Note : Les termes





télécharger 302.12 Kb.
titreNote : Les termes
page2/7
date de publication13.10.2019
taille302.12 Kb.
typeNote
d.20-bal.com > documents > Note
1   2   3   4   5   6   7

Fichiers et dossiers.


Lorsqu’on travaille sur un ordinateur, on veut très souvent garder une trace de ce que l’on a fait, voire conserver la totalité de son travail. De même, par la banalisation des clefs USB* et de l’internet, il est devenu facile et commun de partager ses productions et d’importer sur son ordinateur des documents venant de l’extérieur. La capacité de nos disques durs* allant grandissant, il n’est pas rare aujourd’hui d’y voir plusieurs millions de documents. On comprend dès lors l’importance de bien les gérer. Ce n’est d’ailleurs pas seulement utile pour nous, ça l’est aussi pour la machine. Nous allons expliquer tout cela.

Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, il convient de faire une petite mise au point.

Il faut faire la distinction entre document et répertoire. Ces deux termes désignent les deux grandes classes d’objets* que l’on pourra trouver sur un ordinateur. Ils sont également génériques et il ne me sera pas rare - du tout - d’utiliser également leurs équivalents : fichier (=document) et dossier (=répertoire). Bien que les premières appellations soient historiquement plus justes, par habitude j’utiliserai plus souvent les dernières.

Un fichier ou document est un objet créé par une application. Lorsqu’on utilise Word par exemple et qu’on enregistre un nouveau document (enregistrer sous) dans l’ordinateur, on crée un fichier. On peut ensuite ouvrir ce fichier avec Word. En effet, le fichier est associé au programme : un fichier créé par Word sera lisible par Word, dans le même ordre d’idée, un fichier créé par Paint sera lisible par Paint. Chaque programme a son type de fichier et chaque type de fichier a son programme.

Il est cependant parfois possible d’utiliser un programme autre que celui utilisé pour créer le fichier, ex : il est possible de lire un fichier créé par Word avec OpenOffice.org.

L’inverse – créer un fichier pour qu’il soit lisible par un autre programme – est également possible bien que moins fréquent, ex : Photoshop permet de créer des fichiers lisibles sous Paint ; Word permet de créer des fichiers lisibles par les navigateurs internet...

Voilà, il faut bien voir le fichier comme le produit d’un logiciel. Si on fait une analogie avec l’industrie automobile, le logiciel sera l’usine ; le fichier, la voiture. Et évidemment, si c’est une usine Peugeot, il en sortira des voitures Peugeot. Bien sur on pourra les emmener dans un garage Renault pour la vidange, mais les braves gars de chez Peugeot seront pas super content, et parfois, il y aura même un contrat qui nous obligera à aller uniquement chez Peugeot ! Les logiciels fonctionnent de la même façon : prenons l’exemple des fichiers de Photoshop : les PSD (c’est comme ça qu’on les appelle, vous verrez vite pourquoi). Ces fichiers ne sont crées QUE par Photoshop (comme Renault ne peut pas produire de Peugeot, par ex.) et ne sont lisibles et exploitables QUE par Photoshop. Adobe (la société qui développe Photoshop) a déposé les droits de son format de fichier et est le seul autorisé à l’utiliser. Aucun autre logiciel (légal) ne permet d’exploiter les fameux PSD. C’est un peu comme les contrats entretient de votre voiture : vous devez obligatoirement faire entretenir votre Peugeot chez Peugeot, sinon, vous êtes hors-la-loi. Le PSD est donc ce qu’on appelle un format propriétaire, il appartient exclusivement à la société qui le développe. Le contraire est un format ouvert ou format libre qui lui, appartient à tout le monde, du domaine public en gros. Nous verrons en détail ceci dans le chapitre VI.

Passons maintenant au dossier ou répertoire. C’est tout simplement l’endroit où vous rangez vos fichiers. Il peut s’apparenter à votre garage, dans lequel vous rangez votre voiture, si on continue notre analogie. Si vous voulez (et si vous êtes super riche) vous pouvez avoir plein de voitures et construire plusieurs garages pour les ranger : un garage pour les anglaises où vous parquerez vos Aston Martin de collection, un garage pour les américaines où vous exposerez fièrement vos Corvette, de la C1 de 1952 à la Z06 de dernière génération, et un garage pour vos voitures de tous les jours. Il en va de même sur votre ordinateur : vous pouvez créer un dossier pour ranger vos images, un dossier où vous mettrez vos fichiers musicaux, un autre pour vos fichiers Word etc. Il n’y aura de limites que votre sens de l’organisation et la capacité de votre disque dur.

