Histoire du systeme educatif français 1960 a 2000





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Helvetius 1715 - 1771

Diderot 1713 - 1784




Rousseau 1712 - 1778






Finalités de l’éducation.


Fonder un système de formation qui favorise le génie càd la meilleure adaptation à l’environnement possible.
L’éducation forme la personnalité.
L’éducation à une visée politique, dans le sens de la société, démocratique.



Former une élite pour gouverner le pays afin qu’il ne soit plus dirigé par une seule personne.
Instruire le peuple pour en faire des citoyens.



L’éducation doit préservée la nature originellement bonne de l’homme.
Il faut prendre les enfants et les protéger du vice de la société pour que leur cœur reste bon.
Le but de l’éducation est l’épanouissement de l’enfant.



Type de savoir.


Il faut fabriquer des pers qui auront un rôle, une fonction précise dans la société.
Le latin n’est pas utile, pas d’enseignement des langues mortes.



La femme apprend a gérer la maison
L’homme apprend à être un bon employé.
Les enfants doivent apprendre à lire, écrire, l’arithmétique et les principes de la religion.




Le savoir ne doit pas être appris dans les livres.
Le savoir sert à accéder à une liberté individuelle dans un monde sociale.




Moyens Utilisés & Pédagogie.


Appréciation du savoir, mépris de l’ignorance & le vice.
L’enseignement est le point de départ du régime politique en place. L’éducation sert à perpétuer le régime.



L’état doit prendre en charge toute l’instruction.
Système de concours pour faire l’élite de l’état.




Deux types d’éducation.

Education positive : celle qui tend de dev l’esprit avant l’âge, elle est prématurée.
Education négative : respecte le processus de maturation, tend à préparer la raison par l’exercice des sens.






Helvetius 1715 - 1771

Diderot 1713 - 1784




Rousseau 1712 - 1778






Méthodes d’apprentissage.


Utilisation du renforcement positif et négatif, des réflexes conditionnels.
Education méthodique donc contrôler.

Commencer plus tôt l’éducation & formation différenciée.



Pas d’apprentissage par le jeu.




On ne doit pas révéler à l’enfant ses intentions éducatives.
Il faut donner à l’enfant l’envie d’apprendre.
L’enfant doit ce sentir libre. Il ne fait que ce qu’il veut.



Rôle du maître




Ne doit pas être infaillible. Vigilance des élèves & meilleur relation avec les élèves.



Sans éducateur parfait rien n’est possible, comme dans l’Emile.
Eduquer c’est jouer un rôle. L’éducateur est hypocrite pour servir l’enfant, ne pas l’aliéner.



Public concerné



Toute la population en tant que future société.



Toute la population




HISTOIRE DE L'ECOLE PUBLIQUE EN FRANCE

L L'ECOLE DE LA REPUBLIQUE (1880-1918)

De 1800 à 1900, l'école élémentaire gagne environ 700000 élèves. Presque tous les enfants sont scolarisés, à partir de 1900, l'absentéisme (participation des enfants aux travaux des champs) se résorbe peu à peu, car l'idée qu'être instruit participe de la dignité humaine se répand.

La 3e" République proclamée en 1870, est gouvernée par les républicains eux-mêmes à partir de 1879. En quelques années, ils font adopter un train de lois garantissant les libertés fondamentales : liberté d'expression, liberté d'opinion, liberté de réunion et d'association.

La France fait l'apprentissage de la démocratie ce qui nécessite une refonte du système éducatif (pas de souveraineté nationale sans développement rapide de l'instruction : patriotisme et utilité sociale)

Un enseignement primaire profondément remanié :

formation des enseignants ; Loi du 9 août 1879. La loi sur les écoles normales (à l'initiative de Paul BERT) fait obligation pour chaque département, dans les quatre ans, d'installer et d'entretenir une Ecole Normale d'instituteurs et une Ecole Normale d'institutrices. La discipline y est très stricte (uniformes, internat, sorties rares et encadrées) et l'accent mis très fortement sur l'adhésion aux valeurs de la République
("Séminaires Laïcs"). Les normaliens sont de bons élèves d'origine modeste (le plus souvent rurale).

gratuité : Loi du 16 juin 1881. Gratuité de renseignement "H ne sera plus perçu de rétribution scolaire
dans les écoles primaires publiques ni dans les salles d'asile publiques. "
(MB : Enseignants rémunérés par
les communes jusqu'en 1889).

Laïcité de l'enseignement : Loi du 28 mars 1882. Neutralité religieuse dans l'enseignement primaire.

• Substitution dans les programmes d'enseignement primaire de "l'instruction morale et civique"^ la "morale
religieuse ».
Proclamation de la neutralité confessionnelle de l'école publique.

