La faluche Strasbourgeoise





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date de publication05.03.2020
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La faluche Strasbourgeoise
Ce que je vais essayer d’expliquer dans ces lignes n’est pas qu’un simple rappel historique de l’histoire de la faluche alsacienne, mais tout le contexte idéologique, politique et conflictuel de près d’un siècle…
Tout commence en 1870, ou quasiment : voila près de 2 siècles que Strasbourg est retourné à la France (1881), Mulhouse est française depuis 1798, la Marseillaise est écrite à Strasbourg par Rouget de l’Isle et la révolution française, son utopie démocratique, égalitaire, universelle à scellé les cœurs alsaciens comme profondément attachés à la France (en plus d’étriper joyeusement quelques bourgeois : il faut bien l’admettre, c’est toujours sympa!).
Mais une guerre se prépare : le reine d’Espagne Isabelle II est destituée et le gouvernement en place propose le 21 juin 1870 la couronne à un cousin membre de la famille royale Prusse, Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen. Le gouvernement de Napoleon III, exprime son profond désaccord.
 Voici la suite des événements :

*) Léopold se retire de la course à la couronne le 12 Juillet… Donc cède aux exigences françaises…

*) L’ambassadeur de France va encore solliciter Guillaume de Prusse le 13 juillet pour lui demander la confirmation du retrait de Leopold.

*) Guillaume de Prusse confirme mais est excédé : les prussiens en ont assez de cette France arrogante et le premier ministre de Prusse réécrit le télégramme de l’ambassadeur de France pour laisser croire à un congédiement humiliant
En fait, le premier ministre cherche, par l’entremise d’un conflit avec la France (pas forcément une guerre), à sceller une alliance durable entre tous les états allemands et créer enfin une république unique. Mais comme on ne badine pas avec l’honneur de ses représentants, et malgré une armée vieillissante et sans leader véritable, la France mobilise ses troupes le 13 en secret et déclare la guerre le 16…
Je résume : la France se mêle d’une histoire espagnole avec un prince Prusse, le prince Prusse se retire donc satisfait les exigences françaises, mais parce qu’on laisse croire ( !?) qu’un rond de cuir imbécile et arrogant à été un peu houspillé, on déclare la guerre…si c’est pas de la connerie ça !
Bref, après 6 mois de guerre, 139 000 morts, 143 000 blessés, de meilleurs fusils et une supériorité numérique sur tout les champs de bataille (alors que la France a 243 000 soldat contre 800 000 sur tout les Etats allemands rassemblés) la guerre est perdue, par la lâcheté de nos généraux : la France capitule avec une armée Prussienne à Paris depuis…le 3 septembre !…
Pourtant, Belfort, Alsacien à l’époque,et malgré la capitulation française, se battra encore après l’ordre du cessé le feu ! La résistance héroïque de la population et de la garnison sous la direction du colonel Pierre Denfert-Rochereau, lors du fameux siège qui dura 103 jours, valut à Belfort de rester française après l'annexion par l'Empire allemand du département du Haut-Rhin, dont l'arrondissement de Belfort faisait partie. Ils se rendront sous les applaudissements des assiégeants. Depuis, cette bravoure à vu s’ériger la statue d’un Lion géant érigé sous la direction de Bartholdi. (Légendes sur ce Lion en fin)

