L'echinococcose alveolaire





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CHASSER DANS l’AUBE -> FICHE TECHNIQUE -> Le coin du vétérinaire

L'ECHINOCOCCOSE ALVEOLAIRE
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Il y a deux ans, la Fédération des Chasseurs de l'Aube participait à une étude sur l'échinococcose. Les analyses réalisées par le Laboratoire Départemental d'Analyses Vétérinaires ont montré que 13 renards sur les 102 renards abattus étaient porteurs du parasite : nous sommes donc dans un département où le parasite est présent.
    D'autres études ont montré que dans certaines régions (en général, dans l'Est de la France), ce taux d'infestation peut aller jusqu'à 25 %. L'échinococcose alvéolaire est une maladie rare chez l'homme mais particulièrement insidieuse parce que d'évolution très lente.

    Le responsable de cette maladie est un ver connu sous le nom d'Echinococcus multilocularis. Ce parasite a un hôte définitif, le renard mais aussi d'autres carnivores comme le chien et plus rarement le chat (étude de Mme le Professeur PETAVY : sur 81 chats autopsiés dans des cliniques vétérinaires du nord de la France, 3 étaient porteurs du parasite) et un hôte intermédiaire, les rongeurs et notamment les campagnols.

    Au stade adulte, des milliers d'échinocoques adultes (de 2 à 3 mm de long) vivent dans les villosités de l'intestin grêle de l'hôte définitif que l'on peut qualifier de porteur sain puisque ce parasite n'a pas d'incidence sur sa santé. Au bout de quelques semaines, le ver libère des sacs contenant environ 200 oeufs qui se retrouvent alors dans les déjections et dans le milieu extérieur, autour, sur le sol et les herbes avoisinantes. L'animal se léchant la région péri-anale va disséminer des oeufs sur son pelage. Dans le milieu extérieur, ces oeufs sont particulièrement résistants au froid (jusqu'à -30°C) mais beaucoup moins à la chaleur (détruits au-delà de 30°C). 
    Le rongeur se contamine en avalant ces oeufs avec son alimentation. Dans l'estomac, les sucs gastriques vont dissoudre la coquille des oeufs et libérer les larves qu'ils contenaient. Ces embryons, en passant par les voies sanguines, vont aller de l'intestin au foie. Ils s'y multiplient et chaque embryon, devenu une larve va former un kyste parasitaire qui va bourgeonner en creusant une alvéole dans le tissu hépatique. L'organisme va se défendre avec une réaction immunitaire. Le rongeur, qui finira par s'affaiblir, sera une proie facile pour l'hôte définitif qui, en le consommant va ingérer les larves qui deviennent des parasites adultes en colonisant son intestin grêle : le cycle est bouclé.

    Le chien, voire le chat, pourra se contaminer en ingérant des rongeurs infestés mais aussi en se roulant dans des excréments de renards ou d'un autre hôte définitif. Il se contaminera aussi en passant dans le terrier d'un renard infecté. Il sera alors porteur sur son pelage des oeufs. En léchant ses poils, il disséminera aussi les oeufs dans sa gueule. Par contre, le parasite ayant besoin d'un passage chez l'hôte intermédiaire (le rongeur) pour boucler son cycle, il n'y aura pas de contamination direct du renard au chien ou chat. De la même façon, la contamination d'un homme malade à un autre est impossible.
    