• Institution d'un jour vaqué supplémentaire chaque semaine, destiné à permettre aux parents de faire donner
une instruction religieuse à leurs enfants en dehors des édifices scolaires, s'ils le souhaitent.

Laïcité des personnels enseignants : Loi du 30 octobre 1886 (Article 17). La laïcité du personnel enseignant est mise en place progressivement II faudra attendre la loi du 9 décembre 1905 (séparation de l'église et de l'état) pour voir disparaître les crucifix des écoles. (Principe rappelé par un avis du Conseil d'Etat du 27 novembre 1989)

L'instauration de la laïcité provoque une levée de boucliers de l'église et de la France conservatrice : la finalité de l'école est-elle de continuer à former de bons chrétiens ou des citoyens autonomes capables de choisir et d'exercer leur esprit critique ?
Ferdinand BUISSON (bras droit de Jules FERRY) déclare en 1903 :

"Pour faire un républicain, il faut prendre l'être humain, si petit et si humble qu'il soit (...) et lui donner l'idée qu'il peut penser par lui-même, qu'il ne doit ni foi, ni obéissance à personne, que c'est à lui de chercher la vérité et non pas à la recevoir toute faite d'un maître, d'un directeur, d'un chef, qu'il soit temporel ou spirituel. "

- Obligation ; Loi du 28 mars 1882. Obligation scolaire de 6 à 13 ans

Une pédagogie plus performante :

En 1868, Octave GREARD impose aux écoles de l'Académie de Paris, une division en trois cours (élémentaire,
moyen, supérieur) dotés de programmes précis.

En 1882, Jules FERRY étend ce modèle à toute la France. Dans la pratique de classes, deux innovations
durables sont particulièrement à l'honneur.

- La leçon orale faisant uniquement appel à la mémorisation cède la place à la pratique d'exercices écrits
(cahier journalier, cahier de devoirs mensuels, cahier de roulement).

- La méthode inductive est prônée : on parle « d'enseignement par l'aspect » qui permet de passer du
concret à l'abstrait (boulier, bûchettes, leçons de choses...).

III L'ECOLE DE LA REUSSITE (1960-1997)

La réforme de 1959, en prolongeant la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans, vise l'unification du système éducatif qui était jusque-là caractérisé par h juxtaposition d'écoles au recrutement sociologiquement déterminé etcorrespondant à des filières d'emploi nettement spécifiées:

les lycées et collèges fréquentés par la bourgeoisie,

les écoles primaires jusqu 'à 14 ans pour le peuple,

l'enseignement primaire supérieur avec les cours complémentaires et les écoles primaires supérieures pour les employés.

(LEGRAND, La différenciation pédagogique, p. 15)
II y avait certes quelques ouvertures de ces filières permettant exemple l'accès gratuit des lycées et collèges aux enfants "doués", mais cela ne concernait qu'une minorité.

L'école d'avant 1959 était donc sociologiquement différenciée.

Elle était aussi pédagogiquement différenciée : les programmes et les méthodes variaient en fonction des

filières, des publics auxquels elles s'adressaient et de l'insertion sociale qui en était la finalité :

"Aux lycées et collèges un enseignement reflexif et gratuit : connaissance théorique de la langue par la

grammaire ; enseignement des langues mortes comme gymnastique intellectuelle ; enseignement des éléments

abstraits de l'arithmétique et delà géométrie.

A l'enseignement élémentaire, une orientation délibérément pratique : acquisition de mécanismes en lecture,

écriture, calcul ; importance de l'orthographe ; rédactions modèles pratiques ; mesures agraires ; calcul de

surfaces, de prix de revient et de bénéfices, etc. Les méthodes y étaient fondamentalement liées à l'exercice de la

mémoire et au dressage.

L'enseignement primaire supérieur abordait des contenus plus élaborés avec les mêmes mélhodu^'

d'encadrement strict et d'exercices répétitifs.

Ainsi se définissait un "esprit primaire", opposé avec mépris à la culture secondaire, mais convenant

parfaitement aux couches sociales destinées à appliquer et à obéir. L'enseignement technique était encore fort

peu développé, l'essentiel de la formation s'acquérant à la sortie de l'élémentaire dans les écoles d'entreprise ou

en apprentissage. " (LEGRAND, p, 14)

En 1959, la France suit l'ensemble des pays industrialisés pour lesquels l’évolution du niveau des professions requiert une promotion intellectuelle généralisée de la population. D'où l'unification du système scolairevisant à donner le même savoir pour tous les élèves jusqu'à 16 ans.
Cette unification ne se fait pas rapidement : de nombreuses filières sont maintenues et une filière originale créée : la "transition" destinée à permettre l'accès au collège, qui conserve son statut d'enseignement "noble", des élèves qui n'auraient pas atteint le niveau nécessaire au terme de la scolarité élémentaire.