Quelles sont les exigences des vainqueurs ? Une indémnité de guerre de 5 milliards de francs en Or et la restitution des territoires annéxés sous Louis XIV soit le Haut-Rhin, le Bas-Rhin, la Moselle, la Meurthe et une partie des Vosges…
Et la commence à peu près l’histoire de la faluche Alsacienne : une délégation d’élus, notamment Gambetta - représentant le Bas-Rhin - se rend à Paris pour plaider la cause de l’ Alsace Française. Mais le gouvernement refuse d’écouter ces représentants…et donne l’Alsace.
Peu après le nouveau gouvernement impose la mise en place des politiques de germanisation qui seront contestées par les Alsacien et alimenteront le sentiment pro-français. Par la suite, les discriminations allemandes anti-alsaciennes ne feront que renforcer ce sentiment et une forte vague de colère commencera à croître dans les veines des fils du Pays de L’Ill (El-sass) : certains postes clés étaient interdits, des différences salariales existaient… Un terreau fertile au désir du retour à la mère patrie…
Une autre preuve en est la coiffe alsacienne « traditionnelle » (un débat que je ne partagerais pas avec vous ici) : le grand nœud, noir, décoré d’une cocarde aux couleurs nationales, s’est répandu à cette même époque. Le noir était réservé au deuil : cette coiffe représentait la perte de la mère patrie et le chagrin de tout les Alsaciens.
Voilà donc la situation dans laquelle s’inscrit l’adoption de la faluche comme coiffe étudiante en Alsace.
La faluche « nationale » est ramenée de Bologne en 1888, comme vous le savez tous, et elle conquiert assez rapidement Lille, Paris, Nancy…
En 1909 s’est tenus à Nancy le 3e congrès de l’Union Nationale des Etudiants de France, la Grande UNEF. Une délégation d’étudiants de l’université de Pharmacie de Strasbourg, représentants de leur association, l’ H2S, encore active et bien vivante, y est invitée. Elle (re ?) découvre ce béret, s’y intéresse, en fait refaire, et en ramène sur les berges de l’ Ill comme attachement aux idées françaises.
Après pharma, ce béret fut adopté par les actifs du « Cercle Alsaciens Lorrains » et fut un signe de francophilie très affirmé. Le manque d’archive nous empêche d’en dire plus.
La première guerre mondiale commence 5 ans plus tard, avec l’assassinat de l’ archiduc François Ferdinand, héritier du trône d’Autriche à Sarajevo. Je passe sur le reste, on connaît grosso modo l’histoire : la guerre de mouvement jusqu’en 1915 puis tout s’enlise. Les Alliés gagnent finalement et l’armistice est signée le 11 novembre 1918 à Rethondes.
L’Alsace est libre de retrouver la patrie à laquelle elle appartient, c’est la fête !
S’ensuivent quelques années plus ou moins houleuse, puis la crise économique de 1929 (le Krach, la Grande Dépression) et la deuxième guerre mondiale…
Deuxième grand déracinement : l’Alsace est récupérée, mine de rien, par l’Allemagne ! En effet, l’armistice de 1940 ne définit aucun changement de statut pour cette terre encore française… Mais la mainmise sera faite malgré tout sans aucune réaction des autorités françaises… Occupée à outrance, ses enfants sont contraints de s’inscrire aux Hitlerjügend , les pères de partir au STO en Allemagne, ou enrôlés de force à la fin de la guerre (les fameux Malgrés-nous dont mon grand père fit partie…), certains étudiants doivent partir pour Clermont-Ferrand.
Pour ce qui est uniquement de la faluche alsacienne : celle-ci est un signe fort de francophilie, elle est donc ardemment traquée. Son port est interdit sauf lors des intégrations et lors de la St Nicolas, jour de fête en Alsace et occasion d’une fête étudiante, celle du monôme de la St Nicolas.
Pour indication :

