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Encadré 1

« Savoir révéler sa motivation et son potentiel pour réussir ses études »




Stéphane Guyot



Ancien étudiant en Licence Professionnelle MIDEN à l’IUT Robert Schuman

La réussite des étudiants dans l’enseignement supérieur s’observe sous deux angles complémentaires. Le premier est celui des acteurs qui, à l’Université, mènent des projets avec pour objectif cette réussite. Le second, évident mais souvent discret, est celui de l’étudiant. Il n’est pas interrogé en tant que sondé, mais bien en tant qu’individu. Nous nous intéressons alors à son point de vue et le témoignage de son rapport à la formation.
Thémat’IC 2010 fut l’occasion d’échanger à ce sujet. En interrogeant librement mon expérience et mes pairs, j’ai souhaité partager un regard ouvert et détaché de l’étudiant sur sa réussite.
Quel est mon point de vue de la réussite ?
Devant cette question, je repense spontanément à ce que me disaient mes parents lorsque j’étais au lycée, en Terminale, au moment de formuler les vœux d’orientation post-bac : « Nous n’avons pas eu forcément la chance de faire ce que nous souhaitions, par envie, à cause notamment des moyens financiers de nos parents ». Réussir, c’était ainsi pour eux le fait de réaliser sans contraintes les études que l’on souhaite. J’ai toujours gardé à l’esprit cette conception de la réussite, c’est-à-dire de bien choisir, librement, afin de faire quelque chose qui me plaise.

Avant mon parcours universitaire, le terme de « réussite » trouva aussi sa place auprès de mes enseignants. Celui de Sciences Economiques et Sociales disait : « Ah, vous pouvez réussir en Licence d’Administration Économique et Sociale, et pourquoi pas à Sciences Po ». Quelques jours plus tard, l’enseignant de philosophie me dit : «  Vous êtes bon en philosophie, vous pouvez réussir en fac de philo ». Une image idéaliste de la réussite dans une filière nous est alors transmise, alors qu’il apparaît que le futur étudiant n’aspire simplement qu’à choisir un domaine qui suscite son intérêt.

Réussir reviendrait alors à bien choisir. De plus, le parcours lycéen permet d’apprendre à travailler et prépare aux attentes universitaires. S’agit-il d’apprendre à réussir ? En tout cas l’élève apprend alors à bien faire, voire à mieux faire.

Il peut alors petit à petit se placer en découvrant ses forces, ses faiblesses, ses opportunités et ses contraintes. Cette meilleure connaissance de soi aide à bien choisir.
Comment choisir une formation qui plaît ?
Au lycée, j’ai pu assister à une journée d’information où des étudiants venaient nous présenter simplement le contenu et le quotidien de leur formation. Cette expérience marque l’importance de la prise en compte de notre besoin d’information et de nos ressentis personnels. Le lycéen peut avoir un manque de maturité ou d’intérêt pour la journée d’information organisée. Celle-ci peut aussi être mal organisée. De surcroît, des conceptions floues existent avant l’immersion dans une formation universitaire car il est difficile de cerner ses attentes et son potentiel face à celle-ci avant d’avoir pu la vivre. Il importe néanmoins de montrer à l’élève l’enjeu de s’informer sur une filière post-bac. Je pense qu’il faut savoir susciter l’intérêt des élèves. Les choses qui vont sans dire vont bien souvent mieux en les disant aux lycéens. Ces derniers pourront alors mieux cerner leur orientation et choisir selon leurs intérêts professionnels et personnels. Dès le lycée, il importe de se préparer activement à sa formation.

Je découvris le Diplôme Universitaire de Technologie « Information-Communication » dans la cadre d’une journée d’information. Le témoignage des étudiants m’a séduit et m’a donné envie d’y candidater. Cette formation présentait un équilibre riche et prometteur entre mes attentes professionnelles, à savoir une formation courte et professionnalisante, et mes attentes plus personnelles, comme un métier avec l’empathie pour principale qualité, où les nouvelles technologies sont utilisées etc. Ensuite, il s’agit d’être motivé et d’avoir envie de découvrir la formation. On ne peut pas s’y sentir bien et l’appréhender sereinement avant de l’avoir suivie pendant un temps d’adaptation.

Pour ma part, la motivation se développa en vivant cette formation, en découvrant le DUT, l’ambiance de travail et de promotion. La relation avec nos enseignants joua aussi un rôle important grâce à la confiance professionnelle qu’ils nous témoignèrent. Il ne s’agit pas forcément de sollicitude, mais bien de confiance professionnelle qui a grandement contribué à ma réussite dans cette formation. Mes camarades et moi apprenions dans un environnement où nous étions à confiants vis-à-vis de nos pairs et de nos enseignants.
Ma conception de la réussite a-t-elle évolué ?
En reprenant mes souvenirs de lycéen et aujourd’hui d’étudiant, je pense qu’il y a une évolution des idéaux de la réussite. Avant le DUT, réussir revint à se lancer vers ce qui nous séduit. À ce jour, la réussite se traduit davantage par un épanouissement et un positionnement professionnel.

J’ai réussi car j’ai trouvé ma voie et je sais pourquoi je suis dans cette formation et cet environnement de travail. Il importe de s’y retrouver personnellement et d’être professionnellement confiant et motivé. La formation induit cette confiance et cette motivation.

Les enseignants nous aident, en plus d’une démarche personnelle en parallèle, à nous positionner, à nous trouver et à trouver notre voie au fil des cours.

La réussite va de pair avec le fait que l’étudiant puisse se motiver. Il y a tout d’abord une motivation de départ : si on a toujours aimé communiquer, fort est à parier qu’une formation en communication peut amener une adéquation riche. Il y a aussi une motivation entretenue par l’ambiance, par les enseignants confiants et le cadre général de la formation.
Par mon expérience, il apparaît que l’étudiant doit être le plus tôt possible acteur de sa formation. C’est ensuite au fil de celle-ci, qu’il aura choisi librement selon ses motivations personnelles et professionnelles, qu’il pourra s’affirmer et trouver sa place. Il importe que l’étudiant soit confiant au quotidien et vis-à-vis de son futur univers professionnel. En couplant cette confiance à sa motivation, il pourra alors réussir, c'est-à-dire être et se sentir à sa place, heureux et fier de son diplôme, de son stage et de toute réalisation qui l’amène à étoffer avec pertinence son profil professionnel.
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