Nous venons de voir le déroulement de l’histoire du peuple de la première alliance de Dieu : leur Dieu et le nôtre. Nous devons maintenant essayer de voir





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date de publication28.10.2017
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QUATRIEME ENSEIGENEMENT

Nous venons de voir le déroulement de l’histoire du peuple de la première alliance de Dieu : leur Dieu et le nôtre. Nous devons maintenant essayer de voir comment cette histoire est devenue Ecriture, et mieux encore : Ecriture Sainte, et document de la foi.

Remarquons tout de suite que les textes bibliques ne sont pas l’unique résultat de cette histoire. L’histoire sainte a abouti plus fondamentalement à une alliance avec un peuple descendant d’Abraham, qui vit dans l’attachement à cette alliance jusqu’à ce jour dans la religion judaïque. L’Ecriture s’écrit et se lit ; l’alliance se vit. Comme tout ce qui écrit et qui lit doit vivre, l’Ecriture baigne dans l’alliance : première alliance ou alliance du Sinaï pour les juifs, alliance en Jésus Christ pour les chrétiens, qui n’ont pas écrit l’Ancien Testament, mais qui le lisent. L’alliance est comme le milieu où l’histoire devient Ecriture –et non seulement Ecriture, elle devient également culte religieux, liturgie. L’Ecriture de l’Ancien Testament et la liturgie d’Israël jaillissent l’une et l’autre de l’alliance avec Dieu.

Ecoutons le Concile Vatican II : Dieu, projetant et préparant en la sollicitude de son amour extrême le salut de tout le genre humain, se choisit, selon une disposition particulière, un peuple auquel confier les promesses. En effet, une fois conclue l’alliance avec Abraham et, par Moïse, avec le peuple d’Israël, Dieu se révéla, en paroles et en actes, au peuple de son choix, comme l’unique Dieu véritable et vivant ; de ce fait, Israël fit l’expérience des « voies » de Dieu vers les hommes, et, Dieu lui-même parlant par les prophètes, il en acquit une intelligence de jour en jour plus profonde, et en porta un témoignage grandissant parmi les nations. L’économie du salut, annoncée d’avance, racontée et expliquée par les auteurs sacrés, apparaît donc dans les livres de l’Ancien Testament comme la vraie parole de Dieu [DV 14].

Dans l’histoire de l’Eglise, il y a eu des courants, notamment dans les premiers siècles, qui voulaient se séparer de l’Ancien Testament, sous prétexte qu’avec l’Evangile de Jésus Christ l’Eglise disposait du sommet de la Révélation. Ce qui aurait été simplement préparatoire n’avait plus lieu d’être, d’autant plus que ces mêmes courants avaient du mal à voir le même Dieu à l’œuvre dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament. Si ces courants avaient raison, on pourrait difficilement expliquer pourquoi Jésus est les apôtres se réfèrent si souvent à l’Ancien Testament comme à des textes ayant autorité. Si Jésus accomplit les Ecritures, il ne les supprime pas pour autant. C’est d’ailleurs ce qu’il dit textuellement dans les évangiles synoptiques [« de même perspective » : Matthieu, Marc et Luc]. Reconnaissons donc à l’Ancien Testament toute son autorité de Parole de Dieu pour nous.

Le déroulement de l’histoire exposé dans le dernier enseignement a été dressé à grands traits, dans le but de vous montrer les événements dans leur ordre historique, d’Abraham à Joseph et Marie. Vous en trouverez la description plus en détail dans certains livres de l’Ancien Testament. Mais vous y trouverez beaucoup plus. Les récits historiques n’occupent, grosso modo, qu’un tiers des textes de l’Ancien Testament. L’Ancien Testament contient beaucoup de testes d’autres genres. La diversité de ces textes est exprimée dans le nom même du livre : le mot « Bible » vient du grec « ta biblia », ce qui veut dire « les livres », au pluriel. Dans sa version reconnue par l’Eglise catholique, l’Ancien Testament compte pas moins de 46 livres. La Bible est donc plus une bibliothèque qu’un livre.

Qui dit 46 livres, dit 46 auteurs, et à vrai dire beaucoup plus. Des textes qu’on retrouve dans l’Ancien Testament, les éléments les plus anciens sembleraient remonter au IXe siècle avant Jésus Christ, et les éléments les plus récents au IIe avant Jésus Christ. Je dis « sembleraient », parce que la datation des textes est beaucoup discutée. Les spécialistes s’accordent pour dire que le gros de l’Ancien Testament a été rédigé à l’époque de l’exil au VIe siècle, et dans les siècles qui ont suivi. Dans le dernier enseignement, nous avons déjà vu comment les circonstances ont pu expliquer cela.