- 1939 : la Ville de Strasbourg est évacuée. L’université se replie sur l’Université de Clermont-Ferrand.
- 1940 : les Allemands occupent l’Alsace et installent une Université allemande à Strasbourg. L’Université française de Strasbourg demeure à Clermont-Ferrand. Les cours des deux Universités sont communs.
- 1942 : les Allemands envahissent la zone libre. L’Université de Strasbourg est l’objet de vexations sans fin. La question de sa dissolution est posée à plusieurs reprises.
- 1943 : une rafle est opérée, en juin, au Foyer Gallia contre les étudiants qui y sont hébergés. Une autre a lieu, en novembre, contre l’Université même. Un professeur est abattu sur place, un autre est blessé par balle à domicile. Des étudiants et des enseignants sont déportés.
- 1944 : des arrestations ont lieu à l’Hôtel-Dieu. Des professeurs sont déportés.
- 1945 : (septembre) l’Université de Strasbourg revient en Alsace après cinq années entières passées en Auvergne.
Contrairement à une idée répandue, tout les étudiants de Strasbourg n’étaient pas déportés à Clermont Ferrand : certains sont restés… et le paieront de leur vie.
A noter aussi que le « V associatif », une des particularités strasbourgeoises, serait apparus à cette époque : il servait à distinguer sur leur faluche quels étudiants venaient de Strasbourg et lesquels étaient originaire de Clermont Ferrand...
Le V ou chevron, vient d'une interprétation des rubans d'élus d'associations. On trouvait selon les interprétations des chevrons sur le côté ou en arrière. L'Ordre Du Bitard LST le mettait en avant, car Ordre estudiantin, d'autres Ordres ont fait de même (L'O international et national de l'Astragale à Paris).*
Les passants existaient déjà cependant. Ils sont présents sur un document d'un congrès Unef à nancy, d'environ 1914 . Une faluche d'avant la première guerre mondiale appartenant à la collection privée de Manu Segura porte aussi des passants. Les passants viendraient-ils de Nancy ? Il existe une gravure d'étudiants parisiens présents aux fêtes universitaires de Montpellier en 1889 et un des gars a une faluche avec passants.En bref, selon le chapelier, il y avait possibilité d'acheter une faluche avec passant ou non.*
Les patrons des bérets sont arrivés de Paris dans les villes de provinces demandés par les étudiants pour leur chapelier. Les passants semblent avoir perdurés à Nancy.*
Vient la libération, l’armistice le 8 mai 1945, la reconstruction, le baby boom…
Le procès de Bordeaux, le procès de la honte… Où des Malgré-nous furent jugés…et relaxés dans la responsabilité du massacre d’Oradour. Pourquoi j’y fais mention ici ? Je vous le préciserai par la suite.
Ensuite la guerre d’Algérie, et la grande scission : la mino de l’UNEF, soutenant cette guerre, se sépare des majo… La première grande crise historique qui marque aussi l’avènement de notre premier ennemi dont l’arme est la diffamation. (Précisions sur les majos en fin.)
Puis mai 1968… La révolte étudiante puis/et syndicale contre le gouvernement de De Gaulle, belliqueux (guerre d’Indochine, du Vietnam,…), indifférent à la misère du monde (atrocité de la guerre du VietNam, goulag en Russie) ou même de la pauvreté en France (nombreux bidonvilles des immigrés venus pour la reconstruction du pays) entraîne un mouvement de dénie envers notre coiffe, quel que soit la région qui la porte, car attachée à la tradition, à des idées passéistes…Bref, assimilée à ce gouvernement à l’origine ou au moins indifférent à tant de souffrances…
C’est la deuxième crise de la faluche…
A noter que, déjà à l’époque, les bâtiments universitaires étaient interdits aux forces de l’ordre : cette interdiction n’est pas un héritage des événements de 1968 !

Jusque dans les années 80, la faluche a vivoté, notamment grâce aux facultés de pharmacie et de médecine, il faut bien en convenir.

Parallèlement, les gouvernements successifs ont, depuis la fin de la guerre, tenté d’éteindre notre patrimoine, notamment en éradiquant l’Alsacien par des slogans tous plus provoque et douteux que putassier et arrogant comme « parler le Français c’est chic »… Et ce alors que la loi Deixonne, dès 1951, autorisait l’enseignement facultatif de langues régionales le basque, le breton, le catalan et l'occitan. Des décrets y ajouteront par la suite le corse (décret 74-33 du 16 janvier 1974), le tahitien (décret 81-553 du 12 mai 1981) et les langues mélanésiennes. Une injustice mal vécue par le peuple alsacien, d’autant que ces campagnes visant à faire disparaître notre culture ont subsistées jusqu’en 1984…

