Bousculer les scénarios politiques écrits d'avance Rapport introductif de Pierre Laurent au cn des 16 et 17 janvier 2016





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Ainsi en décembre le Front de gauche n'est pas apparu comme une force utile au changement.

Nous devons constater que le Front de gauche n’a pas eu aux Régionales le même agenda que ses électeurs potentiels. Il ne parvient aujourd'hui à rassembler ni suffisamment la partie de l’électorat de gauche en rupture de ban avec le PS et d’EELV, ni les électeurs de gauche qui continuent sans enthousiasme et sans illusion, pour X raisons, à voter PS ou EELV.

C'est une question récurrente, depuis l'élection de François Hollande. Le Front de gauche ne réussit pas à incarner les espoirs de changements progressistes de cette moitié de la société française, parfois fortement engagée dans des combats citoyens ou sociaux, qui se considère comme totalement étrangère à la tournure prise par les débats politiques actuels.

La gestation de plus en plus lente et difficile des listes Front de gauche due à des négociations hors sol par rapport à la situation de crise politique, économique et social que connaît notre peuple entravent les dynamiques de rassemblement et de projet partagé que nous souhaitons développer.

Force est de constater que la dynamique du Front de gauche est en panne.Certes, il continue à rassembler du monde sur les valeurs de gauche et d’humanité. Certes, il est un label installé dans le paysage politique. Certes les expériences de démarche citoyenne et de « fabriques coopératives » se révèlent prometteuses. Et il ne s'agit sûrement pas de bazarder une construction qui nous a permis des avancées réelles.

Mais face à la demande de notre peuple à la fois de pragmatisme, de réponses concrètes et opérationnelles, de rassemblement et de sens, mais aussi aux sentiments de colère et d’impuissance, le Front de gauche est-il à la hauteur des exigences populaires et de nos exigences politiques ? Cette question nous est posée et nous avons notre responsabilité. Car de toute façon, c'est l'élan amplifié d'une telle dynamique que nous avons à rechercher.

Avant de brosser les résultats des autres formations politiques, une remarque sur une question qui a souvent fait débat dans le Front de gauche et dans le Parti. La volonté du Parti communiste de conserver des élus serait-elle une des entraves au déploiement du Front de gauche ? Nous devons débattre de cette question.

Je pense tout l'inverse. Le PCF et le Front de gauche viennent de perdre un grand nombre d'élus régionaux, disparaissant même de huit Conseils régionaux sur treize. C'est un coup très dur pour les intérêts des classes populaires, et malheureusement une très bonne nouvelle pour le Medef, le gouvernement, la droite et le FN.

Nos élus, toujours obtenus dans le cadre d'alliances à gauche ou de rassemblement dans les urnes d'électeurs de gauche, ne sont pas des élus concédés par nos adversaires ou même nos partenaires.

Ils sont toujours le résultat de rapports de forces construits dans les luttes et les batailles d'idées. Ils sont un point d'appui indispensable de notre bataille dans les institutions et une porte d'entrée vers le travail politique avec des milliers de nos concitoyens, très au-delà de notre influence électorale.

La conquête de positions électives est donc une dimension à part entière de notre travail de conquête politique. Notre implantation électorale, nos positions électives, qui restent aujourd'hui, après la séquence des trois élections municipales, départementales, régionales, très importante mais très inégale doivent être analysées de près. Car le travail de reconquête en la matière doit être incessant. Et nous ne devons plus céder un pouce à l'idée, qu'avoir des élus ou pas, finalement ce n'est pas la question. Au contraire, c'est une question qui, face à l'entreprise de reconquête de tous les pouvoirs par la droite et l'extrême-droite, devient une question primordiale.

Je passe aux autres résultats.

Un grand revers pour EELV

EELV subit ainsi un très grave revers électoral, qui s’est conjugué avec une scission de son organisation provoquée par le gouvernement et le PS.

EELV a conduit des listes autonomes, sauf dans quelques cas où elle entendait faire alliance avec le Front de gauche, à condition d’avoir systématiquement la tête de liste. Les accords séparés avec le PG ont échoué. Là où il y a eu alliance avec le Front de gauche, dont notre parti, les résultats sont meilleurs.

Les listes dont EELV étaient partie prenante, réunissent 1.440.245 suffrages et 6,81% des exprimés contre en 2010 : 2.372.370 voix et 12,18%, soit une perte de 932.125 voix et 5,37%. EEVL ne dépasse pas les 5% des exprimés au 1er tour dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie où elle était en tandem avec le PG, et en Bourgogne-Franche Comté.

En termes d’élus, EELV passe de 246 élu-e-s en 2010 à 62 élus, soit une perte de 184 élu-e-s.

