Aristide Briand (1862-1932) et le Briandisme





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date de publication30.09.2019
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Aristide Briand (1862-1932) et le Briandisme
Aristide Briand est un homme politique et diplomate français. Ce que l’on retient de sa formation est qu’il a été 11 fois président du conseil et 25 fois ministre. Sa grande œuvre aura été la réconciliation entre la France avec l’Allemagne ce qui lui a valu le prix Nobel de la paix en 1926 avec son homologue allemand Gustav Stresemann. Son rêve ; la paix par la sécurité collective dont l’axe serait la SDN, ne se réalisera en fait qu’après sa mort, au sortir de la guerre, avec l’ONU.
I-L’anticlérical modéré

II-Briand et le Briandisme

III- « L’apôtre de la paix »

I-L’anticlérical modéré





  1. Formation de Briand




  • Briand est avant tout un socialiste indépendant qui d’ailleurs n’a pas voulu rejoindre la SFIO. D’abord proche du syndicalisme révolutionnaire et grand défenseur de l’idée de la grève générale, il devient député socialiste de Saint-Etienne en 1902.

  • Il se montre pourtant hostile à la question du droit de grève des fonctionnaires et a brisé une importante grève de cheminots. Jean Jaurès affirme que « son jeu de duplicité souille et décompose successivement tous les partis » alors que Maurice Barrès le qualifie de « monstre de souplesse »  ce qui se confirmera plus tard, en 1914 il confirme son rapprochement avec la droite en créant, aux côtés de plusieurs leaders du parti républicain démocratique, un éphémère Fédération des gauches, dont il prend la présidence.




  1. La loi de séparation de l’église et de l’état

  • Aristide Briand est un anticlérical modéré car, loin d’avoir un refus strict de l’église (il a d’ailleurs lui-même été clerc après ses études de droit au lycée), ce qui lui pose problème est son statut ; il la trouve trop présente (en particulier dans l’enseignement) danger potentiel pour l’autorité nationale qu’est l’Etat. Selon lui : «  l’Etat laïque pour assurer sa sécurité et sa prédominance est forcément anticlérical. Il lui appartient en effet de s’opposer à ce que l’église, sortant de son domaine religieux et intervenant sur le terrain politique, mette en péril la prédominance de l’état. Mais si l’Eglise reste chez elle, si les fidèles se contentent de manifester, sous la forme de culte, leurs sentiments religieux, l’état est tenu de s’arrêter devant ce domaine sacré. »

  • C’est donc le 9décmbre 1905 qu’il fait voter la loi concernant la séparation des églises et de l’état, mettant fin au concordat napoléonien de 1801 qui régissait les rapports entre le gouvernement français et l’église catholique. Cette loi proclame la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes.

  • 2 conséquences économiques majeures :

  • Les ministres des cultes (évêques, prêtres, pasteurs, rabbins,…) ne sont plus rémunérés par l’Etat et celui-ci se désintéresse totalement de leur nomination.

  • Les biens précédemment par les Eglises deviennent t la propriété de l’Etat mais celui-ci se réserve le droit de les confier gratuitement aux représentants des Eglise en vue de l’exercice du culte

 opération plutôt profitable pour les églises : Les ministres du culte (surtout les évêques) vont gagner en indépendance, n’étant plus tenus de rendre des comptes à l’administration + les Eglises ne vont plus avoir à charge l’entretien très coûteux des édifices religieux, elles ne devront en assurer que l’entretien courant et ceux construits après la loi de 1905 seront leurs propriétés pleines et entières.

 menace pour la paix religieuse car les partisans d’une laïcité intransigeante perçoivent la loi comme une avancée vers la destruction du fait religieux!


  1. Attitude face à la montée des périls

A la veille de la Première Guerre Mondiale, Briand soutient l’allongement de la durée du service militaire, tout en s’efforçant de faire valoir les solutions pacifiques.

II-Briand et le briandisme





  1. Gouvernement pendant la 1ère guerre mondiale

  • La guerre déclarée, Briand entre dans un cabinet « d’union sacrée » en qualité de garde des sceaux, vice-président du Conseil et apporte son soutien au commandement lors de la bataille de Marne. Chef du gouvernement et ministre des affaires étrangères pendant près de deux ans(1915-1917), Briand joue un rôle important, notamment en organisant l’expédition de Salonique et en coordonnant l’action militaire et économique avec les Alliés. Il a également eu à faire face à une situation d’une extrême gravité durant la bataille de Verdun et laissera le souvenir d’un homme politique qui a su surmonter cette période difficile.