Les personnes qui ont contribué à la composition des textes tels qu’ils nous sont parvenus sont nombreuses, et nous ignorons leurs noms, même si tel livre porte le nom de la personne censée l’avoir écrit. Dans le livre d’Isaïe, par exemple, nous découvrons au moins trois mains différentes. Difficile de savoir laquelle des trois mains appartenait à l’Isaïe historique. Mais est-ce important ? La tradition juive veut que le Pentateuque, c'est-à-dire les cinq premiers livres de la Bible, soient écrits par Moïse en personne. C’est peu probable, étant donné que l’écriture commençait à peine à exister à son époque. En plus, l’analyse littéraire montre que bien des plumes ont coopéré, à bien des époques, à la rédaction de ces livres. L’attribution à Moïse souligne l’autorité que les juifs reconnaissent à la Pentateuque, qu’ils appellent la Torah, ce qui veut dire la Loi. Il ne faut pas non plus s’imaginer un auteur rédigeant d’un seul trait tout un livre, voir tout un chapitre. Les textes transmis ont été lus et relus, et peaufinés en fonction des préoccupations d’époques différentes. Ce n’est pas un hasard si le livre des Rois présente un David très humain, faillible et pécheur, et que le livre des Chroniques présente le même personnage d’une façon idéalisée. Les doublons dans l’Ancien Testament ne sont pas rares ; on y trouve deux récits de la création, deux récits de l’histoire d’Ismaël, fils d’Abraham et de l’esclave, et trois fois la vocation de Moïse, pour ne donner que quelques exemples.

Il ne faut pas s’imaginer tel auteur à sa table d’écriture, qui prend sa plume pour écrire : livre de la Genèse, chapitre 1, verset 1, « Au commencement la terre était informe et vide » etc., pour rédiger d’un seul trait le livre. D’ailleurs, ni les noms des livres ni les découpages en chapitres et versets ne sont le fait des auteurs d’origine. Rien qu’en lisant tel ou tel livre en entier, vous vous apercevrez de changements, parfois assez brutaux, de style et de thématique, d’un chapitre à un autre. Le survol de l’histoire sainte qui vous a été présenté ne se trouve bien évidemment pas tel quel dans la Bible. Les morceaux d’histoire sont entrecoupés de généalogies, de textes législatifs et de rubriques liturgiques souvent assez ennuyeux à la lecture, du moins pour ce qui est des premiers livres. A part les livres historiques, qui racontent l’histoire du peuple et de ses grands personnages, il y a les livres prophétiques : les six « grands » prophètes Isaïe, Ezéchiel, Jérémie, Daniel, Baruch et Lamentations, et les autres, appelés « petits », non pas parce qu’ils seraient moins importants, mais parce que les livres qui portent leurs noms sont moins longs. Samuel, Elie et Elisée étaient assurément de grandes figures prophétiques, mais il n’y a pas de livre qui porte leur nom. Ensuite, l’Ancien Testament contient des « livres de sagesse », selon le nom donné à un genre littéraire commun à l’ancien Orient. Les livres de sagesse ou « sapientiaux » se caractérisent par des maximes de sagesse, et entendent enseigner, souvent à travers des contes traditionnels, mettant en scène des personnages légendaires, la sagesse au sujet de Dieu et de la vie bonne et juste. Dans les livres de sagesse on compte, selon la division grecque (les juifs divisent un peu différemment) les livres de Job, les Psaumes, les Proverbes, Qohéleth ou Ecclésiaste, la Sagesse, et celui de Sirac le Sage, aussi appelé Siracide ou Ecclésiastique. Un jour j’ai entendu un gosse lire : « lecture du livre de Chirac le Sage ». Et n’oublions pas le Cantique des Cantiques : magnifique livre à forte connotation amoureuse, pour ne pas dire érotique, et qui ne mentionne pas une seule fois le nom de Dieu. Un vieux prêtre m’a raconté comment il avait offert une Bible entière à son père, qui était de la génération qui se croyait interdite de la lecture biblique. Quand il a revu son père, celui-ci lui a rendu la Bible en disant : « Tu ramèneras ça. C’est une saloperie ». Enquête faite, le prêtre a su que son bon père avait ouvert l’Ancien Testament au hasard, pour tomber sur les chapitres les plus chauds du Cantique des Cantiques, décrivant et exaltant les délicieuses rondeurs de la bien-aimée. Ce n’était absolument pas du goût du vieux catholique pieux comme ceux de sa génération.

