Du côté des familles, quelles consommations d’énergie sont souhaitées ? Impressions suite à la participation au programme Our Life 21 en Algérie Quel futur





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date de publication19.12.2019
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Yves LE BARS
Du côté des familles, quelles consommations d’énergie sont souhaitées ? Impressions suite à la participation au programme Our Life 21 en Algérie « Quel futur désirable et durable ? »
Il est important que nos réflexions sur l’énergie soient confrontées aux aspirations des citoyens consommateurs ou travailleurs : savoir situer les enjeux climat et énergie dans la vie personnelle.
Présentation de Our Life 21.

En préparation de la COP 21 (et cela a été prolongé pour la COP 22) l’association 4D et son président Pierre Radanne ont lancé le programme Our Life 21 (voir les documents sur le site 4D-Our life) qui invite à réfléchir à un avenir durable et désirable : sur 3 à 6 familles par atelier les modes de vie en 2015, puis en 2030 enfin en 2050 ont été décrits. C’est un exercice qui permet de se projeter dans le futur, et de mesurer en quoi les aspirations sont compatibles avec la durabilité ! Un chiffrage des émissions a été fait plus ou moins sommairement à chaque fois, en partant du principe que l’émission moyenne pour contenir le réchauffement climatique à 2°C en 2050 est de 1,6 t de GES équivalent CO2 ou encore 1,1 t de CO2 par personne par an, 8 des 16 familles sont sous ce plafond en 2050, 13 l’avoisinent. L’exercice était centré sur la question des dérèglements climatiques, qui encadre celle de l’énergie.
Il ne s’agit pas de plaider le même niveau d’effort pour tous, mais de faire ressortir des points saillants aidant à comprendre les forces motrices existantes ou potentielles dans la transition.

Des ateliers ont été organisés en Allemagne Espagne Italie Suède US Inde Sénégal Algérie Tunisie Pérou Chine, et 9 ateliers à Paris, un atelier migrants France/Mali, et sur l’ensemble de la France des ateliers des Petits débrouillards et la Ligue de l’enseignement.
Nous ne retiendrons que ce qui s’est dégagé des ateliers en Algérie (dont j’ai été un des animateurs, et où le CFSI copilote le programme Joussour de renforcement des sociétés civiles entre Algérie et France) et en Tunisie, et depuis la COP 22 au Maroc.
Trois des 6 familles en Algérie pourront être décrites si le temps le permet
Quelques enseignements.


  • D’abord, les jeunes qui se sont impliqués dans ces ateliers sont assez facilement rentrés dans les règles de l’exercice, tout particulièrement quand il s’agit de se projeter à 15 ou 35 ans, ce que pourtant ils avaient très peu eu l’occasion de faire antérieurement. Ils témoignent de la capacité de cette génération, nouveaux acteurs de la transition, à imaginer d’autres façons de vivre et de développer des activités économiques dans un contexte complexe : ne plus dépendre totalement de la voiture, intégrer l’autonomisation des personnes et donc la dispersion croissante des familles et une plus grande mobilité par rapport à l’emploi.

  • La prise en compte du contexte territorial fut primordiale, et ce tant du point de vue de la question climat énergie, que des différences qui touchent aux modes de vie dans leur dimension matérielle mais surtout culturelle.

  • Ils affichent, mais c’est sur ce critère qu’ils ont été retenus pour participer à un atelier, l’urgence d’agir pour l’environnement d’abord, les déchets et les pollutions multiples en sont le signal.

Des phénomènes non désirés feront alerte : sècheresses et pollution des sols qui limitent la production agricole, inondations, chômage…

  • L’aspiration à une vie réussie passe pour eux bien sûr par l’emploi, et un habitat de type maison individuelle (voir le profil de la famille aisée d’Alger), pour laquelle de nombreux sacrifices sont acceptés. Y compris en acceptant des déplacements longs.

  • Mais à l’inverse a été exprimée l’idée que la consommation ne faisait pas nécessairement le bonheur. Ainsi un écran de télévision dans chaque chambre isole chacun. Des transports collectifs permettraient une vie plus facile : un RER entre Alger et Jijel par Bouira – où l’atelier algérien a eu lieu- et Bejaia a été cité, comme un service de bateaux rapides (électriques ?) entre les villes de la côte.

