Volkswagen : les moteurs truqués réparés en une heure





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date de publication31.10.2017
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Chronique PSA du 23 au 30 novembre 2015



Fiche technique Type VD Lion
Appellation……………………………Conduite intérieure

Coupé landaulet

Torpédo 2 et 4 places

Année de fabrication………………….1913

Usine de fabrication…………………..Beaulieu

Nombre de véhicules fabriqués……….800
Moteur………………………………...4 cyl en V

Cylindrée………………………………1 888 cm3

Alésage/Course………………………..68 x 130 mm

Puissance………………………………10 CV
Boîte à vitesse…………………………..3

Embrayage ……………………………..Cône

Transmission……………………………cardan

Freins à tambours sur les roues arrière

Direction………………………………..Vis et écrou

Suspension ……………………………..Amortisseurs

à friction
Longueur ……………………………….350 cm

Largeur………………………………….150 cm

Empattement……………………………250 cm

Vitesse…………………………………..65 km/h

Prix châssis nu…………………………..7 800 F

Torpédo 2 places…………………...8 200 F

Torpédo 4 places…………………...8 500 F

Conduite intérieure 4 places……….10 500 F

Coupé landaulet…………………...10 650 F
Le type VD pouvait être sur demande carrossé en :

Conduite intérieure 2 places au prix de 9 900 F ou

Limousine au prix de 10 650 F.

Depuis le 1er janvier 2015 la « Chronique PSA est consultable sur le blog andrechatelot.unblog.fr

Volkswagen : les moteurs truqués réparés en une heure.

Volkswagen a présenté hier à la KBA (autorité allemande automobile, ndlr) les solutions techniques pour remédier au problème des moteurs truqués, avec une manœuvre de moins d'une heure qui ne devrait pas coûter trop cher au géant automobile. Une fois validées par l'autorité, ces solutions, qui concernent les moteurs EA-189 de cylindrée 1,6 litre et 2 litres, vaudront pour toute l'Europe, où Volkswagen doit rappeler plus de 8 millions de voitures.

Pas de compensation financière en Europe

Un porte-parole de la KBA a indiqué que la validation des solutions prendrait « encore un peu de temps ». Volkswagen a prévu d'étaler sa gigantesque opération de rappel sur toute l'année 2016.

Volkswagen estime que la remise aux normes des moteurs dédommagera suffisamment les clients européens. Contrairement aux États-Unis où les clients percevront une compensation de 1 000 dollars par voiture. La situation est plus complexe outre-Atlantique, du fait notamment de plafond d'émissions de NOx plus bas.

Volkswagen a avoué en septembre que les moteurs diesel de 11 millions de ses voitures dans le monde, de marque VW, Audi, Seat et Skoda, étaient équipés d'un logiciel capable de fausser les résultats des tests antipollution. Les moteurs concernés sont des 1,2, 1,6 et 2 litres.

Mister-Auto.com s’implante à Vesoul.

Mister-Auto.com vient de mettre en service, le 16 novembre dernier, sa plateforme logistique de distribution européenne. Cette «cellule» de 5 000 m2 a pris place dans un des bâtiments du site PSA de Vesoul. Pour mémoire, le groupe PSA a racheté Mister-Auto.com, leader européen de la vente en ligne de pièces détachées, accessoires automobiles et pneus, le 31 mars dernier.

Cinquante embauches

« La cellule ne stocke pas de références. Elle reçoit des pièces, les trie, constitue les commandes du jour et les réexpédie dans la foulée », explique Raphaël Laissu, directeur « supply chain » chez Mister-Auto.com. En revanche, dans ce même bâtiment, 13 000 références de pièces détachées (les plus usitées du site de vente en ligne) sont stockées chez PSA. «Une partie des pièces vient de là, l'autre partie nous est livrée tous les jours. Notre catalogue compte 400 000 références, on ne pourrait pas tout stocker», justifie-t-il.

Le plan d'embauché prévoit 50 salariés à terme. « Pour l'instant, nous avons recruté une dizaine de salariés locaux. Nous les avons envoyés en formation sur notre plateforme de Lyon pendant une semaine », précise Raphaël Laissu. La suite des embauches se fera en accompagnement de la montée en puissance du site, sachant que le marché du e-commerce bénéficie d'une croissance à deux chiffres.