La faluche aujourd’hui reprend son essor, depuis quelques années, et en Alsace, sans avoir jamais disparus du paysage… Alors qu’en penser ?
Il est vrai que les faluchards alsaciens ont leurs propres particularités de codes, des diversités plus remarquables que dans d’autres villes… Comme vous avez pu le constater, elles sont héritées d’une histoire complexe et rarement heureuse. Je ne me suis pas aventuré à expliquer l’origine des passants, mais Tytire, mon fillot, pourra vous démontrer facilement que peu des théories qui s’affrontent ont un réel fondement.
Mais ce qu’il faut surtout retenir de la faluche strasbourgeoise c’est que, sans doute plus que dans toute les autres villes, elle s’inscrit dans un cadre de francophilie prononcé et est marqué d’une histoire riche et extremement complexe.
Voila, j’espere que je n’ai pas été trop rébarbatif…
Amitiés !
Bachelor
*)Précisions apportées par Manuel SEGURA

LEGENDES DU LION DE BELFORT : Certaines d’entre elles racontent qu’il serait creux, une machinerie serait cachée à l’intérieur, ou encore un souterrain partirait de ses entrailles et le ferait communiquer avec le Château. D’autres affirment qu’une nuit des rugissements sont parvenus jusqu’à la ville. Plus étrange encore, après la mort de l’artiste le 5 octobre 1904, une rumeur courut, et court encore, selon laquelle l’artiste se serait suicidé car il aurait oublié de sculpter une langue dans la gueule du fauve. Rumeur infondée puisque l’artiste est décédé de mort naturelle, bien après l’érection du monument. Cette fameuse langue manquante vient du fait que M. Bartholdi revenait d'Egypte et que la sculpture du Lion est directement inspiré des sphynx qui n'en possèdent pas. Une réplique au tiers, en cuivre martelé, est placée à Paris, place Denfert-Rochereau, dans le 14e arrondissement et une autre au Square Dorchester de Montréal
LES MAJOS : Bon, un peu d’histoire encore:
Dans la Charte de Grenoble, texte fondateur de l’UNEF en tant que syndicat (tendance mino à l’époque) définissant l’étudiant comme « jeune travailleur intellectuel » sur le même plan que les ouvriers. (il faut juste garder en tête l’idéologie et les idiosyncrasies de l’UNEF à l’époque, notamment le côté stalinien. Aucune invention, mais démonstration du sous marinage de l’UNEF de l’époque par l’URSS. Exemple, un congrès international de 1953 en Corée du Nord…).

Cela est la base de toute l’action de l’UNEF depuis, notamment leur souhait de voir un salaire pour tous les étudiants (c’est démago à souhait mais ça attire les moutons de Panurge).
Cela explique le premier couplet des majos. En effet, on y retrouve une version cynique du cheval de bataille unefien par une distinction entre l’étudiant qui a la tête pensive mais qui ne travaille pas (sous entendu : puisqu’il étudie ! Ce qui paraît logique… on n’a pas de contrat de travail aux dernières nouvelles !). Le travailleur, lui au moins travaille !

Pour ce qui est des noms de ville évoqués dans la chanson, tout le monde à en tête Oran, Alger et Nouméa. Tout le monde oublie Paris, Aix… Posez vous la question : savoir pourquoi ces villes sont sur le même rang ? Non pas pour des questions d’indépendance ou non, mais tout simplement parce qu’à l’époque l’UNEF était gouverné par des AGE (Assemblées Générales d’Etudiants) regroupant les assos de villes. Dans le jargon de l’époque (qui n’a d’ailleurs pas bougé d’ailleurs) quand on employait Paris, Dijon Lyon, etc… ce n’était pas de la ville que l’on parlait mais des AGE ! Et si on voulait en lâcher certaines plus que d’autres, c’est parce qu’à l’époque ces Age étaient au cœur de la bataille de la prise de contrôle de l’UNEF par les majos… et certaines dont la quasi totalité de Paris et la Bretagne était entre leurs mains ou déchirées pour des guéguerres politiciennes : pendant ce temps, les AGE d’Algérie (guerre) et de Nouvelle Calédonie (soulèvement kanaks) était très perturbées par la violence qui régnait de la part des deux camps. Cours arrêtés, facs fermés, attentats à la bombe, rafles… au moins deux cent étudiants ont péris quelque soient leur camp, et bien souvent, sans qu’ils prennent partis, juste parce qu’ils étaient là au mauvais endroit au mauvais moment.

