Les fêtes annuellement céLÉBRÉes à





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Pl. V. KOUAN-TI

Statuette chinoise en lardite. Haut. 11 cm

fut canonisé au commencement du douzième siècle, sous le titre de « Seigneur de la Fidélité et de la Générosité » par le superstitieux empereur Hwouï Tsoung 1. Il reçut en 1128 le titre plus élevé encore de « Roi de la Résistance intrépide, de la Guerre et de la Paix » ; mais ce ne fut pas avant 1594 qu'il fut formellement élevé au rang des divinités par l'empereur Chun Tsoung de la dynastie de Ming, et qu'il reçut le titre de Ti 1. Dès lors il a été de plus en plus vénéré comme dieu de la Guerre, surtout depuis l'avènement de la dynastie des Mantchous, grands adorateurs de Kouan Ti2. L'avant dernier empereur a même rendu un décret qui le met sur le même rang que Confucius 3.

Il est aussi devenu patron des marchands, à cause de ces mêmes vertus qui l'avaient distingué en qualité de guerrier : l'intrépidité et le courage, la fidélité au serment juré et la générosité. En effet, ces vertus sont aussi nécessaires au parfait marchand qu'au parfait soldat. Le négociant doit avoir du courage dans ses entreprises, observer loyalement ses engagements ; se montrer généreux dans tous ses actes ; en un mot, il doit p.121 avoir le  4, vertu qui réunit toutes celles que nous avons énumérées. Aussi ne trouve t on pas l'image du dieu de la Guerre seulement chez tous les gens qui font le métier des armes, mais aussi chez la plupart des marchands et des négociants. On lui donne l'apparence d'un homme assez avancé en âge, à l'air en même temps intrépide et bienveillant, calme, assis, un livre à la main. Ce livre est la chronique du petit État de Lou 5, dans lequel Confucius vit le jour, et renferme les Tch'oun ts'iou, « Annales du Printemps et de l'Automne ». On dit que Kouan Yu pouvait le réciter d'un bout à l'autre, aussi bien de la fin au commencement que du commencement à la fin, et que c'est là le motif pour lequel il est devenu l'un des cinq dieux des Lettres, dont nous parlerons à l'occasion du troisième jour du second mois. Le Tch'oun ts'iou fait partie des cinq ouvrages canoniques des Chinois 6, et par conséquent tout lettré qui se prépare aux examens qui ouvrent les grands emplois de l'État, est obligé de l'étudier ; ainsi Kouan Yu est avant tout le grand patron de ceux qui s'appliquent à la connaissance de cet ouvrage. Cependant on fera peut-être bien de voir dans sa qualité de dieu des Lettres spécialement celle de patron de la littérature militaire.

Son image se trouve, soit sous forme de tableau suspendu au mur, soit sous forme de statuette, dans le tabernacle domestique, ou dressée ailleurs. Il a presque toujours près de lui deux gardes ou écuyers. Ils représentent son fils Kouan P'ing, son fidèle compagnon jusqu'à la mort, dont la tête tomba en même temps que la sienne, et un certain Tcheou Ts'ang, p.122 qui avait aussi été un de ses compagnons dévoués. Il était resté chargé du commandement de Meh Tch'ing lorsque Kouan Yu fit la sortie qui lui coûta la liberté, puis la vie, et il se coupa la gorge à la vue des têtes du père et du fils que les assiégeants vinrent étaler à ses yeux au pied des murs. D'ordinaire on le représente debout, une hallebarde ou un sabre nu à la main, derrière le dieu de la Guerre. Les lettrés d'Émoui ont un jeu de mots, qui fait allusion au tranchant aiguisé de son arme ; ils disent : K'án poún tik lī : « en lisant le livre de Tch'oun ts'iou, que Kouan Yu tient à la main, on obtient une intelligence aiguisée ». Mais les marchands appliquent de leur côté la même phrase à leur propre vocation, car elle peut signifier aussi : « En surveillant le capital on gagne rentes et profit ». C'est donc une devise à double entente, fort bien appropriée au double caractère d'un dieu qui se trouve en même temps patron de deux choses aussi ennemies l'une de l'autre que la guerre et le commerce.

