Sommaire derrière l’annonce l’embauche de 45 000 «emplois de vie scolaire», se cache la précarité et la baisse des effectifs





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Lettre d’information numéro 72
SOMMAIRE

1. Derrière l’annonce l’embauche de 45 000 « emplois de vie scolaire », se cache la précarité et la baisse des effectifs
2. Tract qui sera diffusé aux bacheliers passant le concours de Sciences–Pô
3. Les boursiers pénalisés
4. La FSE Caen porte le CROUS en justice
5. L’apprentissage de La Marseillaise rendu obligatoire dans le primaire

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1. Derrière l’annonce l’embauche de 45 000 « emplois de vie scolaire », se cache la précarité et la baisse des effectifs
Derrière le chiffre magique des 45 000, la réalité de la pénurie
Le gouvernement a annoncé en fanfare l’embauche de 45 000 « emplois de vie scolaire » d’ici le 31 décembre. Ces emplois seront des contrats aidés prévus par la loi Borloo dite de « cohésion sociale » du 18 janvier 2005) : « contrats d’accompagnement à l’emploi » ou « contrats d’avenir ». Parmi ces 45 000 emplois, 27 000 sont en effet la reconduction de contrats emplois solidarité et contrats emplois consolidés. Il ne s’agit donc pas de la création de 45 000 emplois, mais seulement de 17 000.
Mais ces créations ne compensent pas – loin s’en faut – les suppressions nettes des 2 dernières années. Les assistants d’éducation n’ont remplacé que très partiellement les aides–éducateurs (emplois jeunes : CDD de 5 ans non renouvelés) et les MI–SE (surveillants). Le déficit se chiffre à 30 000. Par ailleurs, la FSU, principale fédération des enseignants, affirme qu’environ 30 000 contrats emplois solidarité ont disparu ces dernières années. Soit un déficit de 60 000.
Mais ce n’est pas tout : les nouveaux « emplois de vie scolaires » sont des emplois à temps partiel (26h maxi par semaine) : on comprend pourquoi le gouvernement communique sur les créations d’emploi, et non sur les heures de travail ... Par ailleurs, le gouvernement a également oublié de communiquer sur la suppression nette, à cette rentrée, de 3 400 postes de professeurs des collèges et lycées.
Des emplois de plus en plus précaires
Au lieu de créer des postes de fonctionnaires, le gouvernement Jospin avait créé des « emplois jeunes », c’est-à-dire des CDD de 5 ans, rendant ainsi possible la non reconduction de leur contrat, ce que n’a pas manqué de faire le gouvernement suivant.
Le gouvernement Raffarin, non content de mettre à la porte les « emplois jeunes », a supprimé le statut de MI-SE, un statut jugé trop avantageux pour les étudiants. A la place, le gouvernement a embauché des « assistants d’éducation », moins bien payés et plus flexibles.
Aujourd’hui, le gouvernement Villepin, au lieu créer des postes de fonctionnaires, nous refait le coup de Jospin, en pire : les « emplois de vie scolaire » sont des emplois à temps partiel, payés au SMIC horaire, et d’une durée de 2 ans maximum : comment peut-on vivre avec un demi–SMIC par mois ?
Par ailleurs, dans le cadre du plan Borloo, ces emplois sont destinés normalement aux personnes en difficulté non qualifiées. Ainsi, le gouvernement nie qu’il faut une qualification pour encadrer et éduquer les élèves.
Nos revendications
Il faut en finir avec la précarité et recruter en fonction des besoins :


  • Tous les précaires qui en font la demande doivent être titularisés dans la fonction publique.

  • Plus aucun précaire ne doit être recruté.

  • Il faut un plan massif de recrutement de statutaires, recrutés sur concours.



2. Tract qui sera diffusé aux bacheliers

passant le concours de Sciences–Pô
Face aux attaques libérales contre l’enseignement supérieur, nous avons besoin d’un syndicat de lutte !

Pour un enseignement supérieur public, laïque, gratuit, de qualité et ouvert à tous !
Depuis quelques années, les attaques se multiplient contre les étudiants : démantèlement des diplômes nationaux (mise en concurrence des universités avec la réforme LMD), hausse des frais d’inscriptions, désengagement financier de l’Etat (crise du logement universitaire). Si les gouvernements successifs ont pu taper si fort sur les étudiants, c’est parce qu’il n’avait personne en face de lui : le syndicat officiel UNEF est aujourd’hui est une organisation qui accompagne toutes les réformes, davantage préoccupé de « faire des cartes » que d’informer et de mobiliser les étudiants.