« L’étrange défaite » du PS

Le PS, contrairement aux régionales de 2010 et de 2004, était au 1er tour isolé du reste de la gauche, si l'on excepte les organisations satellites qui gravitent autour de lui : le PRG, l’UDE, le MDP,…

Il a rassemblé 4.960.900 suffrages et 23,44% des exprimés au 1er tour.

Au 2e tour, il ne conserve la présidence que de 5 régions sur 13 régions.

Les élu-e-s PS passent de 554 sièges à 339 soit une perte de 215 sièges.

Au 1er tour les résultats du PS sont contrastés. Il est quasi stable par rapport à 2010 en Ile de France, en Auvergne-Rhône-Alpes, en Bretagne, mais ailleurs il connaît de très sévères reculs, allant jusqu’à l’effondrement comme en PACA, Nord-Pas-de-Calais-Picardie, et ACAL.

Le PS connaît, après les municipales et les départementales, un nouveau recul important de son tissu d’influence sur la société française.

Mais il ne s’agit pas de l’effondrement prédit par les médias et les sondages avec la perte de 10 régions sur 13.

Le PS et le gouvernement connaissent en fait une bien « étrange défaite ». En effet, le PS subit des pertes rudes en sièges et en territoires. Ce recul déstabilise les positions de la gauche dans son ensemble et la fait disparaître de deux régions majeures.

La gauche dans son ensemble est réduite à la portion congrue malgré le sursaut de mobilisation anti-FN du 2e tour

Au premier tour, elle passe de 10.440.642 voix et 53,61% aux régionales de 2010 à 7.847.396 voix et 37,1 % en 2015, soit une perte de 2.593.246 voix et 16,51%.

Mais dans le même temps, Hollande et Valls peuvent estimer avoir des points pour installer la sinistre stratégie qui est la leur pour 2017 :

Sur leur gauche, le Front de gauche et EELV sortent affaiblis d’un scrutin où ils n'ont pas réussi à rassembler les « déçus » de 2012 et les perdants de la politique économique et sociale du gouvernement.

Au lendemain des régionales, Marine Le Pen apparaît aux yeux des électeurs comme sélectionnée d’office pour le second tour des présidentielles, d’où la possibilité de jouer la carte d’une nouvelle forme de vote utile dès le 1er tour en faveur du candidat Hollande.

Le sabordage réussi des listes PS dans le Nord-Pas-de-Calais et PACA, ouvre la voie à une majorité gouvernementale et législative d’Union sacrée face au FN, incluant les composantes de la droite libérale et centriste.

En termes de rapport de force la droite ne progresse pas sur 2010 et voit une partie de plus en plus grande de son potentiel électoral glissant vers le FN en particulier dans les couches populaires.

En somme, le piège du tripartisme s'installe, verrouillant un peu plus la situation politique.

La droite gagne sans progresser

La droite qui gagne 7 régions et plus de trois cent sièges le fait sans progresser en voix et en pourcentage.

Au 1er tour de 2015, la droite LR-UDI-Modem réunit 5.727.016 voix et 27, 08% des voix alors qu’en 2010, elle réunissait 5.884.375 et 30,22% des suffrages. Soit une perte de 157.359 voix et 3,14%.

Par contre la droite gagne 7 Régions et passe de 463 élu-e-s à 789. Au 2e tour, elle a bénéficié d'un double vote « utile », l'un contre la politique gouvernementale et l'autre contre le FN. En Ile-de-France, c’est le report entre les deux tours d’une partie de l’électorat FN qui lui assure sa victoire.

Le FN principal vainqueur du scrutin

Le FN est le grand vainqueur de ce scrutin, malgré un 2e tour qui met en échec ses objectifs de conquêtes territoriales.

En 2010, le FN était donné pour agonisant, il avait été exclu du 2e tour dans 10 des 22 Régions de l’époque.

Cette fois, le FN est passé de 2.223.760 voix et 11,42% des exprimés en 2010 à 6.010.586 voix et 28,43%. Soit des gains de 3.786.826 voix et 17%.

Il retrouve l’équivalence de 95% des voix de Marine Le Pen de 2012.

Le FN obtient 358 sièges au lieu des 112 sièges qu’il avait en 2010.

Le vote FN est d'abord un vote de droite radicalisé, recrutant chez les jeunes, les ouvriers, les employés et dans les territoires périurbains et/ou dévastés par la désindustrialisation. Sa progression est particulièrement inquiétante chez les catégories C des trois fonctions publiques. Il capte 44% des voix de la fonction publique hospitalière toute catégorie confondue, pour ceux qui votent. Entre le 1eret le 2e tour, le FN gagne 809.712 voix qui heureusement n’arrivent pas à compenser le sursaut citoyen. Il ne peut donc atteindre son funeste objectif de conquête du pouvoir régional.