Les jours où se font les grandes offrandes au dieu de la Guerre sont les 13 du premier et du cinquième mois. Aucune de ces deux dates n'est celle de la naissance ou de la mort du héros, mais, à ce que dit l'opuscule intitulé « Explication du Canon du glorieux saint du verger des pêchers, Kouan Ti », le 13 du cinquième mois serait le jour de naissance de Kouan P'ing, dont l'image accompagne presque toujours celle de son père. Or il n'est point impossible que l'offrande du cinquième mois soit au fond à l'intention de Kouan P'ing, quoique on la présente à Kouan Yu, car la chose s'explique fort bien par les idées des Chinois, d'après lesquelles le fils n'a aucuns droits tant que son père est en vie, et par conséquent il serait inconvenant de présenter une offrande au fils tandis que le père se trouve à côté de lui. On donne donc l'offrande au père, s'en remettant à sa politesse et à son affection du soin d'en faire part à son fils. C'est une règle de droit coutumier reconnue dans toute la Chine, le plus patriarcal des pays, que tout ce que les enfants possèdent appartient au père, ou plutôt que les enfants ne possèdent pas. « Tant que le père est en vie, l'enfant n'a pas de biens », est un précepte répandu partout, qui date de très loin, car on lit dans le Li-ki, cet antique ouvrage dont nous avons p.123 parlé à la page 9, ces mots : « Si le père et la mère ne sont pas encore décédés, on ne doit point venger son ami, ni avoir du bien à soi » 1.

Quant à l'offrande du 13 du premier mois, voici le motif probable qui a fait choisir cette date pour le culte spécial du dieu de la Guerre. D'après l'opuscule que nous avons cité ci-dessus, la date de la naissance de Kouan Ti tombe sur le 24 du sixième mois, donc après celle de la naissance de son fils, qui est le 13 du cinquième mois. Il y aurait donc inconvenance, suivant les idées chinoises, à faire d'année en année précéder la fête du père par celle du fils. Il faut, commencer par celui qui est le premier en rang, ce qui a entraîné un déplacement de la fête de Kouan Ti, sans quoi on ne lui aurait pas donné l'honneur qui lui revient. Mais le dieu de la Guerre étant adoré partout en Chine et prenant rang si haut dans la hiérarchie des divinités, il était naturel, du moment que l'on avait le choix du jour, de placer sa fête presque en tête de toute la série des fêtes annuelles, c'est à-dire le 13 du premier mois, immédiatement après les offrandes consacrées aux divinités suprêmes de la Nature, le Ciel et la Terre.

Nous pouvons être bref en ce qui concerne les objets qui font partie des offrandes qui se présentent à Kouan Ti. Quiconque veut rendre hommage à ce dieu dispose devant son image, seules ou accompagnées d'autres plats, les trois ou les cinq espèces de viande qui servent à cet usage 1, et présente l'offrande suivant le rituel que nous avons décrit aux pages 21 et suivantes. En outre, pour célébrer ses fêtes dans les temples qui lui sont consacrés, les rues voisines se cotisent pour fournir aux administrateurs du temple de quoi acheter ce qu'il faut pour l'offrande et pour faire jouer la comédie en l'honneur du dieu. Souvent on voit les mandarins venir ces jours là au temple avec leur cortège pour présenter leurs hommages à Kouan Ti. Enfin on lui fait aussi dans les écoles une offrande à chacune de ses deux fêtes, en sa qualité de dieu des Lettres ; nous reviendrons là dessus à la fin de notre article sur le troisième jour du second mois.

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QUINZIÈME JOUR DU PREMIER MOIS

FÊTE DES LANTERNES

p.124 Le siōng goân ; signification de ce nom. Autres noms. La fête se célèbre en l'honneur de l'esprit qui préside à la puissance céleste, le t'ien koan. Ce que cette expression signifie. Offrande au t'ien koan; gâteaux tortues ; prières. Célébration de la fête dans les temples. Origine et signification des gâteaux en forme de chaînons appelés k'ien. Lanternes et encensoirs des Sam Kàï-Kong. Offrande de cierges et d'encens faite deux fois par mois à ces dieux.

