Atelier n°4 : La place du terrain professionnel comme acteur de la formation





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ASSISES INTER REGIONALES DU TRAVAIL SOCIAL

Journée du 17 avril 2014 au Cinéville de RENNES

Formation initiale et formation continue

Atelier n°4 : La place du terrain professionnel comme acteur de la formation

Animatrice: Anne CHEVREL
Animation : Post-it
Référent DRJSCS Bretagne : Martine GROHEUX

Soutien Ahmed LEMLIGUI (ASKORIA)
Avec la participation de : Brigitte BOUQUET, Membre du Conseil Supérieur en Travail Social
Les témoins associés :

- Nicole GUILLOPE-DEPLECHIN, directrice du site de Rennes ASKORIA, pilote commission niveau III AFORIS Bretagne : La place du terrain est essentielle

- Eric DELEMAR, employeur directeur du foyer de l’enfance 35 : 3 idées fortes pour développer une politique d’accueil dans les institutions

- Alain ZLOTOWSKI : Ayant droit, membre du CCRPA : on est confrontés aux stagiaires très bien formés mais peu au fait de nos difficultés et de notre quotidien

- Chloé LE BAIL : élue : Vice Présidente Conseil Régional Pays de la Loire : nécessaire coordination entre lieu de formation et lieu de stage afin qu’ils soient variés

- Florian POUSSIER, représentant des étudiants : certains étudiants renoncent à la gratification pour obtenir leur stage
Introduction de la thématique par l’animateur
Collecte de l’opinion des participants par la technique des post-it

  1. Du point de vue des professionnels de terrain 



  • Constats d’une articulation ou du manque d’articulation entre terrain et instituts de formation

  • Les terrains de stage ne connaissent pas les contenus de formations et certifications

  • Interroger les pratiques des stagiaires et les relations avec les professionnels

  • Principes retenus 

  • Professionnalisation, application concrète des postures,

  • Lien avec la pratique,

  • L’expérience doit permettre la critique constructive

  • Accepter des stagiaires et leur consacrer du temps, les intégrer dans l’équipe



  1. Du point de vue des centres de formation 



  • Pour les étudiants

  • Apports théorique et préparation du diplôme,

  • Assurer le départ en stage (la place du stagiaire, sa motivation) => au cœur des préoccupations

  • Verbaliser le retour de stage, doit permettre une prise de recul post-stage

  • Lieu d’analyse

  • Croisement des métiers et autres professionnels

  • Lieu de relecture avec les apports théoriques

  • Pour les formateurs de terrain ou tuteurs

  • Initier les dynamiques avec le terrain de stage

  • Accompagner les professionnels au rôle de formateur

  • Articulation terrain et organismes de formation, nécessité de coordination entre les deux. Pas de hiérarchie mais des recherches de terrains variés en France et ailleurs

  • Développer le rôle de co-recherche action

  • Alternance partenariale, rôle de cohérence du stage et du parcours professionnel

Intervention n°1 : Nicole GUILLOPE-DEPLECHIN, directrice du site de Rennes ASKORIA, pilote commission niveau III AFORIS Bretagne 




« Place du terrain essentielle. L’Enquête montre qu’on fait des choses intéressantes, sur la co-construction pour former via l’alternance. Une longueur d’avance par rapport aux formations qui n’utilisent pas cette modalité de formation: comment améliorer encore cette forme de pédagogie ?

Pour répondre à l’éventuel écueil d’une « reproduction » qui serait facilitée par la formation réalisée par des pairs, préconisation de diversifier les modes d’alternance et d’ouvrir à l’international.

L’implication des institutions dans l’accueil du stagiaire et le soutien des formateurs terrains est essentielle.

L’alternance est fragilisée par la gratification, difficultés liés au contexte actuel. Réfléchir pour passer ce cap et le perfectionner car ce modèle de l’alternance nous est envié ».

