Les fêtes annuellement céLÉBRÉes à





titreLes fêtes annuellement céLÉBRÉes à
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siā T'in Kong, « remerciements au dieu du Ciel » 2.

Qu'il nous soit permis de faire ici mention en passant des honneurs quotidiens et bi hebdomadaires que dans chaque famille l'on rend au dieu du Ciel. On trouverait difficilement une maison qui n'ait pas sa lanterne en l'honneur du Ciel. Les marchands la suspendent volontiers en dehors de leurs boutiques ; mais dans les maisons d'habitation ordinaires on la place le plus souvent à l'intérieur de l'habitation, au milieu de l'appartement principal. Les lanternes que l'on suspend dans la rue ont à peu près la forme d'un ballon et on leur donne jusqu'à un mètre de diamètre, même davantage. Elles sont en papier ou en toile mince colorié, collé sur une monture en bambou. D'un côté, p.054 elles portent en grandes lettres rouges l'inscription « lanterne du Ciel », et de l'autre côté le nom de la maison de commerce, de sorte que, lorsque le soir elles sont allumées, elles font aussi office d'enseignes. Actuellement à Émoui les lanternes suspendues à l'intérieur des maisons en l'honneur du Ciel, sont la plupart hexagonales et faites avec du verre importé de Canton ; du moins c'est l'usage dans les familles un peu aisées. Elles portent aussi l'inscription « lanterne du Ciel », et de plus, à droite et à gauche, deux invocations au dieu : « Puisse la famille entière jouir de la paix et du repos » et « Nous implorons le bonheur et la prospérité ». Enfin la lanterne est flanquée de chaque côté d'une autre lanterne, consacrée aux Sam Kàï-Kong 1.

Chaque soir de l'année on allume une bougie dans la lanterne du Ciel, ce qui sert en même temps, pour les boutiques, à éclairer l'entrée. Vers le coucher du soleil, un des membres de la famille prend entre ses mains jointes un ou trois bâtonnets d'encens ; il les élève à la hauteur de sa poitrine en s'inclinant plusieurs fois légèrement vers le Ciel ; puis il les plante dans le montant de la porte. Cet encensement se répète en outre le matin du 1 et du 15 de chaque mois.

Relevons encore que le jour de naissance du Ciel a ceci de commun avec la fête de St. Paul en Angleterre, qu'il sert à pronostiquer le temps qu'il fera. S'il pleut ou vente beaucoup ce jour là, on peut être certain d'avoir du mauvais temps pour toutes les fêtes des dieux dans le cours de l'année. Un dicton populaire l'assure, « Quand le dieu du Ciel a mauvais temps, tous les autres dieux l'ont aussi » 2.



3. La messe taoïque

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p.055 Le jour de la naissance du dieu du Ciel se célèbre dans les temples taoïques par des cérémonies appelées tsiò. Mais avant de les décrire, nous ferons bien de dire un mot des temples eux-mêmes.

Il n'y a presque pas de rue sans quelqu'un de ces temples, qui sont du reste la propriété commune de tout le quartier où ils se trouvent. Souvent on fait des souscriptions pour les ériger et l'on a recours au même moyen pour couvrir les frais d'entretien ; cependant, dans ce dernier but, on fait aussi appel aux capitaux et aux biens-fonds que plusieurs temples possèdent, et qui sont parfois considérables. Les petits temples non dotés sont administrés par les habitants du quartier, qui se répartissent le service de surveillance par jours ou par mois. La personne de service doit avoir soin que le temple soit tenu propre et que l'on y brûle une quantité suffisante d'encens et de cierges. Elle est chargée aussi de la vente de ces articles aux dévots qui visitent le sanctuaire, ce qui, réuni à ce qu'il retire des bouts de cierges qu'il recueille, peut lui procurer un joli bénéfice lorsque le dieu à qui le temple est consacré est en grande odeur de sainteté et attire du monde. Si les habitants du quartier désirent se débarrasser du souci de cette administration, ils en chargent un fonctionnaire fixe, quelquefois salarié, quelquefois non, une espèce de sacristain appelé king kong, « seigneur du temple » ; mais si le temple a quelques biens, on préfère le confier à un prêtre bouddhique, qui administre les fonds et veille à ce que les dieux reçoivent le jour de leur fête les hommages qui leur sont dus 1. Enfin, lorsque le temple est riche, la direction en est prise pour un an à tour de rôle par les bons bourgeois du quartier, de préférence par les négociants et les marchands, qui ont assez de commis et d'employés pour les assister au besoin. Ces administrateurs portent le titre de lô tsoú, « maître de l'encensoir », parce p.056 qu'on remet pendant que dure sa charge, comme signe de sa dignité, un encensoir du temple à celui qui remplit ces fonctions. Cet ustensile s'appelle alors t'aô ke lô, « encensoir des chefs ».

