Ce qui est exposé ci-dessous est le ressenti de 30 ans de pratique tant dans le domaine de la compétition que celui de la direction associative. Le négatif peut sembler l’emporter…





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Avertissement,

Ce qui est exposé ci-dessous est le ressenti de 30 ans de pratique tant dans le domaine de la compétition que celui de la direction associative. Le négatif peut sembler l’emporter…

Je voudrais m’exprimer sur les difficultés relationnelles liées à la réalisation cartographique des cartes de course d’orientation, mais aussi exprimer ma vision de ce secteur associatif.

Le constat est assez préoccupant car il est met en évidence un certain nombre de complications de tous ordres.

Je déplore d’abord le détachement de la fédération Française de Course d’orientation qui ne propose quasiment rien en matière de formation dans le domaine de la cartographie, en dehors d’une information traduite des normes IOF sur son site internet et quelques lignes dans des ouvrages littéraires qui sont révolus pour la plupart. La majorité des cartographes qui veut se lancer dans ce métier ne peut faire référence pour travailler qu’à sa propre connaissance acquise pour l’essentiel comme coureur d’orientation. Et la notoriété du dit coureur influe sur le jugement de ses productions tout au long de son parcours de cartographe, et pas toujours dans le meilleur sens…

Il y a bien un module spécifique dans la formation des diplômes d’état mais il est assez limité.

Ce qui est choquant dans ce sport, ce n’est pas le nombre incalculable des critiques émises sur pratiquement l’ensemble du territoire français et à quelque niveau technique que ce soit sur les bonnes ou mauvaises qualités des cartes, mais les conséquences néfastes et désastreuses de ce trouble sur le développement de l’activité elle-même.

Ce qui ne convient pas dans notre sport, c’est la potentialité spontanée, que s’octroient les coureurs débutants et mêmes parfois les autres, de pouvoir se disculper techniquement et intrinsèquement en rejetant leurs fautes vers un tiers, en l’occurrence et très souvent sur le prestataire cartographe. Cette cécité va à l’encontre de toute forme de progression.

La prise en compte des normes ISOM/ISSOM est un sujet récurent, il est bien évident qu’une définition standardisée des symboles est nécessaire, pourtant la stricte application de celles-ci engendre des désaccords néfastes dans le cadre des relations professionnelles avec les utilisateurs. D’une part la méconnaissance de ces règles par la majorité des pratiquants génère un dialogue éternel alimenté par des idées fausses, d’autre part le fait de définir des dimensions très précises des éléments comme des rochers, trous, cuvette fossé etc. qui doivent être ou non représentés, manque de sens, exemple : un rocher de 0.80 m très visible dans une zone pauvre en éléments et très dégagée ne devrait pas être dessiné.. (Norme = 1m) C’est pratiquement impossible d’ignorer cet élément sous peine de s’attirer les foudres des tous les compétiteurs, les cartographes heureusement s’autorisent une certaine souplesse au regard de cette contrainte, néanmoins cette liberté peut leur être reprochée.

En plus des normes, il faut ajouter les règlements fédéraux qui, prévus pour encadrer la pratique, limitent la liberté de création, et notamment sur le choix des échelles de cartes, dans le règlement FFCO les échelles de carte sont définies par rapport à des formats de course, à titre d’exemple une MD doit être au 1/10000 il me semble que c’est un illogisme. L’échelle d’une carte se définit par la densité des éléments qui la compose, c’est bien la nature du terrain qui doit conduire les utilisateurs à choisir une échelle de la carte. Ci-dessous un exemple typique du 10000 inappropriée mais malheureusement obligatoire au regard des règlements.
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Echelle 1/5000


Echelle.1/10000.illisible

Pratiquement


On peut inverser le sens de la démarche, et considérer que cette disposition réglementaire a pour but d’obliger les organisateurs à proposer des terrains adaptés à l’échelle au 10000 en vue du format de course adéquat, mais la réalité sur le terrain est bien différente, et surtout c’est elle qui commande, la prise en compte d’autres paramètres comme la désertification forestière de certaines régions, l’éloignement des sites, l’importance de l’exploitation des forêts, les mesures d’interdiction diverses, Natura 2000, le conservatoire du littoral ont un impact réel à l’essor local de l’activité.