En laissant un paysage politique dévasté, centré autour de trois pôles le PS, la droite et le FN et avec comme système de référence le positionnement par rapport au FN, ces élections régionales marquent au total une rupture et un changement qualitatif dans la crise de notre République et de son État social et régalien. Maintenant la Ve République vit en tension permanente entre son essence présidentialiste bipolaire et la tripolarisation avec le FN. Toutes les tentatives de réorganisation vont se déployer pour reconstruire une nouvelle bipolarisation entre un bloc social-libéral et libéral conservateur et le FN qui neutraliserait durablement toute perspective de changement progressiste, scenario qui ferait planer la menace d'une victoire toujours possible du FN. C'est l'immense défi que nous avons à relever.

2. Le poids des attentats du 13 novembre

Il est incontestable que les massacres du 13 novembre, en plein dans les élections régionales, ont choqué profondément le pays et modifié la situation. Le traumatisme a des conséquences durables.

Si le climat politique national en est bouleversé, si les attentats de janvier et de novembre ne peuvent manquer de nous interroger sur l'état de la société française, leurs causes internationales sont premières.

Nous avons une grande bataille d'explication à mener car elles sont occultées ou tronquées au profit d'une unique lecture sur le thème de la guerre des civilisations : guerre Orient-Occident, ou Islam contre Occident à l'héritage chrétien, ou barbarie contre un occident, berceau et porte-drapeau de la démocratie et de la civilisation. Cette vision c'est précisément celle que cherche à imposer l'organisation de l’État Islamique (OEI) en plongeant dans la peur les populations européennes. Trois remarques à ce propos de ces dimensions internationales.

Première dimension : en 2014 et c'est resté vrai en 2015, cinq pays seulement ont totalisé à eux seuls près de 80 % des victimes civiles du terrorisme. Il s'agit de l'Afghanistan, de l'Irak, du Nigeria, du Pakistan et de la Syrie qui tous connaissent des États déliquescents ou considérablement affaiblis, et des situations de guerre et de conflits décennaux marquées par des interventions militaires « occidentales », des occupations, des crises sociales profondes. C'est en Irak que l'on comptait en 2014 le plus de morts (près de 10 000) et au Nigeria, la plus forte augmentation du nombre des attentats (+300%). Les attentats de Paris et St-Denis comme ceux d'Istanbul, mardi dernier, ou du musée du Bardo à Tunis ou ceux de Sousse et de l'hôtel Radisson à Bamako, visent donc de façon privilégiée les opinions publiques européennes, en cherchant à les enfoncer dans des cycles de peur et de haine, à nourrir le feu d'un antagonisme « Orient/Occident » qui trouve dans notre pays et en Europe des relais, revendiquant un « héritage chrétien » pour le porter.

Deuxième dimension : la situation en Irak et en Syrie. Le pouvoir de Bachar El Assad a, pour contrer les mouvements populaires d'exigences de réformes sociales et économiques, misé sur la militarisation et l'internationalisation du conflit alimentant la compétition des puissances régionales et leurs appuis internationaux, déjà largement impliqués dans la déstabilisation régionale. Au bout de cinq ans de guerre que nul ne pourra jamais gagner, un nouvel acteur, l'Organisation de l’État islamique – née en 2006 d'Al Qaïda en Irak – a saisi dans cette guerre l'opportunité d'atteindre son objectif politique : participer à la redéfinition des espaces territoriaux du Proche-Orient et former son califat sur les ruines de l'Irak et de la Syrie en éliminant non seulement le pouvoir syrien mais aussi toutes les alternatives au régime, à commencer par les démocrates et progressistes. Il organise la vie économique et sociale des zones qu'il occupe comme le ferait une puissance publique. Il dispose de sources de financement (pour un budget de fonctionnement estimé à plus de 2 milliards de dollars) qui repose à volume égal sur les ressources de l'exploitation du pétrole (31%), d'un système de fiscalité (31%) dont la taxation des « marchandises » qui entrent et sortent des territoires qu'il contrôle, mais aussi le racket des populations, l'agriculture, le trafic des œuvres d'art, le kidnapping, enfin de donations (estimées par les Américains à 4 %…) de personnalités parmi lesquelles, notamment, les personnalités saoudiennes ou qataries.

Tous ceux qui ont joué la carte de cette militarisation, à commencer par la France, ont nourri ce terrible engrenage dont on ne sortira plus aujourd'hui en continuant à alimenter une infernale logique de guerre recherchée par l'OEI.

