Note de conjoncture insee





télécharger 121.67 Kb.
titreNote de conjoncture insee
page1/7
date de publication18.05.2017
taille121.67 Kb.
typeNote
d.20-bal.com > économie > Note
  1   2   3   4   5   6   7
Comité du bois

CEE-ONU

Commission économique pour l’Europe
des Nations unies


68ème SESSION


Le marché du bois en France


Situation actuelle et
perspectives à court terme


Septembre 2010

Direction générale des politiques agricole, agroalimentaire et des territoires

Service de la forêt, de la ruralité et du cheval

Sous-direction de la forêt et du bois

Bureau du Développement Economique

SOMMAIRE

  1. Tendances économiques générales et contexte politique 3

  2. Politiques publiques et initiatives privées en matières de produits forestiers 4

  3. Moteurs des marchés des produits forestiers 5

4. Evolution des marchés des produits forestiers 6

  1. Matière première bois 6

  2. Bois énergie et politiques de promotion 9

  3. Produits forestiers certifiés 10

  4. Produits transformés dérivés du bois et produits à valeur-ajoutée 11

  5. Sciages résineux 12

  6. Sciages feuillus 13

  7. Panneaux dérivés du bois 14

  8. Pâte à papier et papiers cartons 15

  9. Marché du carbone dans le secteur forestier 17

5. Tableaux 19

A. Indicateurs économiques (commerce extérieur) 19

B. Production et commerce des produits forestiers en 2008, 2009 et 2010 22

Ce rapport intègre des données du Service de la statistique et de la prospective du ministère chargé de l’agriculture et de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), ainsi que des informations fournies par divers organismes de la filière forêt-bois : la Confédération française de l’industrie des papiers, cartons et celluloses (COPACEL), la Fédération nationale du bois (FNB), Forestiers Privés de France, Le Commerce du bois (LCB), l’Office national des forêts (ONF), PEFC France, l’Union de la coopération forestière française (UCFF), l’Union des fabricants de contreplaqués (UFC), l’Union des Industries du Bois (UIB), l’Union des industries des panneaux de process (UIPP).
Contact : Michel Hubert (michel.hubert@agriculture.gouv.fr)
1. Tendances économiques générales et contexte politique

Note de conjoncture INSEE1 - juin 2010 : AU MILIEU DU GUE

Au premier trimestre 2010, la croissance en Europe et en France a été décevante, en lien avec une demande interne atone. Ces résultats contrastent avec le dynamisme observé aux États-Unis et au Japon : les premiers restent portés par des mesures de relance toujours massives, le second bénéficie de sa proximité avec l’Asie émergente.

Pour le deuxième trimestre, les enquêtes auprès des chefs d’entreprises laissent prévoir un fort rebond de la production, notamment manufacturière, dans la zone euro. L'activité serait soutenue par le dynamisme du commerce mondial, qui perdure. La dépréciation de l’euro commencerait en outre à faire sentir ses effets positifs. Le rebond serait vif en Allemagne, où les perspectives des industriels sont très favorables selon les enquêtes. La France bénéficierait également de ce contexte plus porteur : la croissance du PIB atteindrait 0,5 % au deuxième trimestre, après 0,1 % au premier.

La fin de l’année s’annonce cependant sous des auspices moins favorables. Le dynamisme des économies émergentes devrait se tempérer quelque peu, notamment en Chine, et, dans de nombreux pays, la croissance commencerait à subir les effets négatifs des déséquilibres de finances publiques. Aux États-Unis les conditions budgétaires vont ainsi devenir progressivement plus restrictives. Dans certains pays européens également, les premières mesures de redressement entrent en application dès l’été. Enfin, le regain de tensions observé en Europe sur les marchés de dette souveraine et les marchés interbancaires pourrait contrarier l’assouplissement en cours des conditions de financement des ménages et des entreprises. Au total, la croissance fléchirait quelque peu au second semestre dans les économies avancées.

En France, l’activité progresserait au rythme de 0,4% au troisième comme au quatrième trimestre. Le dynamisme actuel des exportations se propagerait peu à peu à la demande intérieure. Il entraînerait ainsi dans son sillage l’investissement productif des entreprises, et la situation du marché du travail commencerait à s’améliorer quelque peu dans les secteurs marchands. Cependant le taux de chômage resterait stable tout au long de l’année.

Le pouvoir d’achat des ménages ne bénéficierait que progressivement de cette amélioration, l'accélération des revenus d’activité se trouvant en effet modérée par un regain d’inflation. Au total, la consommation retrouverait une croissance modeste, une fois absorbé le contrecoup de la prime à la casse. Le taux d’épargne augmenterait alors légèrement, reflet d’une certaine prudence des ménages.