La plateforme vésulienne est destinée à livrer principalement l'Allemagne et l'Autriche. « Ça réduit nos délais de livraison car on se rapproche de notre transporteur allemand», indique le directeur supply chain,

Raphaël Laissu ne cache pas que le site de Vesoul « est voué à s'agrandir». Il sera dirigé par un ex-salarié de PSA. « C'était bien d'avoir quelqu'un qui connaissait le site et ses spécificités », reconnaît-il. Le site Mister-Auto.com s'est déjà installé, de la même façon, sur des sites PSA en Angleterre (en septembre), en Allemagne, et bientôt en Espagne (fin décembre/début janvier).

Enfin, Mister-Auto a fermé ses deux dépôts lyonnais et a regroupé ses activités sur une unique plateforme logistique automatisée de 13 000 m2, toujours à Lyon. « On revoit notre process. On rationalise en regroupant sur un seul site. » Celle-ci pourra également servir de modèle pour la croissance des autres plateformes. De quoi donner de bonnes perspectives au site vésulien.

PSA Sochaux : 252 congés seniors en 2016.

LES MESURES détaillées par la direction de PSA Peugeot Citroën, jeudi en CCE à Paris, ont été déclinées hier site par site. À Sochaux, comme partout ailleurs, les effectifs vont poursuivre en 2016 leur lente décrue avec notamment la reconduction du DAEC, le Dispositif d'adéquation des emplois et des compétences. La direction sochalienne a fixé à 252 le nombre de salariés éligibles au congé senior (1.600 à l'échelle du groupe) en visant un pourcentage d'adhésion de 65 %.

La mobilité externe sécurisée (avec possibilité de retour chez PSA dans un délai de deux ans) devrait concerner 57 salariés et l'ensemble des départs dans le cadre du DAEC (hors congé senior) 80 salariés. Le groupe PSA prévoit encore un programme d'insertion de jeunes en alternance à hauteur de 2.000 nouvelles entrées en 2016. Le nombre de postes attribués au site de Sochaux n'a pas encore été fixé.

9.619 CDI au 31 août 2015

La CGT conteste une nouvelle fois la mise en place de plans de départs volontaires : « Pour la direction, il s'agit de baisser la masse salariale afin de permettre de dégager d'importants profits à court terme qui ne bénéficieront pas aux salariés, à l'augmentation des salaires» (1).

La CEE-CGC, elle, a donné un avis favorable au DAEC en émettant toutefois plusieurs réserves. « Nous notons la nécessité, pour l'entreprise, de demeurer agile, d'adapter en permanence sa stratégie dans un milieu de plus en plus changeant [...], mais l'application de l'article L1224-1 du Code du travail pour se séparer d'activités jugées [par PSA, N.D.L.R.] "non cœur de métier" relève d'une méthode inacceptable » (2). La CFE-CGC dénonce « l'existence de trop nombreux freins à la mobilité fonctionnelle, notamment en raison d'un plan de formation insuffisant au regard d'un groupe de la taille de PSA et de ses ambitions affichées ». Le syndicat des techniciens et cadres salue enfin la décision de PSA de réorganiser, à la DRD, le service MPOL (métiers-prototypes-ordonnancement-lancement) et de simplifier le travail entre le site de Sochaux/Belchamp, La Garenne et Vélizy. « Une redistribution des activités en interne nous convient beaucoup plus qu'une externalisation. »

Au 31 août 2015, le Groupe PSA comptait en France précisément 53.597 CDI, contre 56.828 au 30 septembre 2014 et 61.334 au 31 octobre 2013. Les effectifs sochaliens ont suivi la même tendance baissière : 9.619 CDI au 31 août 2015 contre 10.183 au 30 septembre 2014 et 10.900 au 31 octobre 2013.

(1) La CCT est toutefois favorable au congé-senior car « il permet à des salariés fatigués et usés par des conditions de travail difficiles de quitter l'entreprise trois ans avant l'âge de la retraite, sans avoir à pointer à Pôle Emploi, ni toucher les allocations chômage ».

(2) Si le salarié dont l'activité est externalisée refuse de changer d'employeur, une procédure de licenciement est engagée.

308 GTi, fierté des salariés.

« Produire le moteur de la 308 GTI est un point très positif pour PSA Peugeot Citroën Hérimoncourt et un motif de grande fierté pour les salariés de ce site », déclare Philippe Vourron, secrétaire du syndicat FO.

