairement engagé de prime abord.

[D] Tomas Hezekiah Mix est né à Mix Run (Pennsylvanie) ou dans ses environs2 le 6 janvier 1880. Il s'engage dans l'armée en avril 1898. Démobilisé en 1901, il se rengage pour trois autres années. Tom se rend à l'Ouest en Territoire Indien et y exerce un certain nombre de métiers, barman, manœuvre, cow-boy... Alors qu'il est barman à Guthrie (Oklahoma), Tom rencontre deux des frères Miller, propriétaires du "101 Ranch", qui l'engagent comme cow-boy. Son habileté à cheval permet à Tom de jouer dans leur "101 Ranch Wild West Show" et cette incursion dans le show business l'amènera finalement à être une star du cinéma. Entre 1909 et 1917, Tom joue dans plus de 230 films pour la Selig. Tom quitte alors Selig et contacte William Fox, propriétaire des studios Fox, qui l'engage avec ses chevaux et ses cowboys. Tom Mix fit 85 films avec la Fox, ce qui le rendit millionnaire, de même que William Fox. Tom Mix décède lors d'un accident d'automobile le 12 octobre 1940, près de Florence (Arizona)5.

[E] Film d’Anthony Mann de 1950 À la fin de la guerre de Sécession, Lance Poole, un riche Indien Shoshone surnommé "Poignard d'acier", regagne sa terre natale de Douce Prairie, dans le Wyoming. Il a le grade de sergent-major et porte la médaille d'honneur du Congrès, après avoir combattu vaillamment dans les rangs nordistes. La paix revenue, il souhaite s'installer comme éleveur, retrouver là ses racines et ses coutumes, ainsi que son vieux père, chef de la tribu. Mais sa famille est en butte aux provocations de certains Blancs qui convoitent les terres de Lance, possession ancestrale et véritable petit paradis situé derrière le défilé de la Porte du Diable.

Verne Coolan, un avocat véreux, pousse les cow-boys à s'en emparer, en mettant en avant une loi sur le remembrement, qui défavorise les Indiens. Une jeune avocate idéaliste, Orrie Masters, tente d'aider Lance et les Shoshones à faire valoir leurs droits.

Mais la haine et l'injustice sont les plus fortes. La requête de l'avocate est rejetée, les Blancs prennent prétexte d'un incident pour envahir Douce Prairie. " Un Indien qui perd sa terre perd son âme ; son cœur pourrit ", dit le patriarche avant de mourir. Toutes possibilités de dialogue étant épuisées, Lance, fort d'une expérience acquise dans l'armée, se résout à reprendre les armes, donne refuge aux siens sur son domaine et organise une défense acharnée et sans espoir contre les spoliateurs, puis contre l'armée, envoyée pour rétablir l'ordre. Les Indiens sont abattus. Et Lance Poole, blessé à mort, revêtu de son uniforme et portant sa médaille, s'effondre après avoir échangé un salut avec le lieutenant auquel il se rend

[F] Colt Peacemaker (le pacificateur) a été développé pour la cavalerie des États-Unis par la société Colt en 1872 et adopté par l'armée américaine en 1873 au calibre .45 Long Colt. C'était peut-être l’arme la plus répandue dans le Far West américain, coûtant à l'époque 13 dollars pièce, prix facturé à l'armée, sur le marché civil, le prix était de 17 $ en 1875 et de 16 $ en 1897. Cette arme a été fabriquée jusqu'en 1941, avec un total de presque 360 000 unités produites dans une trentaine de calibres. Une arme tellement efficace et redoutable à l'époque que l'on en a dit : « Dieu a créé les hommes, Samuel Colt les a rendus égaux ». Le Colt apparait dans de nombreux films et jeux vidéo, dans l'ensemble des westerns de John Wayne dont Rio Bravo.

[G] La Pinkerton National Detective Agency (« Agence nationale de détective Pinkerton »), dont les agents sont généralement appelés simplement Pinkertons, fut une agence américaine privée de détectives et de sécurité créé par Allan Pinkerton en 1850.

Pendant la guerre de Sécession, les Pinkerton espionnent les sudistes et se mettent au service d’Abraham Lincoln. En 1869, l’agence emploie 10 000 agents et fait régner la loi dans un Far West où la police n’existe pratiquement pas. Mais cela ne rapporte pas assez.

Dès 1877, elle se met au service du patronat pour briser le mouvement syndical naissant dans tout le pays. Ses agents sont alors payés pour infiltrer les syndicats et les usines. Les ouvriers les appelaient « les Pinkerton sanguinaires ».

Après la mort de leur père les deux fils d'Allan, Robert et William Pinkerton, poursuivent les activités de l'agence, qui s'illustrera parfois par des opérations peu glorieuses.