Plus encore qu’à l’accoutumée, notre scénario est affecté par de nombreux aléas. Si les tensions observées actuellement sur les marchés financiers venaient à s’amplifier brutalement, alors le scénario de reprise décrit dans cette note pourrait être remis en cause. Il en irait de même si les ménages procédaient à une forte augmentation de leur épargne de précaution, en vue de faire face à de futures mesures de redressement des finances publiques. À l’inverse, une poursuite de la dépréciation de l’euro viendrait renforcer la croissance européenne et française.

Le climat des affaires, bien que toujours dégradé, a commencé à s'améliorer. Cette amélioration est notamment imputable à la détente sur les marchés financiers ainsi qu'aux plans de relance mis en œuvre dans les économies avancées comme dans les principaux pays émergents. En ligne avec l'évolution du commerce mondial, la baisse de la demande étrangère adressée à la France commencerait à s'atténuer après la contraction brutale enregistrée au tournant de l'année 2009. Les exportations françaises suivraient une trajectoire similaire : après avoir baissé de 6,0 % au premier trimestre, elles se replieraient de 3,8 %, 1,8 % puis 0,8 % au cours des trois trimestres suivants. Au total, les exportations reculeraient de 13,5 % en 2009.

La production manufacturière française a de nouveau reculé au premier trimestre 2009 : -7,0 % après -7,8 % au quatrième trimestre 2008. Au premier trimestre, l'activité s'est également repliée dans les services marchands et dans la construction. D'ici fin 2009, le repli s'atténuerait. En effet, la consommation des ménages résisterait, les perspectives d'activité s'annoncent moins dégradées dans les services, et le plan de relance pour la construction porterait ses fruits. Sur l'année, le pouvoir d'achat des ménages croîtrait un peu plus en 2009 (+1,1 %) qu'en 2008 (+0,6 %) du fait essentiellement du reflux de l'inflation.

La récession actuelle a des caractéristiques inédites dans l'histoire économique récente, ce qui rend la prévision plus incertaine qu'à l'accoutumée. Ainsi, le retour de la croissance pourrait être plus précoce et plus marqué qu'attendu, si se mettait en route une dynamique auto-entretenue : les premiers signes de rebond peuvent s'accompagner d'un retour de la confiance qui à son tour incite les agents à engager de nouvelles dépenses. À l'inverse, nous traversons simultanément une crise financière et une récession mondiale. Dans les deux cas, les précédents historiques montrent que les sorties de crise financière comme les sorties de récession mondiale sont en général plus lentes que les autres sorties de récession.

2. Politiques publiques et initiatives privées en matière de produits forestiers

Afin de répondre à ses engagements européens et aux besoins en énergie et matériau écologique que constitue le bois, la France s’est donnée pour objectif de récolter 21 millions de mètres cube (Mm3) supplémentaires à l’horizon 2020. Le 19 mai 2009, à Urmatt, le Président de la République a annoncé un plan de développement destiné à fédérer l’ensemble des acteurs de la filière forêt-bois autour de la mobilisation accrue de la ressource forestière accompagnée d’une meilleure préservation de la biodiversité.
Ce plan s’organise autour de trois axes : la création de nouveaux débouchés pour le bois, la structuration de la filière et une mobilisation accrue de la ressource. Il s’est appuyé sur les propositions la mission confiée par Monsieur Nicolas Sarkozy à l’ancien Ministre de l’agriculture Jean PUECH, afin d’élaborer un plan d’action en faveur de la filière forêt-bois française. Ce rapport s’est lui-même inscrit dans les suites des Assises de la forêt et du Grenelle de l’environnement.
Développer l'usage du bois dans la construction et pour l’énergie
Le Gouvernement encourage le développement de débouchés porteurs, dans les domaines de la construction et de l’énergie, qui constituent un levier important pour sortir de la crise économique.

Dans le secteur de la construction, deux mesures réglementaires ont été prises :

  • la multiplication par 10 du seuil minimum d’incorporation du bois dans les constructions neuves (décret du 15 mars dernier) ;

  • l’exemption de permis de construire pour les travaux d’isolation extérieure (décret du 16 octobre 2009) ; les bardages en bois sont ainsi désormais soumis à une simple déclaration préalable.


Dans le secteur de l’énergie, le Gouvernement a revalorisé le tarif d’achat de l’électricité produite à partir de bois.