Il paraît que la lecture non-accompagnée de l’Ancien Testament était déconseillée dans bien des milieux catholiques avant que le Concile Vatican II ne s’exprime clairement dans la suite du passage que j’ai cité : Ces livres [de l’Ancien Testament], bien qu’ils contiennent de l’imparfait et du caduc, sont pourtant les témoins d’une véritable pédagogie divine. C’est pourquoi les chrétiens doivent les accepter avec vénération : en eux s’exprime un vif sens de Dieu ; en eux se trouvent de sublimes enseignements sur Dieu, une bienfaisante sagesse sur la vie humaine, d’admirables trésors de prière ; en eux enfin se tien caché le mystère de notre salut [DV 15]. Il faut toutefois se garder des caricatures, parfois malveillantes, de la nourriture spirituelle des générations passées. Un jour, une de mes grandes tantes, qui va vers ses cent ans, m’a ébloui par sa connaissance de l’Ancien Testament. Quand je lui ai demandé où elle avait appris cela, elle m’a dit : « Mais nous en faisions des lectures très sérieuses dans l’Action Catholique de ma jeunesse ». Elle parlait des années 1930 ! Je peux vous assurer que Cantique des Cantiques ne lui faisait pas peur !

Il est vrai que les textes de l’Ancien Testament ne faisaient pas partie des lectures de la messe avant la réforme liturgique. Mais il n’était nullement absent des autres liturgies catholiques. Depuis des siècles, et jusqu’à ce jour, ce qu’on appelle la « liturgie des heures » (les offices qui correspondent à tel moment de la journée, et qu’on appelle laudes, vêpres, complies etc.) est essentiellement une récitation des psaumes. Les communautés monastiques prient tous les 150 psaumes au cours des offices de la semaine. Et dans l’art chrétien on trouve dès le début des références à, ou des représentations de certains passages de l’Ancien Testament. On ne peut pas dire que l’Eglise a ignoré l’Ancien Testament.

Mais ne nous écartons pas de notre question du début : comment l’histoire d’Israël est-elle devenue écriture avec une « e » minuscule, puis Ecriture avec une majuscule ? Nous avons vu que l’Ancien Testament est un assemblage de textes de natures très diverses –historiques, poétiques, juridiques, liturgiques, légendaires etc., et d’origines différentes selon le temps (grossièrement du IXe au IIe siècle avant Jésus Christ) et le lieu (principalement les deux royaumes du Nord et du Sud). D’où viennent les contenus de ces textes, et comment ont-ils été assemblés au point de devenir notre Ancien Testament, faisant intégralement partie de ce que nous appelons la Parole de Dieu ?

La première chose qui peut étonner, et que les jeunes ont vite fait de repérer, est l’écart entre le début de l’histoire de Dieu parlant aux hommes, l’époque d’Abraham, XIXe siècle avant Jésus Christ, et l’époque des premières mises par écrit : le IXe siècle. Autrement dit, environ mille ans se sont passés entre l’appel d’Abraham et la rédaction des plus anciens éléments de la Bible. Comment expliquer cela ?

Il est important de comprendre que l’Ecriture n’est pas un phénomène indépendant de l’histoire qui l’a fait naître. Ne séparons pas les textes bibliques du milieu dont ils ont émergé. La Sainte Ecriture a en quelque sorte grandi avec le peuple, même si elle n’est pas apparue tout de suite. De toute façon, la production littéraire proprement hébraïque n’existait pas avant le Xe siècle avant Jésus Christ. La Sainte Ecriture dans son ensemble n’a pas la prétention d’être une grande chronique, ou une épopée comme il en existe dans d’autres religions, et encore moins un manuel d’histoire, même si, de fait, on y trouve un tas d’éléments historiographiques. Les textes qui sont devenu l’Ancien Testament viennent d’un peuple concret, qui a essayé de vivre (avec plus ou moins de succès) de l’Alliance avec Celui qui avait appelé Abraham et lui avait fait des promesses de fécondité, de propriété foncière et de bénédiction. C’est là la source de l’identité d’Israël. N’oublions pas qu’Israël est un peuple « artificiel », entre guillemets. Il naît d’une rupture avec une terre et une parenté : quitte ton pays et la maison de tes pères, disait Dieu à Abraham. Or, la terre et la parenté sont habituellement à la source des peuples. Ici, non. Israël est un peuple que Dieu a fait. Avant la prise en possession de la terre promise au XIVe siècle avant Jésus Christ, il n’y avait pas de terre propre qui aurait donné au peuple son identité. Nous sommes français parce que nous sommes nés sur le sol de France, ou du moins de parents français. Si quelqu’un veut comprendre les français, qu’il vienne en France. Pour nous c’est évident. Pas pour les premiers siècles après Abraham, jusqu’à l’institution royale avec Saül et David au Xe siècle avant Jésus Christ. Jusqu’à cette époque, l’identité d’Israël en tant que peuple tenait donc des promesses divines faites à Abraham, et de l’histoire de l’Alliance qui a suivi.

