Rapport du Conseil Exécutif





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II – VERS LE CHOIX D’UN MODELE DE DEVELOPPEMENT

2.1- Qu’entend-on par modèle de développement au service des insulaires ?


Il convient tout d’abord de rappeler que le développement doit être global, endogène et intégré. Il s’applique en effet toujours à un territoire spécifique car les situations sont très différentes d’une région à une autre. Il doit correspondre aux besoins des hommes et des femmes qui y résident ; on parle alors de développement humain. Les progrès technologiques, ne sont que des moyens permettant aux êtres humains d’exploiter pleinement leurs potentialités et de vivre de manière productive et créative.

On a longtemps pensé que le progrès social est issu du progrès économique. Si les trente glorieuses ont apporté une amélioration du niveau de vie et une réduction des inégalités, notamment dans les pays du Nord, il ne s’agissait que d’une parenthèse heureuse dans l’histoire récente. En effet, cette forme de progrès économique, non universalisable, a engendré non seulement une crise sociale où une grande partie de la population s’est retrouvée inemployée mais également une crise environnementale où l’épuisement des ressources naturelles et les changements climatiques rendent la vie sur notre planète difficile, pour ne pas dire impossible, pour de nombreuses espèces vivantes. En ce début du XXIème siècle, l’humanité souffre toujours de famine, du manque d’eau potable, de malnutrition et de pandémies chroniques, l’analphabétisme concerne encore de trop nombreux enfants et le chômage est un fait massif.

La crise que nous vivons marque donc un épuisement de ce modèle. On peut le regretter mais on doit surtout essayer de trouver les solutions qui permettent à la vie de continuer sur notre planète. Les solutions aux changements climatiques, ne passeront que par un changement du régime d’accumulation et du paradigme techno-économique qui lui est rattaché.

Parler de modèle de société revient trop souvent à opposer deux conceptions : la conception libérale caractérisées par le libre cours à l’initiative privée avec le moins de réglementation publique possible et la conception « opposée » basée sur un système d’économie réglementée largement portée par la seule initiative publique. Nous n’aurions donc que le choix entre ces deux systèmes économiques.

Heureusement des voix s’élèvent et travaillent à démontrer qu’une autre voie est possible, « celle de la construction de la civilisation de l’être dans le partage équitable de l’avoir », encore appelée par certains « l’économie du bien commun et de l’usage ».

Il s’agit donc avant tout d’un problème de choix politique. Pour résoudre la crise, pour en finir avec l’insécurité sociale générée par le règne du profit, pour que le respect de l’écosystème menacé par le réchauffement climatique et la destruction de la biodiversité prime sur les exigences du court terme, pour que les lois adoptées visent à satisfaire l’intérêt général il faut que les élus, représentant les peuples, le décident.

Le modèle à inventer doit avant tout être réfléchi sur le long terme et pour le bien-être de tous. C’est ce que propose le développement durable en tant que projet politique et projet social dont la principale finalité est l'accès de tous aux biens essentiels, dans le souci du même droit pour les générations futures.

Ce concept de développement durable n’est pas à proprement parler un modèle de développement mais plutôt une façon de reconsidérer « la croissance » dans une approche environnementale et sociale. Il fixe des principes et des objectifs à atteindre. Il est basé sur des valeurs universelles, qui permettent à l’être humain de se relier à la société, qui répondent à un besoin de socialisation et d’utilité. Quelles sont ces valeurs ? La responsabilisation des acteurs économiques, la gestion économe et durable de la terre agricole et des territoires, la maitrise des risques, la participation des citoyens, la mise en place d’une nouvelle gouvernance et la solidarité.

Le modèle de développement qui sera choisi pour la Corse devrait être au service de ces valeurs. L’île dispose de potentialités énormes, un territoire peu peuplé, un capital environnemental protégé, une culture et une identité préservées, des atouts et une spécificité qui doivent lui permettre de croire en la mise en œuvre d’un modèle de développement alternatif qui lui soit propre.
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