Renforcer la structuration de la filière forêt-bois
Afin de faire émerger un tissu d’industries de taille suffisante, le fonds bois a été créé le 25 septembre 2009. Alimenté par les partenaires financiers fondateurs (Groupe Eiffage, Crédit Agricole, ONF et le Fonds d’investissement stratégique), il est doté de 20 M€. En huit mois, ce fonds a réalisé ses trois premiers investissements pour un montant global de 4,2 M€ dans les secteurs prioritaires des scieries, des produits pour la construction bois et le bois énergie.
Le soutien au développement de la filière forêt-bois se poursuit en respectant la hiérarchisation de l’utilisation de la biomasse issue du Grenelle de l’environnement (alimentaire, matériau, énergie). En outre, les investissements d’innovation de la filière forêt-bois pourront prendre toute leur place dans le cadre des appels d’offres et des autres dispositifs financés par les dépenses d’avenir et les appels d’offres de l’Agence nationale pour la recherche.
Mobiliser la ressource et renforcer la gestion des risques

Gestionnaire des forêts publiques et responsable de la mise en marché d’environ 40 % des bois, l’Office national des forêts s’est profondément réformé ces dernières années pour renforcer son rôle structurant pour la filière bois, en particulier par le développement des contrats d’approvisionnement avec les industriels.
L’effort de mobilisation doit également concerner les forêts privées qui représentent les trois quarts des forêts et sont détenues par 3,5 millions de propriétaires. Afin de lutter contre leur sous-exploitation, les soutiens publics seront conditionnés à l’exploitation effective de la forêt. Par décret en date du 19 mai 2010, l’octroi de certaines exonérations est désormais subordonné à la production d’un bilan décennal de gestion durable.
La loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche vise à rendre plus dynamique la gestion en forêt privée et à dépasser le handicap de son morcellement. Ainsi, les propriétaires forestiers de moins de 25 ha bénéficieront d’une offre élargie de services qui ouvrira droit à réduction d’impôt. Les actions territoriales de développement forestier seront ciblées sur les massifs sous-exploités grâce à des plans pluriannuels régionaux de développement forestier. Afin d’améliorer la structuration du foncier forestier, les cessions amiables de petites parcelles forestières seront facilitées.
Enfin, pour répondre à une demande forte des sylviculteurs, un dispositif assurantiel a été inscrit dans la loi. Il repose, d’une part, sur un compte d’auto-assurance, dont les sommes peuvent être employées pour faire face aux conséquences des aléas ou pour les prévenir et d’autre part, sur une incitation fiscale (réduction d’impôt) à la souscription d’une assurance privée.
3 moteurs des marchés des produits forestiers

Le principal moteur des marchés des produits forestiers est bien évidemment la demande en produits de construction, biens de consommation ou combustibles dérivés du bois, avec des tendances de fond (recours aux matériaux renouvelable), des caractéristiques culturelles (modèle architectural traditionnel par exemple) ou encore des effets de mode (aspect esthétique des bois, choix des architectes et designers). Dans l’analyse de cette demande, il ne faut pas sous-estimer une part d’affectif chez le consommateur qui appréhende mal le lien entre le produit bois (écomatériau, source d’énergie renouvelable…) jouissant d’une image plutôt positive et la forêt ou l’arbre dont il est issu, dont le prélèvement est trop souvent et à tort associé aux images de déforestation.
Cette demande, déjà amplement influencée par les facteurs précités, est très largement soumise d’une part aux aléas économiques, dont dépendent très étroitement les secteurs de la construction et de l’emballage, et d’autre part aux aléas liés aux phénomènes météorologiques ou sanitaires que peuvent subir les forêts (tempêtes, incendies, attaques d’insectes…). En France comme ailleurs, la crise économique a durement touché tous les secteurs de la filière forêt bois en 2008 et 2009 ; la tempête Klaus qui a sévi dans le Sud-Ouest le 24 janvier 2009 est venue la fragiliser un peu plus.
Le moteur de la demande peut néanmoins être soutenu par des politiques publiques. C’est le cas en France avec le Grenelle de l’environnement, grand forum environnemental à cinq collèges (Etat, Collectivités, Salariés, Employeurs, ONG) lancé fin 2007. Celui-ci a permis de dessiner les grands axes de la politique du gouvernement français, traduits en deux lois et de nombreux textes d’application. Certaines dispositions ont été mises en place en faveur du bois construction et du bois énergie (cf. 2.). D’autres comme le développement des bâtiments basse consommation leur profite indirectement.
Ces politiques en faveur du bois ne sont pas légitimes sans une attention particulière portée à son origine légale et durable. C’est le rôle du dispositif encadrant les politiques d’achats publics que l’Etat français a mis en place depuis 2005 et qui est en cours d’évolution pour prendre en compte les avancées réglementaires (plan d’action de l’UE « FLEGT ») et celles apportées par les entreprises et les producteurs forestiers (certification, chartes d’achats responsables, etc).
4. Évolution des marchés des produits forestiers

