Bulletin d’information de la section Sud Santé-Sociaux du Centre Départemental de l’Enfance de Moselle





télécharger 29.28 Kb.
titreBulletin d’information de la section Sud Santé-Sociaux du Centre Départemental de l’Enfance de Moselle
date de publication18.03.2018
taille29.28 Kb.
typeBulletin
d.20-bal.com > loi > Bulletin

Bulletin d’information de la section Sud Santé-Sociaux du Centre Départemental de l’Enfance de Moselle

Tel. 06 49 25 13 94/03 87 34 72 94

sudsantesociaux57@gmail.com

Permanences : tous les lundis de 9h-12h 13-15h à Metz


LE PETIT SUDVERSIF
Février 2015
ABRI MATERNEL :

UNE FOIS DE PLUS, LA LOI BAFOUEE !


Derniers arrivés, derniers servis ! Pour les collègues de l’Abri-Maternel , il ne reste plus vraiment que le choix entre Pouponnière et Homes, puisque le projet de restructuration n’a pas été respectée et que le service des Logis n’a pas été dédoublé ,alors qu’il aurait pu, comme nous l’avons proposé, accueillir dans l’attente d’une hausse d’activité, les plus jeunes des Homes (13-14 ans) qui, il est vrai, sont étrangers ... Mais si le Conseil Général ne sait pas quoi faire du personnel, il reste une solution : prolonger l’Abri-Maternel. Où est l’urgence de sa fermeture, puisqu’à notre connaissance, aucune structure dans l’agglomération messine ne fera d’accueil d’urgence, à moins d’un scoop, ce qui serait étonnant quand on sait que les établissements sont complets.. Il est vrai que les infos du Conseil Général seront bientôt plus confidentielles que celles de la CIA…Toujours pas de réponse, sauf que le Conseil Général nous a dit, en Conseil d’Administration, vouloir remettre l’Etat devant ses responsabilités. Ce ne serait pas au Conseil Général de prendre en charge les mères isolées avec enfants de moins de 3 ans quand l’accueil fait suite à des problèmes de logement ou quand il s’agit de protéger les mamans de leur conjoint violent alors que d’autres dispositions juridiques existent !Comme si les problématiques étaient aussi circonscrites ! Un peu fort quand on sait que les établissements d’accueil d’urgence sont déja saturés, et que même par temps hivernal, des personnes dorment à la rue car le 115 ne peut honorer ses missions ! Il est inadmissible, qu’une fois de plus, les usagers soient pris en otage dans des enjeux institutionnels. Nous avons rendez-vous à la Préfecture pour interroger le Préfet, garant de la législation. En effet, nous doutons que le Conseil Général n’ait pas connaissance, par exemple, de la précision qui a modifié l’article L.222-5 du Code de l’Action Sociale et des Familles

La loi du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion (loi Molle) s'est efforcée, dans son article 68, de clarifier les règles en la matière. Cet article, passé relativement inaperçu, modifie l'article L.222-5 du Code de l'action sociale et des familles (CASF), qui définit les publics pris en charge par les services d'aide sociale à l'enfance (ASE) des départements. A l'élément de la liste "les femmes enceintes et les mères isolées avec leurs enfants de moins de trois ans qui ont besoin d'un soutien matériel et psychologique", l'article 68 de la loi Molle a ajouté "notamment parce qu'elles sont sans domicile". Cet ajout anodin est lourd de conséquence puisqu'il transfère officiellement à l'ASE la prise en charge des femmes enceintes et des mères isolées d'enfants de moins trois ans. Ce peut être regrettable, car effectivement, cela ressemble à un transfert de charges maquillé au Département, mais ce problème doit se résoudre dans l’hémicycle, non pas en mettant des personnes à la rue.


Pour nous, sacrifier des locaux alors que tant de personnes sont dans la rue est inadmissible et nous appelons appeler à la mobilisation !