Bon à savoir : un fichier représente un espace sur le DD. Il va occuper une partie du disque, cela peut aller de quelques octets/bytes* à plusieurs gigaoctets/gigabytes (Go/GB), 1Go/1GB = 1'000'000'000 o/B (1 milliard d’octets, de bytes). A l’inverse (et pour simplifier) un dossier n’occupe pas d’espace physique sur le disque dur (en réalité si, mais c’est infime, de l’ordre de quelques bits donc on va faire comme si). On peut donc créer autant de dossiers qu’on veut, ils ne servent qu’à contenir des fichiers. Il est d’ailleurs faux de dire par exemple que le dossier ‘Photos’ fait 700Mo, c’est en réalité les photos à l’intérieur qui, cumulées, occupent cette quantité d’espace, pas le dossier lui même.

NOTE : 1GB n’égale 1'000'000'000B que dans sa dénomination commerciale. En effet, un byte étant en réalité codé sur 8bits, les calculs se font en base 8 et pas en base 10. La dénomination commerciale simplifie les calculs mais floue quelque peu les utilisateurs. En fait, 1Ko = 1024 octets, la dénomination commerciale arrondit 1Ko à 1000 octets ce qui est faux, il manque 24 octets. Pour remédier à cela, les sphères pensantes ont mis au point une distinction : on parlera de Go (gigaoctet) ou de GB (gigabyte) pour une dénomination commerciale et donc arrondie et on parlera de Gio (gibioctet) pour la dénomination informatique (valeur réelle). Ne vous étonnez donc pas si vous achetez un disque dur qui se targue de pouvoir contenir 500GB de données et que votre ordinateur vous annonce qu’il ne peut en réalité en contenir que 465. Les 500GB commerciaux sont là, mais correspondent à environ 500'000'000'000 Bytes ce qui fait en réalité environ 465Gio, pour avoir 500Gio réels, il faudrait que le disque ait une capacité de 536'870'912'000 octets. On enlève à cela la taille du système d’exploitation (pas loin de 15Gio pour Vista) et une partition de sauvegarde / restauration (en général 8Gio) et on tombe très vite sous les 450Gio réellement exploitables. Il faut s’y faire, la dénomination commerciale est installée et il faut s’attendre à en avoir moins que ce qui est indiqué sur l’emballage, de plus la dénomination en valeur réelle à du mal à percer et par abus de langage, on préfèrera souvent utiliser la dénomination commerciale. Et plus la capacité est grande, plus l’écart entre commercial et réel augmente, c’est mathématique !

Il faut également savoir que même si vous mettez vos photos dans un même dossier, au même moment, elles seront dispatchées un peu partout sur le disque. Vous les verrez toutes dans le bon dossier, bien rangées et organisées à vos yeux, mais en réalité, tout est écrit en vrac sur le support physique. Non, en réalité, c’est même encore pire que ça, les fichiers sont coupés en morceaux et distribués aux 4 coins du disque (tiens ça me rappelle une histoire belge... passons...) ! Pourquoi ? Simplement parce que de toutes façons, il faut faire des paquets de huit infos (les bits, voir lexique) et que les données sur un support physique sont vouées à une certaine versatilité : on les crée, les bouge, les efface, les duplique etc., il y a très souvent beaucoup de mouvement. Ainsi, si on mettait tout bien dans l’ordre sur le disque, on utiliserait très souvent les premiers emplacements et presque jamais les tout derniers. Du coup, les premiers s’useraient très vite et les derniers prendraient la poussière. Avec cette méthode de ‘‘J’te découpe tout et j’balance les morceaux n’importe où’’, on évite de trop solliciter certaines parties du disque et de laisser les autres au repos trop prolongé, chaque partie est sollicitée de la même façon, ce qui accroit grandement l’espérance de vie du support.