Ils étaient pour beaucoup faluchards et associatifs comme nous, et appelaient à l’aide… que devaient faire les majos ? Se lancer dans la bataille politique (pour ou contre) qui faisait rage au risque de tomber dans l’escarcelle d’un parti politique ? Ou garder leur indépendance sans pour autant oublier la mémoire de ces étudiants qui appelaient à l’aide ? C’est cette dernière version qui fut choisi à travers ce chant (Un air hérité d’une chanson d’enfants de la première guerre mondiale dont les paroles constituaient un hommage à leurs pères disparus) qui est tant décrié par certaines personnes trop influençables ou ayant la mémoire bien courte
Sources :
Wikipedia sur la guerre franco-prussienne, la première guerre mondiale, la deuxième guerre mondiale
Le code de la faluche alsacienne
Les exactions nazis :

http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=1551791

http://www-ulp.u-strasbg.fr/actualites/index.php/2005/12/05/352-62e-anniversaire-de-la-rafle-du-25-novembre-1943
Le procès de Bordeaux : http://tex69.club.fr/Oradour/proces_bordeaux.htm
Les Majos : http://faluche.corpodroitdijon.com/index.php?mod=page&ac=page&id_page=6
Sur l’identité alsacienne : http://www.strasmag.com/05_dossiers/32_identite/est.htm
Sur les campagnes de desalsaciannisation : un article lu chez mon grand père… je vais essayer de le récupérer…


CONCLUSION PERSONNELLE :
Que dire de l’ Alsacien, en lui-même, que l’on dit souvent bourrus et réservé… je crois que vous comprendrez simplement que notre histoire, riche en rebondissement, n’a pas laissé la part belle aux souvenirs heureux. L’Histoire a voulu que nous aimions la France… mais que celle-ci ne nous l’a que rarement rendus... Elle nous a cédé aux Prussiens, abandonné à l’ Allemagne NAZI, jugé, et a tenté de nous faire oublier notre identité…
Pourtant, nous ne sommes pas Allemands et ne le seront jamais… Allemand est une déformation du nom du peuple de nos origines: les Alamans… Mais nos amis d’outre-Rhin ne se désignent pas sous se terme, ils sont Deutsch ! En Angleterre, German, autrefois Goth… Il y’a similarité de la première syllabe, mais aucun rapport étymologique ! Les souffrances infligées par ce peuple sont encore trop présentes, même si il n’y a plus trace de rancune ou de haine. Alors, s’il vous plaît, ne nous confondez pas…
Sommes nous pour autant Français ? Oui, c’est certain ! Au vu de notre héritage culturel… Le simple fait de porter la faluche rappel son sens originel : celui d’un profond attachement aux valeurs de la France, notre affection indéfectible pour ce pays que nous avons choisis en arborant sa coiffe.
Si vous venez nous voir, je souhaite sincèrement que vous soyez bien accueilli… mais si vous ne l’êtes pas, ayez de l’indulgence… Après tout, ne serait-il pas légitime de se méfier d’une personne nous ayant trompé, même une fois?
Personnellement je vis un peu écartelé entre cette double identité Alsacien-Français : notre histoire est particulière, étrange et j’ai 6 générations qui me précédent sur ces terres… Mon arrière-grand-père, que j’ai connu, a vécu sans déménager en Allemagne-alsace (indépendante une semaine après la première guerre mondial)-France-Allemagne-France… Mon grand-père a été Malgrè-nous, son frère, résistant, pilote dans l’escadron du normandie-niemen, mon autre grand-père a fait l’ Algérie…
Et je me suis fait une raison : je suis français d’Alsace, tout simplement ! Francais par le droit de sol, par la volonté de mes aïeux... Mais d'Alsace car c'est ma terre, son folklore, sa mémoire qui me forge et qui mérite la majuscule...
Sinon, les raisons pour laquelle j'ai porté la faluche? Mes grands-parents...en plus du plaisir que j'avais a être avec les faluchards alsaciens... Mais ils sont ma raison de "racine", de famille, mon ruban du souvenir... et le sens du mot "tradition" et "mémoire" les personnalise dans mon coeur et sur ma tête désormais.
Si la puissance du régionalisme, de l’identité alsacienne existe avec autant de force, c’est que les alsaciens n’ont souvent dû compter que sur eux. Mais nous savons aussi recevoir, notre hospitalité et la grivoiserie qui nous caractérise est légendaire et j’ose espérer que vous ne serez jamais déçus par les faluchards alsaciens !