L’identité d’Israël s’est construite peu à peu, à partir d’une intervention personnelle et d’une promesse de Celui qui s’est présenté plus tard, à Moïse, comme le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. L’identité d’Israël s’est cristallisée au long d’une histoire qu’il a concrètement vécue et où le rôle principal est joué par « X », le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, Yahvé, « Celui qui est », Celui dont le nom était considéré si sacré qu’Israël ne le prononçait pas, et qu’il appelait Adonaï, ce qui se traduit : « Le Seigneur ». Israël acquiert son identité en même temps qu’il la découvre dans son dialogue, sa « conversation », son alliance avec le Seigneur. L’Israël de l’Ancien Testament ne se comprend pas sinon par son lien avec son Dieu vivant et présent, mais invisible et irreprésentable, qui l’a créé pour être porteur de la promesse de bénédiction pour toutes les nations, et qui l’éduque au fil des siècles. Au fil des siècles, une singulière intimité s’installe entre Dieu et Israël.

Voilà du moins le projet de Dieu. Israël ne répond pas toujours à l’invitation d’entrer dans l’intimité de Dieu. L’histoire de l’Ancien Testament est l’histoire des fidélités et des infidélités du peuple de Dieu. Rien que pour cela, sa lecture est intéressante pour nous : cette histoire nous rappelle notre propre rapport à Dieu, rapport marqué aussi bien par des fidélités que par des infidélités. Les grands personnages de l’Ancien Testament ne sont pas des anges ou des enfants de chœur, et encore moins des « Tintin ». Tintin est un personnage qui ne semble pas avoir des défauts ; il est d’une moralité aussi parfaite que profondément ennuyeuse. Le capitaine Haddock nous est beaucoup plus sympathique, sa personnalité a beaucoup plus de relief. Même Milou est, à la limite, plus humain que son maître. On ne trouve pas de Tintin dans l’Ancien Testament. Abraham et Moïse ont été lâches. Jacob a été fourbe. Joseph a été assez cruel avec ses frères, avant qu’il ne se fasse reconnaître. Salomon était un chaud lapin. Elie était torturé par de grands découragements. David, le grand David, a été abominable avec son voisin, dont il a orchestré la mort afin de pouvoir s’occuper de la veuve, déjà enceinte de lui. Et que dire du peuple lui-même : tantôt râleur contre Dieu, tantôt séduit par les religions païennes, tantôt faisant la sourde oreille aux prophètes, tantôt s’intéressant plus à leurs propres affaires (dans tous les sens du mot) qu’à la justice et à la sainteté que Dieu réclame de son peuple préféré et élu.

Pendant de longs siècles, l’histoire et par conséquent l’identité du peuple de Dieu n’a pas eu de document écrit ou de substrat littéraire, pour la simple raison qu’Israël n’écrivait pas. Le premier écrit de l’histoire d’Israël, si vous voulez, est fait du doigt de Dieu lui-même : ce sont les dix paroles ou commandements écrits par Dieu dans la pierre, selon le livre de l’Exode [24, 12]. Je pense que c’est à ce fait que Jésus fait référence quand il écrit à répétition des traits dans le sable, dans l’évangile de la femme adultère. Dans l’Ancien Testament, le doigt de Dieu grave une fois dans la pierre (en fait deux fois, après l’épisode du veau d’or, où Moïse brise les tables par pure indignation), dans le Nouveau, Dieu, dans la personne de Jésus, écrit et réécrit dans le sable, image du travail de l’Esprit Saint dans les cœurs des fidèles –c’est le mystère de la Loi nouvelle.

Si ce n’est donc pas par l’écrit, l’histoire du peuple de Dieu de la première alliance s’est transmise et conservée d’une autre façon, qu’on appelle la tradition orale. Dix siècles d’histoire transmis de génération en génération, non seulement par la parole mais aussi par le culte : le culte religieux d’Israël, avec son cycle de fêtes et sa pratique de sacrifices existait lui aussi avant la rédaction des textes sacrés. Pour la culture de notre époque, cela semble invraisemblable, mais on s’est bien aperçu de la puissance de la mémoire collective dans les cultures où l’écriture n’existe pas. L’africain ne serait pas étonné de cette tradition orale. Bien évidemment, cette tradition opère une espèce de purification de la mémoire. Impossible de transmettre tous les détails de tous les événements de plusieurs siècles d’histoire aux générations futures. De génération en génération, Israël a affiné ses aventures avec Dieu, et est passé au fur et à mesure d’une histoire vécue à une histoire retenue. Le but de la tradition orale et cultuelle n’était pas d’archiver les détails de l’ensemble des événements, mais de transmettre aux générations nouvelles le sens qu’Israël reconnaissait à ces mêmes événements. La tradition avait retenue beaucoup de choses de la vie des Patriarches (Abraham, Isaac et Jacob), dont les vies se sont déroulées au cours d’un seul siècle, alors qu’elle ne rapporte presque rien des quatre siècles qui séparent Joseph de Moïse, sinon que le peuple se multipliait en Egypte. Pareillement, la tradition orale a retenu beaucoup de détails et de récits divers de la vie de Moïse et des quarante ans dans le désert, alors que les siècles qui séparent l’entrée en terre promise des premiers rois sont racontés à gros traits, à travers les livres des Juges et de Ruth. Apparemment, tous les événements vécus par le peuple d’Israël n’avaient pas la même importance, ou le même poids pour la mémoire collective. La tradition orale n’a retenu que ce qui lui semblait réellement fondateur pour l’identité du peuple.

