Déclaration commune cgt solidaires du Gers





télécharger 22.56 Kb.
titreDéclaration commune cgt solidaires du Gers
date de publication18.01.2020
taille22.56 Kb.
typeDocumentos
d.20-bal.com > loi > Documentos
Déclaration commune CGT - SOLIDAIRES du Gers

au rassemblement devant la Préfecture le 21 janvier 2013

Et lue à M le Préfet avant de sortir de la réunion de dialogue social
Accord sur la sécurisation de l'emploi : Une régression sociale historique
C’est la grande braderie des droits des salariés
Cet accord concerne tous les salariés et prétend mettre en place ce dont le Medef

a toujours rêvé et qu’il n’avait jamais réussi à imposer.
Le 11 janvier, les négociations nationales dites de «sécu­risation de l’emploi» se sont terminées par un projet d’accord d’une extrême gravité pour les droits des salariés. La CGT et FO ont annoncé qu’elles ne le signeront pas. Par contre, la CFDT, la CGC et la CFTC ont décidé de le parapher. Un projet de loi début mars doit être présenté au conseil des ministres pour ensuite être soumis au Par­lement.
C’est un accord de flexibilisation forcée.

Alors qu’il y a chaque jour plus de 1500 nouveaux chômeurs, que les ruptures conventionnelles (dont 80% sont imposées aux salariés) et les plans de départs volontaires » explosent, le patronat prétend qu’il serait difficile de licencier? Que le droit du travail serait trop rigide? Faudrait-il pour travailler accepter de perdre tous ses droits, que le travail non ou mal déclaré devienne la norme, que les «mini jobs» à l’allemande ou le travail «indépendant» à la roumaine ou à la polonaise fleurissent? L’accord organise, la mobilité interne forcée, d’un site à l’autre, sans aucune limite garantie nationalement, pour le temps et la distance supplémentaire de trajet. Et celui qui refusera sera licencié pour «motif personnel»!
C’est un accord de sécurisation de la délinquance patro­nale

Les salariés, quelle que soit la taille de leur entreprise, leur type de contrat et même s’ils sont mal déclarés, ont aujourd’hui un droit commun : pouvoir aller aux prud’hommes et espérer récupérer les sommes qui leur sont dues. L’accord met en place un maximum récupérable selon l’ancienneté et empêche de remonter au début du préjudice. La réparation pour des faits remontant à plus de 3 ans ne sera plus possible!

Au-delà des heures ou des salaires non payés, les victimes de harcèlement, de discriminations et celles de l’amiante apprécieront! En instaurant des peines «plafond», l’accord fait des employeurs la seule catégorie qui échappe en France à la sanction proportionnelle au délit
C’est un accord de chantage à l’emploi

Nicolas Sarkozy en avait fait son cheval de bataille, mais cela a raté. Les salariés savent par expérience que quand ils acceptent «pendant une période difficile» de réduire leur salaire et leur temps de travail, dès que l’accord est terminé, le patron invente autre chose avec des plans de licenciements à la clé. L’accord prévoit que les salariés qui touchent à partir de 1300 euros nets par mois pourront voir leur salaire baissé ou leurs horaires modifiées pendant 2 ans! C’est toujours le même discours : si ça va mal, c’est de la faute des salariés, qui seraient «trop payés». Par contre, rien sur une baisse « temporaire » des éventuels dividendes versés aux actionnaires!
C’est une attaque en règle contre le CDI

Le Medef n’a pas réussi à imposer son «CDI de projet», mais veut expérimenter pour des salariés des petites entreprises le contrat «intermittent», contrat totalement flexibilisé, qui empêche toute vie régulière et toute construction d’avenir.

Le patronat veut faire avaliser l’instauration d’un pseudo CDI dit CDI intérim sur lequel les négociations de branche butent depuis des mois
C’est un accord pour faciliter les licenciements collectifs

Aujourd’hui 3% des nouveaux chômeurs ont pu « bénéficier » d’un plan social, c’est encore trop pour le Medef. Sa solution est radicale : décider de la procédure de licenciement et du contenu du plan social par simple accord d’entreprise, voire, si les délégués sont récalcitrants, par un simple document de l’employeur homologué par la direction du travail. Il suffira à l’employeur de consulter la CE, (un avis négatif suffit) et d’attendre 3 semaines la réponse de l’administration. Sans réponse, le texte est homologué et le patron peut licencier. Où sont les mesures contre les licenciements boursiers, les possibilités données aux salariés pour construire des propositions alternatives aux projets patronaux ? Le recours à l’expert est limité comme jamais, le juge est mis «hors sujet», et tous les délais sont fixés à l’avance. Rien n’est prévu pour accompagner les salariés licenciés : aucun moyen nouveau pour Pôle emploi, rien de neuf au niveau du bassin d’emploi. Les droits individuels à la formation restent à 120h maximum….
En «contrepartie» de ces reculs, des avancées pour plus tard, peut être, et pas pour tous.

- Une complémentaire santé pour tous : Les salariés des entreprises de moins de 50 salariés ne sont, pour la plupart, pas concernés! Par contre les assurances se frottent les mains à l’avance du pactole qui va leur être offert. Tant pis pour la Sécu!

- Des «droits rechargeables» à l’indemnisation pour les demandeurs d’emploi : Ce sont les chômeurs eux-mêmes qui vont devoir se les payer entre eux, le Medef ne prévoyant pas de recettes supplémentaires. Ceci alors que plus de 50% des chômeurs ne sont pas indemnisés aujourd’hui!

- Des « contrats courts » enfin taxés : Tant mieux, mais le Medef a réussi à ce que cette mesure ne rapporte rien à l’Unedic, mais rapporte plus de 40 millions d’euros aux employeurs, puisqu’ils ont décidé d’exonérer de cotisations patronales l’embauche de jeunes de moins de 26 ans. C’est un nouveau jackpot pour le patronat!