Notre institution à créer des procédures sous forme de comité pour tenter de limiter les défaillances dans le cadre des organisations de compétitions, ce sont les traceurs, contrôleurs, délégués, arbitres. Ces artisans bénévoles ont suivi une formation, à chaque échelon la structure de contrôle est pratiquement identique, seul le niveau technique individuel des membres de ce contrôle varie en fonction de l’importance de l’épreuve, C’est ainsi qu’aujourd’hui pour organiser une épreuve labellisée, le programmateur doit être en mesure de présenter dans son articulation des personnes dont les qualités devraient les amener à être les architectes de la mise en œuvre. S’il est un paradoxe c’est bien celui de se partager le succès d’une organisation quand tout va bien et de se trouver une échappatoire en cas de déficience. Qu’il soit coureur ou organisateur il y a une similitude de comportement. Il n’y a jamais de remise en question de la structure même de l’organisation car il faudrait nécessairement remonter jusqu’aux sources, être capable de réévaluer la qualité de la formation, le niveau individuel des personnes formées, vérifier même le niveau du formateur. Dans le contexte actuel fédéral, la nature même des programmes de formation est-elle conforme en termes de réponses aux besoins de l’activité dans sa relative complexité. Le système en place est –il efficace pour palier aux insuffisances notoires de notre fédération ?

Il n’y a encore pas si longtemps les cartes étaient imprimées, elles l’étaient dans l’état, bonne ou mauvaise, il fallait l’utiliser jusqu’à épuisement des stocks, l’évolution des techniques permet aujourd’hui une intervention et des mises à jour régulières, le suivi est pratiquement permanent, c’est ainsi que bon nombre de bénévoles se sentant soudain investit d’une mission se proposent en examinateur, tous les intervenants se sentent capable d’apporter des corrections et c’est vrai, mais les supports de base qui sont tout de même les plus difficiles à produire doivent il être à ce point dédaignés.

Le contrôle des travaux de cartographie, doit être régi par des règles très précises et des mesures élémentaires doivent être mise en place afin de répondre au moins à deux obligations, la première est de permettre aux professionnels de ne pas s’appuyer que sur des normes définies en terme techniques et dimensionnels pour réaliser leur travaux, mais aussi sur une prise en compte humaine de leur production dans l’environnement du site avec ses spécificités. La variété des terrains de notre pays ne donne pas la possibilité d’apposer une norme unique. Ensuite ce « filtre » permettrai de valoriser le travail fourni en épurant objectivement la restitution et ceci doit se faire dans le cadre d’un consensus désintéressé et en ce sens couper court aux commentaires déplorables ultérieurs, ce label de contrôle devrait apparaître dans le cartouche des cartes à la place du nom des cartographes contrairement à ce que stipule actuellement le règlement cartographique, Chaque ligue devrait constituer une véritable commission cartographique et pas seulement se donner bonne conscience sur ses comptes rendu d’Ag, mais donner réellement les moyens matériels à une équipe afin qu’elle puisse œuvrer en toute sérénité. Les comités départementaux ou les clubs qui feraient réaliser une carte par une personne de leur choix devraient fournir les fichiers des cartes anonymement à la commission de contrôle, ainsi on s’affranchirait facilement de tous les conflits d’intérêt entres les uns et les autres qui peuvent devenir assez nuisibles à l’essor de l’activité.

Certains se plaisent à répéter que notre activité est un sport à maturité tardive, il n’en est rien, mais cet avis n’engage que moi, des coureurs sont toujours dans les profondeurs du classement après des années et des années de pratique. Bien souvent je suis persuadé que ces coureurs médiocres le seraient moins s’ils ne passaient pas leur temps à « disséquer » autre chose que leurs propres attitudes en compétition ou à l’entrainement.

La relation qui existe entre le coureur qui lit une carte et son créateur est assez insolite, elle est, à ce moment de lecture, toujours unilatérale, le transfert des émotions est immédiat, on ne sait par quel miracle de la science, la carte se transforme en éponge, métaphore propice à l’absorption épuratrice, elle est successivement mauvaise ou bonne au rythme de la fluidité dans le couloir d’arrivée dans une représentation graphique identique au cours de la bourse sujets aux turbulences du moment. Ceci n’est pas cohérent, c’est comme si on apprenait à de jeunes footballeurs qu’ils manquent la cage aux buts parce qu’elle n’est pas au bon endroit !