Leur plus haut fait d’armes fut le massacre de Haymarket à Chicago le 3 mai 1886. C’est cet événement sanglant qui va lancer les journées de grèves internationales du 1er mai[réf. nécessaire]. Les Pinkerton se sont infiltrés parmi les ouvriers grévistes des usines de Chicago. Lors de la manifestation du 3 mai, armés, ils se glissent dans les rangs des protestataires. Ils tirent sur les cordons de police qui ripostent et tuent six manifestants. Huit dirigeants syndicaux sont arrêtés, dont quatre seront pendus et un se suicida1. Ce sont les fameux martyrs de Haymarket. La provocation a parfaitement fonctionné.

Fort de son succès à Chicago, Pinkerton récidive en 1892 contre les métallos de Pennsylvanie. Cette fois c’est un fiasco retentissant. Les ouvriers armés de l’aciérie Hamstead font prisonniers 300 Pinkerton qu’ils expulsent de l’usine sous les quolibets.

Avec l’apparition du syndicat révolutionnaire IWW (Industrial workers of the world), patrons et autorités fédérales font de plus en plus appel aux Pinkerton et aux gangsters. Le plus connu est Axel Steele, qui sema la terreur dans l’Utah dans les années 1910. Truand notoire, il est nommé shérif adjoint et chargé de briser les grèves en recrutant de la main d'œuvre d'origine asiatique, en faisant tirer sur les manifestants et en assassinant les dirigeants syndicaux. Ce fut le cas en 1912 à Bingham contre le mouvement de la Western federation of miners (en), puis l’année suivante contre les mineurs de Salt Lake City, où les mines appartenaient à la hiérarchie mormone.

Quant aux Pinkerton, on les retrouve à l’été 1917 à Butte, dans le Montana, où ils brisent la grève des mineurs de l’Anaconda Copper Company, en lynchant (au sens propre du terme) Franck Little, le chef de file de la grève. Pendant l’entre-deux-guerres, le gouvernement américain promulgue des lois appelées « contre le syndicaliste criminel », entraînant l’arrestation de milliers de membres de l’IWW, simplement pour diffusion de journaux et de tracts.

[H] Les premiers Texas Rangers remontent à 1823, lorsque Stephen Fuller Austin recruta dix hommes pour agir en tant que patrouilleurs afin de protéger les 600 à 700 familles nouvellement installées et arrivées au Texas après la Guerre d'indépendance du Mexique. Les Texas Rangers ont été officiellement constitués en 1835. Le succès d'une série de campagnes dans les années 1860 a marqué un tournant dans l'histoire des Rangers. L'armée américaine ne pouvait seulement fournir qu'une protection limitée et peu étendue dans l'immense territoire du Texas. En revanche, l'efficacité des Rangers lorsqu'il s'agissait de menaces a convaincu à la fois la population de l'État et les dirigeants politiques qu'une force armée composée de Rangers bien organisée et financée était essentielle. Cette option n'a pas été poursuivie dans le cadre de l'émergence de problèmes politiques nationaux, et les Rangers ont de nouveau été dissous5.

De nombreux Rangers s'enrôlèrent pour combattre pour les États confédérés d'Amérique suivant la sécession du Texas aux États-Unis en 1861 pendant la guerre de Sécession. En 1870, pendant la période de reconstruction, les Rangers ont été remplacés par la Police d'État du Texas qui tomba vite dans le discrédit, et fut dissoute trois ans plus tard en 18736. L'élection de 1873 a vu nouvellement élu gouverneur de l'État Richard Coke et la législature recomissionna les Rangers. C'est à cette période que la plupart des Rangers mythiques apparurent en capturant ou tuant des criminels notoires et des hors-la-loi (y compris le voleur de banque Sam Bass et l'as du revolver John Wesley Hardin) et leur rôle décisif dans la défaite des peuples Comanche, Kiowa ou Apache. Malgré la notoriété de leurs actes, la conduite des Rangers au cours de cette période était discutable. En particulier, Leander H. McNelly et ses hommes ont utilisé des méthodes impitoyables qui, souvent, rivalisaient avec la brutalité de leurs adversaires, comme en prenant part aux exécutions sommaires et en obtenant des confessions par la torture et l'intimidation8. Les Rangers ont vu venir des mesures sérieuses au cours de la Révolution mexicaine qui commença en 1910 contre le président Porfirio Díaz. L'effondrement de la loi et de l'ordre du côté mexicain de la frontière, couplé à l'absence de forces militaires fédérales signifiait que les Rangers ont été une fois de plus appelés à restaurer et maintenir l'ordre, par tous les moyens nécessaires. Toutefois, la situation a nécessité la nomination par l'État de centaines de nouveaux Rangers, sans analyse soignée des postulants. Les Rangers ont été responsables de plusieurs incidents, se terminant par le massacre en 1918 de la population masculine (quinze hommes et garçons mexicains âgés de 16 à 72 ans). Avant la fin de la décennie, des milliers de vies ont été perdues, à la fois du côté des Texans et des Mexicains. En janvier 1919, une enquête menée par la législature du Texas a constaté que 300 à 5000 personnes, principalement d'origine hispanique, avaient été tués par les Rangers de 1910 à 1919, et que les membres des Rangers avait été impliqués dans de nombreux actes de brutalité et d'injustice9. Les Rangers ont été réformés par une résolution de l'Assemblée législative en 1919, qui a vu les groupes de Rangers spéciaux dissous et institué par un système de plaintes.