Le lô tsoú a l'administration des biens appartenant à l'institution, et il doit fournir les offrandes faites aux idoles au nom de tout le quartier. Il est assisté de plusieurs subordonnés, t'aô ke, « chefs », choisis par lui souvent au nombre de six, sous réserve de l'approbation du dieu. A chaque choix, il présente l'élu au dieu et jette, les blocs divinatoires 2. D'ordinaire la transmission des fonctions de lô tsoú coïncide avec la principale fête du dieu auquel le temple est consacré, et se fait en grande cérémonie. Le dignitaire dont les fonctions expirent se rend au temple revêtu de ses habits de gala, la tête couverte du chapeau conique à franges rouges, portant l'encensoir, signe de sa charge, et escorté de musiciens et de porteurs de lanternes et d'étendards. Quand il a pénétré dans le temple, on fait la grande offrande du jour, après quoi il présente au dieu celui qui a été désigné pour lui succéder. Mais il faut que le dieu l'accepte. On jette donc les blocs, et si la réponse est négative, le lô tsoú présente au dieu un nouveau candidat, et il doit répéter les présentations jusqu'à ce que les blocs fassent connaître que le dieu agrée la dernière faite. Le nouveau dignitaire ainsi connu, on porte chez lui en procession, avec musique, lanternes et étendards, l'encensoir, les livres, p.057 la caisse et tous les documents relatifs à l'administration du temple.

Il faut se garder de se représenter les temples chinois comme des asiles du pieux recueillement ou comme abritant des assemblées d'édification. C'est tout le contraire. Constatons premièrement qu'ils sont en général mal entretenus et témoignent ainsi ouvertement de l'indifférence des Chinois à l'égard de leur propre religion. Ensuite, comme ils s'ouvrent d'ordinaire sur la partie la plus large des rues ou sur de petites places, ils offrent un refuge tout à portée, et dont il est fait largement usage, à tous les batteurs de pavé, fainéants, joueurs de dés, coulies, barbiers, cuisiniers ambulants, qui s'y établissent sans façons, pour peu que le mauvais temps ou le soleil trop ardent rende peu agréable le séjour en plein air. Les enfants y jouent et s'y bousculent, les porcs, les poules, les chiens y font bombance aux dépens des débris des cuisines ambulantes, les mendiants et les vagabonds en font leur dortoir pour la nuit, et le jour les coulies y goûtent les douceurs du farniente en attendant la pratique. Du matin au soir des groupes de désœuvrés s'y livrent au jeu de cartes ou de dés avec force querelles et vociférations, jusqu'aux coups quelquefois. Les habitués les plus pacifiques sont encore les barbiers, les marchands de victuailles et les cochons ; aussi bien des temples ressemblent-ils beaucoup plus à des cabarets de bas étage qu'à des lieux consacrés au culte.

