Rapport de stage





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Compétences acquises grâce à ce stage.


En réalité on ne peut pas vraiment parler de compétences mais disons plutôt d'expérience. J'ai en effet eu une première approche de l'entreprise au niveau ouvrier qui m'a construit une première expérience de l'entreprise.

Dans la première partie de mon stage, j'ai réalisé le retournage de gants ( cf. : voir III.La chaîne de production. ) Lors de mon arrivée, je me suis trouvé confronté à la barrière de la langue. En effet la plupart des ouvriers ne parlent que leur langue maternelle ou en tout cas ne parlent pas couramment anglais. Ceci fut un premier obstacle à franchir grâce à beaucoup de patience et l'aide du langage des signes ( avec les mains et le corps ). Malgré cela il ne faut pas croire que je ne parvenais pas à m'entendre avec les ouvriers, l'ambiance était très bonne et finalement j'ai rencontré un mécanicien qui parlait anglais et un chef de chaîne qui parlait japonais. Je parvenais donc à communiquer dans l'atelier.

Cette première partie de stage ne m'a pas vraiment permis de comprendre et de connaître le fonctionnement de l'entreprise puisque j'étais cantonné dans une partie de l'atelier et je n'avais pas le temps de faire autre chose. Par contre, je suis devenu expert dans le maniement d'une paire de ciseau et dans le retournement de gants de cuir. Ce travail demande de la patience et de la précision car il faut répéter des centaines de fois le même geste tout en faisant bien attention à ne pas percer un gant ou à le déchirer.

Dans la deuxième partie de mon stage, je me suis occupé du magasin de l'usine et c'est cette partie du stage qui m'a permis de connaître un peu mieux l'entreprise. En effet j'ai pu comprendre comment on peut gérer des stocks et quelle en est le but et l'utilité. Elle m'a permis de voir tout ce qui rentre et tout ce qui sort de l'entreprise mais également de connaître les divers problèmes, de douanes et de transports des marchandises.
    1. Mon travail de stagiaire.


Mon travail dans l'entreprise s'est déroulé en deux parties. Les deux premières semaines de juillet, je retournais des gants et les deux dernières semaines je suis devenu magasinier.

Retourner des gants est un travail long et fastidieux qui demande un minimum de concentration si l'on ne veut pas déchirer ou trouer le gant. C'est également un travail demandant rapidité, efficacité et précision. On exige une certaine rapidité dans l'exécution de la tâche. Afin de pouvoir la contrôler, on a déterminé sur chaque lot de 100 gants une certaine durée d'exécution. Après avoir retourné 100 gants l'ouvrier colle dans un cahier une étiquette comportant le temps de retourne et le numéro du lot ainsi que la référence des gants. Toutes les semaines les temps sont comptabilisés et le salaire en dépendra. Le salaire minimum d'un ouvrier de l'atelier est de 660000 dongs Vietnamien. A cela peuvent s'ajouter diverses primes lorsque le travail est bien réalisé ou lorsque la durée d'exécution est supérieure au temps réel de travail. En ce qui concerne mon salaire, Mr Rostaing m'a payé 100 US dollars pour le moins additionné à 500 000 dong vietnamien ce qui fait un total d'environ mille francs français.

On peut retourner le gant de deux manières différentes : à la main aidée d'un pic que l'on place sur le ventre ou à la machine. Le travail à la main est beaucoup plus rapide que le travail à la machine ( pour les gants en cuir, tricot-cuir ou tissu ) mais beaucoup plus fatigant pour le dos car l'ouvrier est constamment plié en deux. Ainsi la machine complète le travail à la main car il y a également certains types de gants que l'on retourne plus rapidement à la machine qu'à la main. ( pour les gants en tricot par exemple ). Dans les deux cas ce travail demande de la précision : il faut faire passer une tige de fer dans un doigt à l'intérieur du gant puis presser sur le bout du doigt sur l'extérieur du gant à l'aide d'une autre tige de fer et enfin tirer afin de retourner le doigt, on répète cette opération pour chaque doigt soit cinq fois. ( même opération à la machine et à la main ). Si l'on veut aller trop vite ou que l'on n'a pas l'habitude de manier les outils, l'erreur arrive très vite et souvent on troue le gant ou on le déchire, parfois le gant peut-être récupéré mais c'est souvent une perte de cuir. Malgré cela les ouvriers(ères) qui effectuaient ce travail n'abîmaient pas les gants et réalisaient des temps de travail de 110 à 130% par rapport au temps normal de travail qui est de huit heures par jour.

Durant la deuxième période de mon stage, j'ai effectué le travail de magasinier. Le travail était assez dure physiquement car il s'agissait de manipuler des charges assez lourdes dans une atmosphère très chaude. Comme on peut le voir sur la photo du chapitre III.2. Les stocks., il fallait ranger des cartons entre des étagères dans un espace qui n'était pas ventilé.

A la fin de la semaine il fallait également préparer le prochain conteneur à destination de la France. Cela demandait une bonne organisation dans le classement des cartons afin de ne pas en perdre un seul. Ainsi il fallait constamment réorganiser le magasin. Je pense que le chargement du conteneur a été la partie la plus dure de mon stage car il faisait une chaleur atroce à l'intérieur de cette boite de métal qui était restée tout une journée en plein soleil. Dans mes notes que je prenais régulièrement à la fin de chaque journée, voilà ce que j'écris : " ... il faisait une chaleur épouvantable, personne ne parlait, ne souriait, même les vietnamiens souffraient de la chaleur. On buvait énormément de thé afin de se motiver."

Enfin j'ai également aidé au déchargement de quatre tonnes de cuir en provenance d'Inde. Il a fallu décharger des sacs de quarante kilos à l'aide d'un monte charge et de nos bras et les placer dans un endroit du magasin où l'on puisse ensuite les vider, les trier et les ranger.

Malgré tout ce que j'ai pu dire dans ce chapitre de mon rapport de stage, il ne me reste que de très bons souvenirs de ce stage. Je pense même que c'est la meilleure partie de mon séjour au Viêt-Nam. Si c'était à refaire je n'hésiterai pas à revivre cette expérience inoubliable.

Conclusion :

Après avoir examiné tous les points sur mon travail d'ouvrier, il a été mis en emphase que ce travail tient une place importante dans une usine qui demande beaucoup d'attention, de précision dans n'importe quelle opération.

Par conséquent je pense que la classe ouvrière est une pièce importante d'une entreprise qu'il faut connaître et savoir gérer. Tout futur cadre se doit d'avoir au moins une fois dans sa vie connu le monde ouvrier avec ses difficultés mais aussi ses joies. Le cas de Mr ROSTAING est exactement le comportement que l'on devrait avoir : "Je me mets aux machines pour leur ( ouvriers ) montrer comment faire le travail. Je balaye aussi les locaux... "*

En conclusion , le comportement d'un futur cadre envers la classe ouvrière devrait être mêlé de compréhension, d'écoute et d'humilité car pour beaucoup la différence entre les classes ne vient que de l'argent.

* Citation tirée Des lyonnais d'ailleurs

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