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CHAPITRE VII.


Les administrateurs des îles de France et Bourbon étaient favorablement disposés en faveur de Maudave. Voici en quels termes ils correspondaient :

M. Poivre à M. de Maudave.

« 1er octobre 1768.

« … Je suis d’avis de suivre à la lettre le plan que vous avez fait adopter au ministre. Vos principes sont les seuls bons. Nous n’aurons jamais rien de mieux à faire que de nous en rapporter aux informations que vous nous enverrez, et à vous faciliter le succès de vos opérations…

« Rapportez-vous-en à moi pour le compte que j’ai à rendre au ministre sur la justesse de vos vues… »

Malheureusement, quelques mois après l’envoi de Maudave à Fort-Dauphin, l’administration des îles de France et Bourbon fut confiée à M. Desroches, homme ambitieux et envieux. Il calcula que sa situation deviendrait inférieure, si l’établissement de M. de Maudave prospérait et prenait des développements. Il se figura aussi que la concurrence ruinerait ses administrés. Ceux-ci ne voyaient pas sans mécontentement le monopole du commerce dans cette région leur échapper. Jaloux de M. de Maudave, M. Desroches résolut de faire abandonner la colonisation commencée.

Il adressa au ministre des rapports où il exagérait les difficultés de l’entreprise et inventait les griefs les plus inexacts contre l’établissement de Fort-Dauphin. Il répétait sur tous les tons le mot du marquis de Brancas sur la nouvelle colonie : « C’est un enfant qui étouffera sa mère. » Puis il suscita toute sorte de difficultés à Maudave. Il alla jusqu’à prendre une série de mesures, « qui empêchèrent absolument le gouverneur de Fort-Dauphin d’embaucher des ouvriers à l’île de France ou d’y acheter des marchandises64. »

Au moment où M. Desroches fut nommé à l’île de France, la petite colonie de Fort-Dauphin se composait de cent trente personnes65.

La reconstruction du fort était très avancée. Un village était formé de quatre-vingts maisons environ, au milieu desquelles se trouvaient une forge et un hôpital. Les princes du voisinage avaient des habitations pour les moments où ils venaient voir le gouverneur.

Les Français vivaient en très bons termes avec les Malgaches. La sécurité de Fort-Dauphin était si complète que Maudave y laissa sa femme et ses enfants pendant un voyage qu’il fit à l’île de France. Il était aimé et respecté par les Malgaches. Son administration humaine et bienfaisante était d’autant plus appréciée que le souvenir des vexations commises autrefois n’était pas effacé.

Dans les premiers temps, les nègres ne venaient pas au fort sans une certaine inquiétude ; ils n’auraient jamais osé monter sur le vaisseau qui stationnait quelquefois dans la rade, car ils savaient que, plusieurs fois, des noirs avaient été enlevés par surprise et vendus comme esclaves. Lorsque Maudave leur affirma qu’ils n’avaient rien de semblable à craindre, ils se rassurèrent peu à peu. Quand ils virent que le gouverneur interdisait la traite des nègres, ils lui furent entièrement dévoués. Les princes prirent bientôt l’habitude de venir lui soumettre leurs différends. « Ce brave militaire, dit un rapport déposé aux archives de la marine, ce citoyen honnête et juste, était l’arbitre des nations voisines. »

La nourriture de la garnison et des employés de l’État coûtait 20 francs par jour66. On vivait pourtant assez largement. Les domestiques et ouvriers noirs coûtaient 4 francs par mois et n’étaient pas nourris. Nous citons ces chiffres parce que M. Desroches critiquait dans ses rapports le trop grand luxe de table de Maudave.