  • Des solutions sont citées, comme l’évolution des métiers du pétrole vers le renouvelable, ou les solutions alternatives à la climatisation actuelle des logements et bureaux


Plus largement, ce projet projette à la lumière la réalité des inégalités de consommations d’énergie et d’émissions de gaz à effet de serre.

Et les organisateurs ont fait le constat –utile pour la session suivante- que le plus difficile a été de respecter l’hétérogénéité des subjectivités individuelles. Il faut que cela soit effectué sous le contrôle de professionnels et ne soit pas surdéterminé par des volontarismes militants, y compris dans le cadre d’une co-construction. Et ce n’est évidemment pas simple.

Olivier Appert

L’énergie a été un facteur important pour créer une solidarité des pays du pourtour du bassin méditerranéen. Ainsi les exportations de pétrole et de gaz d’Algérie et de Libye ont contribué à structurer les relations entre les deux rives de la mer Méditerranée. Cependant les évolutions des marchés conduisent à relativiser aujourd’hui cette dimension.

En effet les marchés de l’énergie se sont mondialisés et cette dimension régionale perd progressivement de son importance. De plus pour des raisons tant techniques que politiques, les approvisionnements en provenance d’Algérie et de Libye perdent de leur importance au profit d’une approche mondialisée. Les pays européens ont largement diversifié leurs approvisionnements gaziers et les fournitures d‘Afrique du Nord ne représentent plus qu’une faible part des approvisionnements européens. De plus la production d’hydrocarbures de ces pays plafonne voire baisse.

La découverte récente de ressources d’hydrocarbures dans le bassin du Levant pourrait ouvrir des perspectives intéressantes. Mais il s’agit pour l ‘essentiel de gaz dont la valorisation est beaucoup plus difficile que le pétrole. Par ailleurs leur mise en valeur se heurte à des problèmes géopolitiques évidents. Enfin le gaz produit sera consommé en priorité localement compte tenu des besoins croissants de pays comme Israël ou l’Egypte

Houda Ben Jannet Allal (biographie)

Dr Houda Ben Jannet Allal occupe le poste de directrice générale de l'Observatoire Méditerranéen de l'Energie (OME) depuis le 1er janvier 2013.

Elle a rejoint l'OME en 1992. Avant sa nomination en tant que Directrice Générale, elle a occupé plusieurs postes au sein de l’OME dont successivement Directrice Energies renouvelables et développement durable et Directrice Stratégie.

Ses domaines d'expertise portent principalement sur les perspectives énergétiques, les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et le développement durable ainsi que sur la coopération énergétique régionale en Méditerranée.

Dr. Ben Jannet Allal dirige le Secrétariat de la Plateforme UfM sur le gaz. Elle est également membre du Comité Scientifique International de la Fondation Enel.

Dr. Ben Jannet Allal est titulaire d'un Doctorat de l'Ecole des Mines de Paris.

Samir ALLAL

Transformer la menace climatique en opportunité :

Un autre scénario possible en Méditerranée
L’enjeu de la transition énergétique en Méditerranée est important pour les deux rives. Le changement climatique n’est pas une simple crise. Il est l’enjeu qui conditionne tous les enjeux de solidarités auxquels nous sommes attachés et la paix dans la région.

La poursuite des tendances actuelles conduirait au doublement de la consommation d’énergie et au triplement de la consommation d’électricité, avec une augmentation de plus de 45% des émissions de carbone à l’horizon 2040 (OME 2015). Un tel scénario exacerberait les tensions géopolitiques dans la région et empêcherait le développement.

Pour faire face à l’ampleur de ce défi, il faut infléchir les politiques publiques de réduction de carbone : à quel rythme et à quels coûts ? Comment les mettre en œuvre à grande échelle ? Avec quels outils technologiques, financiers et de mise en œuvre ? L’ampleur de la crise financière puis économique et écologique dans la région a démontré, combien les marchés dérégulés étaient inaptes à défendre l’intérêt général et résoudre cette crise.