GROUPE DE JEUNES DU DEPARTEMENT : UN GROUPE EXPLOSIF
Les délégués au CHSCT ont demandé un CHSCT extraordinaire après la vague d’agressions, de passages à l‘acte, de fugues à répétition, ayant eu lieu sur le groupe d’ados du Département Route de Thionville. Cocktail explosif du à un cocktail de dysfonctionnements (cf PV CHSCT à venir). Nous avons rappelé entre autres qu’il n’était pas possible de concentrer une quinzaine, voire plus, d’ados en grande difficulté dans un seul groupe sans risquer de perdre une gestion de la relation d’autorité souvent déjà très fragile dans le cadre de relations individualisées. Une coupure a été effectuée, quand les mineurs étrangers, qui par leur leadership positif, stabilisaient les groupes, ont été déplacés dans des groupes low cost. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre !

On ne pourra pas dire, après toute l’expérience en travail social et les apports des travaux théoriciens en la matière qu’on ne sait pas aujourd’hui que l’autorité dans un groupe ne peut se construire qu’avec la bonne volonté des éducateur présents, sans moyens humains, sans groupes équilibrés et à taille humaine à moins de devenir incontrôlables. .Le projet de restructuration après l’audit avait prévu 3 groupes au total de jeunes du Département, dont 2 groupes de 12 jeunes sur Metz dans un premier temps. C’est ce qui avait été décidé officiellement. Mais dans sa croisade pour les restrictions budgétaires, le Conseil Général oublie ses engagements d’hier, ce qui n’augure rien de bon pour la suite de la restructuration, rouleau compresseur dont la logique n’à que faire de nos préoccupations éthiques et du contenu de nos métiers.

Au minimum, si notre métier d’éducateurs et d’éducatrices est floué, n’acceptons pas de réhabiliter la violence dans notre institution pour des considérations financières.
S
Rappel : le droit de retrait est un droit

Le salarié confronté à un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé, a le droit d’arrêter son travail et, si nécessaire, de quitter les lieux pour se mettre en sécurité. L’employeur ou les représentants du personnel doivent en être informés. Ce droit de retrait est un droit protégé.

Face à un danger grave, imminent et inévitable, l’employeur doit prendre les mesures et donner les instructions nécessaires pour permettre aux salariés d’arrêter leur activité et de se mettre en sécurité en quittant immédiatement le lieu de travail.

UD SANTE SOCIAUX A ALERTE LA DIRECTION ET LE CONSEIL GENERAL SUR LES RISQUES DE VIOLENCE REPETES DUS A LA CONFIGURATION DE CE GROUPE ET PROPOSE AU MINIUM UN GROUPE D’ACCUEIL D’URGENCE MIXTE EN COMPLEMENT DU GROUPE ROUTE DE THIONVILE.




Prolongation du Groupe des Autonomes

Nous avions demandé la prolongation du groupe des Autonomes et de la doublure nocturne sur la Pergola. D’une projection de 2 mois, la prolongation va s’étendre, ce dont nous nous félicitons. Au prochain Conseil d’Administration, nous allons demander la pérennisation de ce groupe, pour lequel le budget existait en 2014, et qui n’est pas superflu quand on connait les besoins existants…..


NOUS AUSSI NOUS SOMMES CHARLIE !
Nous défendons la liberté d’expression Après l'assassinat collectif commis au siège du journal Charlie-Hebdo, nous réaffirmons la nécessité de défendre toujours et partout la liberté d’expression. Nous sommes plus que jamais solidaires avec toutes celles et ceux, qui, dans les métiers de la presse, sont horrifiés par le meurtre de leurs collègues. Nous combattons les fanatismes religieux Les assassins ont clamé agir au nom d'un Dieu. A SUD, nous respectons le droit de croire ou non de chacun et chacune, mais nous savons aussi qu'à travers l'histoire, nombre de massacres ont été perpétrés au nom de diverses religions. Le fondamentalisme religieux est un danger pour l'Humanité. Nous agissons contre les discriminations Cet assassinat fait le jeu de tous les ennemis de la liberté dont la volonté est de stigmatiser des individus et groupes, en fonction de leur origine, de leur culture, de leur religion. L'Union syndicale Solidaires refuse ces amalgames honteux et dangereux. Elle ne participera pas à une « union nationale » qui désignerait un ennemi bouc-émissaire incarné par telle ou telle « communauté ». Nous refusons toutes les politiques réactionnaires. Cet assassinat fait le jeu de toutes les forces réactionnaires et des politiques impérialistes, qui l'utilisent pour construire une société toujours plus policière et prônent des unités nationales qui rassembleraient exploiteurs et opprimés. L'Union syndicale Solidaires ne combattra pas pour la liberté et l'égalité aux côtés des ennemis de la liberté et de l'égalité. Nous nous félicitons des rassemblements populaires, nous respectons la douleur des proches de toutes les victimes et appelons à poursuivre le combat pour une profonde transformation sociale, en rupture avec les processus totalitaires d'où qu'ils viennent

