Résumés des communications





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Colloque international « Nouvelles techniques de reproduction, genre et parenté », Lyon, 14-15 Novembre 2011

Résumés des communications



Atelier 3.b Les NTR et la parenté
Normes, institutions et cadres juridiques

Mardi 14 novembre, 11H00-13H00

Président : Jean-Hugues Déchaux

Doris BONNET, Maryvonne CHAMILLOT, Véronique DUCHESNE

De l'enfant du lignage à l'enfant des gamètes. Perspectives sur de nouvelles techniques de reproduction en Afrique.

L'objectif de cette communication est de présenter les premiers résultats d’une recherche qui a débuté en janvier 2011 (programme ANR Les Suds II) et qui porte sur le recours à l’Assistance Médicale à la Procréation dans deux villes de deux pays du continent africain aux réalités économiques, sociales, législatives et sanitaires inégales, – le Burkina Faso et l’Afrique du Sud – ainsi qu’à Paris auprès de migrant(e)s d’Afrique sub-saharienne. A partir des premiers entretiens réalisés à Ouagadougou (Burkina Faso) et à Paris- Ile de France seront abordées les questions suivantes : que signifie d'être confrontés à des problèmes d'infécondité dans un contexte où la reconnaissance sociale des individus est tributaire de la procréation ? Comment ces problèmes sont-ils appréhendés, vécus, de manière individuelle, au sein du couple, au sein de la famille ? Comment le recours à l'AMP intervient-il ? Est-il mis en perspective par rapport à d'autres moyens de "construire une famille", tel que l'adoption par exemple ? Quelles sont les représentations de l'infécondité, de la filiation, de la parentalité et de la place de l'enfant qui structurent ces expériences ? Comment "l'enfant d'un couple de gamètes" peut-il rester "l'enfant du lignage" ? Observe-t-on des reconfigurations dans le projet d'enfant ? Quelle place est accordée à la parentèle de l’enfant? Le système de parenté ainsi que les relations de genre étant mobilisés dans le projet d'enfant, de quelle façon le sont-ils dans la procréation médicalement assistée ? La réflexion portera également sur les conditions d’acceptation de la stérilité masculine (lorsque l’infécondité leur est médicalement attribuée) dans un contexte où les hommes parviennent avec difficulté ou résistance à accepter leur stérilité. Le parcours et l’accès au savoir médical modifient-ils les relations de genre et les « espaces de négociation »au sein des couples ? Cette asymétrie, déjà décrite par F. Héritier de manière universelle, sera donc examinée à l’aube de l’arrivée des NTR en Afrique subsaharienne.

Cathy HERBRAND

La procréation médicalement assistée en Belgique : reflet de la diversité familiale ?

Si différentes formes de procréation médicalement assistée sont pratiquées en Belgique depuis les années 1980, ce n’est que depuis 2007 que celles-ci sont encadrées par une loi spécifique qui les formalise et les régule. La loi autorise, entre autres, les femmes célibataires et les couples de lesbiennes à recourir à l’insémination avec donneur inconnu et à la fécondation in vitro. Elle permet également, sous certaines conditions, les inséminations post-mortem, la réalisation d’un diagnostic génétique préimplantatoire, ainsi que la levée de l’anonymat du donneur de gamètes. Au-delà du parcours et des effets juridiques de cette loi, l’objectif de la présente communication est de mettre en évidence les normes et les représentations sociales qu’elle véhicule, en termes de parenté, de genre et de sexualités. Il s’agira notamment d’examiner comment ces dimensions y sont définies et articulées, mais aussi quels sont les limites de la loi et les enjeux qu’elle laisse dans l’ombre, tels que la gestation pour autrui. Ainsi, bien que ce changement législatif représente un pas emblématique en faveur de la reconnaissance de la diversité des formes familiales contemporaines, il ne tient pas compte de certaines pratiques et des difficultés spécifiques que rencontrent certains individus en matière de reproduction et de parenté, comme l’a encore rappelé récemment le cas d’un couple gay belge qui n’a pu aller rechercher et faire reconnaitre son enfant conçu par gestation pour autrui en Ukraine qu’après plus de deux années de procédures juridiques . A partir de l’analyse de plusieurs cas similaires et de l’examen de la loi de 2007, il s’agira de dégager et nuancer l’image générale à laquelle renvoie la procréation médicalement assistée en Belgique.