Lors de l'assemblée générale de FO, qui s'est tenue récemment à Audincourt en présence de Frédéric Homez, secrétaire fédéral de la métallurgie, et de Christian La-faye, délégué syndical central de FO, le point a été fait sur l'activité de ce site d'Hérimoncourt spécialisé dans la fabrication de moteurs neufs.

FO note que « 60 % de l'activité sur le site d'Hérimoncourt sont liés au client Ford dans un contexte de flexibilité constante, mais les salariés savent faire face à ces changements constants d'horaires. Pour FO, le but premier est de préserver l'emploi et l'outil de travail, mais aussi de se battre pour le pouvoir d'achat de chaque salarié ».

Réélu secrétaire du syndicat, Philippe Vourron rappelle qu'« au niveau de PSA, FO est devenu la première organisation. Cela prouve que le syndicalisme libre et indépendant est apprécié ».

En ce qui concerne les dispositions prises au plan national concernant la complémentaire retraite, FO Hérimoncourt réagit : « Parfois il faut choisir entre la peste et le choléra. Avec cette signature, nous avons les deux, mais sans le choix. »

Et maintenant l’ère Segula.

Quand on prononce devant eux le mot externalisation, les responsables de l'entreprise Segula Technologies tiquent, grimacent se crispent. Car « ce que véhicule ce mot à la connotation péjorative est très éloigné de notre projet industriel et de nos perspectives très importantes de développement », assure Laurent Germain, directeur général adjoint de ce groupe d'ingénierie d'envergure internationale œuvrant dans les secteurs de l'automobile (à ce jour son activité d'expertise principale), de l'aéronautique, de l'énergie, du ferroviaire, du naval, de la pharmacie et de la pétrochimie.

Contexte automobile mondial

L'actualité économique, il est vrai, foisonne de tristes exemples : qui dit externalisation, dit bien souvent réduction d'effectifs aussi drastique que douloureuse et délocalisation dans des pays à bas coûts salariaux.

« Rien de tel chez nous », soutient cet ingénieriste qui a pris son essor au début des années 2000 et emploie à ce jour près de 8.000 salariés dans le monde. « En France, on recrute 1.500 personnes par an en moyenne (1). Nous avons l'ambition de maintenir ce trend de croissance dans les années à venir ».

C'est donc à Segula Technologies que le Groupe PSA Peugeot Citroën a choisi de confier une partie de son activité R & D « à faible valeur ajoutée » afin de se concentrer, dit-il, sur ses « domaines stratégiques ». Parmi les externalisations entérinées en juillet dernier par le groupe automobile, figure son activité Roulage.

« En France, nous sommes, en termes de volumes, le premier ingénieriste chez Renault et le deuxième chez PSA, mais il nous manquait une brique importante : celle de la validation des véhicules »

En France, elle fait travailler 230 personnes réparties sur trois sites : Belchamp dans le Doubs (une centaine de salariés), Montlhéry en banlieue parisienne et La Ferté-Vidame en Eure-et-Loir (2). À partir du 1er décembre, tous changeront d'employeurs pour passer sous la bannière Segula Technologies, Non sans un pincement au cœur.

Pour quelle (s) raison (s) cet ingénieriste a-t-il fait acte de candidature à la reprise de l'activité Roulage de PSA ? Quel est son projet industriel ? Pour répondre à ces questions, il faut d'abord rappeler le contexte automobile mondial. En perpétuelle évolution et recomposition, ce secteur d'activité hyperconcurrentiel est aujourd'hui traversé par deux tendances lourdes : une concentration des constructeurs soucieux d'atteindre la barre des dix millions de véhicules, gage d'une mutualisation des moyens et donc d'une diminution des coûts ; et la multiplication des innovations (3) avec une ingénierie (conception et industrialisation) de plus en plus sous-traitée par les grands donneurs d'ordre (4) et avec l'apparition de nouveaux acteurs tels que Google, Apple, Uber ou Bolloré.

D'abord le marché domestique

II faut regarder de l'autre côté du Rhin pour trouver les ingénieristes les plus réputés et les plus sollicités. Segula Technologies aspire à intégrer cette « short list » et, pour cela, s'emploie d'abord à être fort sur son marché domestique. «En France, nous sommes, en termes de volumes, le premier ingénieriste chez Renault et le deuxième chez PSA», rappelle Franck Vi-got, PDG de son département Automobile, « mais il nous manquait une brique importante : celle de la validation des véhicules ». D'où la reprise de l'activité Roulage de PSA. Segula a pour projet d'ouvrir le site de La Ferté-Vidame à d'autres constructeurs, notamment pour y proposer la validation de leurs véhicules autonomes (5).