La mémoire du peuple a donc été interprétée en permanence en fonction des questions, des soucis et des circonstances du moment. L’esprit critique dirait : mais alors cette tradition risque fort de s’écarter de la vérité historique. C’est fort possible. L’histoire a pu être embellie, des détails ont pu être oubliés. C’est probable, et même certain. C’est certain, parce que c’est ainsi que font les hommes pour retenir et mettre en relief ce qui pour eux est essentiel. Quand on demande à Jean-Paul ce qui s’est passé le jour de son mariage, il se rappellera surtout le regard rayonnant de Marguerite quand elle lui a dit oui. Difficile à décrire ! Il a oublié à quoi ressemblait sa robe. Il a oublié l’excellente homélie du curé. Il a oublié qu’il faisait mauvais temps ce jour-là. Il a oublié que Michel-aux-pectoraux-saillants avait trop bu, et qu’il a fini par se battre avec Edouard-de-l’héritage derrière la salle. Mais le regard de son épouse, il ne l’oubliera jamais. Ce regard rayonnant résume pour lui tout le sens de ce qui s’est fait ce jour-là. Tout le reste a bien pu se passer comme c’est passé, mais c’est relativement sans importance.

La question de la vérité historique peut tracasser certaines personnes. Cela ne tracassait certainement pas Israël. S’il est dit qu’Abraham a eu Isaac vers l’âge de cent ans, cela ne colle certainement pas à l’âge réel qu’avait le patriarche à ce moment. L’espérance de vie était bien moins importante qu’aujourd’hui. Mais qu’importe son âge exact à la naissance d’Isaac ? Ce qu’Israël a retenu, c’est que son premier père était d’un âge avancé, tout comme sa femme, et qu’il a eu un enfant par la promesse de Dieu, au-delà de l’impossibilité physiologique d’une conception dans un couplé âgé et par ailleurs stérile.

La tradition orale n’avait pas la prétention d’être un exact compte-rendu de l’histoire. Elle a retenu le sens des événements fondateurs, et a exprimé ce sens selon la façon propre du peuple d’Israël qui avait, comme tout peuple, son vocabulaire, ses images, et ses propres manières de raconter son histoire.

La même chose doit être dite de l’époque de la rédaction des écritures saintes, qui va donc du IXe au IIe siècle avant Jésus Christ, une époque presque aussi longue que celle de la tradition orale. Ce qui a été écrit a également été transmis à travers ces siècles, même si nous sommes bien avant l’introduction de l’imprimerie. Les sources écrites de ce qui constitue notre Ancien Testament étaient d’origines et d’époques diverses. Les spécialistes ont identifié au moins quatre grandes traditions dans la rédaction des textes au fil des siècles. Ces traditions dites rédactionnelles ont des caractéristiques propres, selon le vocabulaire, l’imagerie, les circonstances historiques et les préoccupations théologiques de l’époque. Nous avons déjà signalé que le gros des textes a été rédigé pendant et après l’exil à Babylone, c'est-à-dire les VIe et Ve siècles avant Jésus Christ. Au vu des circonstances –dramatiques-, on le comprend. Tout l’héritage, tout ce qui avait produit la réalisation des promesses de Dieu, était perdu. Il ne restait que la mémoire, et éventuellement la suite des promesses de Dieu. Ce n’est pas étonnant qu’à une époque d’aussi grande misère la question de l’origine du mal se pose qu’à une époque de prospérité. C’est ainsi que les premiers chapitres de la Genèse ont été rédigés, avec les récits de la création, de la faute originelle, du déluge et de la tour de Babel, en s’inspirant de traditions plus anciennes, venant aussi bien du Royaume du Nord que du Royaume de Juda. C’est ainsi, également, qu’a été rédigé le grand livre de Job –le juste qui perd tout, mais qui refuse d’accuser Dieu pour son malheur. Au retour de l’exil, l’époque de la reconstruction du Temple et de la grande reconstitution religieuse, les écrits s’enrichissent de textes législatifs, qui prennent à cette époque un poids important. Les grands personnages de l’histoire précédente, notamment David et Salomon, les grands rois, sont revus et idéalisés. Les écrits prophétiques sont intégrés pour donner un sens à l’histoire de la chute des royaumes et de l’exil. Plus tard encore, une autre tradition rédactionnelle fait preuve d’un grand souci pour « coller les morceaux » disparates de l’écriture, pour tenter de donner une cohérence et une continuité à tous les morceaux d’histoire dont elle a hérité, en ajoutant par exemple les généalogies. Ainsi cette tradition passe de la « proto-histoire » de Genèse 1-9 à l’histoire historique qui commence avec Abraham au chapitre 12 en rédigeant nos chapitres 10 et 11, qui expliquent comment Abraham descend en ligne directe des fils de Noé, personnage légendaire. La proto-histoire et le cycle des Patriarches fonctionnent très différemment en tant que textes, mais sont collés et mis en rapport l’une avec l’autre par une généalogie.