C’est pour cela que nous avons créé la FSE en juillet 2003, avec toutes les sections locales qui refusaient cette dérive. Plus que jamais, nous, étudiants, avons besoin d’un syndicat pour défendre nos intérêts car isolés, atomisés, nous sommes impuissants.
Nos revendications concernant Sciences–Pô
Expropriation de la FNSP et intégration de Sciences–Pô au système universitaire public ! Le statut de Sciences–Pô est un véritable scandale : financé avec l’argent public, l’établissement est géré par une fondation catholique de droit privé (FNSP) qui nomme les enseignants. La conséquence : la nomination des enseignants sur des critères idéologiques par des gens qui n’ont aucune légitimité pour le faire. La qualité de l’enseignement s’en ressent : bourrage de crâne, conformisme. Les élites doivent être bien dressées ...
Abrogation des conventions ZEP ! La direction de Sciences–Pô a décidé de recruter, sans concours, quelques lycéens qu’elle choisit parmi les plus « méritants » des ZEP. Formidable coup de pub de ces féodaux de la FNSP qui viennent chercher leurs « pauvres » (pas trop non plus, il faut rester entre soi) dans les ZEP pour ensuite les exhiber à la presse. C’est écoeurant. A partir du moment où il y a sélection à l’entrée – ce que nous contestons : tous les étudiants doivent pouvoir s’inscrire dans la filière de leur choix –, c’est le concours, anonyme et composé exclusivement d’épreuves écrites, qui est l’instrument le moins scandaleux. Il évite les pressions, le délit de sale gueule, le clientélisme.
Alignement des frais d’inscription sur les frais universitaires ! Il y a pas si longtemps, les frais d’inscription de Sciences–Pô étaient les mêmes qu’à l’Université. Puis, la FNSP a décidé de les augmenter beaucoup plus vite. Enfin, l’année dernière, la FNSP a franchi un nouveau cap, en mettant en place un système progressif : cette année, les frais d’inscription seront compris entre 500€ et 5000€. Autrement dit, les étudiants (les boursiers sont exonérés comme à la fac) paieront entre 3 fois et 30 fois les frais universitaires.
Un aperçu des activités de la FSE


  • Nos militants ont été présents dans la rue, aux côtés des lycéens, tout au long du mouvement contre les réformes Fillon. Ils ont marché ensemble sous les mêmes banderoles. La FSE a participé aux débats de la coord’ lycéenne et soutient actuellement les lycéens victimes de la répression.




  • La FSE organise régulièrement, dans les facs où elle est présente, des réunions publiques d’information, des Assemblées générales (où les étudiants votent des revendications et des moyens d’action)




  • La FSE organise des conférences–débats et des projections de films (par exemple exposition sur La Commune de Paris, projection du film « Un racisme à peine voilé »). La FSE a également organisé des meetings pour le NON lors du référendum sur la constitution européenne (Tolbiac, Sorbonne).


3. Les boursiers pénalisés
Les étudiants boursiers qui ont travaillé cet été auront peut-être la mauvaise surprise de perdre leurs bourses ou d'en voir le montant diminué.


Une lettre–circulaire du Centre Nationale des Oeuvres Universitaires et Scolaires (le supérieur hiérarchique des CROUS, pour résumer grossièrement) datée du 15 avril 2005 nous rappelle un détail passé inaperçu : "La loi des finances 2005 a prévu que les revenus perçus par les étudiants de moins de 21 ans pendant les vacances d'été n'étaient pas déclarables tant qu'ils ne dépassaient pas deux SMICS".


Autrement dit, les boursiers qui ont travaillé cet été (un peu obligés vu qu'ils ne touchent pas de bourses l'été), s'ils ont été payé un peu plus du SMIC, leur salaire sera pris en compte dans leurs revenus et va donc réduire le chances de conserver leurs bourses.
4. La FSE Caen porte le CROUS en justice
La FSE Caen vient de déposer une requête au tribunal administratif visant à annuler la décision du CROUS d'augmenter les loyers de 50 à 130 € par mois.
Pour rappel : l'Allocation Logement à caractère Social (ALS) sera sûrement revalorisée en septembre pour les chambres universitaires rénovées.

L'augmentation de l'ALS ne profitera pas aux étudiants car la plupart des CROUS (tous ?) ont augmenté leurs loyers d'autant (+50€ par mois pour les chambres rénovées, + 130 € par mois pour les studios).
Notre requête se base sur ces faits :

- la décision du CROUS se base sur une supposée augmentation de 50 à 130 € par mois de l'ALS mais au moment de sa décision, aucune augmentation de l'ALS n'était fixée ;

- le refus du recteur que la décision soit prise à bulletin secret ;

- cette augmentation s'ajoute à une autre augmentation déjà votée en décembre. Les loyers 2005/2006 subissent donc une double augmentation qui dépasse les indices habituels ;

- cette augmentation est contraire au principe du CNOUS adopté le 12/07/01 qui stipule que l'augmentation des loyers des cités U ne peut dépasser 23 € par mois ;

- cette décision est contraire au principe d'égalité car elle pénalise les étudiants n'ayant pas le droit à l'ALS (les étudiants dont les parents touchent le RMI ou des allocations familiales, les étudiants étrangers dans l'attente d'un titre de séjour) ainsi que les étudiants étrangers qui ne touchent l'ALS qu'un mois après l'obtention de leur titre de séjour ;

- la décision ayant été prise le 21 juin, les étudiants et lycéens n'ont pu être informés de l'augmentation brutale des loyers.
Lucie Hébert, militante à la FSE Caen
5. L’apprentissage de La Marseillaise

rendu obligatoire dans le primaire
L'apprentissage de la Marseillaise est obligatoire à partir de la rentrée 2005 comme le prévoyait un amendement à la loi Fillon d'avril 2005. La circulaire de rentrée, publiée mercredi 25 août 2005, précise que le primaire « offre un enseignement d'éducation civique qui comporte obligatoirement l'apprentissage de l'hymne national et son histoire ».
Retrouver notre analyse complète de la loi Fillon sur l’école sur http://oxygenefse.free.fr/jour/fevrier2005/4pages.doc

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