Comment on va prendre dans les temples les gâteaux tortues, et comment on les y porte. Lanternes de formes diverses qu'on allume le soir. Joyeux aspect des rues. Fête des lanternes des enfants en Belgique. Illumination des temples au moyen de cierges ; les bouts de reste rapportés après cinq jours. La fête des lanternes est en l'honneur du soleil du printemps et a donc quelques rapports avec notre fête de Pâques. On allume aussi en Chine des feux du printemps, mais un peu plus tôt dans l'année. Marcher sur le feu. Signification emblématique du tigre. Baptême de feu des idoles. On met une partie de la cendre dans le foyer, afin que les animaux domestiques grandissent. Baptême de feu du tigre. Ce que, probablement, signifie cette cérémonie. Le tigre et le cheval à feu d'artifice. Comparaison de la fête des lanternes des Chinois avec la fête du printemps et des lanternes des anciens Syriens, des Grecs, des Egyptiens et des Romains. La Chandeleur chrétienne et la fête des lanternes des Juifs.

Processions aux lanternes et aux flambeaux en l'honneur des idoles. Jeux populaires, p.125 carnavals. Culte de la déesse Tsiá-Boú et oracles des bâtonnets d'encens. Clôture des rites du nouvel an. Renouvellement des fleurs artificielles dans la maison. Réouverture des boutiques.

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Culte des Seigneurs des trois Mondes.

Le premier jour de pleine lune de l'année les Chinois d'Émoui célèbrent la fête qu'ils nomment siōng goân, généralement connue des Européens sous le nom de fête des lanternes. On l'appelle aussi tsáp gō mêng, c'est-à dire « (la fête de) la quinzième nuit » ; mais ce nom est plus en usage sur le continent autour d'Émoui et dans le chef lieu du département, Tchang Tcheoufou 1. Cette journée appartient au culte des Sam Kàï Kong, spécialement du t'ien koan 2, ou de l'esprit qui préside au pouvoir céleste, et dont ce jour est censé être l'anniversaire de la naissance. De là un autre nom que porte ce jour, celui de Sam Kàï-Kong sing, « (jour de) naissance des Seigneurs des trois Mondes ». Cette désignation vient peut être de ce que l'on a observé que la puissance créatrice du Ciel, née six jours auparavant (voy. p. 45), commence à se manifester sous des formes multiples, à se diviser pour ainsi dire entre les créatures diverses qui peuplent la terre, plantes, animaux et hommes, comme si un esprit céleste spécial s'occupait de la distribuer et de la répandre en abondance.

Le nom de siōng goân réclame un instant d'attention. D'après le Dictionnaire de K'ang Hi, le mot de goân signifie « la grande force du Ciel et de la Terre, par laquelle naît ce qui a vie ». Il y a dans l'année trois moments particuliers qui marquent le cycle d'action de ce principe. Ce sont le commencement du printemps, où la puissance créatrice de la Nature entre en action ; la fin de l'été ou le commencement de l'automne, où tout ce qui est né au printemps atteint la maturité et la perfection ; enfin le commencement de l'hiver, où le pouvoir générateur de l'Univers dépérit pour ainsi dire et entre dans la période de la mort. C'est dans le premier mois de chacune des trois saisons du printemps, de l'automne et de l'hiver que les Chinois placent ces trois nœuds de la vie annuelle, chaque fois au 15 du mois, peut être parce qu'alors la lune est pleine et que p.126 la part qui lui appartient dans l'action productive de l'Univers se manifesté le plus complètement à cette phase. Ainsi le 15 du premier, du septième et du dixième mois sont consacrés à trois fêtes en l'honneur du principe créateur de l'Univers, un premier goân, siōng goân, un moyen, tiong goân, et un dernier, hā goân. Le premier est le principal des trois, puisque c'est celui où la force créatrice entre en action, et, soit à Émoui, soit ailleurs, c'est celui que l'on célèbre le plus brillamment. On le nomme parfois aussi goân siao, « nuit du principe créateur de la Nature ».