Devenir un acteur de poids dans le domaine du Ferrage (industrialisation des lignes d'assemblage) compte également parmi les ambitions majeures de Segula Technologies. « Aujourd'hui, nous réalisons et pilotons des mises au point partielles, nous ne maîtrisons pas l'intégralité du 'processus d'industrialisation, faute de détenir les compétences nécessaires », poursuit-il. L'externalisation de l'industrialisation du Ferrage de PSA va contribuer à combler cette lacune.

« Jusqu'ici, nous nous sommes agrandis grâce à la croissance externe qui est notre ADN, c'est-à-dire en rachetant les expertises de PME et en les intégrant progressivement à notre groupe », résume Laurent Germain. L'opération en cours avec PSA répond à la même logique.

(1) Embauches en CDI et CDIC (CDI de chantier) : proportion non précisé par Segula oui parle toutefois d'une « majorité de CDI »

(2) Le Roulage représente moins de 10% de l'activité du site de Belchamp et plus de 80 % de celui de La Ferté-Vidame.

(3) La baisse continue de la consommation des véhicules et la voiture autonome et connectée en sont deux exemples.

(4) Renault a externalisé son activité Roulage il y a une vingtaine d'années.

(5) Pour des raisons de confidentialité, une ouverture similaire n'est pas envisagée sur le site de Belchamp. La mutualisation des moyens entre constructeurs est possible dans toute une série de domaines (non stratégiques), mois elle a ses limites.

Une pâle image sociale.

CES DERNIÈRES semaines, les responsables de Segula Technologies ont labouré le terrain pour « rassurer » et « convaincre » les salariés bientôt externalisés qu'ils s'apprêtent à rejoindre « un groupe aux reins solides et en pleine croissance, un groupe qui donne à ses ingénieurs la possibilité de travailler sur des projets variés et innovants, de rupture technologique, un groupe qui offre des perspectives de carrière, dans l'automobile ou dans d'autres secteurs, très intéressantes ».

Les craintes des mêmes salariés relatives à une délocalisation, à terme, de l'activité Roulage sont-elles fondées ? « Ce serait une hérésie économique, car notre philosophie, c'est la proximité, c'est de nous installer au plus près de nos clients. Quand nos concurrents rationalisent leurs implantations, nous poursuivons notre maillage territorial. Par rapport à nos effectifs, la densité de nos implantations est très forte (une quarantaine en France, ndlr) et nous continuons à ouvrir des agences, comme l'an passé à Reims ».

« En dehors de toute procédure légale »

Cependant, pour « rassurer et convaincre », Segula Technologies va devoir très vite améliorer son image sociale. « Mauvaises conditions de travail, risques psychosociaux élevés, licenciements abusifs, dialogue social inexistant... » : Dès l'annonce de l'externalisation de cette activité Roulage, les critiques sur la société Segula Technologies ont fusé du côté des syndicats de PSA Sochaux/ Belchamp.

« Ce genre de projet suscite toujours beaucoup d'émotion », tempère Laurent Germain, « mais certaines organisations syndicales tentent de nous faire passer pour le pire des repreneurs de la planète. Cela ne fait pas plaisir, mais on s'y était préparé en interne ». Et de rappeler que « l'activité automobile de Segula connaît, avec un pourcentage de 8 %, un turnover en moyenne deux fois inférieur au secteur de l'ingénierie pris dans sa globalité ».

Il n'en demeure pas moins que le comité d'entreprise et les organisations syndicales de Segula ont saisi la justice pour dénoncer « la suppression d'un nombre important de postes de travail en dehors de toute procédure légale ».

Les plaignants ont constaté que « la société Segula a supprimé en l'espace de deux ans (2012-2013) pas moins de 371 postes de travail occupés par des salariés en CDI, tout en s'exonérant de mettre en place une procédure d'information/consultation des instances représentatives compétentes accompagnée d'un Plan de Sauvegarde de l'Emploi ».

Ils poursuivent : « Elle a notamment supprimé des postes en multipliant frauduleusement les procédures de licenciement pour faute grave, en ne remplaçant pas systématiquement les salariés licenciés, utilisant ainsi ce mode de rupture à des fins de réduction des effectifs, en violation manifeste des règles légales ».