Marie-Blanche TAHON

Du bien-fondé de l'usage du terme "don" en matière de procréation assistée.

Si la réflexion des sociologues et anthropologues tend à passer du don de sperme au don de gamètes puis au don d’engendrement (Théry, 2009 ; 2010), cette communication interrogera la signification (profane et savante) du « don » lui-même en matière de procréation assistée. Elle visera à saisir comment articuler « don » de et éventuelle « contractualisation » de la filiation (voir appel de communications) ? Comment penser receveuse, qui est toujours une femme, et « donneur » ou « donneuse » ? Que signifie l’usage sémantique de « don » ? Que vise-t-il ? La contribution théorique sera basée sur l’examen de la situation au Québec (lois en 2002 et 2009) _ l’anonymat du donneur de gamètes, la nullité qui frappe tout contrat impliquant une gestation pour autrui (avec conséquences à propos de l’établissement de la filiation maternelle) et la bi-maternité grâce à la « procréation assistée » (médicale ou artisanale) pour les couples lesbiens.

Séverine MATHIEU

Assistance médicale à la procréation (AMP) et désir d'enfant

Il s’agit ici d’interroger, à partir d’une enquête de terrain sociologique de type ethnographique menée durant huit mois dans un centre d’AMP parisien (150 consultations observées, une trentaine d’entretiens approfondis avec des couples en AMP et des soignants), le ressort fondamental mobilisé tant par les soignants que par les patients pour justifier le projet parental nécessitant un recours à l’AMP : le « désir d’enfant ». « Depuis quand date votre désir d’enfant ? » : c’est par cette question que débute la majorité des consultations observées. C’est également ce désir que convoquent tout naturellement et en premier lieu les patients. Que représente alors cette notion? Cette communication se propose d’évoquer deux aspects de ce désir d’enfant : d’une part, le fait qu’il s’inscrit dans une représentation normative de la famille et, d’autre part, qu’il obéit à une logique de genre. Il est tout d’abord important d’essayer de comprendre ce que signifie le désir d’enfant dans un mouvement d’individualisation qui engendre finalement de nouvelles normes, lesquelles président à une « nouvelle topographie sociale des normes ». Dans l’élaboration de ces normes, il faut certainement compter avec ce « désir d’enfant » dont patients et soignants s’accordent à penser qu’il est au cœur de l’épanouissement personnel, conjugal et familial. Les soignants rencontrés, qu’ils soient médecins, psychologues, sages-femmes ou assistantes sociales, insistent tous sur ce désir. C’est selon eux, la motivation première et ultime qui pousse les couples à franchir les portes d’un centre d’AMP : et tous de reconnaître la « légitimité » de ce désir. A noter que dans l’évocation de ce désir, les acteurs mobilisent des arguments relevant de l’affectif, tel le sentiment amoureux. Par ailleurs, force est de constater que ce désir obéit à une logique de genre. Tout comme il existe un « genre du don », les observations et les entretiens laissent percevoir un « genre du désir ». De nombreuses femmes –mais aussi des hommes- soulignent qu’une femme ne le devient vraiment que lorsqu’elle a un enfant, évoquant alors, dans une forme d’essentialisation, la consubstantialité entre l’être féminin et le désir d’enfant. Les hommes, pour leur part, associent plus ce désir d’enfant à un désir de transmission, au souci de laisser une descendance, réaffirmant ainsi la paternité du côté du social. Ainsi, le « désir d’enfant », tel qu’il est mobilisé dans le cadre du recours à l’AMP, donne à voir quelles sont les normes contemporaines à l’œuvre dans les représentations de la famille et de la parenté.


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