Une des premières urgences, et au-delà des plans et objectifs nationaux (INDCs, présentés à la COP 22 à Marrakech), consiste à mettre en place un « plan Marshall d’efficacité énergétique », de trouver des leviers pour l’actionner, d’élever nos ambitions collectives pour le mettre en œuvre dans des délais de plus en plus courts, de dire comment y arriver et avec quel résultat: le long terme bouscule le court terme. Il ne faut plus perdre du temps et donner aux initiatives « isolées » les cadres structurels et les moyens de devenirs les standards de demain.

C’est le moment de changer de paradigme : d’associer lutte contre le réchauffement climatique dans la région, transition énergétique, innovation sociale et innovation économique. Au politique de prendre ses responsabilités et de prendre des mesures à la hauteur des enjeux, ….l’Europe peut montrer la voie au service du bien commun en investissant massivement dans le développement et l’adaptation des pays du sud, c’est à dire la construction d’infrastructures et de systèmes économiques capables de résister aux désordres climatiques en Méditerranée dont on sait déjà qu’ils vont se reproduire, et qui affecteront d’abord les pays les plus vulnérables.
Samir ALLAL est Maître de conférences à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en- Yvelines, Directeur du Master professionnel Analyse Economique et Gestion des Risques Il est ambassadeur de l’Université auprès des pays méditerranéens et les pays Francophones.



Ronit Ben Dor (CV)
· International diplomat, with substantial record of strategic delivery across European and Middle Eastern Issues

· Solicitor-advocate, advising at senior Parliamentary level on EU-Israel relations as well as Palestinian-Israeli relations

· Extensive experience of building networks across borders to develop meaningful cooperation

Professional Experience

2015 - present

Minister-Counselor for Political Affairs, Embassy of Israel, Paris

 Presenting to French authorities the views and positions of the Israeli Government regarding the Middle East

 In charge of all professional contacts with the French authorities regarding geo-political and strategic issues, as well as politico-military affairs.

 In charge of the dialogue with relevant interlocutors within the French Academia, research and Public spheres


2009 - 2015

Head of Department for Deterrence and Preventive Diplomacy

Policy Planning Bureau, Ministry of Foreign Affairs, Jerusalem, Israel

 In charge of determining the theoretical and practical scope of 'deterrence' in the diplomatic sphere, both for the MFA as well as for other agencies in the Israeli governmental system

 In charge of determining the theoretical and practical scope of 'preventive diplomacy' both for the MFA as well as for other agencies in the Israeli governmental system

Managing inter-governmental policy planning activities relating to thinking processes and planning processes in alliance with the above-mentioned issues

 In charge of processes regarding future thinking and planning within the Israeli MFA, in alliance with similar thinking-bodies in the world


2006 - 2009

Director of Public Affairs,

Embassy of Israel, London

Managing the Public Diplomacy Department of the Embassy of Israel in London

Strategising the Embassy’s work in public diplomacy: defining medium- and long-term targets for achievement following Israeli expectations of foreign policy development in Britain and Europe

Leading the implementation of programmes developing Israeli-British bilateral relationships in business, academia and the arts

Representing Israel to the lay and professional leadership of Britain’s faith communities

Capacity-building through development of novel leadership and advocacy networks

Directing branding strategy for Israel in Britain, using centrally-agreed existing brand guidelines and engaging brand experts to drive local development


2002 - 2006

Inter-Ministerial Counsel at the Legal Advisor's Chambers, International Economic Law Department, Ministry of Foreign Affairs, Israel

Senior Counsel on economic development, responsible for advising multiple departments on economy law and international trade agreements

Senior Counsel to the Israeli delegation negotiating upgraded relations with the EU

Senior Counsel to the Israeli delegation at the WTO

Planning and negotiating economic relations between Israel and the PA, Jordan and Egypt

Representative of Israel in counter-terrorism delegation to International Civil Aviation Organisation

Founder member of an inter-ministerial task force responsible for managing border crossing points between Israel and the PA

Advisor to Israeli delegation to the World Bank and international donor community during development and delivery of Israel’s ‘Disengagement Plan’ with the PA

Legal representative to Israeli negotiation team in its successful application for OECD membership

Representative of Ministry of Foreign Affairs to Israel’s Inter-Ministerial Committee for Assessment of Applications for Refugee Status in accordance with the Convention on Refugee Status 1951




