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IV-2-3. Les principales sources d’approvisionnement

Les principales sources d’approvisionnement des distributeurs et vendeurs de pesticides qui fournissent les producteurs en intrants chimiques sont les sociétés locales de distribution (SCAB, DTE …), l’unique usine de formulation (SAPHYTO), la SOFITEX, les coopératives, l’UNPCB …

Quatre vingt cinq pour cent (85%) des distributeurs et vendeurs reconnaissent l’existence d’autres sources d’approvisionnement. Ces sources sont par ordre d’importance : Ghana, Côte d’Ivoire, Mali, Nigeria, Chine.

On retrouve chez certains revendeurs agréés des produits aux emballages non conformes (informations en anglais sur les étiquettes …). Ces produits sont généralement d’origine ghanéenne et nigériane.
1) 2) 3)

Photos 1, 2 et 3 : Produits d’origine ghanéenne retrouvés sur le marché
Selon ces revendeurs, cette pratique qui consiste à mélanger des produits non homologués à ceux autorisés à la vente (homologués par le CSP) est due à la « loi du marché ».

Les commerçants de certaines localités (Solenzo) disent que c’est parce que les produits de SAPHYTO sont très chers qu’ils se ruent vers les produits du Ghana, Mali et Côte d’Ivoire.








Photo 4 : Formulation contenant du paraquat

Photos5 et 6 : Formulations contenant de l’atrazine


IV-2-4. La gestion des pesticides

La gestion des restes de produit

Environ 10% des distributeurs reçoivent des restes de produits de leurs clients. Ces restes retournés étant très souvent des produits non utilisés, leur gestion consiste à la revente des boîtes fermées non utilisées et non périmées dans 78 % des cas.

Le risque ici de retrouver des produits périmés revendus est très élevé.

Le stockage des produits

Trente sept pour cent (37%) des enquêtés possédaient un magasin de stockage. Dans la moitié des cas, ces magasins sont appropriés au stockage des pesticides. Les magasins de stockage approprié sont surtout rencontrés dans les structures organisées comme la SOFITEX, SAPHYTO … Dans certaines communes rurales (Tansila par exemple), les commerçants ambulants stockent leurs produits dans leurs chambres à coucher.
Le rangement est de type « classé » dans 64% des cas et de type « non classé » dans 36% des cas.

7) 8) 9)

Photos 7, 8 et 9 : Rangement des pesticides par des vendeurs de pesticides : 7) Pesticides vendus avec des marchandises diverses, 8) Produits posés pêle-mêle, 9) Produits rangés sur des étagères,

Trente pour cent (30%) des structures enquêtées possèdent un magasinier spécialisé et dans 51 % des cas, il existe une fiche de stockage. Chez 79% des vendeurs et distributeurs enquêtés, il n’y a pas des fiches de données de sécurité.





Photo 10 : Exemple de fiche de stockage chez un revendeur de pesticides


La gestion des stocks est effectuée comme suit : respect du conditionnement initial, reconditionnement. On remarque que la majorité des revendeurs (91%) garde leurs produits dans les contenants d’origine. Les cas de reconditionnement se sont rencontrés principalement au niveau des sociétés de distribution (SCAB, SAPHYTO …).

La figure 2 donne la répartition des distributeurs selon le mode de gestion des stocks.


Figure 2 : Mode de gestion des stocks par les distributeurs et vendeurs de pesticides
Existence d’une trousse de secours

Seuls 14% des structures enquêtées possèdent une trousse de secours. Les produits recensés dans les trousses de secours sont : Alcool, charbon végétal, amoxicilline, paracétamol, atropine, Aloes vera, savon, ibuprofène, quinine, efferalgan, pansements autoadhésifs prédécoupés, charbon actif, gants, masques, mercurochrome.

Les trousses de secours les mieux équipées se sont rencontrées principalement au niveau des sociétés de distribution (SCAB, SAPHYTO …).

Gestion des emballages vides

Dans 32% des cas, les structures ont déclaré qu’elles traitaient leurs emballages vides. Les différents modes de gestion des emballages vides ainsi que leurs fréquences sont illustrés par la figure 3.



Figure 3 : Mode de gestion des emballages vides par les distributeurs

Des structures comme la SOFITEX stockent les emballages vides et les ramènent à la source à Bobo.






Photo 11 : Emballage vide jeté dans la nature

Photo 12 : Emballages stockés avec des marchandises


Les résultats de l’étude sur la gestion des emballages vides montrent que dans la majorité des cas, les emballages sont réutilisés. Certaines structures comme la SOFITEX retournent les emballages vides à la maison source, ce qui réduit les risques. D’autres comme la SAPHYTO, disposant du matériel de décontamination et recyclage, traitent leurs déchets.

Les risques les plus importants pour la santé et l’environnement se rencontrent donc dans les cas où les emballages vides sont réutilisés, jetés ou brûlés.
IV-2-5 Les mesures de prévention et de protection des risques pour les producteurs

Quatre vingt douze pour cent (92%) des distributeurs disent être conscients de l’existence d’un risque lié à l’utilisation et à la manipulation des pesticides.