    L'homme se contaminera directement en consommant des végétaux (salades, pissenlits, champignons, myrtilles, fraises) porteurs d'oeufs et consommés crus. Il se contaminera aussi indirectement en caressant un chien ou un chat porteur d'oeufs sur son pelage ou en les laissant lécher les mains, le visage ou la vaisselle (On peut noter que dans certaines zones rurales de la Chine où la promiscuité avec les chiens est importante et l'hygiène très limitée, les cas d'échinococcose humaine sont particulièrement nombreux). L'homme sera alors un hôte intermédiaire «accidentel» et, comme chez les rongeurs, Echinococcus Multilocularis se développera en se fixant dans le foie et en y poussant comme une «tumeur» ayant un aspect de «nid d'abeille» (d'où le nom d'échinococcose alvéolaire). 
    Les symptômes de la maladie chez l'Homme seront des douleurs abdominales, une jaunisse, de la fièvre. Mais ces signes apparaissent tardivement, généralement plusieurs années après l'ingestion des �ufs, car le développement des larves est long. Ces dernières se développent dans le foie mais elles peuvent aussi coloniser d'autres organes (poumons, cerveau, muscle, os, etc.). Il existe un traitement médical mais le traitement chirurgical est le plus souvent employé.
    En fait, il semble que, chez une grande majorité des sujets infectés (90%), les réactions immunitaires aboutissent à une défense contre le parasite qui empêche l'apparition de lésions.

    Il convient de rappeler ici qu'il s'agit d'une maladie très rare concernant moins de 15 nouveaux cas par an (à comparer aux 60 000 morts par tabagisme ou même au 4500 morts sur les routes chaque année). Toutefois, des gestes simples permettent de l'éviter.

☛ Pour les populations à risques (chasseurs, piégeurs) :
-    Port de gants lors de la manipulation de cadavres d'animaux potentiellement porteurs (renards),
-    Lavage soigneux des plaies et désinfection rapide.
☛ Dans les zones à risques (fort taux de prévalence de la maladie) :
-    Eviter de consommer crus des végétaux potentiellement contaminés.
☛ De façon générale :
    - Laver scrupuleusement les végétaux issus de jardins non clôturés,
-    Ne pas porter ses mains à la bouche après avoir joué ou caressé un chien ou un chat,
    - Ne jamais adopter un animal sauvage : le renardeau est particulièrement attendrissant mais il est potentiellement porteur d'une très grande quantité d'oeufs d'Echinococcus Multilocularis.
    - Déparasiter régulièrement les chiens et les chats avec une spécialité contenant du Praziquantel. Votre vétérinaire saura vous conseiller.

Augustin BECQUEY
Docteur Vétérinaire

LA MALADIE D'AUJESZKI









Créé en 1986 par l'Office National de la Chasse et de la faune sauvage (ONCFS), le réseau SAGIR est un réseau national de surveillance sanitaire de la faune sauvage. Son premier objectif est de surveiller la mortalité des animaux sauvages et den déterminer la cause. Il constitue un réseau dalerte en cas de mortalité importante. Sa finalité est de mieux apprécier les risques pesant sur la santé des animaux sauvages afin de mieux les maîtriser par des mesures de gestion


















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LA MALADIE D'AUJESZKI

    Une étude réalisée dans le cadre du réseau SAGIR sur 7562 sangliers prélevés à la chasse entre 2000 et 2004, a montré qu'au niveau national, 6% des sangliers de plus d'un an sont porteurs du virus de la maladie d'Aujesky. Des régions comme la Corse, les départements du Nord-Est (les Ardennes, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse), ont un taux nettement plus élevé. De 1997 à 2004, une vingtaine de cas ont été répertoriés chez les chiens de chasse.     
    La maladie d'Aujeszky est due à un herpès virus, non transmissible à l'homme ; elle affecte de nombreux mammifères et notamment les carnivores comme le chien et les porcs donc les sangliers. 
    L'incubation est assez rapide puisqu'elle ne dure que de deux à six jours. Chez le chien, les symptômes seront assez marqués : 
- modifications du comportement (apathie, inquiétude, agressivité), 
- prurit intense (pratiquement systématique chez les chiens, pas toujours chez les chats), incoercible et concernant surtout sur la région de la tête,
- paralysie du pharynx entrainant de la salivation, une déglutition difficile voire impossible,
- parésie (difficultés à se déplacer) puis paraplégie en phase agonique.