Au sein des familles ont lieu pour la célébration du siōng goân des offrandes dont le cérémonial ne diffère guère de celui du jour de naissance du Ciel 1. L'autel se dresse dans l'appartement principal vers minuit au plus tard, et l'on joint aux offrandes qui ont été énumérées pour la fête du Ciel les gâteaux en forme de chaîne et en forme de tortue, parce que c'est à l'entremise du t'ien koan, dispensateur des bénédictions d'en haut, que l'on espère redevoir le grand âge dont ces gâteaux sont l'emblème, et que l'on demande au Ciel. Il suit de là que les gâteaux tortues ne devraient être offerts ni au tiong goân, ni au hā goân, puisque ces jours sont spécialement consacrés aux esprits qui président à la terre et à l'eau 2. — Quand la table est prête et que le moment de faire l'offrande est venu, un prêtre taoïque, si la famille est assez à son aise pour engager ses services, commence la cérémonie en récitant des prières et des incantations, qui ont pour but « d'inviter le dieu » 3. Cela s'appelle liēm sam kàï king, « marmotter les canons des trois mondes ». Cela fait selon les règles, l'offrande est présentée au dieu de la manière ordinaire 1 par les membres de la famille, après quoi l'on a parfois recours aux marionnettes pour passer le reste de la nuit. p.127 Dans quelques localités on célèbre en outre dans les temples une messe taoïque 2 ; mais ce n'est qu'une exception et point du tout la règle.

Il nous faut revenir ici sur un objet destiné aux offrandes dont il a déjà été question 3 ; nous voulons dire les kien, gâteaux en forme de chaînons. Nous avons émis la conjecture que ce sont les symboles d'une longue vie, que l'on veut demander au Ciel, principe et source de toute vie (p. 48), et cette signification justifie complètement leur présence sur l'autel du t'ien koan, ou de l'esprit qui dispense les dons du Ciel, et, dans le nombre, le privilège d'un grand âge. Mais il se trouve qu'on les offre aussi le jour du tiong goân, le 15 du septième mois, et du hā goân, le 15 du dixième mois. Cela porte à penser qu'ils doivent signifier encore autre chose, et le nom qu'on leur donne sur le continent autour d'Émoui et dans la ville de Tchang Tcheoufou est de nature à confirmer ce soupçon.

Ce nom est sam kàï t'an, « moules des trois mondes ». Nous avons interrogé en vain plusieurs Chinois sur l'origine de cette expression ; aucun n'a pu l'expliquer ; un seul hasardait la subtile conjecture que ce serait une corruption de sam kàï k'an, ce qui signifierait la même chose que sam kàï k'ien, puisque k'an est la prononciation populaire du caractère k'ien ; mais le k ne se change régulièrement en t dans aucune langue, et s'il en existe des exemples, il sera en tout cas bien difficile d'en trouver dans le Fouhkien. Sans donc nous préoccuper autrement de l'assertion de notre Chinois, nous rechercherons si l'état du ciel, particulièrement l'aspect de la lune, ne peut pas expliquer autrement la raison d'être des gâteaux chaînons.

Le t'an est un mollusque marin, jaunâtre, très oblong, à double écaille, que l'on pêche partout sur les côtes méridionales de la Chine et dont il se mange des quantités énormes. La similitude des noms permet de supposer que les gâteaux en question sont les remplaçants plus modernes des animaux à écailles que peut être on sacrifiait à une époque très reculée. Les anneaux représenteraient alors les dessins qui se trouvent sur les écailles de ces animaux. Maintenant encore les Chinois sont persuadés, en conformité de ce qu'enseigne leur ancienne philosophie, que la lune exerce une influence p.128 qui fait croître les coquillages ; cela vient probablement du phénomène de la marée, qui dépend de la lune, et qui recouvre d'eau à intervalles réguliers les rivages sur lesquels vivent et grandissent les coquillages les plus connus. Ainsi on lit déjà dans les importantes « Annales du Printemps et de l'Automne de Lu Pouh Weï » 1, qui datent du IIIe siècle avant notre ère :

 « La lune est la source de toutes les actions du principe féminin (Yin, voy. p. 60) de la Nature. Quand elle est pleine, les coquillages bivalves 2 sont remplis et toutes les influences du principe féminin existent complètes ; mais pendant le dernier jour de la lune, ces coquillages sont vides » 3. Pline aussi assure que la lune exerce une influence sur les huîtres et autres coquillages, et la plupart des anciens s'accordaient à reconnaître l'existence de cette singulière propriété de la lumière de la lune 4. — Ces idées des Chinois sur l'influence exercée par la lune sur les coquillages nous font trouver admissible la supposition que l'on aurait sacrifié des moules
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