Rapport est le produit de l’enquête nationale «testing»





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Source : INSEE, estimation au 31 décembre 2004 à partir des sources URSSAF et des BRC (données provisoires)




Le Tableau 1 permet de préciser la composition de la population des actifs occupés au 31 décembre 2004 dans chacune des six zones d'emploi sur lesquelles seront réalisés les tests de discrimination 21.
L'agriculture — quasiment absente, hormis à Nantes — et le secteur de la construction rassemblent sensiblement la même proportion d'actifs dans chacune des six zones d'emploi, de même que le groupe des "non salariés". En revanche, des différences apparaissent entre les zones d’emploi pour les autres secteurs : les salariés employés dans l'industrie représentent par exemple 15-16 % des actifs sur les zones de Lyon et Nantes, mais leur part est deux fois moindre à Marseille et Paris. Cette dernière ville se distingue d'ailleurs des autres agglomérations, avec un secteur des services qui rassemble les trois quarts de la population active, contre les deux tiers ou moins sur les autres sites.

Plus globalement, il apparaît que les trois secteurs des services, du commerce et de la construction, vers lesquels porteront l'essentiel des tests de discrimination, regroupent toujours plus de 75 % des actifs dans les six zones d'emploi.


3.2. Offres d'emploi

A la différence des effectifs d'actifs présentés précédemment, et qui peuvent être appréhendés à partir de différentes sources, les flux d'offres d'emploi sont plus difficiles à observer. Les statistiques produites à partir des offres d'emploi gérées par l'ANPE constituent une approche éventuelle, avec comme limite de ne prendre en compte que les offres ayant transité par l'ANPE.
L'enquête annuelle sur les Besoins en Main-d’Oeuvre (BMO), réalisée conjointement par l'UNEDIC et le CREDOC, propose un autre angle d'approche, puisqu'elle s'intéresse non pas aux offres réellement proposées, mais aux intentions d'embauche pour l'année à venir. Il n'y a donc pas de certitude que ces intentions se concrétisent par des offres d'emploi, et les employeurs sont d'ailleurs invités, dans le questionnaire qui leur est soumis, à signaler les projets de recrutement qu'ils jugent difficiles à réaliser. Les résultats de cette enquête n'en demeurent pas moins intéressants, en particulier parce qu'ils sont territorialisés et permettent ainsi d'effectuer des comparaisons entre les différents bassins d'emploi.
Avant d'aborder ces comparaisons, il convient au préalable de préciser la nomenclature utilisée dans l'enquête BMO : les résultats sont en effet répartis suivant une logique de métier alors que, dans le Tableau 1 précédent, c'était l'activité des établissements employeurs qui était prise en compte pour répartir les actifs.

Le Tableau 2 détaille les groupes de métiers qui sont ainsi distingués dans l'enquête BMO. Les résultats concernent l'ensemble des projets de recrutement pour 2006 qui ont été recueillis auprès d'employeurs interrogés dans la France entière. Le groupe le plus important, avec 37.1 % des projets de recrutement, rassemble les métiers de la vente, du tourisme et des services. C'est dans ce groupe que se trouve la majorité des métiers de basses et moyennes-basses qualifications sur lesquels doivent porter les tests de discrimination.

Les autres métiers également concernés par les tests se trouvent dans les groupes des "fonctions administratives", des "fonctions sociales et médico-sociales", des "ouvriers de la construction et du bâtiment" et dans la catégorie "autres". Au total, ces métiers représentent 45 % de l'ensemble des projets de recrutement, et environ les deux tiers des emplois de basses et moyennes-basses qualifications. Ne seront pas concernés par les tests l'ensemble des métiers composant les catégories des "fonctions d'encadrement", des "autres techniciens et employés", ainsi qu'une grande partie des métiers composant les "fonctions administratives" et les "fonctions sociales et médico-sociales".



Tableau 2

Répartition (en %) par groupe de métiers des projets de recrutement envisagés par les employeurs pour 2006 dans la France entière, en détaillant les métiers sur lesquels porteront les tests de discrimination




Groupes de métiers

et métiers testés

nombre

de projets

%

Fonctions d'encadrement

138 837

11.6

Fonctions administratives

108 631

9.1

Agents et hôtesses d'accueil, standardistes

30 811

2.6

Autres employés administratifs d'entreprises

18 220

1.5

Fonctions sociales et médico-sociales

132 529

11.1

Aides-soignants

19 383

1.6

Fonctions liées à la vente, au tourisme et aux services

443 681

37.1

Employés et agents de maîtrise de l'hôtellerie (serveurs, maîtres d'hôtel...)