Présenté comme ça, la rédaction du texte sacré de l’Ancien Testament peut paraître artificiel, disparate, de bric et de broc. Entre les codes de loi du Deutéronome et les poèmes du Cantique des Cantiques, ou entre les textes apocalyptiques de Daniel et les aventures de Tobie : quel monde de différences ! Chaque génération a relu, ajouté, corrigé, réinterprété et remis les accents de tout ce qui avait été transmis en fonction de ce qu’elle vivait concrètement dans l’histoire. Les préoccupations et les interrogations du peuple de Dieu ont bien changé d’une époque à une autre.

Nous croyons que Dieu a accompagné, dirigé et habité tout le processus de rédaction de l’Ancien comme d’ailleurs du Nouveau Testament. C’est une certitude de foi, que nous ne pouvons évidemment pas prouver par A+B. Nous appelons cet élément de foi, ce dogme si vous voulez, l’inspiration. Toute la Sainte Ecriture a été inspirée par Dieu. Avec l’exposé que je viens de vous faire, vous aurez compris que l’inspiration n’est pas un phénomène d’écriture automatique, ni une dictée surnaturelle imposée à certains esprits privilégiés. L’inspiration est un processus qui prend toute l’histoire et tout le peuple. Tout en respectant les personnes des auteurs sacrés (dont nous ignorons les noms), leur liberté, leur culture, leurs préoccupations –pour ne pas dire leurs idéologies- et leur sensibilité artistique, Dieu a fait en sorte qu’ils n’écrivent que ce que lui, Dieu, a voulu voir consigné dans l’Ecriture Sainte. Les auteurs sont donc réellement des auteurs. Et en même temps Dieu est aussi réellement l’auteur principal de la Bible. La Parole de Dieu est en même temps une parole d’hommes.

Le résultat, pour l’époque que nous avons considéré, est une petite bibliothèque aux contenus très divers. Elle tire son unité du fait que le peuple d’Israël, et par la suite l’Eglise, l’ait reçue comme parole sainte inspirée par Dieu à l’intention de son peuple. La liste des livres reçus comme faisant partie de l’Ancien Testament n’est pas tout à fait la même pour les juifs, les catholiques et les protestants. Il existe quelques désaccords sur certains livres relativement mineurs, que certaines communautés religieuses acceptent comme « canoniques », c’est-à-dire reconnus comme inspirés, et d’autres non ; dans ces cas, ces communautés religieuses parlent de livres apocryphes ou deutero-canoniques. Les catholiques s’en tiennent aux livres traduits en grec dans la version appelé la « Septante ». Cette version grecque de l’Ancien Testament porte ce nom, parce qu’elle aurait été traduite à Alexandrie au IIIe siècle avant Jésus Christ en soixante-dix jours par soixante-dix sages. La date et le lieu de la traduction paraissent authentiques ; le reste semble relever d’une pieuse légende.

L’Ancien Testament est la réponse du peuple juif à la question du petit garçon. Il exprime ce que ce peuple a vécu avec Dieu et compris de lui. Il présente un témoignage de la façon dont Dieu s’est révélé, à travers des paroles transmises à travers des genres littéraires divers, mais aussi à travers des événements célébrés, tout particulièrement le passage de la mer rouge. Dans l’Ancien Testament, Dieu et Israël parlent en même temps. Normalement, ce n’est pas très poli de parler en même temps, mais là Dieu et Israël parlent dans la même parole, à l’unisson si vous voulez. Une symphonie bigarrée, composée par Dieu et interprétée par le peuple de la première alliance.