[I] Roy Bean (né en 1825, décédé le 16 mars 1903) était un barman et un juge arbitraire qui s'appelait lui-même « La Loi à l'ouest du Pecos ». À l'âge de 15 ans environ, Roy laisse la maison paternelle à la recherche d'aventure à la Conquête de l'Ouest pour suivre son frère Sam. Roy a tenu le saloon de Sam pendant plusieurs années. Il se fit encore plus d'argent en faisant de la contrebande d'armes à feu du Mexique vers les États confédérés d'Amérique en passant les mailles du filet du blocus de l'Union durant la Guerre de Sécession. Dans un article rédigé par Morris, celui-ci décrit notre homme comme étant le juge le plus invraisemblable que connût l’Amérique, les condamnés allaient rarement en prison et étaient plutôt contraints aux travaux forcés immédiats, intimidés par son ours domestiqué. D'après la légende on raconte comment Roy mena l'enquête lorsqu'on découvrit le corps d'une personne tuée dans un accident. Afin d’identifier le jeune homme, le juge ne trouva qu'un revolver et 41 dollars 50. Il confisqua celle-ci et condamna le cadavre à une amende de 41$50 pour port d'arme illégal...

Son saloon était situé près du chemin de fer, là où les locomotives marquaient dix minutes d'arrêt. Les voyageurs profitaient de cette courte pause pour descendre et aller rapidement boire un verre de bière dans son établissement. Mais au moment de rejoindre le train sifflant le départ, c'était tant pis pour les consommateurs payant avec de gros billet. Bean était toujours dépourvu de monnaie. Un jour un voyageur ayant payé sa consommation de 30 cents avec un billet de 20 dollars et ne voyant pas revenir sa monnaie s'impatienta, insultant alors Roy Bean de voleur. Fidèle à sa fonction de juge, Roy Bean lui adressa une amende de 19$70 pour outrage à la loi de l'ouest du Pecos...

Mais sous cette carapace de personnage intransigeant, notre juge farfelu était pour le moins un être sensible. Un jour il condamna à la pendaison un jeune garçon accusé d'avoir tué un cheval au cours d'une altercation au revolver (à l'époque tuer un cheval était un acte impardonnable). Il accorda au coupable le droit d'écrire une dernière lettre à sa mère. Touché par la lecture de celle-ci, Roy Bean revint sur sa décision et gracia l'accusé.

Roy Bean est devenu une véritable légende du folklore américain au même titre que Davy Crockett, Buffalo Bill ou Wild Bill Hickok.

Exemple de film avec Roy Bean : 1940 : Le Cavalier du désert (The Westerner) de William Wyler, avec Walter Brennan (Roy Bean) et Gary Cooper. Accusé à tort d'avoir volé un cheval, Cole Hardin est conduit au saloon qui sert également de salle du tribunal au juge Roy Bean. Celui-ci est le seul magistrat à “rendre la justice” à l'ouest du Pecos, et il use et abuse de ce privilège.

Durant la délibération, Cole se rend compte que le juge Bean voue un véritable culte à Lily Langtry. Il affirme au juge connaître très bien Lily. Bean s'arrange pour faire relâcher Cole qui, en échange, s'engage à lui donner une boucle de cheveux appartenant à Lily.

Plus tard, en route pour la Californie, Cole s'arrête à la ferme de Caliphet Mathews. Sa fille, Jane-Ellen, convainc Cole que ce sont les fermiers qui ont raison, dans la lutte qui les oppose aux éleveurs de bétail. Il devient un ardent défenseur des fermiers.

Le juge Bean, au moment de faire arrêter Cole, se souvient de la boucle de cheveux promise, et aide Cole à rassembler le bétail lâché sur les terres des fermiers. Cole lui remet une boucle... prélevée sur la tête de Jane-Ellen !

Par la suite, les hommes de Bean mettent le feu aux récoltes et incendient des fermes. Le père de Jane-Ellen est tué. Cole se rend à Fort Davis où se trouvent Bean... et Lily Langtry. Le duel est inévitable entre Cole et Bean. Ce dernier est mortellement blessé. Cole le porte chez Lily : Bean baise la main de Lily et rend le dernier soupir.

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