- Un encadrement du travail à temps partiel ? : Les 24h hebdomadaires mini prévues pour tout contrat à temps partiel sont en réalité un chiffre «lissé» sur l’année pour ceux et celles qui sont déjà à temps partiel, ce qui autorise tous les abus. En outre, ce minimum peut être diminué automatiquement pour les salariés déjà en poste, et sur demande «pour les nouveaux embauchés» (surtout si l’employeur lui conseille de demander). Et l’employeur pourra imposer de modifier 8 fois par an le volume d’heures hebdomadaire. S’il y a plus d’heures que prévu, elles ne seront pas forcément considérées comme des heures complémentaires et donc ne seront pas payées plus!
Le pompon de ces «avancées patronales», c’est qu’aucune ne s’applique tout de suite. Il va falloir que de nouvelles négociations s’ouvrent, en particulier dans les branches professionnelles
Le «nouveau modèle économique et social» que cet accord veut imposer, n’a rien de neuf : c’est le règne du «gré à gré», la destruction des socles de garanties collectives, comme si le salarié était à égalité face à son patron. C’est le libéralisme et sa loi de la jungle ! Les Français croyaient l’avoir rejeté en mai dernier.
Le Medef, qui tient là sa revanche, appelle à transposer l’accord «tel quel» dans la loi. Il n’y a aucune raison pour lui faire ce cadeau : nous nous mobiliserons partout pour que la loi à venir rompe avec la politique précédente et construise réellement de la sécurité pour l’emploi des salariés.
Pour toutes ces raisons qui conduisent à une régression sociale historique: CGT, Solidaires, … ne siégeront pas ce jour, dans ce cadre de dialogue social, issu de la conférence sociale. Pour le moment, nous pensons que ce dialogue social est un habillage de communication. OUI, car dans le même temps la situation des salarié-es, retraité-es, sans emplois, étudiant-es s‘aggrave.
En effet, nous ne constatons pas de réels et profonds changements au quotidien :

- le nombre de chômeurs s’aggrave encore, près de 13 000 dans notre département, plus 12,1% sur un an,

- de plus en plus de salariés de retraités et de sans emplois subissent la précarité,

Malgré le changement …de gouvernement et le « redressement productif »: dans le GERS :

la base intermarché déménage ; le CIF va fermer, l’agence du Gers du journal Sud-ouest est menacée de fermeture, le bâtiment, les petits commerces et les paysans sont durement touchés, la station de météo France d’Auch va fermer (le projet 2015 est toujours là), les facteurs déménagent d’Aubiet à Gimont et d’Estang à Cazaubon … (bonjour l’aménagement du territoire qui, entre autres, ne prend en compte que des projets de 2x2 voies routières au détriment des réels besoins de transports des gersoises et des gersois), et les suppressions d’emplois dans la fonction publique continuent (elle sera en grève le 31 janvier).

De la RGPP on passe au projet MAP (Modernisation de l’Action Publique) qui aura les mêmes effets dévastateurs sur notre service public. (le changement n’est que dans les mots, les expressions et les apparences, pour le reste et sur le fond on attends toujours le changement !
Tout cela alors que la bourse les grands patrons et donc les actionnaires ont vu augmenter leurs bénéfices en 2012 !

Voilà pourquoi M le Préfet nous n’assisterons pas à ce simulacre de dialogue. Nous voulons des actes, et du concret au quotidien  ! M le PREFET NOUS VOULONS UNE AUTRE REPARTITION des RICHESSES !
Quoiqu’il en soit, nous n’en resterons pas là !

Nous donnons rendez-vous ce mercredi 23 janvier à 11h devant l’inspection académique à Auch, à l’appel de la FSU, de l’UNSA et de la CGT pour exiger des moyens pour nos écoles ; et le 31 janvier à11h place de la libération 12h devant la préfecture  à l’appel de la CGT, de la FSU et de Sud/Solidaires pour l’emploi et les salaires dans les fonctions publiques !

similaire:

Déclaration commune cgt solidaires du Gers iconFonction publique | Communiqué cftc, cgc, cgt, fo, fsu et Solidaires du 1er février 2013

Déclaration commune cgt solidaires du Gers iconCgt tresor cgt impots cgt douanes cgt concurrence cgt ecole des mines
«Bolkestein» et ses liens avec le traité constitutionnel

Déclaration commune cgt solidaires du Gers iconDéclaration commune cgt, fo, sud du secteur de la santé de loire-atlantique
«regroupement» est une véritable machine de guerre inventée pour restructurer de fond en comble l’offre de soins et mettre en œuvre...

Déclaration commune cgt solidaires du Gers iconP ar 250 voix pour, 26 contre et 278 abstentions et malgré les rassemblements...

Déclaration commune cgt solidaires du Gers iconPrise de parole cgt fo fsu solidaires
«refonte» du Code du travail à une commission d’experts en prenant le soin d’exclure les os de la négociation

Déclaration commune cgt solidaires du Gers iconConfédération Générale
...

Déclaration commune cgt solidaires du Gers iconDéclaration cgt préfecture d’Alençon le 20 Février

Déclaration commune cgt solidaires du Gers iconProjet de declaration d’intention commune

Déclaration commune cgt solidaires du Gers iconCommuniqué des organisations syndicales cgt, force ouvriere, fsu,...
«agenda social», elles considèrent qu'elles n'ont pas été entendues sur la nécessaire amélioration des rémunérations des agents de...

Déclaration commune cgt solidaires du Gers iconMedias et metiers sous contraintes
«Déclaration des devoirs et des droits des journalistes». Revue par le snj-cgt en Janvier 2011






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
d.20-bal.com