Licenciements « sans cause réelle et sérieuse »

L'Inspection du travail a d'ailleurs jugé cette situation préoccupante, estimant le nombre de licenciements « alarmant ». Certaines actions en justice ont débouché en 2014 sur des condamnations de Segula par la juridiction prud'homale pour « licenciements sans cause réelle et sérieuse ».

Avec l'absorption imminente des salariés du Roulage de PSA, comment les relations sociales vont-elles évoluer au sein de Segula ? Les salariés externalisés, qui vont changer de convention collective (1), vont-ils conserver leurs acquis et leurs salaires comme Segula et PSA s'y sont engagés ? On devrait avoir les premiers éléments de réponse très vite après le 1er décembre.

(1) Ils vont passer de la convention de la métallurgie à la convention Syntec (bureaux d'études techniques, cabinets d'ingénieurs-conseils, sociétés de conseils) qui, sur le papier, est moins avantageuse sur certains points. « On s'est engagé à compenser les écarts via un accord collectif globalement équivalent », explique Laurent Germain qui souhaite « négocier le plus vite possible » avec les partenaires sociaux pour que la nouvelle convention collective soit opérationnelle « à la fin du 1er trimestre 2016 ».

Ce que l'on peut encore retenir

Segula Technologies n'a pas prévu de délocaliser son siège social dans le Pays de Montbéliard. « II a vocation à rester en Ile-de-France », précisent ses dirigeants. « Par contre, nous réfléchissons actuellement à une nouvelle implantation à Montbéliard, en lien avec notre renforcement, dans la région, dans le secteur automobile. Plusieurs pistes sont en cours, mais rien n'est décidé à ce jour ».

Segula, ce sont plus de 300 clients industriels et plus de 3.000 recrutements prévus en 2015 (à l'échelle mondiale). Le groupe travaille par exemple pour Alstom Transport (sites de Belfort, Reichshoffen, Valenciennes et La Rochelle), Alstom Power (Grenoble) et General Electric. Parmi ses tout nouveaux clients dans le secteur automobile, figure le groupe Jaguar Land Rover.

Tous les secteurs d'activités n'ont pas la maturité de l'automobile pour externaliser leurs bureaux d'études et leur ingénierie, mais c'est la tendance de fond qui se dessine, en France comme à l'étranger. La demande d'ingénierie sous-traitée ne cesse d'augmenter.

Dans l'énergie par exemple, les grands acteurs font face au vieillissement de leurs installations (centrales nucléaires d'EDF, raffineries de Total...). Pour allonger leur durée de vie, il faut un nombre croissant d'ingénieurs en maintenance, en sécurité, en solidité des matériaux, etc. Chiffre d'affaires de Segula : 400 millions d'euros en 2014 (+9% par rapport à 2013). La progression sera « au moins égale» en 2015:

Sa performance à l'export : 19 % du chiffre d'affaires en 2010 ; 33 % en 2014 ; objectif de 50 % dans quelques années. Segula compte environ 600 salariés au Brésil et quelque 500 en Chine.

Franck Vigot, PDG du département Automobile de Segula, a travaillé pendant vingt ans chez PSA (jusque début 2014). Au moment de son départ, il était responsable des métiers du Ferrage.

PSA sera dans le vert en 2015, assure son patron

Publié le 26 novembre 2015, à 16h39

FRANCFORT (Reuters) - PSA Peugeot Citroën s'attend à renouer avec un bénéfice net cette année, nouveau signe du redressement engagé par le groupe, mais doit aussi d'urgence améliorer sa position sur des marchés comme l'Allemagne où il reste trop loin derrière la concurrence, a déclaré Carlos Tavares à un magazine allemand.

"Les résultats insatisfaisants en Allemagne sont apparemment dus au fait que les clients allemands ne sont pas aussi convaincus par nos produits que les Espagnols, les Français, les Autrichiens et les Néerlandais", dit le président du directoire du deuxième constructeur automobile européen dans une interview au magazine automobile Auto Motor und Sport publiée jeudi.

PSA doit améliorer son image, ajoute Carlos Tavares, ainsi que son réseau de concessionnaires en Allemagne, où les marques Peugeot et Citroën affichaient sur les dix premiers mois de l'année une part de marché de seulement 3,3% environ, loin derrière les 21% de la marque Volkswagen ou les 7,1% d'Opel (General Motors).