Les instructions officielles et les conceptions pédagogiques
1964 :
Expérience du tiers temps pédagogique.

1969 : 27 h de classe (suppression du samedi après-midi) Français 10h, math 6h, éveil 6 h EPS 6 h (réforme E.FAURE) L'accent se déplace des savoirs aux savoirs faire des connaissance aux aptitudes.

1970 : Réforme des maths. Allégement relatif des programmes, mais surtout esprit radicalement différent. Il
s'agit non plus de préparer l'élève aux problèmes numériques de la vie courante, mais de proposer
l'apprentissage d'une démarche déductive. Cette réforme provoque le désarroi chez les enseignants (la formation
n'avait pas été prévue auparavant).


1972 : Réforme du Français. Dès 1963, création de la commission ROUCHETTE. Le projet voit le jour en 1966 mais, fait sans précédent, ROUCHETTE souhaite qu'il soit expérimenté avant d'être publié. Revue et corrigée, la version du projet devient « plan de rénovation de l'enseignement du Français à l'école élémentaire »
- la langue moyen de communication fonctionne selon les milieux et les moyens de façon différente,
- priorité est donnée à la langue orale, importance de la motivation des élèves de leur besoin de s'exprimer.(Apprentissage par imprégnation)


Une pédagogie qui libère l'expression pour la structurer de façon progressive mais systématique. Une conception descriptive et linguistique de l'enseignement de la langue prend la place d'une conception normative.
Ce plan suscite une véritable tempête (politique) orchestrée par tous ceux qui en 1968 ont eu très peur (et si la dictée venait à disparaître... )


Le ministère n'adopte pas le plan mais une diffusion sauvage de la FEN l'oblige à en publier une version édulcorée. Les adversaires du plan défendent l'autorité.

En 1972, les IO réalisent un compromis : les méthodes sont assouplies, l'oral revalorisé, la nomenclature grammaticale réformée en 1975 et une conception normative de la langue prévaut.

Malgré ces réserves, les IO sont en avance sur les pratiques des instituteurs qui n'évoluent que très lentement.

1975 : La loi du 11 juillet (Loi HABY) unifie de droit les deux premières années du premier cycle des collèges en imposant l'hétérogénéité des classes. Mais le collège unifié ne l'est, de fait. que jusqu'à la fin de la 5Cme qui reste un palier de sélection pour l'enseignement technique court.

Le concept de différenciation apparaît dans cet environnement institutionnel, comme exigence interne d'un système unifié, dans la mesure où les mêmes objectifs ne peuvent être atteints par un public hétérogène qu'en adaptant les méthodes à cette hétérogénéité. Il apparaît d'abord dans le cadre des problèmes pédagogiques posés par le collège.

NB : Cela ne signifie pas qu'il n'y ait pas eu auparavant, généralement dans le cadre des mouvements pédagogiques, des pratiques de différenciation.

Il s'agit de savoir comment, à partir d'objectifs communs, adapter les méthodes et éventuellement le cursus à la réalité des élèves enseignés.

D'où deux axes dans la problématique de la différenciation :

1 - quelle est la "réalité" des élèves enseignés ? Comment la détecter, avec quels outils ? La problématique de
l'évaluation accompagne d'entrée de jeu celle de la différenciation.

2 - comment adapter les méthodes d'enseignement ? de quelles pratiques de quels outils dispose-t-on ? Telle pratique considérée comme le style pédagogique propre d'un enseignant ou d'une école pédagogique (méthodes actives, étude du milieu, interdisciplinarité, travail indépendant, etc.) peut-elle être extraite des
choix éthiques ou idéologiques qui semblent la motiver et être intégrée à une "technologie éducative"?

Ces questions, d'abord prises en charge par les pédagogues, ont rencontré les préoccupations des psychologues travaillant sur les questions d'apprentissage, d'une part, et des chercheurs en didactique d'autre part.

1989 : La loi d'orientation sur l'éducation

La Loi d'Orientation sur l'Education présente, pour la première fois, une refonte complète du système éducatif:

formation des enseignants (création des IUFM), organisation de l'école primaire par cycles, évaluation des élèves au CE2 et en 6°", établissement d'un référentiel de compétences par cycle, mise en place d'un livret de l'élève, redéfinition des programmes de l'école primaire.

La Loi d'Orientation permet de mettre en cohérence un certain nombre de réformes mise en œuvre dans les écoles (le projet d'école, l'évaluation CE2,6eme...).
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