Au départ la carte est la même pour tous, la qualité d’un coureur d’orientation est bien de rapidement évaluer dans les premières minutes, comme un skieur sent la neige qu’il a sous ses skis, la teneur de son document, ces premières secondes de lecture revêtent une importance considérable pour la suite de l’épreuve, cette feuille de papier résistante aux intempéries nous relie instantanément au contexte géographique dans lequel nous avançons désormais, ne pas l’avoir entre ses mains c’est s’arrêter irrémédiablement, alors comment expliquer que la masse des pratiquants en dehors de quelques initiés puissent courir plusieurs centaines de mètres sans pratiquement la regarder, la réponse est assez simple : ils courent dans la même direction que les autres participants qu’ils ont vu précédemment, ils s’arrêteront ensuite à l’abri des regards pour commencer leur déchiffrage succinct de la carte, pourtant dans ces conditions assez extrême le coureur ne manquera pas de la critiquer en guise de justification ultime, il y a là du travail en terme de perfectionnement, et sûrement pas dans des inepties focalisées sur autrui.

Un bon nombre de paramètres influencent la restitution cartographique, personne n’en tient jamais compte, comment expliquer un tel phénomène, il y a très peu de gens capables de se lancer dans ce métier qui requiert quelques capacités, celle-ci ne sont pas innées non plus, des cartographes qui se lancent peuvent commettre quelques erreurs, personne ne tient compte de leur inexpérience légitime au commencement, leurs premiers travaux sont d’emblée comparés aux cartographes étrangers qui sont meilleurs, moins chers… etc., et certains dirigeants craignant sans doute pour leur image de marque négligent l’offre locale et décentralisent allégrement. Le « Made in France » n’a qu’à bien se tenir.

Je voudrais aussi évoquer le statut haut niveau de notre discipline et son impact sur la masse, celui-ci ne confère à son détenteur qu’un Label ministériel établit par l’ensemble de ses résultats sportifs, en aucun cas il ne concède à l’athlète une valeur personnelle et intellectuelle démesurée, pour étayer mes propos je propose l’analyse suivante : Quel crédit peut-on accorder aux propos d’un athlète, aussi bon soit-il, quand ceux-ci sont inspirés par la déception, la fatigue ou le résultat moyen du moment, la communication est un art que nos représentants nationaux se doivent de maitriser sous peine de voir leur crédibilité entachée.

Ci-dessous la trace GPS d’un de nos meilleurs français au WOC 2011, ce magnifique champion peut-il se permettre une faiblesse de langage et de jugement sur des épreuves d’importance moindre ?

Sans ce témoin de l’erreur de prise ou d’absence de contrôle d’azimut, l’intéressé à tout loisir de se justifier en invoquant je ne sais quelle raison... A –t-il le droit dans d’autres circonstances non vérifiables pour justifier ses erreurs, devant ses fans alors que ses adversaires ont réussi pour la plupart, de diaboliser le travail de l’ombre effectué en amont?

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Un grand champion possède quelque chose en plus…ou le devrait !!!
En course d’orientation, le risque d’erreur est omniprésent, c’est d’ailleurs ce qui en fait la caractéristique principale de ce sport, l’origine du risque provient du comportement individuel en situation d’effort, il est connu mais difficile à analyser, recensé mais pas très détectable, défini comme le piège majeur dans toute la complexité de l’exercice d’orientation, si l’on enseigne , par omission, à nos pratiquants à éviter soigneusement l’introspection nécessaire à la connaissance de soi, l’échec est programmé. Les passerelles ne manquent pas pour transférer sa propre incompétence ou son inaptitude sans doute provisoire au début, mais qui deviendra vite permanente si on n’y prend pas garde bien souvent on n’éduque pas à corriger ses fautes mais on banalise les processus tendant à les masquer ou à ne point les admettre.