Dr Abderrahmane MEBTOUL 

Professeur  des Universités, expert international

  

 La Méditerranée et l’Algérie face aux enjeux de la transition énergétique  

 

Les dynamiques économiques modifient les rapports de force à l’échelle mondiale et affectent également les recompositions politiques à l’intérieur des États comme à l’échelle des espaces régionaux. L’énergie, particulièrement, est au cœur de la souveraineté des États et de leurs politiques de sécurité. La transition pouvant être définie comme le passage d'une civilisation humaine construite sur une énergie essentiellement fossile, polluante, abondante, et peu chère, à une civilisation où l'énergie est renouvelable, rare, chère, et moins polluante ayant pour objectif le remplacement à terme des énergies de stock (pétrole, charbon, gaz, uranium) par les énergies de flux (éolien, solaire). La transition énergétique renvoie à d'autres sujets que techniques, posant la problématique sociétale.

Il s’agit de s’orienter vers un Mix énergétique  car si l’humanité généralisait le mode de consommation énergétique des pays riches, il nous faudrait les ressources de 4 ou 5 planètes d’où l’urgence d’un nouveau modèle de consommation à l’échelle mondiale qui pose la problématique de l'efficacité énergétique,  et un consensus social, les choix techniques d’aujourd’hui engageant la société sur le long terme: combien coûte cette transition , combien ça rapporte et qui en seront les bénéficiaires ?

 

 

1.-Les mutations énergétiques en Méditerranée

 

L’énergie apparaît donc aujourd’hui comme un puissant facteur de coopération et d’intégration entre les deux rives de la Méditerranée. Le climat et l’énergie peuvent donc fournir le lien structurant qui permettra non seulement de concrétiser l’orgueil culturel méditerranéen dans la conception et la réalisation d’une suite de projets concrets, mais aussi de préparer l’élaboration d’un concept stratégique euro méditerranéen et euro-africain. Les interconnexions électriques en Méditerranée peuvent être un facteur  de co-développement. Une communauté méditerranéenne de l’énergie, c’est possible où les liens commerciaux sont importants. Les pays du sud de la Méditerranée exportent environ 80% du gaz et 60% du pétrole vers l’Europe. Les besoins électriques sont complémentaires: la pointe de consommation d’électricité en Europe (France, Allemagne, Pays du Nord…) se situe généralement en hiver, alors que dans les pays du Sud, compte tenu des systèmes de refroidissement (appelés à se développer avec l’amélioration du niveau de vie), elle se situe en été. Le sud de la Méditerranée est mieux placé que le nord pour exploiter les énergies renouvelables. L’ensoleillement y est deux fois plus important. Ainsi il est très souhaitable d’échanger de l’électricité tantôt dans un sens tantôt dans l’autre et  les échanges énergétiques entre les deux rives de la Méditerranée doivent donc s’envisager dans le cadre de la transition énergétique qui s’impose de par la rareté des ressources. En effet,  le déficit structurel européen et la forte hausse de la demande de la rive sud impliqueront à l’avenir de construire les éléments d’un partenariat qui dépasse le modèle classique fournisseur-client. Facteur de précarité supplémentaire, la volatilité des prix et l’insécurité des volumes disponibles seront plus importants dans une telle configuration en dépit de la multiplicité des offreurs. La situation géographique de l’Europe et la Méditerranée, est un couloir de transit important pour les marchés mondiaux de l'énergie et important carrefour pour les marchés énergétiques mondiaux.  Aussi, les pays de la méditerranée sont tous confrontés au problème de la sécurité énergétique. Il devient impératif  de  renforcer la coopération notamment dans le domaine de l’énergie qui est  un  facteur  stratégique  de l'activité économique, pouvant représenter un lien très fort entre le nord et le sud de la Méditerranée.

