Fluctuation de la relation Etat-entreprises publiques dans les pays en transition





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Fluctuation de la relation Etat-entreprises publiques dans les pays en transition.

Cas de l’Algérie
Malika AHMED ZAID-CHERTOUK

Laboratoire REDYL

Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, Algérie

malika-ahmedzaid@ummto.dz
RESUME.

Sous l’effet de contraintes externes et internes, l’Algérie s’est vue engagée dans des processus de transformations multiformes dans les décennies 1980 à 2000 devant être accompagnées de mutations dans les relations Etat/Entreprises publiques. Cette reconfiguration devait conduire à un désengageant progressif de la main mise totale sur les entreprises publiques pour les voir se consacrer à des impératifs de production dans un environnement ouvert à la concurrence.

Dans un contexte de restructuration et de privatisation, les entreprises publiques se trouvent à chaque fois confrontées à des difficultés financières conduisant à des réformes inachevées empreintes d’hésitations où les entreprises publiques font figure d’interfaces singulières aux mains d’un Etat qui n’arrive pas à opérer sa propre mue. Ballottées d’abord entre la logique des industrialistes et celle des financiers, puis entre la dynamique des réformateurs et le statisme des conservateurs, les entreprises publiques demeurent toujours dépendantes de l’Etat qui conserve de larges pouvoirs de décision, de financement. L’on est alors en mesure de s’interroger sur l’invariabilité du rôle de l’Etat dans les entreprises publiques et les raisons majeures de cette attitude ambivalente conduisant ainsi à un statu quo dans le sort réservé aux entreprises publiques.

Mots clés : Rôle de l’Etat, entreprises publiques, régulation, logiques, recapitalisation, Algérie.
Abstract.

Under the effect of external and internal constraints, Algeria is seen engaged in multifaceted process transformations in the decades from 1980 to 2000 to be accompanied by changes in state relations / Public Enterprises. This reconfiguration should lead to a gradual disengaging hand total bet on public companies to devote himself to see the production requirements in an environment open to competition.

In a context of restructuring and privatization, public companies are each time facing financial difficulties leading to unfinished reforms footprints hesitation where public enterprises stand out as unique interfaces at the hands of a state that n ' unable to operate its own moult. First tossed between the logic of the industrialists and financiers, and the dynamics between reformers and conservatives droop, SOEs still remain dependent on the state which retains broad powers of approving, funding. The then one is able to question the immutability of the role of the State in public enterprises and major reasons for this ambivalent attitude leading to a status quo in the fate of public enterprises.

Keywords: Role of the State, public enterprises, regulation, logical, recapitalization, Algeria.




  1. INTRODUCTION



Héritières des nombreuses sociétés nationales de la période socialiste des décennies 1970 et 1980 dont elles portent bien des stigmates, les entreprises publiques algériennes (EPA) embrassent des champs diversifiés de l’économie nationale dont le degré d’interaction avec l’État, pour répondre aux principales missions publiques, s'accomplit différemment selon leurs champs d'intervention. Leurs résultats financiers à l'image de quatre grandes entreprises publiques en charge des secteurs de l’eau (ADE), de l’électricité et du gaz (SONELGAZ), des hydrocarbures (SONATRACH) ou de l’industrie pharmaceutique (SAIDAL) sont mitigés. Leur histoire est marquée par de nombreuses réorganisations et restructurations qui peinent à se matérialiser réellement et aboutir à des entités autonomes pleinement intégrées dans le jeu de l’économie de marché, l’un des objectifs recherchés par les réformes économiques engagées au début de la décennie 1990 pour assurer la transition de l’économie administrée à l’économie de marché.

De nombreux travaux ont relevé les déficits de ces entités économiques, tant en matière de gouvernance, que de leur capacité à se prêter au jeu de la privatisation ou encore à assurer leurs équilibres financiers et honorer leurs engagements vis-à-vis des banques. Fortement dépendantes d’un Etat actionnaire ne semblant pas vouloir se désengager de son statut de tuteur légal qu’il continue toujours d’exercer, elles n’arrivent pas à intégrer les pratiques de la concurrence et de la compétitivité. Demeurées sous l’emprise d’un protectionnisme sans mesure, les EPA dépendent largement de la rente pétrolière et participent, à quelques exceptions près, au maintien de la paix sociale en qualité de puits d’emplois qualifiés d’improductifs. Elles sont réputées entretenir des sureffectifs et jouir de facilités particulières auprès des établissements bancaires et de la Trésorerie publique. Dès lors, leur réputation se trouve entachée d’une part, par cette forme de détournement de leur objectif principal consistant à contribuer efficacement à la productivité et à l’émancipation de l’économie nationale et, d’autre part, par leur participation à la prédation de la rente à travers des rapports complexes et insuffisamment identifiés à l’Etat actionnaire, sensé jouer le rôle de régulateur.

Les EPA s’insèrent, avec les entreprises du secteur privé naissant, dans le système économique algérien enfermé dans une sorte de trou noir incarné par le triptyque infernal de la rente pétrolière, de l’économie informelle et de la mauvaise gouvernance managériale ; une trappe qui semble stériliser la dynamique des réformes devant aboutir à l’émergence d’un secteur productif hors hydrocarbures susceptible de tirer l’économie nationale. Ce système établit des liens diffus entre la logique rentière et l’extension de la sphère informelle, résultat d’une transition chaotique et inachevée de l’économie administrée à l’économie de marché ayant conduit à la dévitalisation des EPA.

Dès lors, il devient opportun de nous interroger sur la nature de l’implication de l’Etat dans les EPA, sur les capacités d’adaptation et de réactivité des EPA aux nouvelles conditions contenues dans les réformes et sur la nature des résistances apparues au niveau interne et dans la mise en œuvre des réformes. Après avoir défini le cadre théorique de l’étude et rappelé la chronologie de l’évolution des EPA, nous tenterons, dans une première partie, de prendre la mesure de leurs transformations, dans le contexte consécutif au Consensus de Washington auquel a adhéré l'Algérie, en tentant d'identifier la place et le rôle de l’Etat dans le secteur public marchand et les logiques prévalentes. Dans une seconde partie, nous examinerons les raisons majeures justifiant cette attitude ambivalente et dualiste de l'Etat envers les EPA, soutendue par une forme de constance ou d'invariabilité au plan de leur organisation, du concours financier, de la volonté de les maintenir sous perfusion et de l’usage qu’il en fait selon les périodes de crise ou d’aisance financière, au-delà des arguments essentiels justifiant l’existence d’EPA compétitives dans un pays en transition.
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