Sans doute les temples ne sont pas tous profanés ainsi ; mais cela dépend uniquement du site ; s'ils sont à portée, la canaille s'en empare. Nous pouvons citer comme exemple frappant le temple de la déesse Má Tsó-Pô 1, patronne des marins, situé à Émoui sur la rive. Quant aux prêtres ou aux gardiens des temples, ils semblent absolument indifférents à la profanation dont leurs sanctuaires sont l'objet ; j'en ai même vu prendre part au jeu de dés et se mêler aux querelles. Dans la campagne et dans les villages, il n'en va guère autrement, car le peuple y a aussi les idées les plus extraordinaires sur le respect dû aux lieux de culte. Lors de nos voyages dans la province de Fouhkien nous prenions sans aucune gêne tous les soirs, si cela nous convenait, possession du temple du village où nous nous trouvions, et nous en faisions notre gîte pour la nuit ; car il n'y a pas partout d'auberges, et là où il en existe, on fait bien de les éviter comme p.058 la peste, tant elles sont sales et grouillantes de vermine. Quand nous étendions nos nattes sur la table des offrandes, et, enveloppés dans nos couvertures, nous nous y endormions comme sur un lit de parade sous les yeux mêmes des dieux et des déesses, les gens de l'endroit ne se faisaient pas faute d'accourir en foule et de suivre chacun de nos mouvements avec la plus intense curiosité ; mais il n'est jamais venu à l'esprit de personne de nous défendre de bivouaquer dans le temple, ou de s'irriter de notre profanation de l'autel. Bien au contraire, dans tous les villages nous n'avons trouvé que prévenance et serviabilité, quoique probablement la majorité des habitants ne nous considérât que comme des vagabonds qui erraient sans but. Pour toute précaution, nous nous contentions de déposer quelque monnaie dans les cendres de l'encensoir, soi-disant pour payer des cierges et des bâtons d'encens, en réalité pour aller dans l'escarcelle du gardien ; et cela suffisait pour laisser de notre visite un souvenir amical et pour préparer bon accueil aux voyageurs qui pourraient passer après nous. Si un Chinois parcourant nos campagnes se permettait de vouloir reposer son corps fatigué sur l'autel d'une église de village, il serait plus que mal reçu. Mais les Chinois ont si peu de respect pour leurs temples qu'il nous est arrivé, à la fin d'une journée de marche, de trouver l'édifice où nous comptions passer la nuit déjà occupé, non par des hommes, mais par des animaux ; les villageois y avaient mis leurs bestiaux, faute de meilleure étable.

Que le lecteur veuille nous pardonner cette digression ; nous en revenons aux cérémonies qui se célèbrent en l'honneur du dieu du Ciel pour son jour de naissance. Si le temple n'a pas de fonds sur les revenus desquels puissent se payer les frais, l'administrateur ouvre une souscription parmi les habitants du quartier. Les « chefs » sont chargés de faire circuler les listes. Le produit de la souscription sert à louer des prêtres et à acheter ce qu'il faut pour l'offrande ; quand il est insuffisant, ce qui arrive souvent, les administrateurs du temple n'ont d'autre ressource que de compléter entre eux ce qui manque. Chacun se charge alors de la fourniture d'une partie de ce qui doit figurer sur la table de l'offrande, mais, la cérémonie achevée, ils reprennent ce qu'ils ont apporté. Sauvent ils engagent à prendre part avec eux à cette œuvre pie quelques uns des habitants les plus aisés du quartier, ou bien ceux ci apportent de leur propre mouvement des denrées afin de suivre les inspirations de leur dévotion. On n'admet jamais p.059 à souscrire ceux qui sont en grand deuil, parce que leurs noms pourraient causer les plus affreux malheurs aux personnes dont les noms figureraient en même temps sur la liste ; en outre, le malheur s'est attaché à eux et à tout ce qu'ils possèdent, et par conséquent leur argent ne pourrait avoir qu'une influence néfaste.

Les denrées pour l'offrande ont donc été exposées dans le temple. Suivant la somme dont on dispose, on a engagé les services d'un, de trois, ou de cinq prêtres, d'ordinaire de trois, et il s'agit d'accomplir la cérémonie appelée tsiò, mot que l'on traduit habituellement par « messe ». L'acte de la célébrer se nomme tsòï tsiò. Le caractère d'écriture qui se lit tsiò renferme les éléments pot à vin, oiseau et feu, et réveille donc l'idée d'une libation jointe à un sacrifice, de canards, de poules ou d'autres oiseaux, que l'on consumait peut-être autrefois par le feu, à moins que le signe du feu ne se rapporte à la combustion de papier d'offrande. On distingue plusieurs espèces de messes taoïques ; non que le cérémonial extérieur diffère beaucoup de l'une à l'autre, mais on récite dans les divers cas des prières différentes, en se réglant sur le but particulier en vue duquel chaque messe est dite. Il y a, par exemple, le hō tsiò, « messe de pluie », pour rendre grâce quand la pluie est tombée ; le hé-tsiò, « messe de feu », qui se dit après un incendie pour préserver le quartier d'un renouvellement du sinistre ; le tsoúi-tsiò, « messe d'eau », qui se célèbre sur l'eau à l'intention des âmes des noyés ; le hó tsiò, « messe de tigre », pour écarter les tigres de la localité, etc. Les messes qui se font le 9e jour du premier mois s'appellent T'in Kong tsiò, « messes du dieu du Ciel ».