 

2.- les six axes de la transition énergétique de l’Algérie  2017/2025

 

 

-Le premier axe, est d'améliorer l'efficacité énergétique  afin d’économiser  grâce aux nouvelles techniques,  la  consommations d'énergie tant au niveau des ménages que du secteur économique  renvoyant d’ailleurs à  la politique des subventions actuellement généralisées source de gaspillage qui doivent être ciblée pour les produits énergétiques  A cet effet, une réflexion est  engagée par le gouvernement algérien pour la création d'une Chambre nationale de compensation chargée de la péréquation inter socio- professionnelle et inter- régionale,

 

 -Le deuxième    axe, l'Algérie a décidé d'investir à l'amont pour de nouvelles découvertesMais pour la rentabilité de ces gisements tout dépendra du vecteur prix au niveau international et du coût, pouvant découvrir des milliers de gisements non rentables,

 

 -Le troisième   axe est le développement des énergies renouvelables devant combiner le thermique et le photovoltaïque dont le coût de production mondial a diminué de plus de 50%Or, avec plus de 3000 heures d'ensoleillement par an, l'Algérie a tout ce qu'il faut pour développer l'utilisation de l'énergie solaire dans  le cadre d’un partenariat gagnant/gagnant.  À cet effet, le CREG (l'agence de régulation) a publié de décrets destinés à accompagner la mise en œuvre du programme algérien de développement des énergies renouvelables  dans le cadre de  la mise en place d'un Fonds national de maîtrise de l'énergie (FNME) pour assurer le financement de ces projets et octroyer des prêts à des taux d’intérêts bonifiés et des garanties pour les emprunts effectués auprès des banques et des établissements financiers.

 

- Le quatrième   axe, l'Algérie compte construire sa première centrale nucléaire en 2025 à des fins pacifiques, pour faire face à une demande d'électricité galopante.

 

 -Le cinquième    axe, est l'option du pétrole/gaz de schiste (3ème réservoir mondial selon des études internationales)  introduite dans la nouvelle loi des hydrocarbures de 2013, dossier que j’ai l’honneur de diriger pour le compte du gouvernement et remis en janvier 2015. En Algérie, devant éviter des positions tranchées pour ou contre, un large débat national s'impose, car on ne saurait minimiser les risques de pollution des nappes phréatiques au Sud du pays. L'Algérie étant un pays semi-aride, le problème de l'eau est  un enjeu stratégique au niveau méditerranéen et africain.

 

-Le  sixième   axe,  l’Algérie a décidé  à appliquer les résolutions  de la COPE21 et de la COP22, concernant le réchauffement climatique. Mais une  action efficace   ne peut être conçue dans le cadre d'une Nation. Elle  impliquera une large concertation avec notamment entre les pays du Sud  de la méditerranée et le  Maghreb  car  pour le Maghreb dont l'Algérie, les ressources hydriques sont vulnérables aux variations climatiques,  l'eau et sa gestion étant  des problèmes conditionnant son avenir,

 

3.-En résumé : entreprendre ensemble

 

Comme j’ai eu  à l’affirmer au cours de différentes conférences internationales et récemment dans un long interview à l’American Herald Tribune ( 28/01/2016) ,  le co-développement, et les co-localisations, qui ne sauraient se limiter à l'économique, incluant la diversité culturelle, peuvent être le champ de mise en œuvre de toutes les idées innovantes au niveau du bassin méditerranéen, pour en faire un lac de paix et de prospérité partagé. Dans  l'intérêt tant  des Européens et que de toutes les populations sud méditerranéennes, les frontières du marché commun de demain, les frontières de Schengen de demain, les frontières de la protection sociale de demain, les frontières des exigences environnementales de demain, doivent être au sud du Maroc, au sud de la Tunisie et de l'Algérie, et à l'Est du Liban, de la Syrie, de la Jordanie et de la Turquie passant par une paix durable au Moyen Orient où les populations juives et arabes ont une histoire millénaire de cohabitation pacifique.  ademmebtoul@gmail.com

 

 Who is the Professor Abderrahmane Mebtoul?