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    L'évolution se fait toujours vers la mort en un à deux jours. Seulement quelques cas de guérisons spontanées ont été décrits chez les chats.
    Ces symptômes font penser à la rage d'où l'appellation courante de « pseudo-rage ». Toutefois, les commémoratifs (chiens mangeant de la viande de porc crue), le prurit et la rapidité de la mort orienteront le diagnostic vers cette maladie. Il faudra aussi éliminer les hypothèses d'intoxication aux organochlorés ou organophosphorés (à l'origine de convulsions, de parésies, de salivations), les cas de botulisme ( difficultés à déglutir, parésie) et la maladie de Carré (symptômes nerveux). 
    La rapidité de l'issue fatale rend inutile le dosage des anticorps (évolution trop brève pour laisser le temps à l'organisme de fabriquer des anticorps) ; le seul diagnostic de certitude sera donc post-mortem et se fera au laboratoire après prélèvement de la tête (ou la similitude des symptômes fait qu'on recherchera en même temps le virus de la rage).
    Il n'existe pas de traitement efficace contre cette maladie. Chez les porcs, les moyens préventifs seront la vaccination et les clôtures pour éviter les contacts entre sangliers potentiellement contaminants et les animaux de l'élevage. Chez le chien, il n'y a pas de vaccins disponibles actuellement sur le marché. Un vaccin inactivé destiné aux porcs a été utilisé avec un résultat intéressant mais n'est plus commercialisé actuellement.
    La contamination de nos chiens de chasse se fera par ingestion de viande de porc ou de sanglier crue. En effet, chez le porc, le virus va provoquer des symptômes très comparables mais si la mortalité est inéluctable pour les porcelets nouveaux-nés, elle n'est plus que de 30 à 40 % des sujets pour les porcelets de 15 jours à trois mois. Il y aura donc des animaux excréteurs de virus : les animaux guéris (excrétion pendant plus de six mois) et les animaux dits « porteurs sains » (immunisés par la vaccination ou par la maladie et ayant été ensuite en contact avec la maladie). 
    Ce sont ces sangliers guéris ou « porteurs sains » qui seront le « réservoir » du virus de la maladie d'Aujeszki et qui présenteront un danger potentiel pour nos chiens de chasse. Ce risque est donc proportionnel à la prévalence de la maladie (moyenne nationale de 6% mais plus, voire beaucoup plus dans certains départements comme les Ardennes ) et à la densité des populations de sanglier.

Augustin BECQUEY - Docteur Vétérinaire


LA PIROPLASMOSE


P
ar sa fréquentation des fourrés, ronciers et autres marais, nos clients de chasse sont particulièrement sujets à cette maladie.
Après six à huit jours d'incubation, la piroplasmose se traduit, sous sa forme aigüe, par un abattement avec une hyperthernie, une anorexie suivie d'une anémie, d'ictère et d'hémoglobinurie (urine sombre dit "couleur Coca-Cola"). Il existe aussi des formes plus atypiques, avec des symptômes respiratoires, digestifs, nerveux ou musculaires ; ces formes répondent elles aussi à un traitement spécifique.
Ces symptômes sont dus à un petit organisme appelé Babesia Canis ou piroplasme qui va parasiter les globules rouges et les détruire, provoquant les symptômes évoqués plus haut : 
-    abattement et anémie par disparition des globules rouges,
-    ictère, hémoglobinurie par accumulation des déchets dus à la destruction des globules rouges.
Le traitement doit d'une part détruire le piroplasme et d'autre part soutenir l'organisme par des perfusions, voire des transfusions en cas d'anémie sévère. Toutefois, le pronostic est réservé dès l'apparition de séquelles hépato-rénales. 
Les tiques couramment appelées "poux de bois" vont permettre à Babésia Canis de passer dans le sang du chien. Ces tiques se trouvent dans les broussailles, les ronciers, les haies et se fixent sur le chien lors de son passage. Elles enfoncent leurs mâchoires dans la peau et se nourrissent du sang de leur hôte. Elles transmettent alors avec leur salive les Babésia Canis qui vont provoquer la maladie. Il faut noter que cette transmission n'a lieu qu'après 48 heures de fixation, avant que la tique ne se détache pour poursuivre son cycle de développement.
Les périodes à risques seront donc les périodes douces et humides favorables au développement des tiques. 
Toutes les tiques n'étant pas
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