Troisième dimension : l'OEI recrute dans tous les pays des mercenaires qu'il forme, endoctrine, et conditionne pour des actions hors de son territoire. Il a un système abouti et organisé de communication et de médiatisation. L'OEI contrôle des banques et tire avantage du système financier international. Des organisations telles que Boko Haram au Nigeria lui prêtent allégeance et étendent ses ramifications. Il tire avantage sur le plan idéologique, auprès des populations qu'il tient sous sa domination, des coalitions internationales (États-Unis, Russes ou Saoudiens) tentent d'organiser contre lui mais en compétition entre eux. L'OEI participe ainsi activement au mouvement de remilitarisation des relations internationales désormais à l’œuvre et qui a permis son émergence. L'OEI se projette dès lors comme une « puissance » internationale ayant capacité d' « intervention extérieure ». La position de la France qui reste cantonnée au volet militaire malgré sa participation aux groupes de travail du Groupe de soutien international à la Syrie mis en place par l'émissaire de l'ONU, est donc dangereuse parce qu'elle nourrit au lieu de combattre cette stratégie.

La stratégie de « lutte » puis de « guerre contre le terrorisme", initiée par les États-Unis produit le résultat inverse au but proclamé.

Si la réponse aux menaces d'attentats se trouvent en Syrie et au Moyen-Orient, alors cette réponse doit d'abord et avant tout être politique et elle consiste à rétablir la paix et la sécurité collective dans la région, à promouvoir la reconstruction d'États et puissances publiques au service de leurs peuples, de leur développement, de leurs droits et de la démocratie selon des modalités dont les peuples devront pouvoir être maîtres.

La France doit changer de politique : agir pour émanciper les relations internationales du jeu de domination des puissances, et de la main mise des forces de l'argent ; donner toutes ses chances au processus de solutions politiques en Syrie et en Irak sous supervisions de l'ONU ; travailler à la relance d'un processus de paix en Palestine contre la colonisation à marche forcée du gouvernement d’extrême droite de Nethanyahu ; avec ses relations troubles et complices avec l'Arabie Saoudite et la Turquie.

Mais les attentats du 13 novembre ont désormais fait de cette logique de guerre une question de l'unité intérieure. Le gouvernement déclare que nous sommes en guerre et le risque de voir une partie de la population française désignée comme ennemi intérieur grandit chaque jour, avec les graves risques de tension et de conflit que cela peut engendrer dans une société en souffrance et en crise comme la nôtre.

Des forces, à commencer par le FN, s'emploient à nourrir cette logique de tensions. Les incidents d'Ajaccio, de Marseille, ceux de Cologne en Allemagne sont alarmants. Le vivre ensemble républicain est gravement menacé.

En visant le peuple des stades, celui des salles de concerts et des terrasses de cafés, les terroristes avaient une cible : notre société dans son ensemble, une certaine manière de vivre, d'échanger et de partager avec le sport, la culture, avec la simple convivialité d'un verre avec des amis. Il faut bien mesurer l'effroi que cela a provoqué dans notre pays. Des observateurs ont jugé que l'esprit Charlie ne s'est pas fait ressentir comme lors des attentats de janvier. Je crois tout au contraire que notre société, avec les portes des parisiens ouvertes à celles et ceux qui fuyaient l'horreur, avec les bougies et les drapeaux, les mobilisations spontanées place de la République et ailleurs, ont de nouveau donné à voir l'attachement à des valeurs. Malheureusement, les dernières commémorations officielles se sont tenues dans un climat sécuritaire qui ne correspond en rien au message de vie et d'espérance que nous devons toujours opposer aux terroristes. Leur objectif ultime est de nous faire vaciller sur les valeurs républicaines. Ils cherchent la guerre civile. Mais le gouvernement, lui ; a tourné le dos à l'esprit Charlie pour faire aujourd'hui prévaloir la réponse militaire et une dérive sécuritaire et autoritaire inquiétante.

Les trois dernières semaines de la campagne des élections régionales se sont déroulées dans un climat de sidération avec un pouvoir qui a joué à bloc sur les peurs. En janvier, il était question du vivre ensemble, de la liberté d'expression, de la jeunesse et des quartiers populaires, de la laïcité et de la République. Aujourd'hui, François Hollande s'arc-boute sur la déchéance de nationalité – avec des responsables socialistes qui sont allés jusqu'à présenter la déchéance pour tous comme une réponse au principe d'égalité. Et le Premier ministre vise les sociologues et les chercheurs laissant croire qu'analyser et comprendre, c'est excuser et justifier. Pour des raisons électoralistes, le pouvoir a donc fait le choix d'un adieu, face aux terrorisme, aux réponses de gauche, à une réflexion sur le chaos du monde et sur ce qui mine notre société. Si vraiment, comme l'a indiqué F. Hollande lors de ses vœux le 31 décembre, il y a une « urgence sociale et économique », alors la réponse aux défis doit être avec plus de république et de démocratie, plus de justice et d'égalité, plus de fraternité et de solidarité. Il existe des ressources considérables dans notre pays pour prendre cette direction et ne pas emboîter le pas dans une sorte de course contre la montre qui, au final, voit le pouvoir reprendre à son compte des propositions de la droite extrême ou d'extrême droite.