Les morceaux d’un fichier, on appelle ça des ‘fragments’ en informatique. Il peuvent être de différente taille et parfois, les fichiers sont en un seul morceau. Lorsqu’un fichier est en plusieurs morceaux, il est ‘fragmenté’. Et lorsqu’on l’ouvre, l’OS rassemble et recolle les morceaux dans un coin pour qu’on puisse l’utiliser. Le souci, c’est que lorsqu’il y a beaucoup de fragments ou beaucoup de fichiers fragmentés (ou les deux), cela prend du temps à l’OS pour tout retrouver et tout recoller à chaque fois. D’autant qu’il est obligé de recommencer à chaque fois et de faire appel à des ressources plus importantes que s’il avait tout sous la main. Résultat, les fichiers sont plus longs à s’ouvrir, l’ordinateur semble ralenti. Il faut donc régulièrement ‘défragmenter’, faire une ‘défragmentation’. Cette opération rassemble les morceaux de fichiers qui vont ensemble de façon à ce qu’ils soient accessibles plus facilement par l’OS, parfois, si c’est possible, elle recolle même ces morceaux. Je suis sur que vous en aviez déjà entendu parler mais ignoriez à quoi ça servait exactement, maintenant, vous savez. Nous verrons comment effectuer cette opération dans le chapitre VIII.

Mais vous devez vous demander ce que je raconte, vous n’avez jamais vu vos documents Word en plusieurs morceaux éparpillés ça et là. C’est normal, ça c’est ce qu’il se passe en ‘dur’, sur votre disque physique. Votre OS contient, caché dans ses entrailles codées, l’emplacement de chaque fichier : où se trouvent physiquement tous ses morceaux, comment lui va y accéder et comment vous y accédez dans l’OS (ce qu’on appelle le chemin d’accès, ou adresse) ainsi qu’une liste de tous les dossiers. Du coup, peu importe son emplacement physique, si son adresse dans l’OS est connue, on le retrouvera facilement. L’adresse, vous pouvez voir ça comme votre adresse à vous. Comme un exemple est souvent plus parlant qu’un long discours je vais faire le parallèle entre mon adresse et l’adresse d’une de mes images qui se trouve sur mon ordi :

-Je m’appelle Pierre et j’habite 7, rue de la Gare, à Tantonville, en Meurthe et Moselle, en Lorraine, en France, en Europe, sur Terre.

-Mon image s’appelle ‘Flcl.jpg’ et se trouve dans le dossier ‘Manga’, dans ‘Jap’, dans ‘Images’, dans ‘Documents Utilisateur’, dans ‘Administrateur’, sur le disque dur ‘C :’

Le schéma est le même : je pars de l’endroit où je suis et je remonte d’un conteneur à chaque fois pour arriver au conteneur principal : la Terre contient l’Europe, qui contient la France, qui contient... vous voyez où je veux en venir, et bien c’est la même chose pour mon image : Le disque ‘C :’ contient le dossier ‘Administrateur’, qui contient le dossier ‘Utilisateur’, qui contient.... jusqu’à mon image.

Alors bon, La Poste a son propre système de notation des adresses, l’informatique a également le sien. Et évidemment ce n’est pas le même mais il est très facile d’utilisation, voyez plutôt avec la véritable adresse informatique de mon image (qu’on peut aussi appeler chemin d’accès) :

C:\Administrateur\Documents Utilisateur\Images\Jap\Manga\Flcl.jpg

Si vous remplacez chaque backslash ( \ ) par ‘’qui contient’’ vous trouverez très facilement le document en question. Retenez bien cette astuce, et familiarisez vous très vite avec la notation d’adresse cela sera fort utile pour la suite !

Vous pouvez d’ailleurs faire apparaitre l’adresse de votre fichier, et c’est d’ailleurs préférable de toujours la voir, non seulement vous vous familiariserez avec la notation plus rapidement mais en plus, une fois que vous l’aurez bien assimilée, vous pourrez sauvegarder n’importe quel fichier depuis n’importe quel application dans n’importe quel dossier et le retrouver en un clin d’œil ! On va utiliser une Barre d’Outils, comme dans Word : Affichage >> Barres d’Outils >> Barre d’adresse. Elle apparaitra parfois en haut à droite, bloquée n’affichant rien. Il faudra la déplacer de façon à ce qu’elle ait la place d’afficher l’adresse. Affichage >> Verrouiller les Barres d’Outils. S’il y a un petit v à côté de cet item, cliquez dessus et les ‘’poignées’’ apparaitront qui vous permettront de descendre la barre d’adresse d’un étage pour qu’elle puisse prendre la largeur dont elle a besoin. Ca se manipule comme on l’a vu dans Word, normalement, vous savez faire maintenant.