A – Matière première bois (Bois ronds, y compris les grumes de sciage et le bois de trituration)
A.1. LA Récolte française
Le volume récolté en 2009 (38,6 Mm3) a augmenté de 9 % par rapport à 2008 (35,5 Mm3). Cette augmentation de la récolte est très limitée compte tenu des 13,2 Mm3 de chablis récoltés de la tempête Klaus. Elle traduit un niveau de la demande encore inférieur à celui de 2008 sur l’ensemble des marchés hormis celui du bois énergie.
Les volumes commercialisés en 2009 se répartissent comme suit :


  • 5,2 Mm3 de bois d’œuvre feuillus (6,1 Mm3 en 2008),

  • 17,2 Mm3 de bois d’œuvre résineux (15,0 Mm3 en 2008),

  • 12,4 Mm3 de bois de trituration et d’industrie (11,4 Mm3 en 2008),

  • 3,8 Mm3 de bois de feu (3,0 Mm3 en 2008).


Il faut rajouter à cette récolte commercialisée la part de bois prélevé en forêt pour l’autoconsommation, essentiellement pour le bois de chauffage. Cette part représente un volume estimé à environ 23 Mm3.
La commercialisation des bois par les coopératives forestières
Les propriétaires forestiers privés (au total 3,5 millions en France) ont commercialisé 26,1 Mm3 en 2009 (21,4 Mm3 en 2008) soit 68% de la récolte totale.
La coopération forestière regroupe aujourd’hui environ 100 000 producteurs forestiers, avec une surface forestière confiée en adhésion de presque 2 millions d’hectares. Les surfaces d’adhésion ont progressé de 65 000 hectares en 2009. La coopération forestière a quasiment atteint le seuil des 6 Mm3 de bois commercialisés, avec un total de 5, 97 Mm3, en progression de près de 1 Mm3 par rapport à 2008.
Cette augmentation est imputable aux volumes issus des régions sinistrées par la tempête Klaus d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées, qui à elles deux totalisent près de 1,2 Mm3 d’augmentation, en lien avec l’exploitation des chablis et les très importantes opérations de stockage mises en œuvre par les coopératives de ces régions.
La part des volumes exploités et vendus sous contrats d’approvisionnement a continué de croître fortement, pour atteindre en 2009 la valeur de 94% (contre 91 % en 2008, et 88 % en 2007). Les volumes commercialisés correspondent pour 72 % à des bois résineux, 19 % à des bois feuillus et 7 % à des bois de peupliers.
Cette répartition caractérise bien les difficultés des marchés du bois, au-delà de l’effet tempête. On constate en effet dès la fin de 2009, une faible reprise de la demande en bois résineux, notamment de type canter, alors que la crise s’accentue encore dans les bois feuillus, et que la forte chute de la demande en peuplier se poursuit. L’offre de résineux de la coopération s’est donc portée à 4,3 Mm3, en progression de 30 %, alors que dans le même temps les volumes de bois feuillus ont chuté de 12 % à 1,13 Mm3.

Les volumes livrés à l’industrie de la trituration se sont élevés à près de 1,9 millions de tonnes, en progression de 24 %. Une partie de ces volumes, situés en zone sinistrée ont été stockés. Pour ce secteur industriel, la coopération forestière représente une part très significative (32 %) des approvisionnements (en progression constante depuis plusieurs années).
Les volumes vendus en bois de chauffage continuent leur progression avec plus de 605 000 stères de bûches vendus en 2009 (+ 35 %), contre 448 000 en 2008, et environ 410 000 en 2007. Il s’agit des conséquences de l’engouement des marchés de bois d’agrément et de compléments de chauffage (marché des inserts et des poêles), mais aussi à la progression de l’organisation de la coopération forestière sur ce marché face à l’économie « grise » encore dominante dans ce secteur. Toujours très investie dans le secteur des énergies renouvelables et suivant attentivement le développement du marché des plaquettes forestières, la coopération reste leader de cette production avec 135 000 tonnes de plaquettes commercialisées.
L’investissement de la coopération forestière est resté très fort en 2009 également sur les questions de gestion durable de la forêt. Au 31/12/2009, le nombre de propriétaires adhérents de coopérative et adhérents de PEFC est de 28 350 soit 60 % des producteurs engagés dans PEFC. Le volume de bois certifié représente en 2009 73 % du volume commercialisé par les coopératives.
En matière de chiffre d’affaires, on constate une baisse moyenne de 15 %, malgré l’augmentation de volume de bois commercialisés. Là encore, la situation est très contrastée, avec des baisses beaucoup plus marquées (-25 à -35 %) dans les régions non sinistrées.