Tout forme de progression est basé sur l’apprentissage en quelque sport que ce soit, la recherche d‘automatisation des tâches est essentielle pour aller plus vite, il n’est pas insensé de penser que certains coureurs puissent évoluer équipés des bases en opposition même avec le geste sportif utile, et qu’ils ne le savent pas, ils ne comprennent donc pas pourquoi ils ne réussissent pas ou très mal, alors qu’un jeune débutant, simplement équipé de bases saines, réalise des prouesses à leurs yeux.

Ce qui n’est pas très bien dans notre sport, c’est que le dernier élément appréciable qui permet de sanctionner l’organisation d’une épreuve, se trouve inéluctablement dans le couloir d’arrivée et se manifeste la plupart du temps de la même façon, en effet le participant mémorise à partir de son inscription à une épreuve, un ensemble de vecteurs qui vont soit le satisfaire soit lui déplaire, cela peut aller d’une méthode incorrecte de fléchage, à la qualité de l’accueil en passant par l’appréciation du site ou encore les aléas de la météo, il va se construire une image tout au long de sa participation, ce contexte influe sur la portée de ses éventuelles insatisfactions qui se focaliseront par effet de compensation sur le seul domaine pouvant lui renvoyer un écho positif, en ce sens plus rien n’a d’importance que celui d’avoir la sensation de ne pas être responsable de ses choix ou de ses actes. La frustration de l’échec, peu importe l’âge du pratiquant, ne doit pas être atténuée par des réponses inappropriées qui le conduiront inévitablement à ne pas chercher les bons accessoires propres à le faire s’améliorer.

Aujourd’hui des animateurs et des entraineurs remettent en question et plus particulièrement au niveau local, la qualité de supports cartographiques, j’entends ici ou là que les débutants ne peuvent évoluer sans des documents qui relèvent pratiquement de la perfection. Comment ont-ils fait nos prédécesseurs sur des cartes IGN au 1/25000 ? des athlètes ont réussi à atteindre des niveaux internationaux malgré l’élaboration de cartes aux méthodes classiques en l’absence des moyens modernes dont nous disposons de nos jours, comment ont-ils pu progresser sur la base de telles évocations, sur des documents réellement faux à l’époque, sans doute que ces athlètes ont intégrés la notion d’humanité qui leur a permis d’élaborer des méthodes de simplification voir d’acceptation de la non fiabilité, ils ont sans doute développés un processus spécifique pour répondre aux problèmes posés, c’est cette faculté d’analyse et la recherche d’une réponse adaptée à la situation qui leur a permis de progresser, En clair, il ne faut pas donner du poisson aux populations en souffrance mais leur apprendre à pécher. Aujourd’hui des entraineurs exigent de leurs pratiquants des performances qu’eux-mêmes sont et ont été incapables de réaliser, j’insiste bien sur leur incapacité depuis « toujours » de produire ce résultat. C’est inacceptable.

L’exigence de qualité des cartes dans notre région est-elle légitime ? Cette qualité tant revendiquée est-elle en adéquation avec l’investissement personnel des pratiquants s’en réclamant, en terme de préparation physique voir technique ? Combien de coureurs peuvent prétendre être pénalisé par la mauvaise qualité des cartes en vertu de leur propre préparation aux compétitions. Combien d’orienteurs effectuent au minimum 4 séances d’entrainement hebdomadaire ?

Un autre aspect pervers de la modernité : on assiste à des clivages qui prêteraient à sourire, sur des positionnements d’éléments variant au demi-millimètre sur des échelles au 10000, on entend des stupidités énoncées avec une assurance déstabilisante. En matière d’opinion relatif à un produit cartographique, la panoplie des interprétations est trop importante… on assiste parfois à des comportements cruels dénués de tout fondement éthique, il suffit juste d’être animé de mauvaises intentions pour trouver matière à ressources nuisibles, la notion de relief, la densité de végétation, le choix des éléments, le choix de l’échelle ou encore le dessin sont autant de critères propres à construire une carte qu’à la déprécier suivant des intérêts quelquefois extérieurs au contexte sportif.