Professor Mebtoul is an Algerian economist, a professor of universities and an international expert, he is a former emigrant who has completed primary and secondary studies, a part of superior in Lille (France). Doctor of State in Economics (1974), graduate of the Institute of Management of Lille (1973), he is a member of several international organizations, author of more than 20 books, and lecturer for more than 500 conferences National and international levels. During his career, he was administrative officer on the road to African unity (1972/1973), Director of Studies at the Ministry of Energy/Sonatrach (1974/1979, 1990/1995, 2000/2006), former magistrate, first Counselor, Director General of Economic Studies at the Court of Auditors (1980/1983), President of the Algerian Privatization Council at the rank of Minister Delegate (1996/1999), Director of Studies at the Office of National Security-DGSN (1997/1998), Expert Economic and Social Council (1995/2007), Expert at the Presidency of the Republic (2007/2008), independent expert to the Prime Minister (from January 2013 to the present), who led several important cases on behalf of the successive Algerian governments from 1974 to 2016. Professor Mebtoul is an independent expert since 10 November 2016 for economic matters with the Secretary General of the FLN, the President of the FLN being the President of the Algerian Republic.
NB-Pr Abderrahmane MEBTOUL  ancien émigré ayant effectué des études primaires, secondaires, une fraction du supérieur à Lille ( France) est Docteur d’Etat  en  Sciences Economiques ( 1974) diplômé  d’expertise comptable de l’Institut supérieur de Gestion de Lille ((1973), membre de plusieurs organisations internationales , auteur de plus de  20 ouvrages  et de  plus de 500 conférences nationales et internationales est professeur des Universités et   Expert International–  officier d’administration à la route de l’unité africaine- (1972/1973) -Directeur d’Etudes Ministère Energie/Sonatrach 1974/1979-1990/1995-2000/2006- ancien magistrat- premier conseiller  -directeur général des études économiques  à la Cour des comptes (1980/1983)  président du Conseil algérien des privatisations -rang Ministre Délégué- (1996/1999) –Directeur d’Etudes au cabinet de la sureté nationale- DGSN - (1997/1998) expert conseil économique et social 1995/2007- Expert  à la  présidence de la république 2007/2008- Expert indépendant  auprès du premier ministre ( de janvier 2013 à ce jour  ) ayant dirigé plusieurs important s dossiers pour le compte des  gouvernements successifs algériens  de 1974 à 2016 – expert  indépendant depuis le 10 novembre 2016 pour des dossiers économiques directement auprès du secrétaire général du FLN , dont le président du FLN est son Excellence le Président de la République.

Antoine-Tristan MOCILNIKAR

Place des partenariats énergétiques pour répondre aux défis de la Méditerranée
La Méditerranée est en crise. Crise politique, Crise Géopolitique, mais crise climatique déjà prononcée (manque d'eau, précipitation catastrophique, incendies gigantesques). L'OME le rappelle que le besoin supplémentaire d'énergie est énorme notamment dans le domaine électrique

(3 à 5 fois moins d'électricité qu'en Europe par habitant).

Crise financière également.
Notons que les crises politiques, géopolitiques et climatiques sont liées : la première cause des migrations n'est pas liée aux conflits mais au changement climatique : désertification, accès à l'eau, dérèglements divers... Lutter PAR DES ACTES contre le dérèglement climatique, c'est lutter pour la stabilisation politique de la planète :

dérèglement climatique=>migrations forcées=>tensions sur les ressources et tensions avec les populations d'accueil =>risques de déstabilisation et de conflits.
L'énergie dans ce vaste panorama. L'actualité est très importante.

