«chacun d’entre nous est unique et original» Roger Meï (1) p. 14





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Sur le clonage de l’homme




«  chacun d’entre nous est unique et original » Roger Meï (1) p.14


Certes mais si par là on (*) voulait exprimer son opposition à la libéralisation du clonage humain, l’argument n’est pas suffisant. Car le clone humain dispose de caractéristiques qui lui sont uniques et originales :il sera moins semblable à celui dont il est le clone qu’aurait été son jumeau naturel: n’ayant pas été développé dans l’ovule maternel mais un autre ovule préalablement vidé de son noyau fécondable , le clone aura des caractéristiques génétiques empruntées à cet autre ovule qui nourrira sa croissance embryonnaire. Cette assertion est donc absolument insuffisante et doit être approfondie.
«L’ homme risque lui-même de changer son être: Prométhée littéralement dé-chaîné ….nous allons engager notre responsabilité dans le domaine le plus fondamental qui soit. Celui qui met en jeu la nature de l’homme» J.Cl Guibal p.16
« Il s’agit de la maîtrise totale de l’homme sur son espèce , de la modification du schéma aléatoire créée par la nature d’un monde libéré de ses chaînes religieuses et morales qui donne naissance à une nouvelle espèce’ [M Houellebecq], qui annonce la fin de l’humanité telle que nous la vivons . C’est donc un débat éminemment sociétal qui nous réunit..» Aschieri p.16
«  Nous devons forger nos critères en fonction de l’idée que nous nous faisons de l’homme : ce faisant , nous révèlerons les fondements de notre civilisation » J.CL. Guibal p.16

Sur cette question du clonage, dans la rédaction actuelle seule le développement et la naissance du bébé clone est pénalisée sévèrement : (extraits du rapport 3528 du 10 janvier 2002 après le vote des députés) :



P69,rapport 3528 du 10 janvier: «Seule l’intervention qui aurait pour but de faire se développer et naître un enfant par une conception qui ne serait pas issu directement des gamètes d’un homme et d’une femme, serait poursuivie »
Néanmoins, dans ses commentaires, le rapporteur déclare « qu’il proposera de modifier la rédaction de l’infraction punissable en reprenant la rédaction qu’il a proposée , laquelle vise expressément l’intervention visant à concevoir ou à implanter un embryon par le recours à la technique du clonage » 

et plus loin encore p 75 : «  par coordination avec la position [ci-dessus] il serait nécessaire de modifier la définition [de la recherche sur l’embryon humain] afin de condamner également le fait de concevoir in vitro un embryon qui ne serait pas issu directement des gamètes d’un homme et d’une femme »
Et lors des débats parlementaires la commission ne proposera que l’interdiction et l’incrimination du développement et de la naissance d’êtres humains conçus par la technique du clonage reproductif. Il s’agit ni plus ni moins de permettre la conception de clones avec des cellules embryonnaires ( issus d’embryons surnuméraires ou même d’embryons frais produits par Fivete pour l’évaluation – art 241-1, de leurs cellules souches) ou encore même à partir de cellules souches somatiques d’adultes. Ainsi nous pouvons cependant plus que rester prudent sur la réalité d’annonces d’ heureuses .

Les déclarations du Ministre de la Recherche ou même l’amendement de MrEmmanuelli demandant d’autoriser le développement embryonnaire de cellules qui seraient issues d’un clonage embryonnaire démontrent à l‘évidence que la loi autorise dans sa rédaction la technique du clonage. Toutes ces interventions tenaient à rassurer les députés sur l’évidente nécessité d’autoriser très vite le clonage thérapeutique , que des élections trop proches ne permettaient pas de proposer explicitement aux députés, face à une opinion rebelle à cette légalisation !!!
Il conviendra de vérifier que la proposition du rapporteur soit resoumise effectivement aux sénateurs ,car encore dans la rédaction actuelle, l’article 15 du Code de la Santé comme l’art 21 du Code pénal n’ interdisent que le développement et la naissance d’ embryons clonés ,il n’interdit pas leur conception : un médecin dans le doute de l’origine de l’enfant à naître n’hésitera pas à tuer cet enfant pour éviter 20 ans de prison !
Ne convient-il pas d’interdire aussi dans le code civil comme de même dans le code pénal  la conception de clone embryonnaire humain à partir de souches embryonnaires ou de souches adultes ? Alors, l’attrait des chercheurs de disposer d’embryons issus de la fécondation in vitro perdra tout son intérêt, au contraire de celui de travailler sur des souches adultes, qui elles ne posent pas de problèmes éthiques relatifs, et reste la seule recherche qui donne d’excellents résultats thérapeutiques à des coûts qui plus est sont moins prohibitifs.