Intervention n°2 : Eric DELEMAR, employeur directeur du foyer de l’enfance 35 

3 idées fortes pour développer une politique d’accueil dans les institutions :

  1. Accueil du stagiaire ne s’improvise pas. Formaliser la pensée dans les projets et instances tant sur l’accueil que l’accompagnement

  2. Les personnes, familles usagers, accueillis opposent leur souffrance voire sont en conflit, on ne sait plus qui protéger. Comment permettre aux professionnels de la clinique d’affronter ces enjeux là. Police des familles, rejet de la techno structure, information sur les rejets de dossier…

Intégrer ce rapport de force pendant les études

  1. Proposer aux stagiaires du contenu sur l’innovation. Il y a des centres universitaires pour mener des actions et de la recherche entre les personnes de terrain et les formateurs. Application concrète pour des terrains propices à l’innovation.

Intervention n°3 : - Alain ZLOTOWSKI : Ayant droit, membre du CCRPA
Ayant droit de CHRS, CCAS, CIAS, HU : Nous sommes confrontés aux stagiaires très bien formés mais peu au fait de nos difficultés et de notre quotidien : Aucune idée de l’effort fourni pour venir les voir.

Décalage entre cette démarche volontaire et le regard porté par le stagiaire.

Attention à l’idée et au regard que l’on porte…Beaucoup de personnes en précarité ont des cursus supérieurs.

Concernant les contenus de formation, s’appuyer sur le terrain ! Ne plus rester sur une émanation qui arrive du haut. C’est le terrain qui doit nourrir la théorie.

Ce sont les difficultés des personnes qui les rendent « expertes ». « C’est un choc, quand la première fois un travailleur social m’a demandé de le recevoir alors que je vivais en CHRS... Pour me parler de son drame et de son usure… »

Accueil et préparation sur le soutien apporté par le tuteur. Les stagiaires se sentent abandonnés et les tuteurs leur disent à peine au revoir en lisant leur rapport en diagonale…

Intervention n°4 : Chloé LE BAIL : élue : Vice Présidente Conseil Régional Pays de la Loire

Thème de l’exposé : nécessaire coordination entre lieu de formation et lieu de stage afin qu’ils soient variés
L’alternance ne doit pas être remise en cause. Débat en région ; il faut saluer la loi Fioraso sur la gratification pour que les élèves soient gratifiés. Le choix de lieu de stage était autrefois lié à la proximité car ils n’étaient pas gratifiés. Mais cela reste une difficulté. Si les employeurs ont du mal à accueillir, cela signifie qu’on remet en cause le système de formation et les étudiants précaires qui seront amenés à traiter de la précarité.

Sur la question, il n’y a aucune coordination entre les différents acteurs de la formation ITS, employeurs… Les instituts de formation anticipent les calendriers et doivent avoir une relation de coordination entre lieu de formation et lieu de stage afin qu’ils soient variés.

Intervention n°5 : Florian POUSSIER, représentant des étudiants 
Assistant social en CHRS depuis juin, a constaté que certains étudiants renonçaient à la gratification pour obtenir leur stage. Sur l’alternance, le principe est intéressant. Terrain, école : l’étudiant doit avoir un projet négocié avec l’institut de formation et le terrain.

Rôle du terrain de stage et de l’école. Ils se recoupent beaucoup, l’important c’est la coordination entre les deux, les compétences et connaissances sont apportées conjointement.

Echanges et expressions de la salle 

  1. Question de la gratification 


Etudiante 2ème année déléguée des stages

Les terrains n’ont pas de moyen, ce sont des municipalités et associations. C’est ce qui bloque dans la petite enfance. A l’ARIFTS, il y a un pot commun de stages, on essuie beaucoup de refus. Le choix se fait à défaut et pas sur un projet.

La gratification à 12% du smic, 436€ pour 4 semaines de 35H alors qu’on est là 3 semaines par mois pour 30 H de travail.

Entre l’intention et principe quelle est l’interface concrète. ?

Depuis 2008 la gratification a baissé l’offre de stages par 2 ou 3 : les effets dans la territoriale : on a mis 2 stagiaires là où il n’y en avait qu’un pour qu’ils aient leur formation dans les temps. Aujourd’hui il faut mettre les gratifications sur financement CG 35 mais il va falloir réduire de moitié. A ce jour, pas de retour de l’ARS.