Une question à vous. [Montre la Bible] Ceci est-il la Parole de Dieu ? Ne répondez pas. [Montre une partition de musique] Ceci est-il de la musique ? Ne répondez pas. La musique, par définition, s’entend. Cette partition ne fait pas de bruit. Mais pour faire de la bonne musique, une musique que les musiciens s’accordent pour dire qu’elle est bonne, il faut une partition. Pareillement pour la Parole de Dieu. Pour le dire avec une tournure philosophique : la Parole de Dieu n’est pas le texte, mais elle n’est pas sans le texte. Il faut quelque chose de plus, qui donne à la Parole de Dieu toutes ses dimensions, toute sa vitalité. Il faut qu’elle résonne, telle une musique, à travers des instruments, grâce à des musiciens. Les instruments et les musiciens, c’est nous. Nous sommes les chantres de la Parole de Dieu. Chantres : parce que le chant, c’est la seule musique où le musicien n’est pas différent de son instrument.

Cette « chose de plus », nous l’appelons la Tradition, avec « T » majuscule. Il ne s’agit pas de répéter ou de refaire toujours la même chose, sans réflexion, et comme si, au fond, nous n’étions pas du tout concernés ou impliqués. La Parole de Dieu est vivante et efficace, dit saint Paul. Elle l’est dès que l’Ecriture, Ancien ou Nouveau Testament, est reçue, méditée et surtout vécue dans la communauté religieuse.

La question de la Tradition a été beaucoup débattue depuis le Moyen-âge. Avant, elle ne posait aucune question, tellement il était évident que la Parole de Dieu ne se réduisait au seul texte, aussi sacré qu’il soit. Les paroles ne flottent pas dans l’air : elles sont toujours portées par une personne ou une communauté vivante. Nous avons vu comment Israël a reçu la Révélation de Dieu à travers son histoire, et comment il l’a exprimée au cours des siècles. Exprimée à sa façon, certes ; mais guidé et inspiré par Dieu dans cette expression même, pour qu’il exprime, à sa façon et avec ses moyens humains et culturellement déterminés, donc avec son langage de son temps, tout ce que Dieu a voulu qu’il dise.

La question de la Tradition peut sembler un peu abstraite, justement parce qu’elle est tellement concrète. Expliquer à un catholique ce que c’est que la sainte Tradition, c’est comme expliquer à un poisson ce que c’est que l’eau. Pour reprendre l’image de l’étang : la Tradition est ce qui permet de respirer dans l’étang de la Parole de Dieu, et de descendre aux profondeurs pour y découvrir de nouveaux trésors, qu’on ne verra jamais quand on reste au bord de l’étang. Ceux qui sont dans l’eau découvriront les mêmes trésors. Ceux qui ne voient que la surface de l’eau et ne plongent pas ne verront rien que la surface.

Le Nouveau Testament s’est constitué d’une façon tout à fait comparable à la façon dont l’Ancien a été formé, à cette différence près que ce n’est pas Israël, mais l’Eglise qui établit et reconnaît les textes qui disent ce qu’elle est, les textes qui fondent son identité et sa mission et qui disent d’une façon qu’elle croit beaucoup plus profonde comment est Dieu. Israël a attesté dans les écrits de l’Ancien Testament l’expérience qu’il a eu de Dieu. Dans le Nouveau, l’Eglise exprime et reconnaît son expérience à elle, à travers le témoignage des apôtres de Jésus.

Avec la venue de Jésus, la Révélation de Dieu atteint son sommet. Jésus n’est ni un prophète de plus, ni même un nouveau David à l’image du premier. Il est Dieu, Fils de Dieu. Jésus n’est pas un représentant ou un intermédiaire de Dieu auprès des hommes, il est Dieu parmi les hommes. La Révélation de Dieu ne s’achève pas dans ce que Jésus dit, mais dans ce qu’il est –sa Personne si vous voulez. Tout l’Ancien Testament l’annonce d’une manière ou une autre. Il est bien le descendant d’Abraham en qui toutes les nations, et non pas le seul Israël, seraient bénies. Il est bien le fils de David, dont la royauté est stable pour toujours. Il est bien le Messie de Dieu, celui qui a reçu l’onction pour porter aux pauvres la bonne nouvelle, pour dire aux opprimés qu’ils sont libres, pour annoncer aux aveugles le retour à la vue. C’est nous, chrétiens, qui le disons, plongés dans la sainte Tradition comme nous le sommes.

