Les fêtes annuellement céLÉBRÉes à





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Essai sur les Mœurs et l'Esprit des Nations.

La conviction que l'homme est bon par nature, prêchée depuis plus de deux mille ans en Chine et admise toujours dans cet empire comme hors de toute contestation, semble enfin gagner des adhérents dans la partie du monde que nous habitons. Il faut les chercher parmi ceux qui ont su s'affranchir des dogmatiques ecclésiastiques. Ceux des Européens qui admettent encore le péché originel et la corruption de la nature humaine ne comptent que sur la contrainte pour obtenir des hommes la pratique des vertus individuelles et sociales. Ils ne savent que menacer de l'enfer et du courroux des puissances supérieures. Heureusement que des vues plus libérales et plus vraies se font jour ; il y a des personnes qui ont appris à fonder leurs espérances de progrès moral sur la disposition au bien innée dans l'homme, et qui par conséquent attendent beaucoup de l'éducation et de l'enseignement, qui, en éclairant les hommes, les conduiront à la vertu. En Chine on honore l'instruction au plus haut point.

2 Livre II, partie I, ch. 6. [trad. Couvreur.]

3 Philosophe du cinquième siècle av. J. C., déjà mentionné à la page 534. Sa doctrine de l'amour universel est surtout connue par la traduction de Legge, qui se trouve dans le second volume de ses Chinese Classics, prolegomena, p. 104 et suiv.

4 Mencius, Livre III, partie II, ch. 9.

5 « Explication de la Grande Lumière », ch. XX.

6 Ouvrage cité, ch. XV.

1 Deutéronome, XIII.

2 Comp. ce qui a été dit à la page 187 de ce trait caractéristique du bouddhisme.

1 Ces cinq vertus sont : l'amour pour l'humanité ; le sens de la justice et de l'équité (voy. la page 121) ; la politesse, la culture ; la soif de la science ; la sincérité, la loyauté. Ensemble on les appelle « les cinq (vertus) impérissables ».

2 Voy. la page 83.

3 D'après certains auteurs chinois, Lao Tsz' aurait vécu une première fois au quatorzième siècle avant notre ère, une seconde fois environ trois siècles plus tard, et pour la dernière fois au sixième siècle av. J. C.

4 C'est ce qu'on a vu à la page 706.

1 Edkins, Religion in China, ch. VI.


1 On a, il est vrai, parfois vu paraître en Chine des livres miraculeux ; mais jamais la nation n'a renié son bon sens au point d'en forger des systèmes de religion autoritaire, comme on l'a fait pour la Bible et le Coran. L'an 1008, l'empereur Tchun Tsoung, de la dynastie de Soung, dont le lecteur a fait la connaissance à la page 79, convoqua les grands de l'empire dans son palais. Il leur dit qu'un être surnaturel lui était apparu en songe et lui avait annoncé qu'un livre en trois chapitres descendrait du ciel. A peine avait-il achevé son récit, que l'on vint lui rapporter qu'un paquet soigneusement fermé était suspendu à l'une des portes, et que peut-être le livre promis se trouvait dedans. L'empereur se rendit à pied et à la tête de ses grands à la porte pour aller chercher ce paquet ; on l'ouvrit, et l'on y trouva trois feuillets remplis principalement de citations du Chou-king et du Tao-teh-king. Cela n'empêcha pas l'empereur de tenir ce livret en grand honneur, de proclamer une amnistie générale et de donner à ses frais des réjouissances publiques.

Ce livre céleste fut suivi d'un second et même d'un troisième, ce dernier en 1019. L'empereur les accueillit tous trois sans sourciller, moins peut-être par superstition, que parce que son prestige ne pouvait que gagner à faire croire au peuple que le ciel lui accordait une faveur toute particulière. Cependant ces livres n'ont aucunement donné naissance à de nouvelles sectes religieuses ; au lieu de cela, ils sont allés où devraient aller toutes les œuvres de mensonge, à l'oubli. On les enterra avec l'empereur Tchun Tsoung.

De Mailla, Histoire générale de la Chine, tome VIII, pages 162 et suiv., 179 et 187.

2 Ces chiffres sont tirés des calculs fort modérés de Llorente, secrétaire de l'inquisition ; — voy. son Histoire critique de l'Inquisition d'Espagne, tome IV, p. 271.

1 Il a régné de 840-847.

2 De Mailla, Histoire générale de la Chine, tome VI, p. 489.

La croisade entreprise au dix-huitième siècle contre la propagande chrétienne a eu aussi des mobiles politiques. Le gouvernement vit dans les attaques des missionnaires contre l'antique culte des ancêtres un danger qui menaçait gravement la vertu du hào, et par là le principe patriarcal sur lequel repose en Chine l'organisation tout entière de l'État. Ce que nous avons dit à ce sujet aux pages 240 et 546 et suiv. jette de la lumière là-dessus. Il n'y a pas eu dans ce cas plus que dans d'autres l'ombre d'une atteinte portée à la liberté de conscience.