Institut Nazareth , BP 5028 , 69 246 Lyon Cedex 05 , e-mail : vigi-clonage@hotmail.com, tel 0611123113 ( Y. Dupoyet) 0662861422 (B. de Vergeron)

Ethique de l’Etre humain dans le dispositif des Lois Bioethiques (Rapport des débats du 30 janvier 2002)
Les principes éthiques affichés sont bien floues sauf celui souligné de façon récurrente et éminemment à :

« la primauté de la personne, son respect dès le commencement de la vie, l’indisponibilité de son corps..»JMDubernard p.7

« l’intégrité physique de tout être humain de sa conception à sa mort » Marie Thérèse Boisseau p.6

Ne devrait -on pas ajouter : «  et au respect de sa conception elle-même » ?
« Face à ceux qui veulent fixer un seuil d’humanité ….» , Marie Thérèse Boisseau  p.7 tente de poser la question de principe qui préside à cette banalisation pratique. Au respect dû à tout être humain sera opposé la notion de gradualité du droit de protection de l’être humain qui dédouane de la pratique légalisée des autres droits institués depuis plus d’un quart de siècle: avortement (IVG), diagnostic pré-implantatoire (DPI) et tri embryonnaire associé, droits d’éli-mination physique d’enfants non nés malades (y compris jusqu’à 9mois après leur conception en cas de trisomie), et au-jourd’hui d’élimination d’embryon conçus initialement à des fins exclusives de procréation pour des parents stériles (FIV) 
« On touche aux fondements mêmes de la vie humaine » Marc Laffineur p.7
«  Il ne faut pas que la recherche aille jusqu’à nier la vie . On en arrive(rait) à supprimer toute vie qui ne serait pas jugée digne d’être vécue » P. Clément p.17
«  Se pose dès lors la question de la nature , et donc du statut de l’embryon. Nous ne pouvons nous y soustraire longtemps » «Nous allons engager notre responsabilité dans le domaine le plus fondamental qui soit : celui qui met en jeu la nature de l’homme [la question nous est posée de choisir entre] respecter la vie en général, l’être humain en particulier , ou la personne humaine exclusivement »  «Nous sommes nécessairement amenés à nous interroger sur le moment à partir duquel nous ( ? ) ‘estimons’ être en présence d’un être humain » J.CL. Guibal p.16
«  Si la recherche aboutit à la destruction d’un embryon , il y était de toutes façons voué [cela ne met pas en cause le respect humain qui lui est dû] » G Sarre (1) p. 23
«  Peut on préférer la destruction pure et simple de l’embryon à la destruction profitable pour autrui ? Une telle approche amène à définir des seuils d’humanité en deçà des quels certains individus n‘appartiendraient pas au genre humain »….« Le stade embryonnaire représente le ‘commencement’ de toute vie . Le[ 1e] stade de l’embryon humain est le point de rencontre entre l’humain et l’invisible : on ne peut le réduire au désir de ses géniteurs … il est essentiel de considérer tout embryon [dès son commencement]  comme appartenant à l’humanité »…. «  nos législateurs devront préférer les principes aux pratiques  » ….. « Nul ne peut prétendre détenir la vérité parce que l’homme n’a jamais cessé de se demander quand il commence et quand il finit d’exister » B. Perrut p.24 ..
« Où trouver nos repères , sinon dans la philosophie et la théologie qui donnent sens aux valeurs que le législateur traduit en règles de droit » J.CL. Guibal p.16
Autant de termes à définir car si la loi ne considère la personne que dès lors qu’elle est née, elle relève alors de droits primordiaux. Mais si l’enfant n’est pas né , il ne dispose plus par la loi que d’un respect qui n’ira comme il a été dit que graduellement (par seuils), pire encore dans cette loi Bioéthique son statut juridique n’est pas protégé par la loi: son sort dépendra directement du désir très aléatoire et non objectif d’autres êtres humains

Il devient urgent donc de définir des principes qui n’assujettissent pas l’être humain dès sa conception au bon vouloir individualiste des uns et à l’intérêt idéologique, scientifique ou financier des autres et de bien affirmer et répondre clairement à la question de l’origine de la vie :