Trois quart (3/4) des distributeurs fournissent à leurs clients des informations liées à l’utilisation et aux techniques d’utilisation des pesticides.

Des formations sont organisées par des structures pour les producteurs. La formation est organisée par les structures dans 16% des cas et ce à une fréquence d’une (1) fois l’an dans 10% des cas et deux (2) fois l’an dans 4% des cas. Le coût de ces formations est gratuit dans 14% des cas.

Les formations données par les sociétés aux producteurs et distributeurs se font généralement en début de campagne agricole. Pour les cas comme la SOFITEX, des formations sont données deux (2) fois par campagne agricole.
Les EPI

Les EPI sont mis à la disposition des producteurs par les distributeurs dans 20% des cas. Les principaux équipements de protection sont les gants (16%) et les masques poussières (16% des cas) Les combinaisons ne représentent que 2% des cas.

La figure 4 donne les différents EPI fournis aux producteurs.



Figure 4 : EPI mis à la disposition des producteurs par les vendeurs de pesticides

Certaines structures ne vendent pas d’EPI mais disposent de personnes équipées qui effectuent les traitements pour les producteurs à leur demande. D’autres proposent des gants ou des masques poussières gratuitement et les autres EPI sont payants.
Conclusion de l’enquête chez les distributeurs

Le circuit de distribution et de commercialisation des pesticides repose pour l’essentiel sur la vente informelle et très peu de structures privées professionnelles sont agrées dans cette activité. Ainsi, la grande majorité des revendeurs et distributeurs du secteur effectue une vente anarchique et non autorisée. Ceci constitue un danger pour les producteurs, les populations mais aussi pour les vendeurs eux-mêmes car ne sachant pas exactement la dangerosité des produits qu’ils manipulent à longueur de journée.

La majorité des produits vendus sont des formulations « concentré émulsionnable » (EC) et certaines matières actives appartenant à certaines familles chimiques font l’objet d’interdiction par différentes conventions et d’inscription sur certaines listes. Ce sont :

  • le Lindane qui figure sur la liste PIC de la convention de Rotterdam, la liste LRTAP et la liste PAN Dirty Dozen de PAN UK (List of list, 2009) ;

  • le Paraquat qui figure sur la liste PAN Dirty Dozen de PAN UK (List of list, 2009) et est retrouvé dans six (6) des formulations recensées.

De même, des formulations à base de matières actives comme l’atrazine et le paraquat, interdites par le CSP sont retrouvées sur la place du marché et vendues aux producteurs. Ces formulations présentent des dangers pour la santé des utilisateurs (risque d’intoxication aigu pour le paraquat) et l’environnement (risque de contamination des eaux par l’atrazine qui est présente dans 26 des formulations recensées).

Certaines formulations contenant des matières actives interdites comme l’endosulfan (ROCKY 386 EC) n’ont pas été recensées chez les revendeurs mais retrouvées chez les producteurs en culture cotonnière surtout. Cela pourrait être dû au fait que les revendeurs cachaient certains de leurs produits à l’arrivée des enquêteurs ou que certains producteurs avaient des sources d’approvisionnement en pesticides autres que ceux recensés, surtout ceux qui étaient proches des zones frontalières.

Les principales préoccupations par rapport à la gestion des pesticides dans le circuit privé peuvent être résumées de la façon suivante :

– le non-respect de la réglementation relative à la distribution des pesticides par des distributeurs agréés ;

– l’insuffisance des connaissances et formations des revendeurs et commerçants pour apporter des conseils adéquats à leurs clients ;

– la méconnaissance de la toxicité des pesticides par les commerçants et leurs clients : les pesticides et les denrées alimentaires sont vendus dans les mêmes magasins ;

– le commerce illicite et transfrontalier des produits frauduleux et prohibés, dans des proportions inquiétantes.
IV-3- Résultats de l’enquête auprès des producteurs

IV-3-1 Caractéristiques sociodémographiques des producteurs enquêtés

Au total, cette enquête a touché 650 producteurs répartis dans 16 communes de 6 provinces des trois (3) régions concernées par l’étude.
IV-3-1-1. Sexe et âge des producteurs

L’application des pesticides semble être une activité essentiellement masculine dans la zone d’étude. En effet, 98,3% des applicateurs enquêtés étaient de sexe masculin. Seulement 1,7 % de femmes ont fait partie de l’étude.

Le tableau II donne la répartition des producteurs selon leur âge.
Tableau II : Répartition des producteurs selon leur âge

Tranches d’âge

(ans)

10 - 20

20 - 30

30 - 40

40 - 50

50 - 60

60 - 70

70 - 80

Total

Nombre

11

125

224

191

80

18

1

650

Pourcentage

1,7

19,2

34,5

29,4

12,3

2,8

0,2

100
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