Notre Parti et ses parlementaires s'opposeront à ces propositions. La déchéance de nationalité est inefficace face au terrorisme et dangereuse pour la République car contraire au principe d'égalité et aux principes universels des droits de l'humain. Quant à l'inscription dans la loi, la Constitution ou le code de procédure pénal des dispositifs de l’état d'exception c'est le recul institué des libertés fondamentales et de principes de séparation des pouvoirs.

3. Le choc des régionales vient de loin

Analyser les résultats des élections régionales et le choc qu'elles constituent, c'est en comprendre les racines profondes. Ce ne fut pas un coup de tonnerre dans un ciel serein. Il faut remonter aux évolutions qui travaillent la société française depuis presque 15 ans, avec la qualification au deuxième tour de la présidentielle de Le Pen père en 2002, puis en 2005 avec la victoire du « non » au TCE, aussitôt « tuée » par les gouvernements successifs.

Au fil de cette dernière décennie, la crise économique systémique, et son pic de 2008, et la crise politique et démocratique ne sont plus devenues qu'une seule et même impasse en France comme en Europe.

C'est l'impasse sur l'emploi et les salaires, sur le développement industriel, l'impasse sur les services publics et la réponse aux besoins sociaux, l'impasse sur les droits sociaux collectifs, sur le type de croissance. C'est l'impasse en matière d'écologie malgré les contrats et les prises de conscience de la COP 21. C'est l'impasse démocratique comme on l'a vu avec la Grèce.

Les besoins de transformations profondes et systémiques poussent pour une nouvelle sécurisation de l'emploi et de la formation ; pour repenser le travail, la production et les services à l'heure de la révolution numérique ; pour réussir la transition écologique ; pour construire du bien commun et du progrès partagé sans lesquels il n'y aura ni paix, ni sécurité…, mais tout bute sur les logiques et la crise du système.

On gagne sans cesse en productivité grâce à une évolution expérimentale des possibilités technologiques, mais la privatisation ces gains servent le chômage et la guerre économique exacerbée, la sur-inflation permanente du capital et de finance.

La phase en cours de la crise, qui a débuté en 2008, pourrait déboucher sur une nouvelle explosion de tous les antagonismes vers 2017-2019, avec un nouveau krack mondial et la relance de toutes les guerres monétaires et financières.

Comment dans ces conditions ne pas constater les dégâts considérables de la crise qui semble de ne plus avoir d’issue pour le plus grand nombre ? Sa durée, sa gravité, son étendue sociale n’épargnent personne, tout cela pèse sur les consciences.

Pas une famille sans chômeur, pas une famille sans précaire, des bas salaires généralisés au plus grand nombre et l’affaiblissement sinon la disparition des dispositifs de protection font le lit des replis et encouragent les abandons d’espoir pour l’avenir en même temps qu’ils tendent à ronger les solidarités.

Bien sûr tout cela est contrasté. Des recherches de solutions sont présentes mais le poids de l’enfoncement dans une crise qui semble sans issue, sans responsables identifiés, et auquel le libéralisme à tout crin n’apporte que des réponses toujours plus régressives alimente des formes variées de désespérance. La colère s’égare souvent contre « les politiques », « le système » et bien sur le voisin… Et c’est le dégoût, l’amertume voire le renoncement qui se mettent à l’emporter.

Les résistances citoyennes sont phagocytées par le vécu même de la crise, par son intériorisation, par un sentiment d'impuissance décuplé par la crise politique et démocratique. Faute d’une alternative forte, crédible et mobilisatrice, tout cela chausse des semelles de plomb aux idées de changement progressiste.

Lever cet obstacle est pour nous une bataille essentielle et il nous faut comprendre - pour agir dessus les camisoles idéologiques et les efforts colossaux qui sont déployés pour enfermer nos concitoyens.

La dimension européenne y ajoute un verrou décisif. L’Europe, devenue lieu de décisions essentielles, paraît pour tant de gens hors d’atteinte de leur intervention. Les murailles de cette nouvelle Bastille semblent à leurs yeux infranchissables.

Depuis le référendum de 2005, l’obstination des dirigeants à faire l’exact contraire de ce qu’exprimaient les français, a renforcé l’idée qu’il est hors de portée d’infléchir les choix même si en mai dernier, 10 ans après, des enquêtes nous disent que le « non » serait majoritaire encore plus largement qu’en 2005 montrant ainsi que recherches de solutions, résistance et résignation se côtoient. Et cet été, le pistolet appuyé sur la tempe du gouvernement et du peuple grec pour qu’il cède aux exigences de la troïka, n’agit-il pas aussi de la même façon pour tous les peuples de l’Europe ?