- sacrée ( par principe qui fait la dignité propre de toute personne humaine , ou plus encore de la simple cellule du vivant, du fait d’intervention transcendante associée au commencement de la vie humaine, infusion d’une âme spirituelle par un Etre Premier transcendant substantiel )

  • quand ( fécondation , 1ère division cellulaire du premier œuf conçu [mitose] , début de son développement autonome, ou sur un seuil aléatoire selon le désir du lobby de la culture de mort et la contrainte des lois IVG)

  • pourquoi ( continuum de vie dès la conception, jurisprudence internationale sur la reconnaissance de la présence de l’individu inaliénable dès sa conception- procès de Maryville- définition de l’enfant et de ses droits par l’ONU)



Sur cette même question : extraits du rapport 3528 du 10 janvier



p.12-83 : le clone est un être humain :«  Le Conseil d’Etat dans son rapport sur « les lois bioéthiques : cinq ans après » du 25 nov 1999 proposait pour sa part de définir le clonage reproductif en fonction de son but comme étant la création d’un être humain «  génétiquement identique à un autre être humain vivant ou mort » […] M JP Renard indiquait devant la Mission d’information qu’ »en biologie , la photocopie n’existait pas . Même les jumeaux monozygotes dits ‘vrais jumeaux’ sont différents »[..] «  l’être humain qui serait créé au moyen de la technique du clonage reproductif ne serait pas totalement identique génétiquement à l’être dont il serait le clone. La définition proposée par le Conseil d’Etat ne serait donc pas opérante »

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p 72 : Mr JM Le Guen s’est interrogé sur la négation d’humanité de l’être qui serait cloné . Il a indiqué que les britanniques reconnaissent dans leur récente législation le droit de tout « clone » d’être reconnu comme un être humain. Car s’ il s’agit de lutter contre les délires d’auto-reproduction, il faut également éviter qu’un clone ne devienne un esclave ou un « sous homme » Mr JF Mattei a vu dans ce propos un raisonnement qui consiste primo à déclarer le clonage reproductif inacceptable, secundo à constater qu’on ne peut pas l’empêcher, tertio, à considérer les clones comme des êtres humains , pour en terminer par la conclusion : « pourquoi alors ne pas l’autoriser ? » Ainsi l’œuf fécondé non implanté ( 8è jour) n’a pas l’attribut d’embryon qui lui confère de dignité humaine ( SSF Issy les Mlnx, nov 2002)
p.53-83 : la conception n’est pas définie de façon identique pour l’enfant conçu in vitro ou in vivo en matière de ‘filiation’
« Il convient de rappeler qu’en matière de filiation la notion de conception correspond au commencement de la grossesse […] dans le cas d’une fécondation in vitro , la conception ne débute qu’à compter du transfert de l’embryon »
Rappelons ici la tentative en cours aujourd’hui en Irlande de donner une extension à tous les enfants conçus naturellement de la définition de la grossesse des enfants à partir du transfert in utero : l’enfant ne serait donc considéré comme « conçu » que dès lors qu’il est venu s’implanter dans l’utérus maternel
p.53-83 : le respect de la dignité humaine due à l’embryon est assujetti au désir de ses responsables légaux :
« art L 2151-3 ….. Une recherche ne peut être conduite que sur les embryons conçus in vitro [à partir des gamètes male et femelle dans le cadre de l’assistance médicale à la procréation ] qui ne font plus l’objet d’un projet parental »
Selon cette rédaction et l’intention du rapporteur , cela ne concerne donc pas les embryons qui seraient conçus par la technique du clonage humain : cette rédaction n’interdit pas à proprement parler la conception d’embryon cloné ( à mettre en rapport avec le propos «  ce qui n’est pas interdit est autorisé ») .
Un amendement de Mr Yves Bur ( p 61-83) visant à interdire explicitement l’utilisation des cellules souches embryonnaires pour constituer un nouvel embryon sera retiré : il aurait cependant permis l’interdiction non encore explicitée dans la rédaction actuelle de la loi Bioéthique.
M JF Mattei a quant à lui abandonné un amendement visant à préciser  «  les conditions dans lesquelles une recherche peut être conduite sur les embryons conçus in vitro dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation et qui ne font plus l’objet d’un projet parental » : un tel amendement aurait permis d’éviter que la conception d’embryons par la technique du clonage fut possible à partir de cellules souches de ces embryons .
Par ailleurs, le rapport évoque p. 58-83 l’audition de M JP Renard :  « avec le clonage , on intervient sur l’embryon et on exacerbe des effets [ qui] pouvaient se manifester très tardivement dans le développement. On sait donc que le milieu de culture a une énorme importance et que l’épigénèse existe dès le début du développement » C’est ce qui conduira le législateur à interdire au préalable le développement et la naissance ( art L 2151-1) d’embryons clonés
Ils sont voués à la destruction définitive :
« [ face aux dangers probables encourus a posteriori par l’enfant] les embryons sur lesquels une recherche a été conduite ne peuvent être transférés [ dans l’utérus de leur mère : ils seront donc détruits] »
en effet la loi prévoit que les parents faisant appel à la Fivete pourront livrer des embryons frais pour expérimenter de nouvelles techniques de procréation médicale L’ amendement de Ch. Boutin pour l’éviter, comme un autre( plus douteux de JF Mattei qui considère que des embryons voués à la destruction peuvent servir l’embryon en général), sera rejeté
Mr J Cl. Guibal précisera p .62 “ en autorisant l’expérimentation sur l’embryon qui ne peut donner son consentement libre, on prend une décision unilatérale à son égard . L’obligation de respecter sa dignité exige de ne pas l’instrumentaliser . Il devient un moyen alors que lui-même doit être sa propre fin »