1 Huc, L'Empire Chinois, II, ch. VI.

2 The Middle Kingdom, ch. XVIII.

3 A Émoui .

1 Page 312.

2 Köppen, Die Religion des Buddha, I, p. 338, et Spence Hardy, Eastern Monachism, ch. V.

3 Comp. la page 716.

1 Ce qu'on appelle les viviers sacrés de Java auraient-ils de la parenté avec les pàng-sing-tî du bouddhisme chinois, et devrait-on pour cela les rattacher à l'époque hindoue ? La plupart ont été évidemment construits de main d'homme, la population des environs les tient en grand honneur et les protège, enfin les habitants des dessas (villages) ne permettent en aucune façon d'en pêcher et d'en manger les hôtes. Peut-être, là où ils se trouvent, des disciples de Sâkyamouni ont anciennement cherché la solitude, afin d'y travailler loin du monde à devenir bouddhas ; peut-être des sangtapas se sont-ils préparés dans ces lieux à entrer dans l'empire du néant, où n'existe plus ni forme, ni matière, ni sensualité consciente. Cette hypothèse trouve un appui considérable dans le waringin (figuier des Banians) qui si souvent étale son immense cime dans le voisinage de quelqu'un de ces étangs ; car partout où les bouddhistes s'établissaient, ils plantaient cet arbre si sacré à leurs yeux, comme symbole de la propagation et de l'indestructibilité de leur doctrine et de leur église (comp. ce qui a été dit dans la note de la page 255). Il vaudrait donc la peine de se livrer dans le voisinage de ces viviers à des recherches exactes, et en particulier de s'enquérir des légendes et traditions des habitants de l'endroit ; il serait fort possible que l'on parvînt à jeter ainsi quelque lumière sur le bouddhisme qui a anciennement existé à Java et qui est encore peu connu.

1 Spence Hardy, Eastern Monachism, ch. VII.

2 Köppen, ouvr. cité, ch. « das Mönchthum und die Regel ».

1 Köppen, op. et loc. cit., p. 338.

2 Amitâbha est le prince du Paradis occidental. Voy. la note de la page 192, et ci-après, p. 734.

1 Doolittle, Social Life of the Chinese, ch. IX.


2 Comp. la page 179.

1 Voy. la page 309.

2 Voy. la page 64.

1 Voy. la page 192.

2 Voy. les pages 192 et 410.

3 Notes and Queries on China and Japan, II, p. 36.

1 Page 376.

2 Page 311.

3 Comp. la page 714.

4 Comp. les pages 708 et suiv.

1 The Celestial Empire, 29 Novembre 1881.

2 Voy. la page 311.

1 Il est vrai que les bouddhistes font de la propagande, surtout pour leur Mâitri et pour la doctrine, qui en découle, de l'abstinence de nourriture animale ; mais ils ne le font qu'au moyen de traités et de livres qu'ils répandent. Quelques-uns de ces écrits contiennent des litanies et des prières sanscrites, que l'on a transcrites au moyen de caractères chinois ; elles sont parfaitement inintelligibles à ceux qui ne savent pas le sanscrit, ce qui n'empêche pas qu'on les marmotte avec grande dévotion.

2 Règles sur l'observation du dimanche, obligation d'entendre la messe, de communier, de faire maigre, etc. Il est vrai que beaucoup de femmes en Chine jeûnent par zèle bouddhique (voy. la page 200), et que beaucoup d'hommes s'abstiennent dans le même esprit de faire usage de nourriture animale, mais, quelque nombreux que soient ces cas, ils restent des exceptions et ne sont pas la règle ; de plus, ils se produisent librement, sans aucune contrainte sacerdotale.

1 Comp. ce qui a été dit à la page 528 au sujet des pèlerinages chinois.

1 Voy. la page 546.


1 Voy. la page 676.

1 Juvénal, Satire VI, 315-337.

1 The Middle Kingdom, chap. XVIII.

1 Page 548.

1 Feu de joie se dit en anglais bonfire, mais bone signifie os, et notre auteur, par une étymologie parfaitement arbitraire, fait de bonfire « bone-fire », feu d'os.

1 Dans l'original, grenouille est pris au masculin.

1 L'auteur fabrique le mot unreligieux=non-religieux, pour l'opposer à irréligieux ; nous ne pouvons pas faire cela en français.

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