Le gouverneur avait fait mettre en culture une étendue de terre considérable et planter plusieurs arpents de vignes. Il n’attendait plus que des colons pour leur distribuer des terres. Mais M. Desroches empêchait l’émigration des îles de France et Bourbon. Quant aux colons de France, le ministre de la marine ne faisait rien pour faciliter leur passage à Madagascar. Maudave répétait en vain : « Tout homme qui a un métier est assuré ici de sa subsistance. Deux cents familles de paysans transportés à Madagascar y feraient des prodiges pour eux et pour l’État… J’attends l’arrivée des colons pour jeter les fondements d’une ville sur les bords de l’étang d’Amboure. J’ai déjà dit que l’on peut faire de cet étang l’un des plus beaux ports de l’univers…67. Il communique avec la mer par un chenal que j’ai fait sonder et dans lequel il y a à marée basse 4 à 5 pieds d’eau ; il serait facile de le creuser… Il n’y a pas d’ouragans à craindre dans cette partie, et les vaisseaux peuvent hiverner tranquillement dans notre rade… »

Maudave sollicitait en même temps des ouvriers et des soldats. Voyant qu’on lui refusait 300 hommes, il en demanda 200, puis 50 seulement. Mais le duc de Praslin, absorbé par les événements qui se préparaient en Europe, ne faisait rien pour la nouvelle colonie.

« Une petite troupe de cavalerie, écrivait Maudave, en imposerait prodigieusement aux Madécasses. Il faut entendre les cris de surprise et d’admiration qu’ils font en voyant nos chevaux. J’en ai mené dans l’intérieur des terres. Les pâturages sont forts bons et ces animaux s’y portent à merveille. Je travaille à établir ici une race de chevaux. Nous en avons déjà de la graine : j’ai ici neuf juments et un bel étalon de race persane68. »

Dès les premiers temps de son arrivée à Fort-Dauphin, Maudave avait songé à créer une milice de nègres ; il demandait fréquemment au duc de Praslin de lui en faciliter les moyens. « Il serait aisé, disait-il, de former ici un corps de 4,000 Madécasses exercés à notre manière. Dans le cas d’une rupture avec l’Angleterre, on les ferait passer aux Indes avec 1,200 Français et un train d’artillerie. Je maintiens qu’un homme d’esprit et de cœur, qu’on laisserait maître de sa conduite, renverserait le colosse de la puissance anglaise dans les Indes. C’est un projet qu’il convient de laisser mûrir dans le silence, mais j’ose vous promettre, Monseigneur, de tenir les choses en état de vous fournir ce secours dont vous ferez l’usage que vous jugerez le plus utile.

« C’est une politique très sage d’employer les noirs dans ces pays. On épargne ainsi le sang national. Cent noirs d’Afrique culbutent quelques milliers d’Indiens…

« Ce moyen diminue aussi considérablement les frais de la guerre. Je réponds qu’avec ce corps de nègres, soutenu de 1,200 Français, on pourrait chasser les Anglais des deux côtes de Malabar et de Coromandel. À l’égard du Bengale, je ne connais pas assez les affaires de ce pays pour en parler. Mais les succès qu’on aurait ailleurs réveilleraient la haine secrète des puissances de l’Inde contre les Anglais. Nous n’aurions pour nous les concilier qu’à remettre les provinces conquises entre les mains de leurs anciens possesseurs.

« Les princes indiens ont la plus grande envie de rentrer dans le Bengale, et s’ils se sentaient appuyés, les plus grands efforts ne leur coûteraient rien.

« Il suffirait de faire les premières dépenses nécessaires pour la solde et l’entretien de ce corps pendant un an. Après ce temps, les princes, recueillant les fruits de nos succès, s’empresseraient d’en faire les frais. Nous avons vu le roi de Mainssour offrir 24 millions à M. de Lally pour l’engager à prendre Buchenapaly et à lui remettre cette ville. Il fut assez mal avisé pour préférer à une entreprise que les circonstances rendaient infaillible la vaine espérance de s’emparer de Madras… »

Revenant un peu plus tard sur le même sujet, Maudave ajoutait que beaucoup de jeunes nègres demandaient à être enrôlés dans nos troupes. Mais le duc de Praslin ne parut pas approuver les projets du gouverneur de Fort-Dauphin. Cette idée contenait pourtant la solution d’une partie de la question coloniale. Il est évident que, dans les pays malsains, une armée de noirs acclimatés est un auxiliaire précieux. Les Anglais l’ont bien compris lorsqu’ils ont conquis l’empire des Indes.