Les phénomènes de rejets populaires sont donc construits dans la durée, coincés entre deux mâchoires : l'une est la résistance de nos concitoyens aux dogmes libéral, et à leurs conséquences ; l'autre est l'acharnement des dirigeants de droite comme du Parti socialiste dans leurs choix libéraux. Ainsi s'installe l’idée de l’absence d’alternative. De ce point de vue, la brutalité assénée des choix de renoncement de François Hollande ont accentué le «There is no alternative ».

De larges pans du discours politique qu’on nous impose de façon aggravée depuis la présidence Sarkozy, glissent vers les thématiques de la droite et de son extrême : concurrence, compétitivité, lois intangible du marché, patronat de droit divin, pénalisation du syndicalisme, stigmatisation de l’immigration, vision chaotique du monde…

L'état des consciences reste foncièrement contradictoire. Dans cette campagne, nous avons fait des rencontres formidables, vu des gens qui n’abandonnent pas l’idée du progrès social, qui nous ont dit dans le monde du travail ou les milieux associatifs ou culturels tout le bien qu’il pensaient de nous. Mais combien d’entre ces électeurs dans ce contexte général ont-ils au final succombé au découragement ou auxSIRÈNEShttp://cdncache-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png du vote dit « utile » dès le premier tour face au « danger » Le Pen ? Dans une région, 6 sondages divers, donnaient de juillet à décembre 8% puis 9% à notre liste même si l’on ne doit pas prendre les sondages pour argent comptant. Au final, le jour du vote, c’est moins de 5% pour notre liste et 3% à 4% supplémentaires pour la liste du Parti socialiste conduite par le président de Région.

Là aussi cela vient de loin : aussi usée pouvait-elle paraître, la corde du « vote dit utile » a de nouveau encore marché, mais elle fonctionne de plus en plus comme la corde qui soutient le pendu. C'est un nœud coulant à étouffer l’espoir.

Quand le rejet l’emporte pour les uns avec l'obtention pour les plus nombreux ou le vote Front national, pour les autres c’est souvent le « moindre mal ». Les électeurs du Front de gauche ne sont-ils pas ceux qui se sont le plus abstenus quand ceux de Le Pen ont le plus voté ? Et mesurons que plus d’un électeur sur 5 du Front de gauche à la Présidentielle aurait choisi les listes socialistes pour répondre au danger du FN.

Le Front national et sa stratégie national-populaire, anti-système, anti-partis de gouvernement puise sa force de cette impasse. C’est si souvent au nom du changement que s’inscrivent les motivations du vote FN !

La dédiabolisation du FN conduite par Marine Le Pen n’a pas consisté à changer la nature du FN, mais à tout faire pour s’adapter aux enjeux actuels, et face à la crise capitaliste et aux peurs qu’elle engendre, à apporter une réponse d’extrême droite, nationaliste et populiste, xénophobe et autoritaire. Déjouer ce piège considérable, voilà aussi une tâche qui est devant nous.

Enfin, ne sous-estimons pas que, malgré ces obstacles, malgré les souffrances et le désarroi, notre peuple continue à chercher des réponses. Pour une part l’abstention l’exprime aussi, à sa manière : certains ne disent-ils pas par cet acte : « ce système ne marche plus, ne répond pas à mes attentes, je ne me retrouve pas dans l’offre politique, il n’y a pas moyen de s’en sortir  ». Toutes considérations qui se retrouvent aussi par une certaine partie des électeurs du FN  qui pensent commettre un acte transgressif pour donner ce fameux coup de pied dans la fourmilière du « monde politique » qui n’entend rien et nous méprise. N’avons-nous pas beaucoup de choses à dire à toutes celles et tous ceux-là ? Je pense que si.

Tirons tous les enseignements de ce choc des régionales aussi pour mieux percevoir la société telle qu’elle est avec ces contradictions et non telle qu’on pense parfois qu’elle est : soit radicalement pour le changement quand elle vote non au référendum ou désespérément conservatrice quand les idées de la droite semble l’emporter. Des courants contradictoires la traversent : le travail du congrès devra aussi les discerner pour permettre d’agir au sein même de ces contradictions et redonner du sens commun et de la force à un projet progressiste.

4. Pourquoi n’y arrivons-nous pas ?

Gouverner libéral ou protester radical, tels étaient les termes de l’injonction face à laquelle nous nous trouvions en 2008. L’invention du Front de gauche a cherché un dépassement de cette contradiction en traçant une autre perspective. L'ambition majoritaire du Front de gauche a pour cela été au cœur des débats dès sa fondation.

En 2009, pour faire face à la dégradation de la situation politique et donner un nouvel élan à l’alternative à gauche, nous créions le Front de gauche pour changer d’Europe.  C’était la traduction des orientations définies par les communistes en congrès : travailler à la constitution de fronts d’idées et d’action capables de faire grandir un «front progressiste et citoyen». Cette initiative était pleine de promesses et nous avons poursuivi dans cette voie lors des élections régionales de 2010 avec trois objectifs : «changer les rapports de forces à gauche», «battre la droite», «construire des majorités solidement ancrées à gauche». Notre dynamique a atteint son apogée lors de l’élection présidentielle de 2012, autour de L’humain d’abord, voyant notre candidat commun, Jean-Luc Mélenchon franchir la barre des 11%. Mais dès les législatives, la décrue était amorcée.