"Je ne veux pas accepter cela comme quelque chose de normal. Nous devons nous améliorer en Allemagne", dit-il.

Interrogé à nouveau sur un intérêt du groupe à s'ouvrir à de nouveaux investisseurs, Carlos Tavares répète que PSA peut très bien demeurer indépendant, mais que ce n'est pas non plus une obligation.

"Je suis prêt à parler avec tout le monde. Le point principal est que si je dois entrer en discussion avec quelqu'un, je veux être en forme", dit-il, avant de souligner qu'il n'y a actuellement de négociation avec personne en particulier.

Carlos Tavares ajoute que PSA devrait renouer avec un bénéfice net sur l'ensemble de l'année, malgré les vents contraires enregistrés ce semestre-ci à cause des effets de changes et du ralentissement du marché automobile chinois.

PSA a renoué avec un bénéfice net au premier semestre pour la première fois depuis 2011, mais le groupe n'a pas donné d'autres objectifs que ceux de son plan stratégique à moyen terme.

En 2014, il avait déjà renoué avec un résultat opérationnel courant positif annuel, mais son résultat net était encore dans le rouge, avec une perte de 555 millions d'euros contre -2,2 milliards en 2013, au plus fort des difficultés financières récentes du groupe.

"Avec une marge opérationnelle de 5% (pour la division automobile) nous sommes à nouveau à parité avec nos concurrents et la partie n'est pas encore terminée", poursuit Carlos Tavares.

Après une hausse de 4,3% à 2,9 millions de ses ventes de véhicules en 2014, le président du directoire de PSA prévoit une stabilité des ventes en volume cette année.

Dans le cadre du plan stratégique "Back in the race", PSA vise un free cash flow de deux milliards d'euros sur la période 2015-2017 et une marge opérationnelle de 2% pour la division auto en 2018. Ces objectifs ont déjà été dépassés au premier semestre, mais le groupe préfère attendre avant de décréter son redressement achevé.

PSA serait proche d'un accord industriel en Inde avec Tata

Publié le 27 novembre 2015, à 08h23

PARIS (Reuters) - PSA Peugeot Citroën est proche d'un accord industriel en Inde avec le géant indien de l'automobile Tata Motors, rapporte vendredi BFM Business.

La radio ajoute qu'aucun échange de participation ne serait prévu entre les deux groupes et que le projet ne prévoit pas une entrée de Tata Motors, connu pour ses petites voitures mais qui détient aussi Jaguar et Land Rover, au capital du constructeur automobile français.

"Cette information est sans fondement", a déclaré un porte-parole de PSA. "Le fait que l'Inde-Pacifique (...) fasse partie (de la nouvelle organisation par région) montre l'importance du marché indien pour PSA. (Mais) au jour d'aujourd'hui, il n'y a pas de décision prise pour un retour rapide en Inde."

Le retour de PSA sur le marché indien, où le groupe a suspendu début 2012 un projet d'usine à cause de la grave crise financière qu'il a traversée, fait l'objet de spéculations récurrentes. Début octobre, l'Economic Times écrivait qu'un rapprochement entre PSA et Tata Motors pourrait inclure la production et la distribution par le groupe indien de véhicules du groupe français.

BFM Business, qui évoque la possibilité d'une production locale de Peugeot 208 et 308, rappelle que l'Inde permettrait à PSA de réduire dans la région Asie sa dépendance à un marché chinois devenu plus difficile. Un partenariat avec Tata Motors lui donnerait aussi un atout de taille s'il décidait à terme de se lancer à l'assaut du marché nord-américain.

Politique sociale, Maroc, Iran, diesel...

PSA Rencontre, le 19 novembre, entre Frédéric Barbier, Martial Bourquin et Louis Gallois

RESPECTIVEMENT député et sénateur du Doubs, Frédéric Barbier et Martial Bourquin suivent de près le dossier PSA Peugeot Citroën et s'emploient à ce que cela se sache. Hier, ils ont diffusé un communiqué de presse commun après une rencontre, jeudi 19 novembre à Paris, avec Louis Gallois, le président du conseil de surveillance du groupe automobile.

Voici ce que les deux parlementaires ont retenu de cette entrevue.

Année 2016 : « M. Gallois s'est montré rassurant sur la feuille de route du groupe. Il a précisé que PSA compte produire un million de véhicules sur le territoire national et que chaque site de production français bénéficiera d'un nouveau modèle à produire ».