Je veux dire à ceux qui l’ignorent ou qui l’ont oublié que la cartographie est une activité complexe, difficile et fatigante, que le doute existe et la décision toujours réajustée. Rien n’est moins évident à dessiner ou a restituer qu’une surface de végétation dense à plusieurs nuances ou bien un entrelacement de rochers sur un flanc très pentu, qu’il y aura autant de représentations différentes qu’il y a de cartographes pour les mettre au service des coureurs, que derrière un cartouche normalisé il y a un individu qui a travaillé et qui s’est posé mille et une questions, qu’il a failli renoncé à plusieurs reprises ne se sentant sans doute pas à la hauteur et reconsidérant chaque fois que nécessaire et au plus juste sa propre compétence. Je veux dire à ceux qui l’ignorent l’inquiétude quasi permanente qui habite le cartographe en activité qui se demande comment son œuvre sera perçue…

Cartographe créateur et cartographe correcteur

La problématique relève de la nuance entre ces deux états, le premier étant sujet et parfois victime de l’ensemble des contraintes liés à son statut de concepteur dans son intégralité alors que le second s’emploie juste à inspecter le travail du précédent et le cas échéant à intervenir techniquement, et non seulement il n’est jamais sanctionné mais il est considéré par son entourage et apparaît comme le bienfaiteur.

Le cartographe correcteur est limité sur le plan de sa propre compétence, puisqu’il ne conçoit pas véritablement, il s’exerce à détecter et à modifier mais il ne crée pas, bien souvent parce qu’il en est incapable. Mais alors d’où vient ce besoin quasi incontrôlable d’apposer son patronyme sur le cartouche de la carte d’un autre.

L’expérience et les faits dévoilent des comportements assez singuliers, qu’aucune pudeur ou moralité ne semble arrêter, c’est vrai qu’avec la mise en circulation de fichiers carte Ocad il est facile, à tout un chacun de s’attribuer le travail d’autrui, il suffit en général pour cela d’une légère modification pour s’approprier les droits d’une carte. Personne ne s’en offusquera et ne perdra son temps à palabrer la dessus, mais le véritable créateur lui n’est pas dupe et ne s’en accommode pas.

La cession des droits à la FFCO d’une carte signée par son réalisateur, ne doit pas justifier et encourager de tels comportements, il semble portant que ce soit le cas. Cette situation perdure et tend à provoquer des clivages entre les parties parce qu’en arrière plan de toutes ces manigances déloyales il y a évidemment un intérêt professionnel et donc financier.

Les instances dirigeantes locales doivent prendre leurs responsabilités, et intervenir directement et ne pas fermer les yeux par peur de perdre une partie de leur potentiel d’animation et d’encadrement qui supplée leurs propres insuffisances. La cession des droits des cartographes a du sens dans le cadre de l’utilisation, de la reproduction, éventuellement de la modification, mais celle –ci ne peut intervenir dès le lendemain de la publication de la carte, par des protagonistes en mal de reconnaissance.

Une carte diffusée se multiplie à l’infini, on en retrouve donc diverses versions plus ou moins rapidement, les corrections et aménagements ponctuels ne sont pas déclarés ni soumis aux règles des cartographes respectueux de la charte et de la réglementation en vigueur, on peut retrouver sur ces exemplaires filiaux des modifications fantaisistes, des suppressions intempestives d’éléments que le créateur à peut être eu grand mal à mesurer et à relever. Ce manque de respect de l’œuvre crée l’affecte cruellement mais qui s’en soucie puisque le cartographe est bien souvent considéré comme un spéculateur.

Lorsqu’on est coureur, on mute vite en cartographe de la dernière heure, qui n’a jamais refait la carte dans le couloir d’arrivée, cela prêterait à sourire si malheureusement parfois les termes employés n’étaient aussi dévastateurs, et souvent l’importance ou la notoriété de l’analyste autoproclamé sont proportionnelles à l‘effet produit.
Le cartographe correcteur n’est pas conscient de son incompétence, il évolue de la même manière que le ferait un coureur qui découvre la carte, cette arrogance dans son comportement est alimenté par le rejet systématique et un besoin impérieux de trouver à redire sur la réalisation dune carte, comme si c’était une obligation d’accabler le créateur. Parfois une relation malsaine naît entre deux individus que ne se connaissent pas et ne se sont même jamais vus, le seul lien entre eux est la carte, crée par l’un et décortiquée par l’autre. Le constat est fait que c’est toujours un membre dont les centres d’intérêts sont connus et évident qui émet la critique la plus virulente. Les mille et une façons d’interpréter une cartographie laisse imaginer l’étendue des débats possibles dans ce domaine qu’est la cartographie.