Mme Y Roudy rejettera l’argument «il s’agit d’un réel clivage philosophique (!?) il ne peut y avoir de point d’accord »

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Désinformation des parents sur le sort de leur enfant :
Un amendement de M Th Boisseau demandant que le couple de parents soit dûment informé ne parle que des « possibilités d’accueil des embryons par un autre couple ou de l’arrêt de leur conservation » et pas du contenu possible des recherches qui seront effectuées à partir de leur enfant : développement de lignées cellulaires, création d’embryons clonés et en tout état de cause destruction définitive de l‘enfant, production de y compris . Il sera adopté (p 63)

L’art L1241-5 précisant les conditions d’information pour la mère ayant subi une interruption de grossesse et son droit de s’opposer au prélèvement de tissus et cellules embryonnaires , ne parle que d ‘information « appropriée »

[en fonction de la nature de l’interruption de grossesse]… il ne semblerait pas opportun de multiplier les informations sur les finalités du prélèvement envisagé pour une femme qui se trouve dans une situation de détresse psychologique extrême liée à une interruption volontaire de grossesse…Ainsi plutôt que de parler d’obligation d’obtention du consentement exprès des femmes il a donc été préféré d’y substituer la formulation en terme de leur droit à s’y opposer (p 66)
p. 58-83 : sur la définition du ‘commencement’ :
«  Le dispositif [ du décret du 27 mai 1997 permettant des études sur l’ embryon à finalité médicale et respectant la condition de non-atteinte de celui-ci] manque de clarté s’agissant du moment à partir duquel l’étude est autorisée. On peut , en effet considérer qu’il y a embryon dès qu’un spermatozoïde pénètre tout ou partie des enveloppes ovocytaires ou, comme la majorité des scientifiques, dès que le mélange des chromosomes paternels et maternels aboutit à la constitution irréversible du génome propre à l’embryon »
p 65 : Comme l’écrivait le CCNE dans son avis n°1 du 22 mai 1984 «  il convient que l’embryon humain ne soit pas considéré comme un matériau de laboratoire […] même mort , l’embryon n’est pas un produit neutre de laboratoire mais qu’il est , ou a été , une personne humaine potentielle… En l’absence de dispositif juridique spécifique les protocoles de recherche font aujourd’hui l’objet d’un examen par le comité d’éthique de l’établissement hospitalier et de l’organisme de recherche concerné » (!)
«  la qualification ‘d’embryon surnuméraire’ revient à le déclasser » déclarera Mr JF Mattei ( la pensée serait de dire que l’embryon congelé ne devrait pas avoir l’attribut d’embryon dire que ces embryons avant implantation dans un uterus maternel sont tels serait donc dévaloriser l’embryon en général, pour qui il convient de conférer l’attribut de dignité humaine : voir ses explications dans les Semaines Sociales de France de nov 2001)

« on risque de lever définitivement et de façon irrévocable un interdit pour répondre à un besoin temporaire de la recherche , [je demande] que le repère du tout début de la vie ne soit pas déplacé » Il n’obtiendra pas gain de cause