Politique sociale : « Nous avons formulé le souhait que la compétitivité économique retrouvée entraîne des améliorations sociales (pérennisation des contrats, sécurisation de l'emploi... ). Il nous a affirmé que la prime moyenne de 1.250 euros versée en 2015 n'excluait pas l'annonce d'autres avantages qui pourraient être octroyés aux salariés ».

Externalisations : « Nous avons acte nos points de vue divergents sur la volonté de PSA d'externaliser une partie de sa R & D (domaines non stratégiques). À ce titre, nous avons adressé une question écrite à Myriam El Khomri, ministre du Travail, afin que soient proposées de nouvelles règles plus restrictives en matière d'externalisation ».

Maroc : « M. Gallois s'est voulu rassurant quant à l'installation d'une usine PSA au Maroc et la concurrence potentielle avec les unités de production françaises. Il nous a affirmé que l'objectif de cette implantation n'était nullement la délocalisation de la production française, mais la conquête de nouveaux marchés. Les véhicules produits dans la région de Rabat seront destinés aux marchés de l'Afrique et du Moyen-Orient ».

Iran : « PSA tente de se réimplanter dans ce pays (son départ précipité en 2012 après la mise en place de sanctions internationales a été très mal perçu, N.D.L.R.), notamment dans le cadre d'une coentreprise avec le premier constructeur du pays, Iran Khodro. Les négociations avec les autorités iraniennes sont toujours en cours et nous avons promis, à la faveur de notre position d'élus nationaux, d'apporter notre soutien au groupe automobile auprès du gouvernement et de la diplomatie pour que celles-ci aboutissent ».

Diesel : « M. Gallois a insisté sur l'importance pour PSA d'inscrire son évolution dans une logique de construction de véhicules toujours moins polluants. Il s'agit également pour le groupe d'orienter ses recherches sur de potentielles alternatives (hybride, électrique, hydrogène). Il a également insisté sur la nécessité, à la fois de ne pas sanctionner les constructeurs qui jouent le jeu de la transition énergétique et de ne pas remettre en cause le redémarrage économique de l'industrie automobile, et donc l'emploi qui se veut de plus en plus pérenne. »

Gommer les à-coups de la production.

FRÉQUENTES ces derniers mois, les séances de travail supplémentaires seront beaucoup moins nombreuses en décembre à l'usine PSA de Sochaux : il n'y en aura même qu'une seule, le samedi 12 décembre, sur le Système 2 (3008, 5008, DS 5).

Le CE ordinaire, qui s'est déroulé vendredi, a permis à la direction de rappeler les dates des congés de fin d'année : la production s'arrêtera mercredi 23 décembre, à 21 h 14, sur le Système 1 (308) et mardi 22 décembre, à 21 h 14, sur le Système 2. Pour les équipes de nuit, la nuit du 23 décembre ne sera pas travaillée. « En compensation », précise la direction, « les séances des vendredis

11 et 18 décembre débuteront à 20 h 19 et une séance sera positionnée le lundi 21 décembre, de minuit à5h21».

La reprise du travail aura lieu le jeudi 7 janvier. Elle a été différée en raison d'importants travaux réalisés durant les congés de fin d'année en vue de préparer l'arrivée au Montage, du projet P84 (remplaçant de la Peugeot 3008).

« 10 minutes seulement poux manger »

L'information principale du CE a concerné la Garantie journalière de production (GJP) qui, après deux mois de tests et la consultation des CHSCT et du CE, a été adoptée. De quoi s'agit-il ? « C'est un système permettant de récupérer une perte de production sur une tournée (à la suite, par exemple, d'un problème d'approvisionnement en pièces détachées ou de la panne d'une machine, N.D.L.R.), en amputant de 10 minutes le casse-croûte de 30 minutes », rappelle la CFDT qui a donné un avis défavorable. Or « avec les déplacements, 20 minutes de casse-croûte, c'est 10 minutes seulement pour manger ».

De son côté, la direction précise que « la GJP est limitée à 10 minutes maximum en doublage et à 20 minutes en tournée de nuit ». Elle ajoute : « Les heures réalisées à ce titre sont rémunérées mensuellement selon les mêmes modalités que les heures supplémentaires individuelles. Elles sont majorées de 25 % et le salarié peut soit demander le paiement, soit les verser dans sa réserve individuelle ».