98 530

8.2

Agents d'entretien

72 637

6.1

Caissiers, employés de libre-service

51 488

4.3

Cuisiniers

34 565

2.9

Représentants, VRP

33 554

2.8

Employés de maison et assistantes maternelles (y.c. aides à domicile)

33 342

2.8

Vendeurs autres qu'en alimentation et équipement de la personne

22 168

1.9

Vendeurs en alimentation

16 196

1.4

Vendeurs en équipement de la personne et articles de sports

12 904

1.1

Bouchers, charcutiers, boulangers

10 304

0.9

Coiffeurs, esthéticiens, manucures

9 110

0.8

Autres techniciens et employés

40 839

3.4

Ouvriers de la construction et du bâtiment

123 963

10.4

Ouvriers non qualifiés du gros oeuvre du bâtiment

9 722

0.8

Peintres et ouvriers qualifiés des finitions du bâtiment

9 462

0.8

Ouvriers non qualifiés du second oeuvre du bâtiment

8 288

0.7

Ouvriers des secteurs de l'industrie

115 170

9.6

Autres

91 741

7.7

Conducteurs routiers et grands routiers

19 019

1.6

Ouvriers non qualifiés de la manutention

17 458

1.5

Coursiers, conducteurs-livreurs

11 449

1.0

Ensemble

1 195 391

100.0

Source : UNEDIC-CREDOC, Enquête Besoins en Main-d'Oeuvre, 2006

Champ : employeurs affiliés à l'UNEDIC et ayant au moins un salarié au 3ème trimestre 2005



Le Tableau 3 ci-dessous distingue les projets de recrutement envisagés par les employeurs dans chacune des six zones d'emploi sur lesquelles seront réalisés les tests de discrimination. Comme dans le Tableau 1 précédent, Paris se distingue à nouveau, avec des fonctions d'encadrement et administratives qui représentent la moitié des projets de recrutement, contre environ un quart sur les autres sites, alors que les métiers de la construction et de l'industrie sont nettement sous représentés dans les projets de recrutement exprimés sur la capitale. Une autre différence notable concerne Marseille, où la proportion de projets de recrutement dans les fonctions sociales et médico-sociales est nettement plus importante que sur les autres sites.

Sinon, il apparaît que les fonctions liées à la vente, aux services et au tourisme composent environ un tiers des projets de recrutement, cette proportion atteignant même 44 % à Lyon.



Tableau 3

Répartition (en %) par groupe de métiers des projets de recrutement envisagés par les employeurs pour 2006 dans chacune des zones d'emploi testées




Groupes de métiers

Lille

Lyon

Marseille

Nantes

Paris

Strasbourg

Fonctions d'encadrement

17

14

15

15

28

14

Fonctions administratives

11

15

11

7

22

9

Fonctions sociales et médico-sociales

12

10

18

13

9

10

Fonctions liées à vente / services / tourisme

35

44

33

35

32

39

Autres techniciens et employés

3

3

3

4

2

3

Ouvriers de la construction et du bâtiment

9

4

7

12

2

7

Ouvriers des secteurs de l'industrie

7

4

5

9

2

9

Autres

6

6

8

5

3

9

Ensemble

100

100

100

100

100

100

(nombre de projets de recrutement)

(13 230)

(14 118)

(15 430)

(16 269)

(93 065)

(11 385)

Source : UNEDIC-CREDOC, Enquête Besoins en Main-d'Oeuvre, 2006

Champ : employeurs affiliés à l'UNEDIC, interrogés fin 2005 sur leurs projets de recrutement pour 2006

3.3. Taux de chômage

Comme les sections 4 et 5 ci-après vont recourir à des données provenant du recensement général de la population de 1999, le Tableau 4 ci-dessous indique des taux de chômage qui remontent jusqu'à cette date.
Les taux de chômage observés en 1999 dans les six zones d'emploi sur lesquelles seront menés des tests apparaissent très contrastés. Avec 18.8 %, Marseille présente alors un taux de chômage nettement supérieur à celui de Lille, 12.5 %, et plus encore à ceux de Lyon, Nantes et Paris, qui se situent entre 10.2 et 11.0 %. C'est à Strasbourg que le niveau de chômage est le plus faible en 1999 avec un taux de 8.1 %.
Ces écarts de chômage entre les sites ont eu tendance à se réduire entre 1999 et 2005, en raison notamment des trajectoires contraires suivies par les zones de Marseille et Strasbourg. Alors que le taux de chômage a diminué de 4.4 points dans la cité phocéenne pour se fixer à 14.4 % en 2005, celui de Strasbourg a augmenté et se situe à 9.9 % à la même date. C'est désormais Nantes qui, des six zones d'emploi, présente le taux le plus bas avec 8.8 %, tandis que le niveau de chômage à Lyon, Lille et Paris est légèrement plus faible que celui de 1999.