On pourrait en rester là si malheureusement, la portée des propos à l’encontre du réalisateur n’avait des conséquences désastreuses car évidemment pour accéder a ce fameux statut de « correcteur » il y a eu quelques étapes franchies sur le plan de la notoriété locale, on ne se décrète pas du jour au lendemain « faiseur de retouche » : non cette prescription est méritée et fait suite à un réel investissement associatif, à des capacités sportives éventuelles mais surtout à une reconnaissance excessive au sein de l’association ou du club.

Les fournisseurs de service correctifs ont bien conscience de la portée de leur propos et de leurs agissements, s’il ne savait pas les conséquences de leur action, est-ce qu’ils passeraient autant de temps à colporter. « Médisez ! Médisez ! Il en restera toujours quelque chose !!!

Des situations insolites font naître des comportements non moins curieux, le besoin de cartographe dans certaines régions de France est avéré et indiscutable, les dirigeants de clubs, de comités, de ligues devraient donc se réjouir d’avoir à leur disposition des cartographes qui prennent le risque de ce lancer dans ce métier.

Il apparaît pourtant un paradoxe devant cette situation de besoin en regard d’une certaine exigence discutable. Les limites ne sont pas définies entre ce qu’il est admis d’attendre d’un produit cartographique et les souhaits non contrôlés des utilisateurs. On ne sait pas toujours au nom de quelle revendication tel produit ne correspond pas à telle attente. Les manques qui tentent d’être justifiés le sont dans des contextes aléatoires qui varient au fil du temps, des personnes, des situations, ce n’est jamais le même discours, ni sur le fond ni sur la forme. Mais l’objectif in fine lui ne change jamais : nuire.

L’essor de la course d’orientation

Il serait assez présomptueux de ma part, de vouloir analyser une problématique de cet ordre là, sur laquelle de nombreuses forces se sont épuisées et s’échinent tour à tour depuis la naissance de la fédération. Les schémas et directives en matière de développement varient au cours des ans au rythme des changements de responsables ou pas lors de chaque olympiade. Les calendriers, les formes de compétitions, les règlements, l’organisation territoriale tout y passe et pourtant rien ne change en matière de développement qui rappelons le se définit essentiellement par le nombre de licenciés recensés sur le territoire national. Les objectifs fixés ne sont pas atteints et malgré quelques présentations astucieuses des statistiques auprès des institutions, c’est un argument dont aucun dirigeant ne peut se servir pour justifier d’une réelle progression

A mon avis, c’est la construction même des clubs qui ne donne pas satisfaction. Malgré le statut d’association loi 1901 qui régit le fonctionnement démocratique des clubs et qui s’appuie sur une pratique collaborative et coopératrice il y va d’un tout autre constat. Tout licencié qui cotise au sein d’un club de course d’orientation se rend assez vite compte du manque de structure dans lequel il vient d’adhérer et assez vite sa mise à contribution active et effective va être sollicitée. La solution-miracle généreusement intitulée « bénévole » va prendre ici tout son sens et pour celui qui comptait juste apprendre à s’orienter il faudra bien qu’il aille une fois ou deux minimum revêtir son gilet fluorescent et faire la circulation au carrefour des départementales répertoriées par la préfecture au fin fond de la forêt, bien souvent sous la pluie ou par grand froid on encore par chaleur torride vous l’avez compris en fonction des saisons, en vertu de quoi il pourra prétendre et conserver les bonnes grâces des dirigeants installés sous la tente les mains enserrant chaleureusement une tasse de café bien chaud et palabrant sur le bienfait de l’activité. Personnellement j’ai eu quelques démêlés verbaux à mes débuts refusant systématiquement d’organiser car je voulais courir, il m’en reste un souvenir assez amer d’avoir été perçu comme un profiteur qui prend et ne donne rien, juste parce que je voulais courir l’épreuve et non l’organiser. A ce stade de l’aventure bienvenue donc dans le monde associatif et ses paradoxes.