Lors de notre congrès de 2013, nous appelions de nos vœux une «saison 2», élargissant «fortement le périmètre des hommes et des femmes qui se reconnaissent dans le Front de gauche», se fixant l’ambition de «rendre majoritairesLES OPTIONShttp://cdncache-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png de transformation sociale» et de «contribuer à l’émergence d’un nouveau Front populaire». Aujourd’hui, à l’issue d’élections régionales qui ont vu le Front de gauche se présenter uni face aux électeurs seulement dans 7 régions sur 13, le diagnostic est préoccupant. 

Autant notre démarche a trouvé du ressort face au pouvoir sarkozyste, autant, depuis l’arrivée de François Hollande, elle a été à la peine. Devant la division de plus en plus marquée des forces se réclamant de la gauche, la crédibilité de nos objectifs a été entamée. Ainsi, des désaccords stratégiques que l’enthousiasme des débuts avait balayés sont réapparus et ont alimenté un débat ardu entre les organisations membres du Front de gauche autour de la question du rassemblement. 

Nous n’avons pas su permettre l’arrivée de nouvelles forces de manière significative et l’implication des personnalités du mouvement social, intellectuel et culturel s’est peu à peu rétractée. Progressivement, l’image positive du Front de gauche a été écornée, et devant son manque de résultats suffisants, prêtant le flanc à la caricature, se laissant enfermer dans la case «gauche de la gauche», il a reculé comme incarnation d’un espoir politique populaire.

Face à cette situation, nous avons cherché des issues, nous avons mené le débat sur les objectifs du Front de gauche, nous l’avons toujours fait dans un esprit de rassemblement, mais nous n’avons jamais voulu confondre le moyen avec le but, nous nous sommes refusés à réduire le Front de gauche à une machine de guerre électorale pour la présidentielle, nous avons essayé d’éviter une ossification de la dynamique pour qu’elle reste ouverte et ne se fige pas dans des postures ne permettant pas son élargissement. Cela n’a pas été sans inconvénients. Acculés à affronter des échéances électorales en rafale, nous ne sommes pas parvenus à donner une lisibilité politique nationale suffisante à notre démarche. 

Malgré ces difficultés, la dynamique du Front de gauche continue cependant de nourrir à la fois des espoirs dans le mouvement social et une partie du peuple de gauche, mais aussi des rassemblements locaux permettant à des militants d’agir en politique. Dans la période qui s’ouvre, nous devons continuer à pousser d’autant plus le débat pour que les forces qui s’y sont reconnues ou s’y reconnaissent œuvrent à construire une alternative de gauche dans notre pays et au-delà. 

Nous devons tirer toutes les leçons de cette offensive stratégique, sans renier ce qu’elle a apporté ces dernières années au mouvement de la société, et à partir des objectifs que nous définirons, inventer la suite d’une nécessaire dynamique de rassemblement à gauche.

*

Pour cela, nous devons mieux analyser les obstacles qui se dressent sur notre route. Beaucoup se demandent pourquoi des mouvements progressistes nouveaux parviennent à percer ailleurs mais pas en France.

Notons d'une part que les mouvements européens sont loin d'être uniformes en ce sens. Mais regardons effectivement vers le meilleur, dont notre pays a souvent lui aussi été capable.

Ceci dit, la politique ne répond pas à des lois mécaniques. Et là aussi, regardons avec attention ce qui se passe chez nos voisins – et les mouvements ne sont pas uniformes – en évitant la tentation du modèle, ou celle du yo-yo médiatique qui nous fait adorer un jour ce que nous haïssons le lendemain.

Ainsi, l'expérience grecque ouverte par l'arrivée au pouvoir de Syriza, braquée sous les feux médiatiques jusque la fameuse nuit de juillet 2015, a disparu des radars médiatiques. Mais la bataille est toujours en cours et elle montre notre attention et notre solidarité.

Au Portugal, même si les médias français le taisent, une expérience singulière se mène où un gouvernement socialiste, avec le soutien parlementaire critique et vigilant du PCP et du Bloco, remet à l'ordre du jour les 35 heures.

En Espagne, le bipartisme vient d'être ébranlé, non seulement par Podemos, mais aussi par des forces diverses dans lesquelles les mariées citoyennes et la Gauche unie d'Espagne jouent un rôle pour l'avenir. Là aussi regardons tout cela avec rigueur et attention pour en tirer le meilleur sans raccourci.