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Principe de laïcité
« Face à l’éclatement des valeurs , le Comité consultatif national d’Ethique ( CCNE) fonctionne par un débat dialectique [sous des termes tels que] l‘agir communicationnel’ ou l‘éthique procédurale’, pour construire la Bioéthique …Devons- nous nous résigner à un univers flou ? Une telle éthique cautionne(ra) de (futures ) transgressions . Les Droits de l’Homme et le respect de la Dignité Humaine constituent pourtant des valeurs universelles »  [ garanties par les lois de 1975 et de 1994] J.CL. Guibal p.16
 « Ce débat ne sort–il pas du cadre du ‘légiférable’ et n’est-il pas du ressort de principes constitutionnels ? » Aschieri p.16
«  Nos législateurs devront préférer les principes [constitutionnels] aux pratiques » [législatives qui n’en sont que l’interprétation appliquée à des contextes différents et précis] B. Perrut p.24
« La science peut décrire mais ne définit pas » J.CL. Guibal p.16
«Le droit doit diriger la biologie [pas l’inverse] : le droit est une science de l’esprit gouvernée par la raison» Aschieri p.16
« Tout ce qui n‘est pas dit dans cette loi est autorisé … l’éthique comme la vérité est une et ne change pas d’un siècle à l’autre » (comme le sont les obscurantismes et tabous propres aux religions) .. « Ne donnons (donc ) pas à cette loi de dimension éthique au sens universel du terme »  ( restons  terre à terre et pragmatique , pour ne pas dire utilitariste et avec une vision matérialiste de l’embryon) Ch. RobinRodrigo (1) p.20
« Dans une République laïque , le législateur n’est pas là pour imposer ses convictions  [ religieuses ou morales]  à l’ensemble de la société » M. Lignières Casson (1) p.25

C’est bien pourtant ce qu’elle fait en posant ce principe d’émancipation reléguant toute position politique de quelque représentant élu pouvant avoir quelque conviction religieuse morale ou philosophique non conforme à l’idéologie prônant une vision étroite de la laïcité asservie à certaine idéologie qui a fait pourtant la preuve de ses erreurs et crimes répétés contre l’humanité au cours de notre histoire surtout récente
« Nul ne peut prétendre détenir la vérité parce que l’homme n’a jamais cessé de se demander quand il commence et quand il finit d’exister » B. Perrut p.24
Alors pourquoi tant d’empressement à vouloir en faire un débat « politicien ». Même pour le Biologiste Axel Kahn dont l’avis a été requis lors des commissions parlementaires désignées pour la rédaction de ce projet de loi Bioéthique , « interdire d’utiliser des embryons est ‘moralement juste et n’apparaît pas scientifiquement préjudiciable à la recherche » (c’est à dire à la recherche thérapeutique )
Alors pourquoi tant d’engouement et d’argumentation légitimant cette chosification accélérée de l’embryon mort ou non au nom de la science et du progrès de la thérapie : ne faut-il pas chercher des intérêts qui sont d’un autre ordre: celui de pouvoir disposer d’une loi qui s’abstrait radicalement des principes moraux qui veillent au bien de l’humanité et des communautés humaines, au profit d’intérêts idéologiques ? de profit ? de toute puissance ? de vision d’une société digne de la science fiction ? de frénésie de création d’êtres humains programmables et manipulables à merci ? de vouloir disposer d’une espèce d’hommes qui ne disposeraient ainsi pas de droit à la liberté , assujetti au projet de ses « créateurs » ? de vouloir en quelque sorte se prendre pour Dieu , à une place de toute puissance aliénante de l’homme (que Dieu n’a justement pas voulu prendre)? De vouloir faire régner et imposer une vision idéaliste nazie d’une race et humanité nouvelle parfaite et pure ?
«  La finalité justifie les moyens ?  ( … ) Ce projet renoue avec la philosophie utilitariste » ( Kant ) P. Clément p.17
« Où trouver nos repères , sinon dans la philosophie et la théologie qui donnent sens aux valeurs que le législateur traduit en règles de droit » J.CL. Guibal p.16


  1. Député de tendance qui votera en bloc pour la loi Bioéthique , dans un de ces partis où les députés n’ont donc pas droit d’expression personnelle , au nom de la conscience de chacun et de la défense des droits et libertés de ceux qui composent l’humanité et la société humaine, désormais assujettie a une discipline, collective, partisane, idéologique, politicienne, monolithique,

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