CPNEFP 

S’exprime en tant que parent d’un étudiant qui ne trouve pas de stage, au titre de professionnel où on ne prend que des stagiaires de Pôle emploi qui ne seront pas gratifiés, et au titre de la CPNEFP. Ce reste à charge où le trouver dans le budget ? Pas de volonté d’avancer, mais des contraintes financières réelles qu’il faut prendre en compte.

Conseil Régional

On ne connait pas les besoins. Besoin d’éléments chiffrés, d’où la coordination entre employeurs et organismes de formation => Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) à mettre en place pour avoir un état prévisionnel année par année et être interpellé sur un financement complémentaire.

Le Conseil régional a les chiffres uniquement pour les écoles qui sont financées. On connait uniquement les stagiaires financés « région » donc nécessité d’avoir une lisibilité globale pour anticiper ce que pourrait représenter un complément de gratification.

Les Régions peuvent être sollicitées mais ce n’est pas de leur responsabilité que de payer cette gratification. Il peut y avoir une saisine politique en fonction des statuts. Les régions ont déjà été interrogées en 2008 : elles financent les formations mais pas les gratifications.

Point de vue d’un employeur

A l’éducation nationale, des élèves enseignants sont gratifiés, mais si on nous oblige à prendre des stagiaires qui mobilisent les salariés de l’institution et qu’en plus il faut les gratifier, ce n’est pas possible.

Responsable des AMP dans le Finistère ; la gratification ne concerne que les niveaux III et d’autres questions sont à aborder.

Polyvalente de secteur CG 53 

Cette enveloppe budgétaire maintenant diminue le nombre de stages, et met le stagiaire en insécurité.

=> Avoir un % dégagé par chaque employeur qui serait géré et redistribué pour tous via les ITS ou un OPCA

  1. Articulation  terrain et école


La certification nationale a été supprimée pour les formateurs de terrain. Changement de casquette entre professionnel de terrain et pédagogue, ce n’est pas la même chose. Allègement du travail, gratification et reconnaissance sur le travail réflexif. « On évalue l’accueil d’une stagiaire à 2, cela nous prend 20 % de notre temps. »

C’est la crise, les politiques sont redéfinies en fonction des budgets, mais on est là pour former des travailleurs sociaux et pas des applicateurs de politiques sociales.

Conseil régional des Pays de Loire

2 types de coordination : celle entre professionnels et organismes de formation qui accueillent et celle entre la structure et l’institut de formation. Celle-ci est importante, notamment pour quantifier, et identifier les concurrences de demandes de stages…

Dimension pour les niveaux IV et V : outil de pré-recrutement et de fidélisation, image de la structure, à ne pas oublier comme outil de RH et d’image des institutions. 40 % des étudiants sont recrutés en 1er emploi dans un ancien lieu de stage.

Médiatrice et formatrice

Suivi d’une stagiaire jusqu’en 2015, salariée de la CAF. Il faut valoriser cet apprentissage. Dans l’évolution que nous percevons par notre quotidien, nous avons cette vision et nous nous devons d’intégrer les missions de demain.

On a peu investi les sites qualifiants mis en place dans la réforme. Espaces de coordination entre centres de formation et institutions d’accueil qui professionnalisent.

Formation des tuteurs de stage, site qualifiant, tous les projets de services devraient prendre en compte l’accueil des stagiaires et se projeter sur le type de professionnels que l’on souhaite former pour demain : des soldats ou des militants ?

AS de proximité

On ne connait pas cette formation de tuteur de stage, juste celle du CNFPT (3X2 jours) mais elle n’est pas reconnue. Il n’y a pas de moyens supplémentaires, alors qu’on nous demande de plus en plus de prendre des stagiaires, sans binôme et sans compensation, alors que les enjeux des AS c’est bien l’alternance, la mise en pratique des savoirs théoriques et le repérage de nos publics. Il y a une différence entre connaître les dispositifs et les expliquer aux ayants droits.