LOI MACRON
Alors que nous sommes encore sous le choc des attentats de ces derniers jours, nous devons néanmoins continuer la lutte contre les attaques sociales du gouvernement et celles incessantes des représentants des entreprises. Les prochaines sont contenues dans la loi Macron. Elle a été présentée à l'Assemblée le 26 janvier. Une attaque contre nos conditions de travail : travail du Dimanche, travail de nuit ne seront plus une exception et à la longue, les compensations salariales seront remis en cause

La réforme du tribunal des Prud'hommes que prévoit également cette loi comporte une grave menace pour tous les salarié-es. Elle permettra en effet, pour soi-disant « accélérer les procédures », de renvoyer les conflits vers des juges professionnels qui ne sont pas des représentants des salarié-es, qui connaissent mal leurs conditions de travail.

L'indépendance de l'inspection du travail est dans le collimateur avec la dépénalisation des infractions patronales. Il est prévu de supprimer le délit d’entrave (qui oblige les patrons à respecter les procédures de consultation des syndicats en matière de restructuration des entreprises).

Plans sociaux et licenciements seront ainsi facilités pour le patronat. De plus, de nouvelles dispositions vont lui permettre de choisir plus facilement quel-les salarié-es licencier pour motif économique, de limiter les reclassements possibles et de restreindre les moyens qu’il doit mettre en œuvre dans les "plans de sauvegarde de l’emploi" (appellation légale des plans sociaux). A cela s'ajoute, dans le cadre des négociations sur le dialogue social, la menace de suppression des Comités d'entreprise (CE) et Comités d'Hygiène, sécurité et conditions de travail (CHSCT), autres instances représentatives du personnel. Cette loi ne créera pas d'emploi parce que la compétitivité n'en crée pas Elle en détruira au contraire, en nous contraignant à travailler toujours plus.

QUAND LA LOI MACRON S’ATTAQUE A LA PROTECTION DE L’ENFANCE….

Interdit depuis 1959, le travail des enfants revient en odeur de sainteté. En effet, le troisième volet du projet de loi Macron a été bien au-delà des attentes des représentants du patronat en la matière, puisqu’il ouvre la possibilité pour les enfants de 7 à 12 ans d’exercer une activité salariée « s’ils en manifestent l’envie ».

Pour répondre aux détracteurs du projet qui craignent un recul du droit des enfants, Emmanuel Macron a assuré qu’il ne transigerait pas sur le principe de volonté claire et manifeste. « Ceux qui disent qu’un enfant manque de jugement font preuve de mauvaise foi et je trouve choquant, en 2014, que l’on puisse encore parler de la sorte, avec autant de mépris vis-à-vis de nos chères têtes blondes. Ne dit-on pas que 7 ans est l’âge de raison ? » a-t-il ainsi clamé avec vigueur devant la commission spéciale de l’assemblée.

« Dans beaucoup de métiers, être petit et maigre est un atout » !

Une fois n’est pas coutume, Pierre Gattaz, président du Medef, a apporté son soutien au Ministre de l’économie et regretté l’opposition stérile des syndicats et des associations de protection de l’enfance qu’il juge rétrogrades. « Dans beaucoup de métiers, être petit et maigre est un atout. Je pense par exemple aux plombiers ou aux garagistes qui doivent se baisser et souffrent de graves contractures musculaires. C’est inhumain de forcer des adultes à travailler dans ces conditions alors qu’un enfant serait tout à son aise. »




RESF a initié une large pétition nationale sur le scandale des expertises osseuses, signée déjà par 7000 personnes. (rappel: SUD Santé-Sociaux comme Solidaires sont signataires de RESF ) Ces "expertises osseuses" concernent particulièrement notre secteur, car elles affectent tant la déontologie médicale que l'éthique professionnelle des travailleurs sociaux qui  accompagnent les jeunes victimes des ces procédés d'un autre temps.