D’ailleurs, depuis un an, les officiers de la marine française instruisent des compagnies auxiliaires de Sakalaves et d’Antankares pour les diriger contre les Hovas69. On pourrait aussi former des régiments d’Antanosses ; on a vu plus haut70 qu’ils y étaient tout disposés. Quelques personnes pensent qu’ils feraient de meilleurs soldats que les autres peuples de l’île. Ils sont en outre plus éloignés des Hovas, et par conséquent moins exposés à leur vengeance71.

Le plan général de Maudave était parfaitement conçu et se fût sans doute réalisé, si les envois promis par le duc de Praslin avaient été faits. Il voulait fonder six ou sept établissements72, échelonnés depuis l’étang de Fanshere jusqu’à Foulepointe, au nord de Tamatave. Il aurait ensuite choisi parmi les princes malgaches le plus intelligent et le plus ambitieux, et l’aurait aidé à étendre son autorité sur les peuplades environnantes. C’est ainsi que les Anglais ont plus tard inventé les Hovas et leur ont facilité la conquête de l’île, afin de nous susciter des difficultés. En cela ils ont été plus habiles que Maudave, qui connaissait peu les peuples du centre de Madagascar : les Antanosses, moins rusés et moins actifs que les Hovas, ne se seraient peut-être pas aussi facilement annexé leurs voisins.

Une autre difficulté venait de ce que les princes antanosses étaient si nombreux et si divisés que leur force était nulle. Maimbou, que le gouverneur de l’île de France avait signalé à Maudave comme capable de seconder ses vues, n’était qu’un vieil ivrogne.

Pour exécuter son plan, il fallait attendre les secours promis par le gouvernement.

Maudave, constatant que tous ses efforts restaient inutiles en présence de l’inertie du duc de Praslin, commença à perdre patience.

« Je ne puis plus rien faire, Monseigneur, écrivait-il le 16 août 1769, si je ne reçois des colons. Je n’ai auprès de moi que des soldats et cinq ou six ouvriers particuliers…

« Décidez, Monsieur le duc, s’il convient que je me morfonde inutilement à Madagascar en attendant vainement des secours qui ne viendront pas !

« J’ai mis les choses au point où il faut pour travailler avec honneur et profit. Mais je ne puis plus rester dans l’état actuel, sans perdre toute créance dans l’esprit des peuples, qui, ne voyant rien se réaliser, en concluront que nous nous moquons d’eux.

« Si des affaires d’un ordre supérieur ne vous permettaient pas d’étendre vos mesures, mon zèle et ma bonne volonté vous deviendraient tout à fait inutiles, et j’ose vous dire qu’il serait en ce cas plus décent et plus conséquent de renoncer à l’entreprise, que de la continuer sur un pied qui ne pourrait jamais en garantir le succès.

« Je n’ai garde de nier qu’en général l’établissement du Fort-Dauphin ne soit fort blâmé dans l’île de France. Parmi les habitants de cette colonie, les uns l’attaquent à la manière de ces anciens gladiateurs qui combattaient les yeux couverts d’un bandeau. D’autres, par ce penchant trop commun de tout condamner sans examen et sans discussion. D’autres, uniquement poussés par le désir de nuire. D’autres enfin, avec la persuasion que l’établissement du Fort-Dauphin sera fait aux dépens de l’île de France.