Mais l’identité de Jésus comme Messie et comme Fils de Dieu n’a pas été évident tout de suite pour qui que ce soit, à l’exception de la Vierge Marie, qui avait été prévenue. Dans les quatre évangiles –celui de saint Marc surtout- la question du petit garçon prend une forme plus spécifique : qui est Jésus ? Pour vous, qui suis-je ? Dans les évangiles synoptiques, le disciple Pierre est le premier à donner toute la réponse : Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant [Mt 16, 16]. Et Jésus de dire que ce ne sont pas la chair et le sang qui lui ont révélé cela, mais le Père du ciel. Jésus est révélé par le Père, en même temps qu’il Le révèle. Il a fallu à tous les disciples, même les plus proches, du temps pour découvrir l’identité divine de Jésus comme Fils du Père ; d’autant plus que l’Ancien Testament ne laissait presque rien transparaître du mystère de la Trinité. Il leur a fallu du temps en présence de Jésus pour saisir au fur et à mesure qui est Jésus. C’est pour cela, je pense, que Jésus insiste tellement qu’on le suive. Ce n’est d’abord pas un appel à l’imitation. C’est un appel à rester tout près de lui, pour découvrir en lui, et recevoir de lui rien de moins que les profondeurs de la vie divine.

Rappelons les paroles du Concile : Ces livres [de l’Ancien Testament], bien qu’ils contiennent de l’imparfait et du caduc, sont pourtant les témoins d’une véritable pédagogie divine. C’est pourquoi les chrétiens doivent les accepter avec vénération : en eux s’exprime un vif sens de Dieu ; en eux se trouvent de sublimes enseignements sur Dieu, une bienfaisante sagesse sur la vie humaine, d’admirables trésors de prière ; en eux enfin se tien caché le mystère de notre salut. Un vieil adage de saint Augustin dit ceci : le Nouveau Testament est caché dans l’Ancien ; l’Ancien se montre dans le Nouveau. Pour nous chrétiens, le Christ est le prisme de toute l’Ecriture ; c’est à la lumière du mystère de Jésus que nous lisons, interprétons et vénérons l’Ancien Testament. Nous ne sommes pas neutres, si vous voulez ; le parti est pris. Jésus l’indique d’ailleurs lui-même dans l’évangile des pèlerins d’Emmaüs : Partant de Moïse et de tous les prophètes, il leur interpréta dans toutes les Ecritures ce qui le concernait [Lc 24, 27]. Dans le mystère de Jésus, les Ecritures s’accomplissent. Jésus fait bien la réflexion aux juifs : Vous scrutez les Ecritures, parce que vous pensez qu’en elles vous avez la vie éternelle ; mais c’est de moi qu’elles témoignent [Jn 5, 39]. L’Ancien se révèle dans le Nouveau, et le Nouveau est déjà caché dans l’Ancien.

Les Pères de l’Eglise, ces grands théologiens des premiers siècles chrétiens, se sont employés avec ardeur à montrer comment le mystère de Jésus est déjà annoncé dans l’Ancien Testament, et comment l’Ancien Testament peut l’éclairer davantage. Nous parlons alors de « préfigurations », qui sont nombreuses. Abraham qui mène son fils Isaac en haut de la montagne pour le sacrifier préfigurerait Dieu le Père qui, lui, irait au bout de l’offrande en Jésus. Isaac portant le bois pour le sacrifice préfigurerait Jésus, portant lui-même sa croix. Le passage de la mer rouge, préfigurant le mystère du salut par le baptême. Ou Moïse, intercédant pour le peuple, les bras étendus, ou encore le même Moïse dressant le serpent de bronze dans le désert. Les exemples sont multiples, et Jésus en donne lui-même dans les évangiles.

Vous connaissez peut-être mal l’Ancien Testament. Rien ne doit vous empêcher de le lire, même sans accompagnement. Ce serait déjà un bon exercice que de vous demander pourquoi l’Eglise met telle première lecture de l’Ancien Testament avec tel évangile dans la liturgie de la messe. Sinon, vous pouvez lire la Genèse et l’Exode sans problème, ou les livres des Rois. Les psaumes, vous les connaissez de la liturgie de la messe ou de la liturgie des heures, qui n’est pas réservée aux seuls moines et prêtres. Job est magnifique. Qohéleth est génial, surtout quand vous déprimez un peu. Ou encore les petits livres de Ruth, d’Esther ou de Tobit. Dans les autres livres : n’hésites pas à sauter les chapitres quand ils deviennent barbants -même si c’est la Parole de Dieu inspirée et sacrée, tous les passages n’ont pas le même intérêt pour nous. Pourvu que vous y trouver de quoi réchauffer voire enflammer votre foi en Jésus ! Croyez-moi : il y a de quoi.

Le mois prochain, nous nous concentrerons davantage sur le mystère de Jésus, et sur le mystère de l’Eglise, qui l’un et l’autre étaient déjà présents dans les derniers exposés.

Pour terminer, tournons-nous vers la Vierge Marie, fille d’Israël et Mère de Dieu, qui nourrissait sa prière de l’Ecriture juive, comme en témoigne le Magnificat, véritable patchwork de citations de l’Ancien Testament.


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