L’emploi des bénévoles

A grands renforts de statistiques encore et toujours, les vertus du bénévolat ne sont plus à démontrer, et ce n’est pas mon propos, mais tout de même, il est important de situer cette utilité dans son véritable contexte. Nul n’ignore le potentiel énorme du bénévole, il sert, soi disant de grandes causes, mais en réalité juste l’intérêt de quelques uns, si on n’y prend pas garde. Il s’avère que de nombreux professionnels évoluent voire travaille au sein des clubs, compte tenu de l’impossibilité de ceux-ci de créer des emplois, c’est de manière indirecte que les opérations algébriques s’opèrent et les comptes se font. Celui ou celle qui détient le savoir, c'est-à-dire une réelle compétence sanctionné par un diplôme ou non, évolue au sein du club comme l’élément incontournable du fonctionnement, sans lui ou sans elle rien ne pourrait se faire, souvent en charge de l’organisation globale des organisations, mais également très impliqués dans la vie du club, ils ou elles décident de tout en arrière plan, il leur suffit de menacer de ne pas vouloir prendre part à l’organisation de tel ou tel événement pour que tout leurs vœux soient exaucés, il s’agit là bien évidemment d’un réel chantage, puisqu’ils l’ont bien compris sans eux rien ne se fera et ne pourra se faire. Quand un organe décentralisé de la fédération se trouve dans une telle conjoncture, toutes les valeurs associatives sont mises en sommeil. C’est ainsi qu’actuellement des clubs articulés réglementairement, en comité directeur, sont entre les mains de professionnels qui en dispose selon leurs besoins et leurs envies, par personne interposée ou directement ils manipulent les dirigeants à leur gré, faisant prendre les décisions qui défendent leurs intérêts comme institué par exemple des clauses financières de leurs rémunérations dans le cadre d’activité choisies par elle-même.

A titre d’exemple, un animateur de club actif décide d’organiser une épreuve quelconque, il présentera lui-même le projet et justifiant la réalisation d’une carte dont il sera forcément le réalisateur, les dirigeants ne peuvent qu’accepter sous peine de voir l’activité disparaitre. C’est un cercle vicieux et tout se gère en interne ainsi tout est légal sauf que c’est de la manipulation pure et simple. Nous sommes à des années lumières de toute coopération et pratique d’une activité dans un but commun. Si au moins ces agissements avaient des répercussions positives sur l’essor et le développement la fédération y trouverai son compte mais il n’en est rien et seul l’intérêt individuel est sauvegardé.

Les politiques de fonctionnement des clubs sont édictés par tiers non responsables devant la loi, les présidents pantins sont légions et influencés par des intervenants intéressés, certains ne s’en cachent même pas et justifient ainsi les décisions qu’ils ne prennent pas.

L’exploitation des bénévoles

Il s’agit là en effet de décrire une véritable exploitation en termes de besoins humains, les licenciés lambdas, ne s’inquiètent jamais des comptes, ils font confiance, et ils ont torts, il arrive que des clubs prennent des décisions en comité directeur, celle-ci doivent faire l’objet de compte rendu adressés à tous les licenciés, les comptes également doivent faire l’objet de précisions publiques or certains dirigeants décident librement et unilatéralement de la direction des fonds, il est triste de constater que l’on sait trouver les bénévoles quand on n’en a besoin.

Certains dirigeants ignorent même les principaux fondements de la loi 1901 et agissent bien souvent sans le savoir, de manière non réglementaires voire illégale. Qu’ils profitent bien du laxisme de leurs licenciés.

La reconnaissance de soi

Chacun vient chercher quelque chose qui lui est propre dans la pratique sportive en général. Cependant bon nombre de pratiquants dans ce contexte restent sur leur faim, en dehors de quelques cas particuliers, je parle de mon expérience personnelle, la plupart veut combler un manque, ou exister d’une manière ou d’une autre, en fait c’est la quête de la reconnaisse de soi. En course d’orientation comme dans les autres sports le podium ne compte que trois places... alors là ou la majorité des sportifs s’en accommode bon gré malgré, la fédération française dans sa grande bonté, et son ignorance de la chose sans doute, propose une alternative intéressante pour qui ce manque de reconnaissance nuit à leur épanouissement. Si vous êtes un éternel mauvais malgré les entrainements, les courses, les déplacements à répétition et j’en passe… vous pouvez « éclore » dans d’autres domaines beaucoup moins exigeants sur de nombreux points, la réussite est garantie ainsi que la notoriété. Certes cela demande un léger investissement mais pas d’abnégation, de volonté extrême, bref de qualités globales attendues de personnes de valeurs nécessaires au succès sportif.

