Thème 1, version d’entrée en congrès départementaux, mode d’emploi





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Partie VI. Formation initiale – formation continue
Corpus: Poitiers VI-e
Investir dans la formation initiale et continue est une nécessité absolue. La crise du recrutement impose de créer les conditions pour attirer des candidat- es de tous milieux vers le métier.

Pour cela, il faut d’une part un ensemble de mesures liées aux rémunérations (revalorisation salariale), aux conditions de travail et d’accueil et d’autre part des aides et des pré-recrutements pour accéder à l’université et réussir des études longues ou pour se reconvertir vers les métiers de l’éducation.
VI-a. Une formation de qualité des enseignant-es et des CPE, de la maternelle à l’université
VI-a-1. La formation initiale
VI-a-1-a. Une formation universitaire et professionnelle dans la durée

Corpus: Poitiers VI-e-2-a La formation d’un-e enseignant-e est un processus long qui se conçoit sur l’ensemble du parcours universitaire, de la Licence au Master et intègre la préparation aux concours. La qualité des concours et le cadrage de la formation doivent garantir une égalité de traitement sur tout le territoire, pour l’ensemble des degrés d’enseignement et des disciplines. Le niveau master est requis pour tous et toutes. La formation doit prendre en compte la diversité des publics et leur proposer des parcours adaptés. La FSU s’oppose à tout décrochage du niveau de qualification pour être titularisé, entre les différents degrés et filières d’enseignement Dans l’ESR, l’ensemble des EC doivent pouvoir bénéficier d’une formation initiale tant à l’enseignement qu’à la recherche, dans un cadre universitaireprofessionnel public. Cela exige le développement de recherches en éducation sur le supérieur. Les ESPE doivent être opérateur, en collaboration avec les autres structures existantes (CIES, SUP quand ils existent, ENS).

Cela exige que les équipes de formation soient formées à ce niveau et des moyens financiers. Cela suppose la prise en compte des activités d’enseignement dans la carrière. La formation continue des enseignant-es et enseignant- es chercheur-es, dans le cadre universitaire des ESPE, est un droit et une nécessité.
VI-a-1-b. Les contenus de formation

Corpus: Poitiers VI-e-2-b

Une formation « intégrée » doit articuler l’ensemble des dimensions nécessaires au métier et permettre la construction d’une identité professionnelle.

La recherche doit irriguer la formation dès la pré-professionnalisation.

Les stages sont un élément incontournable de la formation. La FSU refuse toute mise en responsabilité d’étudiantes utilisés comme moyens d’enseignement ou de remplacement.
VI-a-1-c. Différents cursus pour entrer dans le métier

Il faut concevoir différentes voies pour entrer dans le métier, aboutissant à un même niveau de qualification. Afin de démocratiser l’accès aux études supérieures, la FSU revendique une allocation d’autonomie dès L1 et des aides matérielles et financières significatives y compris pour les étudiant-es en reconversion.

Les étudiant-es qui se destinent tôt au métier d’enseignant-e. La mise en oeuvre de pré-recrutements massifs doit permettre de répondre à la crise du recrutement, assurer une formation de qualité et démocratiser l’accès à nos professions. Les pré-recruté-es doivent avoir un statut d’élève-professeur-e, ouvrant droit à la retraite et garantissant des conditions de formations de nature à favoriser la réussite au concours et au master. Ils/elles doivent pouvoir se consacrer entièrement à leurs études.

La FSU s’oppose à tout dispositif qui considérerait les pré-recruté-es comme des moyens d’enseignement ou un vivier de précaires, tel le dispositif M1 en alternance mis en place à Créteil et en Guyane. Elle demande que les contrats de droit public, octroyés hors plafond d’emplois, soient transformés en véritables pré-recrutements, sous statut d’élève-fonctionnaire.

Pour mise en débat dans les congrès départementaux

Quelle doit être la contrepartie à ces pré-recrutements : s’engager à servir l’État plusieurs années ? à suivre des modules de pré-professionnalisation ouverts ou non aux autres étudiant-es ? Quelle forme de sélection: sur concours (quel type d’épreuves ?), critères sociaux ? Comment garantir l’égalité de traitement et la transparence ?

Les candidat-es titulaires d’un master (ou équivalent) doivent bénéficier de tous les compléments de formation nécessaires pour réussir les concours et entrer dans le métier, en tenant réellement compte de leur parcours antérieur.