Quant à mieux comprendre nos obstacles, sachons nous-mêmes mieux regarder et écouter la France et les Français, car je l'ai dit, c'est un fait, nous ne sommes pas suffisamment parvenus à entrer en résonance avec les attentes de la société française, une société en pleine évolution qui cherche elle-même son chemin. 

La France traverse une profonde crise culturelle, une crise d'identité et de sens. Les fondements républicains sont massivement attaqués. Si nous devons mieux comprendre le mouvement du monde, les invitations du capitalisme, les incidences de la révolution numérique dans tous les domaines de l'activité humaine, les mécanismes de fabrication et imprégnation de la pensée dominante, il nous faut comprendre les conditions du déploiement de toutes les contradictions générées dans les réalités et la conscience nationale.

Le rôle du grand patronat, la recomposition capitalistique des pouvoirs médiatiques, les enjeux singuliers de la désindustrialisation française, l'emprise du secteur bancaire et financier sur les stratégies nationales, la nature et les objectifs de la bataille nouvelle qui se mène contre la laïcité républicaine, la résurgence de mentalités coloniales, le sentiment d'effacement de la France dans la mondialisation… toutes ces questions et beaucoup d'autres doivent être mieux explicitées par nous, dans les conditions concrètes de la France, avec leurs enjeux de classe, au risque sinon de servir de Chevaux de Troie à toute l'agitation sur l'identité nationale telle que Sarkozy et Le Pen tentent de l'imposer sur un mode de repli et non d'universalité.

La gauche, la place de la France dans l'Europe, le Front national… tout nous ramène ou nous éloigne d'une certaine idée de la France.

Nous devons travailler et batailler sur cette question de la gauche qui fait débat, parce que le mot a été abîmé, perverti, dégradé. Lorsque les médias l’emploient, ils en font le synonyme du Parti socialiste et de l'Elysée. Ce qui est visé avec la disparition de l’idée de gauche c'est la disparition de tout un imaginaire social et culturel et la négation de tout un peuple, qui dans sa diversité se reconnaît dans le mouvement issu des Lumières et des intuitions de Marx et aspire à l’émancipation humaine. François Hollande, Manuel Valls, Emmanuel Macron veulent tuer la gauche. Par leur politique, ils ont désarçonné de nombreux hommes et femmes qui croyaient une autre politique possible que le libéralisme et ils ont dégoûté une part importante de notre peuple de la chose publique. Réinvestir le champ de la gauche, de toute la gauche, en lui donnant un contenu de notre temps, est une condition pour retrouver la force d’une dynamique populaire d’émancipation, et pour redonner du sens à la politique.

La progression du Front national doit à coup sûr être mieux étudiée par nous sur plusieurs terrains à la fois.

Car pour nombre de Français, le FN n'est plus un exutoire mais une réponse.

Il convient de batailler sur ses idées et sa démagogie, car il travaille en permanence à épouser les angoisses du pays pour les détourner. Il n'y a pas de modération ou de banalisation du FN, mais un mensonge permanent de sa part savamment distillé dans la société.

Il convient également de combattre avec plus de force toutes les stratégies politiques visant à les placer au centre du système. Car, c'est une singularité française, le FN a été choisi comme concurrent politique numéro 1 par les deux premières forces politiques nationales.

La droite, avec Sarkozy, pour épouser ses thèmes. Le PS, avec Hollande, pour recomposer le système politique en fermant la concurrence à gauche.

Casser ce piège en rouvrant le débat à gauche sur un autre projet, c'est de fait combattre la place centrale que certains souhaitent continuer à accorder au FN.

Car nous sommes désormais devant une situation profondément préoccupante. le bipartisme n’est plus. Il a cédé la place à un tripartisme qui fait craquer les institutions de la Ve République. Cette réalité peut être transitoire ou plus durable, mais nous sommes convaincus qu’elle n’offre aucune perspective à notre peuple. 

Le pari de la social-démocratie de François Hollande, c’est la constitution d’une nouvelle force démocrate de type centriste aspirant une partie de la droite, pour retrouver un bipartisme nouveau face au Front national ayant lui-même été rejoint par les forces de la droite extrême. La droite est en débat sur l'attitude à adopter, sur fond de radicalisation libérale.

L’enjeu est donc de relancer un mouvement de transformation sociale de notre temps, qui nous permette de relever le gant de l’affrontement de classe pour libérer à nouveau le chemin de l’émancipation humaine. Il doit se construire sur une perspective de fond que nous devons définir positivement pour passer de la résistance à l’offensive.

Si les moments semblent difficiles, la perspectives obscurcie par une présidentielle apparemment verrouillée d'avance, je crois que la relance politique d'une nouvelle possibilité à gauche reste possible.

Je veux maintenant dire pourquoi et comment.

II - Comment avancer ? Quelles nouvelles initiatives du Parti communiste ?
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