« Mais il vaut mieux peser les suffrages que les compter. Comme il y a très peu de gens en état de connaître et de discuter les affaires de la nature de celle-ci, il s’ensuit qu’il y a très peu d’opinions auxquelles on doive s’arrêter. D’ailleurs, le plus grand nombre des détracteurs de notre établissement n’a jamais été à Madagascar. M. des Roches, avec les intentions les plus droites, a été trompé par de mauvaises informations. Je lui ai proposé d’envoyer quelqu’un sur les lieux pour vérifier les faits. Mais, comme son opinion est formée, cette précaution lui paraît inutile, et l’établissement du Fort-Dauphin est condamné par défaut…

« N’abandonnez pas un si grand ouvrage, Monsieur le duc, pour de légères contradictions. Je vous engage ma vie, ma foi, et mon honneur, que je n’ai rien exagéré dans les avantages que je vous ai promis. Daignez vous en reposer sur moi, et envoyez-moi les secours que je vous demande ; et si je ne fais pas au Fort-Dauphin une colonie utile et importante, je me rendrai en France pour recevoir la punition due à ma légèreté et à ma présomption.

« Il est rare de débuter dans une affaire si vaste et si compliquée sans tomber dans quelques fausses démarches. J’avoue que je fis en débutant une assez lourde faute. Je pourrais me justifier en disant que cette opération avait été réglée à l’île de France, de l’aveu même de M. Dumas. Mais comme j’aurais pu l’abandonner, le blâme doit être pour moi seul. Je veux parler de cette course que je fis tenter dans le nord, dans le dessein de pousser jusqu’aux Antavares.

« Ceux que j’employai à cette expédition tombèrent malades à quarante-huit lieues du Fort-Dauphin. Cinq d’entre eux ont péri. Le pire du fait, c’est qu’ils nous ont rapporté ces fièvres qui nous ont assez tourmentés et nous ont enlevé dix autres personnes. Mais les trois quarts au moins auraient échappé, si nous avions pu les assujettir au régime. Ils étaient en outre malades des suites de la vie dissolue qu’ils avaient menée. Ces faits sont attestés par nos chirurgiens.

« Les voyageurs, les négociants, les navigateurs ont tous rendu témoignage à la salubrité du Fort-Dauphin…

« Les peuples voisins nous sont favorables. Nous occupons tout l’espace compris entre la rivière d’Itapère et celle de Fanshere, environ 25 lieues de superficie.

« L’enceinte du fort avait besoin d’être agrandie : nous étions dans un parc à moutons, plutôt que dans une citadelle. Lorsque les travaux seront achevés, le fort aura environ cent toises de long, sur soixante de large ; et ces soixante toises feront le développement du seul front par où il puisse être attaqué. Ce front consistera en deux petits bastions, un fossé, un chemin couvert, et la courtine sera couverte d’une demi-lune…

« Nous aurions besoin d’experts pour les mines.

« Je vous supplie de me faire aussi passer des gens d’Église avec les pouvoirs et les registres nécessaires…73

« J’opposerai, pendant un an encore, une patience invincible à ces difficultés.

« Ce terme expiré, je recevrai vos ordres. Mais souvenez-vous, Monsieur le duc, de tout ce que j’ai pris la liberté de mettre sous vos yeux. La résolution que vous prendrez à ce sujet est fort importante. Il s’agit de sacrifier à de vaines terreurs l’opération la plus glorieuse et la plus utile que l’on ait tentée depuis cent ans.

« Je vous offre ma vie et mes soins pour la suite de ce dessein. Dans le cas où vous ne jugeriez pas à propos de suivre ce grand objet, je me flatte que vous m’accorderez la permission de me retirer chez moi. »

Malheureusement, en même temps que cette lettre, M. de Praslin reçut un rapport de M. Desroches rédigé avec une perfide habileté, et critiquant avec une évidente partialité rétablissement du Fort-Dauphin. En voici en quelques lignes le résumé :

« On va ruiner une colonie à peine établie74, sans réussir à en former une nouvelle.

« En douze mois, le Fort-Dauphin a coûté un officier et vingt soldats. L’air y est extrêmement malsain.

« Il ne nous est venu ni coton, ni acier, ni gomme, ni résine, etc.

« Il serait fort dangereux d’apprendre aux Madécasses à cultiver la vigne, puisque leur passion pour l’eau-de-vie est le lien le plus indissoluble qui les attache à nous.

« M. de Maudave nous demande de la chaux et des bois de construction.