Découverte de gisements gaziers de taille très importante relativement à la taille des pays (pib ou population). Ouverture de discussion importante sur des infrastructures internationales majeurs dans le domaine du gaz. Développement important du renouvelable avec des réalisations d'exception dans le thermosolaire, le photovoltaïque. Si on rajoute le Moyen-Orient à la Méditerranée à ce sujet, le palmarès des prix les plus bas est obtenu dans la région. Cas très intéressant du solaire/gaz. Cas très intéressant de l'assistance à l'exploitation d'hydrocarbure avec du thermosolaire.
C'est un sujet pris en compte dans les partenariats régionaux : Union pour la méditerranée et ses trois plateformes. Forum économique de la Méditerranée occidentale (Dialogue 5+5). Un des SEPT DOMAINES D’ACTION PRIORITAIRES de la Stratégie méditerranéenne pour le Développement Durable (SMDD) (ONU/plan bleu). OSCE : programme du groupe de contact méditerranéen pour 2017 : 12 juin : énergie et sécurité : le rôle du secteur énergétique en matière de stabilité économique et politique en région méditerranéenne. La ligue arabe elle développe un groupe sur l'énergie relativement dynamique. Et bien entendu les associations professionnels comme l'OME mais aussi MEDELEC, MEDENER.
Il s'ajoute à Eau et Développement urbain. L'énergie est centrale dans pour les questions d'Eau et Développement urbain. Énergie avec numérique, smart grid, accès au réseau, efficacité énergétique,
Par ailleurs, n'oublions pas que la Méditerranée est le pont entre l'Afrique et l'Europe. Selon les dernières prévisions des Nations Unies, l’Afrique subsaharienne comptera 2,5 milliards d'habitants en 2050 contre 1,2 milliard en 2016 (100 millions d’habitants en 1900).
Il faut inscrire ses coopérations dans une logique de verticale africaine.
Lors du 27ème sommet Afrique-France, tenu à Bamako du 13 au 14 janvier dernier, le Président de la République a annoncé que la France soutiendra le projet d’énergie renouvelable en Afrique à hauteur de 3 milliards d’euros. Cela concerne aussi l'Afrique du Nord. Dans les 19 projets sur 240 concernant l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables.
Il y a des besoins, des moyens, des projets. Il ne faut pas attendre la paix pour aller de l'avant.
Antoine-Tristan MOCILNIKAR est Ingénieur général des Mines au secrétariat général du ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, en charge d’une mission sur la croissance verte. Ancien élève de l’École Polytechnique et titulaire Doctorat en Mathématiques appliquées à l’économie de l’environnement de l’Université de Paris-IX, Dauphine, il est également Auditeur diplômé à la 24ème session de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ). Après 25 ans de carrières dans des laboratoires de recherche (MIT, CEREMADE), l’administration (Présidence de la République, services du Premier ministre, ministère des affaires étrangères, ministère des finances) l’entreprise (Codirigeant d’une filiale Vivendi Universal net), ses spécialités sont le développement économique et des entreprises dans le domaine de la croissance verte et du numérique ainsi que les partenariats et coopérations en Afrique et au Moyen-Orient.


Bruno LESCOEUR

Président de l’OME, ancien Administrateur délégué d’Edison spa
Bruno Lescoeur, né en 1953, est diplômé de l'Ecole Polytechnique, de l'Ecole Nationale de la Statistique et de l'Administration Economique (ENSAE) et de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris. Il intègre EDF en 1978 au sein du Service des Etudes Economiques Générales et devient Directeur Délégué de la direction financière 'EDF.

En 1998, Il est nommé Président Directeur Général de London Electricity Group, qu’il développe pour en faire ce qui devint EDF Energy.

En 2002, il devient le Directeur de la Production, de l’Ingénierie et du Trading d’EDF.

En 2005, il est Directeur Général Adjoint d’EDF, membre du comité exécutif, en charge de l’international.

Il est chargé en 2008 de développer les activités gazières du Groupe. Il est nommé en avril 2011 administrateur délégué d’EDISON spa dont EDF prend le contrôle fin 2012, et continu d’être le Directeur gaz du Groupe et responsable de l’Europe du sud, basé à Milan.

De retour à Paris début 2016, Il est conseiller spécial du Président Directeur Général.

Président de l ’Observatoire Méditerranéen de l’Energie .depuis 2013, il est Chevalier de l’Ordre National du Mérite et de l’Ordre National de la Légion d’Honneur.
Canevas de l’intervention :