Les candidat-es issus de parcours non universitaires ou relevant de VAE doivent pouvoir bénéficier de modalités de pré-recrutements, à différents étages du cursus pour obtenir la Licence, accéder et valider un master MEEF et réussir les concours.

La FSU revendique pour les PLP des parcours de formation universitaire ainsi que le développement de parcours adaptés. De façon provisoire, pour les filières n’ayant pas de cursus complet, les candidat-es pourront être dispensées de master.

Pour tou-tes ces candidat-es, des préparations aux concours sont proposées dans les ESPE, sous statut étudiant-e ou stagiaire en formation continue.
VI-a-2. Concours

Corpus: Poitiers VI-e-2-c-2 La FSU réaffirme son attachement au recrutement par concours comme garantie d’égal accès à la fonction publique.

Les concours doivent rester ouverts à tous et toutes et être préparés sur tout le territoire grâce à une carte nationale des formations. La FSU s’oppose à des concours exceptionnels ou réservés aux M1 alternants ou « apprenti- es de la fonction publique ».
VI-a-3. L’entrée dans le métier

Corpus: Poitiers VI-e-2-c-3

L’entrée dans le métier doit se faire de manière progressive : 1/3 temps pour le/la fonctionnaire stagiaire, mi-temps en T1, 2/3 temps en T2, décharge pour le MCF les 2 premières années, permettant des temps de formation.

Le suivi des stagiaires est assuré dans une logique de formation et non d’évaluation.

La titularisation est prononcée sur la base du regard croisé des formateurs et formatrices, selon des critères transparents et explicités dès le début de la formation.

Le respect des droits de stagiaires lors de la titularisation doit être garanti.

Pour mise en débat dans les congrès départementaux Quel doit être le rôle des commissions paritaires ?
VI-b. La formation continue

Corpus: Poitiers VI-e-1

La formation continue est un droit, ouvert sur le temps de travail. Elle vise au développement professionnel et personnel des personnels qui doivent être acteurs de leur projet professionnel.

L’offre de formation doit se construire en prenant appui sur les attentes, les besoins spécifiques mais aussi les motivations des personnels. Les instances de concertation doivent être repensées pour que les représentant-es des personnels, formateurs et formatrices (ESPE/université/terrain), corps d’inspection puissent dialoguer pour faire émerger les besoins, élaborer les plans de formation.

Pour mise en débat dans les congrès départementaux

Quel type d’instances ? Faut-il généraliser les observatoires de pratiques ? Comment développer les recherches collaboratives entre chercheur-es et enseignant- es ?

Cas particulier : les formations spécialisées sont interrogées depuis plusieurs années, tant dans leur organisation (alternance), leur volume (théorique et pratique), que dans leurs contenus : nécessité ou non d’un tronc commun, périmètre des options (qui ne correspondent plus aux nomenclatures actuelles), reconnaissance universitaire de la formation… Par ailleurs le nombre de départs en formation est loin de couvrir les besoins, les échecs sont trop nombreux et l’organisation très lourde pour les stagiaires.

Le ministère a annoncé un chantier sur ce sujet qui doit démarrer en 2015- 2016. La FSU y défendra la nécessité d’avoir des formations spécialisées de qualité, attractives, reconnues professionnellement et sur le plan universitaire, correspondant aux besoins actuels de l’enseignement spécialisé et de l’adaptation.

ZOOM : Nouveau corps de psychologue de l’éducation nationale

Depuis sa création, la FSU revendique la création d’un corps commun de psychologues, de la maternelle à l’enseignement supérieur, réunissant les psychologues du 1er degré et les conseiller-es d’orientation psychologues et directeurs/directrices de CIO. L’action résolue de la FSU a permis l’ouverture d’un chantier métier. Forts de leurs revendications communes sur la spécificité des métiers de psychologue dans le premier et le second degré, la FSU et ses syndicats SNES et SNUipp ont obtenu des avancées non négligeables. Mais il reste encore plusieurs points de litige et des aspects non aboutis sur lesquels la FSU va continuer d’intervenir.