« Enfin, il lui est échappé que nos vaisseaux ne sont pas en sûreté au Fort-Dauphin. »

Examinons maintenant ces arguments. La dernière assertion est absolument contraire aux affirmations réitérées de Maudave, dont la franchise n’est pas suspecte. Elle est aussi démentie par tous les officiers et voyageurs qui allèrent vers cette époque à Fort-Dauphin. Il est également faux que Maudave ait demandé à l’île de France des bois de construction. Fort-Dauphin était auprès d’une immense forêt, et le gouverneur raconte plusieurs fois dans son journal et dans ses lettres que les nègres lui ont apporté des bois de construction, sans même demander un salaire75.

Si l’île de France ne recevait aucune denrée de Madagascar, cela tenait à ce que la nouvelle colonie ne recevait pas de marchandises de traite, et ne pouvait faire d’échange avec les noirs.

Pourtant, Maudave fit exporter de nombreux troupeaux de bœufs pour le compte du roi. Il en est fréquemment question dans les parties du journal que nous avons supprimées. D’ailleurs, il résulte des statistiques officielles76 que, dès l’arrivée de Maudave à Fort-Dauphin, la moitié de la viande nécessaire à l’alimentation des îles de France et Bourbon venait de Madagascar.

L’objection tirée de la culture de la vigne ne mérite pas d’être discutée.

La plus sérieuse était évidemment l’insalubrité du Fort-Dauphin.

Mais ce que M. Desroches ne disait pas, c’est que, sur les vingt et une morts, cinq ou six étaient dues à des pneumonies, des apoplexies et des hydropisies ; une, à un abcès à la vessie ; de plus, un sous-officier s’était laissé mourir de faim pour un motif inconnu ; enfin, les malades morts de la fièvre étaient presque tous atteints de maladies chroniques qui aggravaient leur état.

Maudave était peut-être trop optimiste dans ses appréciations sur le Fort-Dauphin, mais il est certain que pendant les premières semaines la colonie n’eut pas un seul malade. Or le moment où Maudave débarqua n’était pas favorable, car le mois de septembre est habituellement malsain à Madagascar. Ce fut le détachement de M. de la Marche qui rapporta au fort les fièvres prises à une grande distance, et elles n’atteignirent que les gens qui y étaient prédisposés par des excès ou une santé déjà délabrée.

Pendant vingt-six mois sur vingt-huit, l’état sanitaire de la colonie fut très bon.

Comment concilier ce fait avec l’opinion générale des écrivains qui déclarent tout le littoral malsain ? N’ayant jamais été à Fort-Dauphin, nous ne pouvons en parler en connaissance de cause. Mais la remarque suivante se dégage des recherches consciencieuses que nous avons faites sur ce point. Malgré les contradictions continuelles que l’on remarque dans les différents ouvrages sur Madagascar, ils s’accordent à dire que l’insalubrité des côtes provient des marécages, et cesse à partir d’une élévation qui peut varier entre 200 et 450 mètres au-dessus de la mer. Les côtes sont tellement basses, qu’à marée haute, les rivières ne se déversent plus dans l’Océan et forment d’immenses marécages.

L’île s’élève en amphithéâtre ; plus on s’avance dans l’intérieur des terres, moins on est exposé aux fièvres.

Or les environs de Fort-Dauphin et de l’étang de Fanshere ne sont nullement marécageux. Les côtes de cette partie de l’île sont moins basses, et les montagnes ne sont qu’à une lieue et demie de la mer. Les vents d’ouest sont les seuls qui aient passé sur des marais, et ils sont, pour ainsi dire, inconnus à Fort-Dauphin.

D’ailleurs, Maudave n’a pas été seul à affirmer la salubrité de Fort-Dauphin.

Le Dr Boucher, dans une notice sur cet établissement, émet exactement la même opinion77.

Voici enfin ce que dit M. de Lanessan dans le rapport qu’il a présenté en 1884 à la chambre des députés, au nom de la commission d’enquête sur Madagascar : « Vohémare, Tuléar et Fort-Dauphin sont considérés comme salubres par tous les déposants que nous avons entendus78. »
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