PETIT BONUS

L'Hymne des Faluchards Alsaciens
Sur l'air de " Que notre Alsace est belle "
Composée à l'ère de l'Homo-Gambrinus par un TVA : Hardy (nosaure)


Les Alsaciens sont fiers,
Bien plus que les cigognes,
Gardez bien vos arrières,
Un Alsacien ça cogne, You hé,
Un Alsacien ça cogne.

Chez, nous il n' y' à pas d'âge,
Pour boire le fruit d'la vigne.
Le Schnaps donne du courage,
La bière des vitamines, You hé,
La bière des vitamines.

Nous sommes des gastronomes,
Et rien ne nous dégoûte.
Si cela vous étonne,
Goûtez voir la choucroute, You hé,
Goûtez voir la choucroute.

La bière qui nous arrose,
Est la meilleure du monde.
Loin de nous la cirrhose,
On la noie dans la Blonde, You hé,
On la noie dans la Blonde.

Que nos filles sont belles,
Avec leurs doux ballons.
Quand leurs reins nous appellent,
On y trempe not' goujon, You hé,
On y trempe not' goujon.

L'Alsace a d'bons amants,
Avec leurs p'tits bidons.
C'est pas du Crémant,
Qu'on trouve dans nos caleçons, You hé,
Qu'on trouve dans nos caleçons.

(faluche sur le cœur)

Nos cœurs sont à la France,
Et non point aux teutons.
Et pourtant quand j'y pense,
Alsaciens nous restons, You hé,
Alsaciens nous restons !

Le chant des Majos

S’il faut mon Dieu, pour que la France vive

Travailler dur, oui nous travaillerons

Les bras croisés et la tête pensive

Les travailleurs, nous les regarderons

Refrain :

Ciel, ciel, conserve nous

Nice, Montpellier, Alger,

Aix-en-Provence

Ciel, ciel, conserve-nous

Ces beaux majos que nous aimons bien tous

Ces beaux majos que nous chérissons tous.

S’il faut mon dieu, pour que la France vive

Lâchez Paris, oui nous le lâcherons

Laisser crever ces enfants de Bretagne

Pourvu mon Dieu que nous gardions Oran, Nouméa.

Nous n’irons plus au bois les lauriers sont coupés

La belle que voilà les a tous ramassés

Mais alors, où iront nous ?

Nous irons à l’UNEF, nos pères y allaient bien

Enculer les bolchos et baiser les cathos

Mais non mais non la corpo n’est pas morte (bis)

Les autres

Car elle bande encore (bis)

Zob, zob, zob

Ah ! Quel beau zob ! (Qu’il le prouve !)

P.S. Mea culpa je n'ai toujours pas de partitions






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