Sur la façade du temple on a affiché des listes élégamment écrites, renfermant les noms de ceux qui ont souscrit, afin que les hommes, les esprits et le dieu du Ciel puissent en prendre connaissance. A côté de chaque nom se trouve l'indication de la somme offerte, et la liste se termine par une invocation en faveur des généreux souscripteurs et par un avis de la date à laquelle les cérémonies auront lieu. Cette affiche s'appelle tsiò-púng « liste de messe ». Quand la cérémonie est achevée, on la brûle, ce qui est une manière de la remettre au dieu du Ciel, afin qu'il la lise. p.060 Pour empêcher des esprits étrangers de s'introduire dans le temple et de s'approprier subrepticement une partie de l'offrande, qui ne leur est pas destinée, on a la précaution de placer en sentinelles, un de chaque côté de la porte, deux grands mannequins en papier, quelquefois de la taille d'un homme fait, avec des figures à expression rébarbative et terrible. L'un de ces gardiens de l'entrée est assis sur un tigre, et l'autre sur un monstre à tête et à corps de licorne 1, à queue de dragon et à pattes empruntées, l'une à l'éléphant, et les autres au tigre, au léopard et au lion. Ce monstre est censé réunir les forces de tous ces sauvages animaux et par conséquent être très terrible aux démons ; on le nomme soù pout siōng « (monstre dont les) quatre (pattes sont) inégales ». De même que la liste des souscripteurs, on brûle ces mannequins après la messe, en y joignant de l'argent en papier. Enfin on décore les linteaux des portes avec du ko taï tsîn 1.

Généralement la messe commence le matin de bonne heure. La queue roulée autour de la tête et cachée sous un bonnet noir, les prêtres se mettent en marche vers le temple. Ils sont couverts d'un long vêtement de soie rouge, brodé avec du fil d'or, pendant jusqu'à terre, dont l'apparence générale rappelle fort la chasuble des prêtres catholiques romains. Le plus âgé parmi les prêtres, joue le rôle principal dans les cérémonies qui ont à s'accomplir. Il porte sur le dos, entre les épaules, le dessin représentatif du T'aï Kih ou Principe premier, entouré des huit diagrammes ou symboles fondamentaux de la cosmogonie et de la philosophie des Chinois 2. Son p.061 vêtement de cérémonie présente donc, d'ordinaire en riches broderies, à peu près le dessin que voici :



Il arrive cependant assez souvent que le dessin symbolique du Principe premier se remplace par les caractères, qui servent à en écrire le nom, T'aï-Kih. De plus, les deux prêtres inférieurs qui accompagnent le prêtre p.062 principal trahissent, eux aussi, leur caractère naturaliste, puisqu'ils portent sur le dos les signes [] et [], le soleil et la lune, preuve irrécusable de la place importante qu'occupe encore, dans le système taoïque, le très vieux, mais toujours vivace culte de la Nature.

Ces prêtres ne font évidemment qu'imiter ce que pratiquaient les princes chinois à une époque extrêmement reculée. En effet on lit dans ce Livre des Rites 1 dont nous avons déjà parlé à la page 9, que, lorsqu'on vénérait le Ciel, « le jour de l'offrande le prince se parait d'un vêtement pour représenter le Ciel, et portait une couronne d'où pendaient douze chapelets de pierres précieuses, d'après le nombre céleste 2. . . . Les bannières portaient douze chapelets pendants et des dessins de dragons, et l'on dressait un soleil et une lune pour représenter le Ciel. Car c'est sur les lumières suspendues au firmament que le sage se dirige, et il se sert de l'offrande au Ciel pour enseigner (aux hommes) les voies du Ciel ».

Les commentateurs sont généralement d'accord pour admettre que ce vêtement sacerdotal, porté « pour représenter le Ciel », « faisait voir les images du soleil, de la lune, des étoiles et des constellations » 3. Le vieux
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