Tableau 4

Evolution entre 1999 et 2005 du taux de chômage* dans chacune des six zones d'emploi (en %, sexes réunis)




Zone d'emploi

1999

2002

2005

Lille

12.5

10.8

12.1

Lyon

10.2

7.9

9.1

Marseille

18.8

14.6

14.4

Nantes

10.6

8.5

8.8

Paris

11.0

10.1

10.9

Strasbourg

8.1

7.8

9.9

* en moyenne annuelle, au sens du BIT

Source : INSEE



Parmi les six agglomérations qui seront concernées par les tests de discrimination, Marseille et Lille présentent donc en 2005 les situations les plus difficiles en terme d'emploi, tandis que ce sont à Nantes et Lyon que les niveaux de chômage en 2005 sont les moins élevés.
4. Secteurs d’activité et métiers occupés par les jeunes

4.1. Orientation sectorielle selon le niveau de formation

Dans cette section 4 et dans la section 5 suivante, l'observation sera centrée sur la population dont les tests de discrimination vont tenter de reproduire les conditions d'embauche. Comme ces tests consistent à mettre en scène de jeunes candidat.e.s ayant peu ou pas d'expérience professionnelle et à les faire postuler à des emplois de basse ou moyenne-basse qualification, il s'agit donc de s'intéresser maintenant, à partir des statistiques existantes, aux jeunes actifs sortis depuis peu du système éducatif, et plus particulièrement à ceux dont le niveau de diplôme ne dépasse pas le baccalauréat.



Tableau 5

Niveau de formation des jeunes sortis du système éducatif en 1998 (en %, sexes réunis)




Niveau de formation

effectifs

%

Non qualifiés

58 000

8

CAP ou BEP non diplômé, 2de ou 1ère

61 000

8

CAP ou BEP, diplômé

125 000

17

Bac, non diplômé

29 000

4

Bac, diplômé

95 000

13

Bac+1 ou Bac+2, non diplômé

97 000

13

Bac+2, diplômé

138 000

19

2ème cycle

77 000

10

3ème cycle et grandes écoles

62 000

8

Ensemble

742 000

100

Source : CEREQ, Enquête Génération 98

Champ : échantillon de 54 000 personnes sorties du système éducatif en 1998, à partir duquel le CEREQ a estimé les effectifs présentés dans ce tableau



Les enquêtes menées par le CEREQ sur les "générations" 22 sorties du système éducatif en 1992, 1998 et 2001 permettent de cerner très précisément cette population. Le Tableau 5 ci-dessus présente ainsi la répartition en fonction de leur niveau de formation des personnes qui ont achevé leurs études en 1998 23. Il apparaît que les jeunes de niveau CAP, BEP ou Bac représentent près de la moitié des sortants, tandis que 37 % de cette génération ont atteint un niveau Bac+2 ou supérieur et, qu'à l'opposé, 16 % sont sortis du système éducatif sans diplôme.
Le Tableau 6 qui suit permet de voir vers quels secteurs d'activité se sont orientés ces jeunes à l'issue de leurs études. Les résultats pour l'ensemble de la génération, tous niveaux de formation confondus, montrent que 70 % ont obtenu leur premier emploi dans le secteur tertiaire et 21 % dans l'industrie.
C'est essentiellement dans le rapport entre ces deux secteurs que se situent les écarts suivant le niveau de formation. Les jeunes non diplômés sont 56 % à intégrer le secteur tertiaire, 25 % à intégrer l'industrie et 12 % la construction. Tandis que les titulaires de diplômes de 2ème ou 3ème cycle universitaire sont 85 % à intégrer le secteur tertiaire, seulement 10 % l'industrie et 2 % la construction.
Quant aux jeunes dont le niveau se situe entre le CAP et le Bac, leur répartition sectorielle a un profil intermédiaire entre les deux répartitions précédentes. Une majorité d’entre ces jeunes s'oriente vers les secteurs qui seront concernés par les tests de discrimination : les secteurs du commerce, de l'hôtellerie-restauration, des transports, des services, de la construction et de la santé attirent ainsi 60 % des titulaires d'un CAP ou d'un BEP et 55% des bacheliers. Tandis qu'ils ne sont plus que 51 % parmi les jeunes de niveau Bac+2 à s’orienter vers ces secteurs et 30 % parmi les diplômés de 2ème ou 3ème cycle.



Tableau 6

Secteur d'activité du premier employeur des jeunes sortis du système éducatif en 1998 suivant leur niveau de formation (en %, sexes réunis)




Secteur d'activité

du 1er employeur (NES)

non

diplômés

CAP

ou BEP

Bac

Bac+2

2° ou 3°

cycle

Ensemble

Agriculture

4

4

3

2

ns

2

Industrie

25

26

22

16

10

21

Construction

12

11

6

4

2

6

Tertiaire (dont :)

56

57

64

75

85

70

(Commerce - inclus Hôtels et Restaurants)

(19)

(19)

(25)

(16)

(10)

(18)

(Transports)

(3)

(3)

(4)

(3)

(2)

(3)

(Services opérationnels aux entreprises)

(4)

(4)

(3)

(2)

(3)

(3)

(Services aux particuliers)

(15)

(15)

(10)

(5)

(6)

(10)

(Santé, action sociale)

(5)

(8)

(7)

(21)

(7)

(11)

Indéterminé

2

ns

2

ns

ns

1

Ensemble

100

100

100

100

100

100

Note : les pourcentages non significatifs (ns) n'étant pas indiqués dans les tableaux du CEREQ, les totaux en colonne ne donnent pas toujours un résultat égal à 100

Source : CEREQ, Enquête Génération 98

Champ : jeunes ayant occupé au moins un emploi au cours des trois premières années de leur vie active

(= 698 000 personnes, soit 94 % de la génération)
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