UNIFAF Bretagne

L’OPCA finance la formation de tuteurs. Formation modulaire qui peut durer 120 H, pour apprendre les bases puis progressivement approfondir et avoir une expertise pour suivre les stagiaires.

Etudier les nouveaux besoins par une nouvelle ingénierie ; on peut y réfléchir et développer l’offre et les contenus de formation ; proposer de nouvelles actions sur ces thématiques.

  1. La coordination avec le terrain dans les contenus pédagogiques


Le terrain doit nourrir la théorie et l’innovation ; comment les organismes de formation peuvent-ils intégrer ces remontées terrain dans leurs contenus formels ?

Place dans les stages, mais une grande majorité de professionnels interviennent comme vacataires. La transmission se fait aussi par les professionnels et pas uniquement des formateurs permanents.

=> Articuler et associer les professionnels dans les maquettes de formation.

A tous les niveaux on a des temps d’analyse professionnelle, sur ce que le stagiaire a vécu, vu sur le terrain. Egalement des instances pédagogiques avec les différentes parties prenantes de la formation.

Les formateurs vont sur le terrain voir les stagiaires. Il faut associer les tuteurs à la définition des objectifs de formation, mais il faut qu’ils se sentent légitimes à le faire.

Formatrice / CESF

C’est fait, mais on est confronté à la réalité du terrain : Suppression de postes, pressurisation, négociation avec la hiérarchie sur le manque de temps, ce qui entraîne l’arrêt du suivi ou de la prise en charge de stagiaires.

Une partie des missions des instituts consiste à les préparer à un diplôme mais avant tout au métier. La note liée au stage semble trop éparse dans la note globale. Toute la notion de relation n’apparait pas dans le diplôme d’AS.

Responsable de formation

Groupes de co-construction qui partent du constat que les acteurs de l’alternance ont envie de créer des outils communs.

Il est difficile d’accéder aux formations de formateurs sur le terrain.

L’idée d’une co-formation en alternance partenariale entre le terrain et les centres de formation
=> Créer des outils communs la co-formation (alternance partenariale) utilisée sur le terrain et dans les centres de formation

Formatrice et AS initialement.

Un bon nombre de formateurs sont issus du champ du travail social. Cette dimension semble fondamentale, cette origine commune facilite les partenariats. La responsabilité de formation est inscrite dans la loi. Il est nécessaire de réaffirmer ce principe pour développer cette culture commune.

Préconisations du groupe 

Mots clés


Innovation, formation des tuteurs, préparation des stages, terrain qui nourrit la théorie, gratification et coordination.

Gratification

  • prélèvement d’un % mutualisé par les organismes de formation ou OPCA

  • obtenir des éléments objectifs du nombre de stagiaires pour anticiper les placements en stage et les demandes de cofinancements pour la gratification

Coordination et articulation terrain / Organismes de formation

  • les sites qualifiants mis en place dans la réforme

  • certification des tuteurs à remettre en place

  • mieux former les formateurs de terrain à la pédagogie

  • créer des outils communs en co-formation (alternance partenariale) utilisés sur le terrain et dans les centres de formation

Mise en place de l’alternance

  • développer une politique d’accueil dans les institutions 

  • diversifier les modes d’alternance et ouvrir à l’international

  • créer des pôles de recherche facilitant la coopération et la co-construction des formations

  • valoriser les sites qualifiants /institutions d’accueils

Vote sur les préconisations

Réaffirmer l’absolue nécessité du principe de formation par l’alternance => reconnue dans la loi Sapin depuis le 05/03/2014


  • Préconisations du groupe présentées en plénière : La place du terrain professionnel comme acteur de la formation (vote)

    Réaffirmer l’absolue nécessité du principe de formation par l’alternance => reconnue dans la loi Sapin depuis le 05/03/2014

    • Valoriser le rôle de « formateur de terrain »

    • Inscrire l’accueil des stagiaires du travail social dans les projets de service ou d’établissement

    • Développer des recherches actions en travail social sur les pratiques de l’alternance (outils de co-formation Institut de formation/professionnels de terrain) dans le cadre des pôles de recherches

    • Développer des formations de tuteur. (pas de consensus)



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