La CGT et FO ont elles aussi émis un avis défavorable, car « ce dispositif porte atteinte à la santé des salariés et dégrade les conditions de travail », estime la CGT. Elle ajoute : « Les nouvelles règles sont encore plus contraignantes que les précédentes puisque le déclenchement du dispositif se fera dans la journée et non plus la veille comme cela avait été prévu en 2014 ».

PSA accueille 32 précurseurs.

Bien sûr, Salah Chaba, 45 ans, est satisfait d'avoir décroché un CDI intérimaire chez Manpower, « mais un CDI directement avec PSA, ça aurait été mieux... », confie-t-il. « Je me dis que ce serait plus sûr. L'expression CDI intérimaire, ça ne sonne pas très bien dans la tête. Peut-être qu'un jour, on va me dire que je vais redevenir simple intérimaire, avec des périodes d'intermission. Un mois, trois mois, six mois, sans travail...»: le spectre du retour de la précarité.

« Aller plus loin en matière de formation »

Impression similaire pour Christophe Tournot, 47 ans. Lui aussi fait partie des trente-deux premiers bénéficiaires de ce fameux CDI intérimaire qui ont signé leur contrat le 2 novembre dernier et qui vont turbiner sur le site PSA de Sochaux au moins pendant trente-six mois.

A l'issue de cette période, si le constructeur n'a plus besoin de leur force de travail, Manpower sera tenu de leur trouver une nouvelle mission dans une autre entreprise, cela dans un rayon de cinquante kilomètres autour de leur domicile. Et de continuer à leur verser un salaire s'il devait y avoir une période d'intermission, quelle gué soit sa durée. « T'aurais préféré un vrai CDI », lâche Christophe Journot. « Pour moi, un CDI est attaché à une entreprise et à une seule. PSA, c'est une boîte correcte, où il est agréable de travailler ».

Malgré la pédagogie déployée par Manpower, et par PSA Peugeot Citroën, pour expliquer que «le CDI intérimaire est un vrai CDI », cette réalité a encore du mal à s'ancrer dans les esprits des principaux concernés. La faute, sans doute, au législateur et à une appellation qui fleure étrangement l'oxymore.

« Chez PSA, nous étions demandeurs d'une formule complémentaire de l'intérim classique afin de disposer sur une période plus longue -trente-six mois - des qualités de travail des meilleurs intérimaires et d'accompagner ainsi nos lancements industriels sur la longueur »

Sur le marché du travail, le IDI intérimaire constitue me innovation qui découle de l'accord patronat/syndics du 10 juillet 2013 relatif l la sécurisation des par-:ours professionnels des salariés intérimaires. Cet accord a été conforté par la loi lu 17 août 2015 relative au dialogue social et à l'emploi.

Il répond aussi et surtout à in besoin de PSA. « II y a deux ans, notre groupe était au bord du précipice faute d'avoir été capable de s'ajuster rapidement aux changements de son environnement », rappelle Yvan Lambert, directeur de l'usine PSA de Sochaux. « Nous ne sommes pas en mesure aujourd'hui de recruter nous-mêmes en CDI. Pour répondre à la demande de nos clients et s'y adapter au plus vite, nous avons recours à l'intérim. Mais nous étions demandeurs d'une formule différente, complémentaire de l'intérim classique afin de disposer sur une période plus longue - trente-six mois - des qualités de travail des meilleurs intérimaires et d'accompagner ainsi nos lancements industriels sur la longueur ». "Avec la mise en fabrication, courant 2016, de la remplaçante de la Peugeot 3008, le site de Sochaux est précisément dans cette situation-là. « Trente-six mois, c'est la possibilité d'aller plus loin en matière de formation pour correspondre à certains postes très exigeants, au Montage ou en Logistique. C'est même la possibilité, pour les meilleurs des meilleurs salariés en CDI intérimaires, le devenir moniteurs pendant cette période ».

Côté salaire, «je touche globalement la même chose que lorsque j'étais en contrat d'intérim et j'ai droit à la 5e semaine de congés payés », poursuit Christophe Journot, marié et père d'un enfant. Salah Chaba, marié également et père de trois enfants, va sans doute se sentir moins stigmatisé. « Pour décrocher un crédit auprès d'une banque, il faut un CDI et seulement un CDI. Quand on est intérimaire, c’est même pas la peine d'essayer... ».

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