La création de ce nouveau corps avec un recrutement au M2 de psychologie, comme le demandait la FSU, garantit l’accès au titre de psychologue et pérennise la fonction. La FSU est intervenue pour que l’année de fonctionnaire stagiaire soit une véritable année de formation articulant partie théorique, méthodologique et pratique avec des contenus communs aux deux spécialités ainsi que des contenus plus spécifiques liés à l’exercice dans le premier ou le second degré débouchant ainsi sur une certification propre à chaque degré. Le volume horaire de formation doit être conséquent (500H), complété par des stages pour un tiers-temps, auprès d’un-e tuteur ou tutrice (observation, pratique accompagnée). La formation doit être pilotée par des centres de formations universitaires spécifiques (actuels centres de formation DEPS et DECOP dont le potentiel doit être augmenté). Des passerelles doivent être organisées entre les deux spécialités avec des compléments de formation. Des pré-recrutements doivent faciliter la préparation du M2 de psychologie. Des dispositions particulières doivent permettre aux enseignant-es ou aux autres personnels déjà titulaires d’une licence ou d’un M1 de psychologie de terminer leur formation jusqu’au M2 de psychologie (congés formation par exemple) afin d’accéder aux concours.

VI-c. Des structures spécifiques pour la formation des enseignant-es : les Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE)
VI-c-1. Rôle et organisation

Les ESPE doivent impulser et coordonner formation initiale et formation continue, et assurer la préparation aux concours des candidat-es avec des parcours adaptés à toutes les situations sur tout le territoire.

Leur statut doit leur garantir une autonomie scientifique et pédagogique ainsi que financière (moyens fléchés pérennes). Elles doivent être dotées de leurs propres personnels.

La démocratie doit être rétablie dans la gouvernance des ESPE avec des personnels et usager-es majoritaires et avec un-e président-e et un-e directeur ou directrice élu-es.

Des conventions-cadre entre rectorats, ESPE et universités doivent permettre de garantir les budgets des ESPE et les conditions de formation.
VI-c-2. Des équipes pluri catégorielles de formateurs et formatrices :

Le potentiel de formation, les équipes pluri-catégorielles de formation, doit être préservé et faire l’objet d’un nouveau développement.
VI-c-2-a. Enseigner dans les ESPE

Être formateur ou formatrice est un métier qui s’apprend. La formation de formateurs, sur le temps de travail, doit être mise en place pour tou-tes les nouveaux recruté-es dans les ESPE, quel que soit leur statut et en lien avec la recherche.

La formation continue doit se développer pour tous les formateurs.
VI-c-2-b. Les formateurs et formatrices associés « de terrain »

Les décrets encadrant les fonctions de formateur académique dans le second degré, PEMF et conseiller-e pédagogique dans le premier degré, offrent à ces personnels associés de terrain la possibilité d’intervenir dans les ESPE, en formation initiale ou continue et peuvent permettre à terme la reconstitution d’équipes pluri catégorielles.

Cependant, les conditions d’intervention doivent être définies nationalement, avec une équité de traitement, au niveau des pondérations de temps, entre formateurs de terrain et formateurs universitaires et la prise en compte des temps de préparation et de concertation. Les formateurs « associés » ne doivent pas être pénalisés sur leur décharge de service et régime indemnitaire lorsqu’ils interviennent à l’ESPE.

Dans le premier degré le nombre de PEMF doit être augmenté afin de ne plus avoir besoin de recourir à des MAT. Les formateurs « associés » doivent participer avec l’ensemble des formateurs de l’ESPE, à la conception du plan de formation (initiale et continue).

Les tuteurs et tutrices doivent être formés dans le cadre de la formation continue au sein des ESPE.
VI-c-2-c. La formation des formateur et formatrices

La formation des formateurs (universitaires, PFA, PEMF et CPC) et des tuteurs, en lien avec la recherche doit être une priorité dans les années à venir, au regard de leur rôle déterminant dans la formation. L’accès aux masters de formation de formateur doit être favorisé par une prise en charge financière des inscriptions à l’Université par l’employeur Éducation Nationale et par des nouvelles modalités de congés formation (une journée par semaine, stages longs,…) Ils/elles doivent pouvoir faire valoir les acquis de l’expérience lorsqu’ils/elles s’engagent dans des formations diplômantes.

Tous les personnels doivent pouvoir accéder à des programmes de recherche universitaire, bénéficier de décharges de service pour activités de recherche.

Il est nécessaire de recruter des enseignant- es-chercheur-es dont les recherches portent sur l’éducation. Des créations de postes doivent permettent aux titulaires de thèses d’accéder à des postes d’enseignant-es chercheur-es.
VI-d. Développement et diffusion des recherches en éducation

Corpus: Poitiers VI-e-3

Des coopérations entre ÉSPÉ et laboratoires universitaires doivent être encouragées et permettre le développement de la recherche-action. Cela implique la reconstruction d’une structure nationale et fédérative de recherche en éducation et en formation.
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