Point n’est besoin de s’entrainer six jours sur sept, de s’astreindre à une hygiène de vie irréprochable, de sacrifier famille et vie sociale, non pas de tout cela, si vous voulez devenir un pilier inébranlable de la sphère fédérale, devenez « Contrôleur ».

Le contrôleur en CO

Vaste programme !

Le contrôleur désigné, est l’élément incontournable de toute organisation, sans son accord et son aval rien n’est possible. Cette fonction prime sur toute autre, le contrôleur détient l’ensemble des pouvoirs, il peut à lui seul et selon son humeur tout remettre en question. Certains d’ailleurs, par expérience encore, ne s’en prive pas. L’exercice d’un tel pouvoir n’est, à mon sens, pas à mettre en toutes les mains. Le décalage est énorme entre les pré-requis et la formation nécessaires à l‘obtention du diplôme et la mise en application du contrôle lui-même. Autrement dit, encore une fois, nul besoin de posséder des compétences en rapport avec l’activité, il suffit de s’installer devant le formateur et de l’écouter déroulant son PowerPoint de façon quasi mécanique ensuite une mise en situation pratique de niveau très moyen sur le terrain et le diplôme est validé. Tout ça sous la houlette d’un formateur à qui on n’a pas demandé beaucoup plus de savoir-faire, alors n’est-il pas tentant l’appel du pouvoir, certains l’ont bien compris.

A la lumière de cette procédure pas très vielle qui est prévu encadrer l’organisation des épreuves et en ce sens en améliorer l’efficacité, qu’en est-il en réalité. Est-ce qu’il y a moins de » ratés » je n’en suis pas sûr du tout, il y a encore quantités d’anecdotes qui tendent à prouver le contraire. Ce qui a vraiment changé par contre, c’est la véritable lassitude ressentie par les membres organisateurs qui se fatiguent de s’entendre répéter que ci ou ça ne va pas, des valeurs sûres sont en train de déserter l’arène et sont par la force des choses remplacés par le premier venu qui à son tour se fatiguera à terme de la même manière.

J’ai vu, de mes yeux, un contrôleur se permettre de modifier la position d’un élément de planimétrie pourtant positionné au moyen d’un GPS très élaboré telle qu’il en existe aujourd’hui d’autorité et sans avis contradictoire. Au final les élites sont rentrées en râlant dans le couloir d’arrivée. Le contrôleur en question à laisser le cartographe se faire vilipendé sans aucun scrupule et sans aucune moralité. N’est –elle pas belle la vie !!

Les valeurs éducatives du sport.

Qu’elles auront été revendiquées inlassablement ces fameuses valeurs éducatives, combien d’argumentaires ont été construit sur cette base avantageuse, alors, que pour moi, de valeurs elles n’en n’ont que le titre. Les rapports avec le jeune public est connu pour être délicat, l’action de l’encadrant n’est jamais nulle, elle est positive ou négative. Ce que je retiens de mes quelques années passées à promouvoir l’activité auprès des jeunes, c’est l’expression innocente induite par ce monde particulier de la course d’orientation, on retrouve à tout âge des comportements et des attitudes identiques à ceux des adultes et plus particulièrement des parents dans leur formidable incompétence, la relation pédagogique est plus riche d’enseignements sur les relations humaines internes à l’association qui est perceptible dans le regard des jeunes.. A défaut je dirai que l’encadrant en apprend plus sur lui-même dans ce contexte parfois lourd et pesant des non-dits.

J’ai de nouveau un exemple qui me revient lors d’une compétition nationale et ou l’un des jeunes du club, déçu de sa performance, voulait je le cite : « Régler ça avec le traceur » du haut de ses 12 ou 13 ans je ne sais plus, j’en suis resté là un moment et me suis dit « voilà donc tout ce que nous avons réussi à enseigner ». L’exemple n’est pas le meilleur moyen pour éduquer, il est le seul !

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