Cette chute de chiffre d’affaires, conjuguée à la forte érosion des marges a conduit plusieurs coopératives à engager des plans sociaux.
La récolte en forêts publiques
Les volumes de bois mobilisés (vendus ou délivrés) en 2009 dans les forêts publiques se sont élevés à 12,1 Mm3 (12,5 Mm3 en équivalent bois sur pied, EBSP). 5,1 Mm3 proviennent des forêts domaniales et 6,9 Mm3 des forêts des collectivités (y compris 1,3 Mm3 délivrés au titre de l’affouage2).
Alors que l’offre de bois était stable, ces volumes mobilisés sont en baisse de 4 % par rapport à 2008, et représentent la plus faible valeur annuelle depuis 1982. Cela résulte de la réduction de la demande constatée sur tous les produits à l’exception du bois-énergie au cours du premier semestre, puis de la quasi-absence de demande sur les bois d’œuvre feuillus de qualité, notamment le chêne à merrain, au second semestre.
L’analyse par essence révèle une baisse des volumes mobilisés plus forte pour le chêne (-14 %) et les résineux rouges (-9 %) que pour les résineux blancs (-4 %), le hêtre se maintenant au niveau bas de 2008. Pour les résineux rouges, on constate une baisse des volumes en dépit de la commercialisation de chablis de pin maritime suite à la tempête Klaus du 24 janvier 2009 : cela s’explique par la politique de stockage sous eau de ces chablis, pour 340 000 m3, et par la décision prise par l’ONF de gel de toutes les coupes prévues de pin maritime et de pin sylvestre dans le quart sud-ouest de la France, pour 500 000 m3 par an.
Les volumes vendus baissent de 4 % et ceux délivrés en affouage de 5 %. Toutes forêts publiques confondues, 76 % des volumes ont été vendus « sur pied » et 24 % ont été façonnés et vendus bord de route. Les ventes de gré à gré, ont représenté 48 % du volume mobilisé, les ventes publiques 41 % et les délivrances (affouage) 11 %. Les ventes de gré à gré ont augmenté de 18% en 2009, en raison du développement des contrats d’approvisionnement ainsi qu’à la revente des lots invendus en vente publique.
Les volumes vendus en contrats d’approvisionnement augmentent à 2,15 Mm3 EBSP, et représentent 19% du total vendu.

  1   2   3   4   5   6   7

similaire:

Note de conjoncture insee iconDurée : 4 heures
«Evolution de la population de la France métropolitaine de 1960 à 2060» (scénario central de projection). Insee, Insee Première N°...

Note de conjoncture insee icon2 – Prospective et observation de la conjoncture en matière d’habitat
«démarche de gestion», suivi des indicateurs proposés et évaluation de leur pertinence

Note de conjoncture insee iconLa Cours des Comptes aussi
«La conjoncture économique actuelle de notre Nation se prête-t-elle à une réforme de l’asi ?»

Note de conjoncture insee iconDiscutions sur le rapport de conjoncture : Mise en forme du rapport...

Note de conjoncture insee iconRésumé : Les études menées sur le comportement gouvernemental devant...

Note de conjoncture insee iconLa prise en charge médico-sociale et la question de la dépendance
«papy-boom» : selon l’insee la population de 75 ans et plus sera multipliée par 2,5 entre 2000 et 2040, IL devrait y avoir 50% de...

Note de conjoncture insee iconLe rapport de Catherine barbaroux au sujet de l’entreprise individuelle,...
«classiques» (+13%), nettement moins bonne pour les autoentrepreneurs (-21%), se traduisant par un recul de 4,7% de l’ensemble des...

Note de conjoncture insee iconBibliographie avec liens internet bibliography with internet links...
«Les inégalités sociales d’accès aux grandes écoles», Économie et statistique, n° 361, pp. 27-52, Insee

Note de conjoncture insee iconBibliographie Bairoch, Victoires et déboires, III, p. 189 Insee,...
«Redressement productif», manifeste sa volonté de sauver les emplois ce qui peut sembler être les vestiges des derniers bastions...

Note de conjoncture insee iconLa Fondation Abbé Pierre en manque de données
«Quant aux chiffres des personnes hébergées de manière contrainte chez des tiers, IL faut se référer aux chiffres de l’année 2002,...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
d.20-bal.com