  • Ces temps de guerre laisseront en lui une détermination pacifiste inébranlable.


2)Fondements du briandisme

  • En 1921 Briand revient au gouvernement pour son septième cabinet (de 1921 à 1922 ; c’est à cette période que naît le briandisme). Briand a alors un profil singulier : il n’était pas en faveur du Bloc national, il a été écarté des négociations de paix et il est contre la pratique gouvernementale de Clémenceau qu’il qualifie de « dictature du parlement ». Lors de son investiture, le 20 janvier 1921, il propose immédiatement une nouvelle politique :

  • restauration du régime parlementaire : il s’engage à rendre-compte de ses principales orientations de politique étrangère à sa majorité

  • assouplissement de la politique de réparation de l’Allemagne + priorité aux alliances avec l’Angleterre car pour lui c’est le meilleur moyen de protéger la France d’une éventuelle atmosphère de guerre.

3)Déclin

  • 3 et 4 février : Briand subit un assaut à la chambre clémentiste  qualifié de traître par Tardieu, l’un des signataires du traité de Versailles qui n’accepte donc pas que Briand en modifie les termes, d’autant plus que depuis que le montant de la dette allemande a été fixé, l’Allemagne ne cesse ses tentatives pour ne pas respecter ses engagements.

  • 1er mars 21 : Briand déclare « si l’Allemagne essaie par de nouvelles tergiversations de se soustraire à ses obligations, c’est une main ferme qui s’appliquera sur son collet » ce qui fait remonter sa popularité auprès de l’opinion, de plus, son éloquence convainc de larges majorités.

  • 6octobre 1921 : Briand signe les accords Wiesbaden qui réduit la dette de l’Allemagne à 7million de marks-or ce qui va accélérer sa chute  plusieurs figures politiques telles que Barthou, Maginot ou encore Le Troquet complote contre lui et provoquent la démission de Briand qui aura lieu le 12 janvier 1922.


III- L’apôtre de la paix (1925-1932)

  1. L’affaire de la Ruhr

  • Pointcarré lui succède. Le 11 janvier 1923 il décide de faire occuper la Ruhr pour punir l’Allemagne. Les alliés sont alors divisés, et c’est sans accord mutuel avec l’Angleterre qu’il prend cette décision. S’organisent alors plusieurs résistances par exemple par les ouvriers de chez Krupp le 31 mars, ou encore le déraillement d’un train de permissionnaires belges le 30juin (12 morts). L’Allemagne adopte également une période de résistance passive.

  • 26 septembre 1923 : Gustav Streseman capitule et rennonce à cette résistence passive victoire de la France.

  • Mais le 30 novembre pointcarré se rallie à la thèse britannique (versement de l’Allemagne selon ses capacités) car il comprend qu’il n’y a plus d’autres solutions. De plus l’application du pointcarisme n’est plus possible ; il faut se réconcilier avec l’Allemagne.

2) Politique de sécurité collective

  • 1924 : délégué de la France à l société des Nations (SDN), Briand s’efforce de faire prévaloir une politique de conciliation, conscient que le rapprochement franco-allemand ne peut se faire qu’au prix de certaines concessions.

  • 1925 : Briand représente la France aux accords de Locarno  se rapproche de son homologue allemand Streseman. Cet accord garantit les frontières de la France et de la Belgique avec l’Allemagne et établit un pacte d’assistance mutuelle. Celui-ci vise à établir une paix durable en Europe. Après ces accords Briand soutient la candidature de l’Allemagne à la SDN.

  • 1926 : Stresemann et Briand reçoivent le prix Nobel de la paix pour leur œuvre de réconciliation.

  • 27 août 1928 : signature du pacte Briand-Kellog(secrétaire d’Etat américain) qui vise à mettre la guerre «  hors la loi »  les contractants déclarent qu’ils condamnent le « recours à la guerre pour le règlement des différents internationaux et y renoncent en tant qu’instrument de politique nationale dans leur relation mutuelle. »  Ce pacte fait la quasi-unanimité : 561 voix contre 12 = Succès parlementaire


3) Briand le président de la république

Cette expérience est un échec bien que le briandisme soit ancré en Europe.

Il est toutefois qualifié d’orateur hors-paire qui a su accommoder en compromis des thèses irréductibles + excellent avocat d’assises.
Conclusion :

  • Amertume de Briand en 1931.

  • Briandisme n’était pas une bêtise mais une politique adaptée au moment. La politique de sécurité collective va se heurter à la crise des années 30. C’est les Etats-Unis qui deviendront le principal gendarme du monde.

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