Les scenarios de la transition énergétique en Méditerranée, notamment compte tenu des engagements pris (NDC’s) dans le cadre de la COP 22 par les pays de la région, tels qu’étudiés par l’OME (et dont Mme Houda ALLAL, la directrice générale de l’observatoire aura parlé dans sa présentation lors de la session 1) font assez bien ressortir le rôle de bouclage joue par le gaz dans l’équation énergétique de nombreux pays de la région. Or la géopolitique du gaz a non seulement été transformée au niveau mondial par les évolutions que l’on connait (et notamment le rôle du GNL au niveau mondial et la révolution des shales gaz US) mais aussi au plan régional, avec singulièrement les découvertes importantes de gaz en, méditerranée orientale. Il ne s’agit pas seulement de constater que de nouvelles ressources deviennent disponibles pour des pays jusque la très importateurs (Israël, Egypte, chypre , Liban peut-être, etc.) , mais l’importance potentielle de ces ressources leur donne une importance régionale et suscite beaucoup de convoitises, et modifie substantiellement des jeux d’acteurs non seulement ceux de la région (Egypte, Turquie pour ne citer que les plus important) mais aussi de ceux qui sont autour au premier plan desquels figure l’Union européenne avec ses propres incohérences internes, la Russie, directement ou indirectement, avec les réactions qu’elle ne manque pas de créer chez d’autres acteurs et non des moindres. . On essaiera d’illustrer sur ce sujet particulier du Gaz est méditerranéen ( et en tirant notamment parti de l’expérience d’EDISON, certes petit operateur dans le monde gazier, mais le seul européen ayant eu des licences d’exploration en Israël et en Egypte) que la Méditerranée a plus que jamais besoin d’être un espace de coopération renforcées et innovantes sauf à être sur ce sujet aussi un lieu de confrontation ou d’opportunités perdues pour éviter que cet espace de développement de nos civilisations ne soit réduit a une ligne de fracture entre elles. La mission de l’OME est de travailler a ces coopérations entre industriels de l’énergie mais aussi de favoriser les coopérations au niveau plus politique et se félicite de sa coopération avec l’Union pour la Méditerranée dans le cadre des plateformes de coopération, dans le domaine de l’énergie, et notamment sur le Gaz lancée récemment par L’Union Européenne.
Delphine Borione

Secrétaire Générale adjointe principale

Union pour la Méditerranée
L’Union pour la Méditerranée est une organisation intergouvernementale réunissant 43 pays dont le but est de promouvoir le dialogue et la coopération dans la région euro-méditerranéenne. Dès sa création en 2008, la question de l’énergie a été au cœur du mandat de l’UpM. Cet engagement pour une plus grande coopération régionale dans le domaine de l’énergie a été réaffirmé par la déclaration ministérielle de l’UpM du 1er décembre 2016. Réussir la transition énergétique ne peut en effet pas se faire sans un travail partenarial entre les pays Méditerranéens. Ce travail concerne l’ensemble des dimensions de la transition énergétique. Bien que ce soit important, il ne s’agit pas uniquement de développer les interconnections physiques entre pays de la Méditerranée pour permettre à l’Europe de bénéficier des énergies renouvelables produites en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Il faut également travailler ensemble sur la question de la recherche (comme le prévoit le programme PRIMA ou le réseau MedECC), sur la question urbaine (à l’instar de l’initiative UPFI ou de la Mediterranean Covenant of Mayors en cours de développement), sur le développement humain et la formation (UfM Energy University by Schneider Electric par exemple), sur la création d’opportunités pour le secteur privé (comme le fait le projet méditerranéen RESCP Post Rio  +20) et sur le financement de cette transition (initiative SPREF portée par l’EBRD par exemple). Il faut pour cela un appui politique fort et des structures multi-acteurs au sein desquels ce travail partenarial puisse émerger. L’UpM travaille activement pour favoriser l’émergence de ce cadre. Elle a ainsi mis en place trois plateformes régionales de dialogue : sur le marché de l’électricité, sur le gaz (dont le secrétariat est assuré par l’Observatoire Méditerranéen de l’Energie) et sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Ces plateformes interagissent avec les autres plateformes régionales de dialogue de l’UpM, dont celle sur les questions de changement climatique, afin d’assurer une vision cohérente de la mise en œuvre des objectifs de développement durable à l’échelle de la région Euro-Méditerranéenne.

Lucien Chabason

Les caractéristiques du bassin méditerranéen en font un des hot spots de la planète :

  • La persistance d’une croissance démographique élevée au sud avec cependant certains pays en transition démographique

  • La croissance économique plus faible que la croissance mondiale ; maintien d’une activité touristique élevée sur la rive nord ; que deviens le tourisme sur la rive est et sud ?

  • Les difficultés des pays européens méditerranéens après la crise de 2008

  • Le développement des conflits et guerres civiles

  • Immigration et réfugiés

  • Un environnement naturel fragile ; des ressources limitées pour l’environnement et la croissance verte

  • Une méditerranée à plusieurs vitesses ; constitution d’un espace ouest-méditerranéen ?

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