En effet, ces "expertises "osseuses consistent en des radiographies du poignet entre autres et leur comparaison avec des radiographies de gamins Nord-Américains des années 30....alors que l'on sait par exemple que l'ensoleillement joue sur la maturation osseuse....ainsi que les conditions de vie et l'alimentation. Les plus grands spécialistes , experts des unités médico-légales, ont toujours affirmé qu'on ne pourra jamais savoir si ces examens peuvent être fiables ou non.. et la marge d'erreur pourrait aller bien au-dela de la fourchette d'un an 1/2 généralement mise en avant qui n'a aucune base scientifique..Et pour cause,l'objectif de l'examen osseux, médicalement parlant, n'a jamais été de déterminer l'âge, mais d'observer l'évolution dans un temps donné en comparant les radiographies séparées dans le temps d'une même personne, L'utilisation de la médecine à des fins sécuritaires est donc particulièrement scandaleux. Mais ces examens mettent également en cause la relation de confiance nécessaire au travail éducatif et peut être extrémement destructeur sur le plan de la santé mentale, car elle nie l'identité de la personne. Les jeunes arrivent avec une histoire, des papiers, souvent les seuls liens qui leur restent avec leur passé, et en remettant en cause leur identité, on détruit la relation d'aide, cela uniquement pour des considérations financières de la part des Conseils Généraux.......

A diffuser sans modération.

 

Pour signer et faire circuler la pétition, cliquer ci-dessous

 http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article52122#signer


similaire:

Bulletin d’information de la section Sud Santé-Sociaux du Centre Départemental de l’Enfance de Moselle iconBulletin d’information de la section Sud Santé-Sociaux du Centre...

Bulletin d’information de la section Sud Santé-Sociaux du Centre Départemental de l’Enfance de Moselle iconFédération Sud Santé Sociaux

Bulletin d’information de la section Sud Santé-Sociaux du Centre Départemental de l’Enfance de Moselle iconCentre de formation : 11 75 26 25 175
«Le centre communal d’action sociale peut créer et gérer en services non personnalisés les établissements et services sociaux et...

Bulletin d’information de la section Sud Santé-Sociaux du Centre Départemental de l’Enfance de Moselle iconRéunion de bassin Lycées Sud-Est : le 24. 05. 2012
«Avec le développement du numérique, le contexte médiatique de ces dernières années a profondément évolué : développement des réseaux...

Bulletin d’information de la section Sud Santé-Sociaux du Centre Départemental de l’Enfance de Moselle iconAccueil des gens du voyage
«Fédération départementale des Maires de Moselle et autres» (n 02-00866), IL semblerait que le Préfet soit obligé d’obtenir le consentement...

Bulletin d’information de la section Sud Santé-Sociaux du Centre Départemental de l’Enfance de Moselle iconAccès aux droits et aux biens essentiels, minimas sociaux, santé, accès aux soins
«l’alerte des personnes qui disent se sentir «ballotées» entre divers dispositifs, plusieurs guichets – de la Caisse d’allocations...

Bulletin d’information de la section Sud Santé-Sociaux du Centre Départemental de l’Enfance de Moselle iconBulletin d’information du syndicat sud du Crédit Agricole de l’Anjou...
«remontent» les demandes des collègues de l’encadrement et des commerciaux sur notamment le méthode de calcul des objectifs et la...

Bulletin d’information de la section Sud Santé-Sociaux du Centre Départemental de l’Enfance de Moselle iconLa Protection de l’Enfance et Information Préoccupante
«tout élément d’information susceptible de laisser craindre qu’un enfant se trouve en situation de danger ou en risque de danger...

Bulletin d’information de la section Sud Santé-Sociaux du Centre Départemental de l’Enfance de Moselle iconGénérale de santé a signé le 28 février 2008 avec ses partenaires...
Générale de Santé est le premier groupe privé français de soins et services à la santé, et s’efforce de proposer depuis sa création...

Bulletin d’information de la section Sud Santé-Sociaux du Centre Départemental de l’Enfance de Moselle iconArticle 4: Modifications de prise en charge
«Foyer d’Accueil de l’Enfance d’Elbeuf-sur-Seine», Etablissement Public Autonome Départemental, sis 1, 3, 5 rue d’Alsace à Elbeuf-sur...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
d.20-bal.com