NOTE : Sous Vista, c’est différent, on ne voit plus les backslashes, la notation est quelque peu déroutante pour qui a l’habitude de celle que je décris plus haut. Toutefois, elle reste valable. Chaque dossier est en fait visuellement mis en évidence par une flèche et est devenu un objet cliquable :



mais si on souhaite faire apparaitre la notation traditionnelle et ainsi pouvoir manipule l’adresse pour se rendre dans un autre dossier par exemple, c’est toujours possible, il suffit de cliquer sur l’icone du premier dossier :



Et donc, votre fichier peut être tout morcelé et éparpillé partout sur le support physique, votre OS connait son emplacement physique et son adresse, du coup il apparaîtra dans votre dossier, les p’tits morceaux et le joyeux bazard sur votre disque, ça, ça n’apparaît pas. Les dossiers, eux, n’ont pas d’emplacement physique sur le disque, ils ne sont présents que dans les adresses des fichiers et sont simplement représentés visuellement par une petite pochette dans notre OS pour nous simplifier la vie. Créer un dossier ajoute simplement son nom et son chemin d’accès dans l’OS, pour vous donner une idée de ce que ça représente en termes d’espace disque, c’est comme si on ajoutait un mot à un fichier Word. Autant dire presque rien, voilà pourquoi, plus tôt je vous disais que c’était tellement infime qu’on pouvait ne pas le prendre en compte.

Voici plusieurs façons de représenter des dossiers (sous Vista) :







Remarquez qu’on voit souvent écrit ‘File Folder’ sur ces captures d’écran. Ca veut dire ‘Dossier de fichiers’ en anglais. Ce qui confirme notre définition d’un dossier. Remarquez également que je n’ai pas seulement des pochettes jaunes comme on a l’habitude d’en voir. Comme pour un fichier, un dossier peut être matérialisé par une icône, et n’importe laquelle, si j’ai des icônes représentant des patates, je peux décréter que mes dossiers seront représentés par l’icône des patates et plus des pochettes jaunes. Un exemple :

Voici le dossier qui contient mes fonds d’écran. Un p’tit tour de passe passe et hop !

Le voilà bleu et couché.

Ou je peux mettre autre chose, pour dissuader les éventuels maraudeurs de fouiller dans ce dossier Je ne sais pas si ce sera efficace mais ça fait joli non ?... Ou pas...

Cela dit, peu importe son apparence, ça reste un dossier qui contient des fichiers (ou d’autres dossiers). Ce n’est qu’un conteneur.

Enfin maintenant que les choses sont claires, nous allons pouvoir faire un peu de rangement dans notre ordinateur !
1   2   3   4   5   6   7

similaire:

Note : Les termes iconNote sur les termes

Note : Les termes iconNécessité de repenser les problèmes d’inadaptation non en termes...
«insertion-exclusion» s’est peu à peu imposé dans les représentations fondatrices des interventions sociales

Note : Les termes iconRésumé Ce document permet d’appréhender les évolutions de la plateforme...
«utilisabilité» et précise, dans ce contexte, comment se traduit le meilleur respect possible des standards et des cadres de références...

Note : Les termes iconLes Termes d’utilisation du Portail Fournisseur du groupe draexlmaier

Note : Les termes iconPar les termes “ Etablissement ”, “ Construction neuve ” ou “ mise en place ”

Note : Les termes iconD droit Institutionnel de l’Union Européenne : Jean Paul Jacky. Les...

Note : Les termes iconGroupe Francophone des Utilisateurs de catia
«on premise» et restera donc difficile en termes d’adminsitration pour les professeurs d’université

Note : Les termes iconG 0 preambule
«avenant» désigne tout acte signé du maître d’ouvrage et de l’architecte dont l’objet est de modifier les termes du contrat

Note : Les termes iconQuelle gouvernance pour la métropole rouennaise ?
...

Note : Les termes iconBibliographie & sitographie 73
«les jeux-vidéo sont-ils un sport ?». Bien sûr IL est très compliqué de donner une réponse directe là-dessus sans aller chercher...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
d.20-bal.com