Les fêtes annuellement céLÉBRÉes à





titreLes fêtes annuellement céLÉBRÉes à
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(t'an) à la première pleine lune du printemps, de l'automne et de l'hiver, c'est à dire justement à la date des jours actuellement consacrés aux Sam Kàï Kong. Dans ce cas, les gâteaux en forme de chaînons, qui figurent encore ces jours là sur les autels, seraient les vestiges dénaturés ou les remplaçants des moules offerts anciennement à la lune à trois des principaux moments où elle est pleine, et où par conséquent elle agit le plus sur les coquillages. Le nom de sam kàï t'an qui se donne à ces gâteaux, comme nous l'avons vu, dans la partie continentale sud du Fouhkien, serait un reste de cette origine.

Comme le reste des cérémonies et réjouissances qui servent à célébrer le 15 du premier mois n'ont plus pour objet le culte du t'ien koan, nous complèterons, avant de quitter les Sam Kàï Kong, ce que nous en avons dit, p.129 en indiquant quels hommages se rendent régulièrement dans les familles à ces divinités.

A droite et à gauche de la lanterne suspendue en l'honneur du Ciel dans la grande salle de chaque maison 5, se trouve souvent une lanterne suspendue en l'honneur des Sam Kàï Kong. Dans les familles aisées elles sont en verre venu de Canton, et de forme carrée. Sur une des faces d'une des lanternes se trouve l'inscription : « O les trois gouverneurs, grands dieux » continuée sur la face opposée par : « puissions nous recevoir les cent faveurs du Ciel ». L'autre lanterne a, partagée d'une manière analogue, l'inscription : « O les trois gouverneurs, grands dieux, faites descendre vos bénédictions étendues » 1. D'autres inscriptions semblables sont également en usage. De plus les vitres des lanternes sont ornées de fleurs et de dessins en couleurs. A côté des lanternes pend depuis le plafond un brûle encens appelé sam kàï lô ou Sam Kàï Kong lô, « encensoir des trois mondes ou des Seigneurs des trois Mondes ».

Le un et le quinze de chaque mois on allume, le matin et le soir, des bougies dans ces lanternes, et celui qui fait cette offrande place, après avoir fait quelques révérences, trois bâtons d'encens dans l'encensoir dont il vient d'être question. Les pauvres cependant ne brûlent que de l'encens ; même il y en a dont l'indigence est telle que tout ce qu'ils peuvent faire dans tout le cours de l'année, en l'honneur des Sam Kàï Kong, est de brûler de l'encens, avec ou sans bougies, aux trois goân seulement.

Dans les temples.

Revenons à la fête des lanternes, et voyons ce qui se fait dans les temples au cours de la journée. Les administrateurs ou les prêtres y ont déposé des gâteaux de farine qui ont la forme de tortues. D'ordinaire ils ont en vermicelle sur le dos les dessins de l'écaille de la tortue et le caractère « longue vie ». Parfois aussi on a figuré les pattes et la tête de l'animal ; souvent on les laisse sans dessins ni caractères p.130 d'écriture. Il est libre à chacun d'emporter chez lui un ou plusieurs de ces pains ; mais c'est à la condition que l'année suivante il en rapportera autant que le dieu le décidera dans le temple. On commence par en promettre deux, sur quoi on laisse tomber les blocs divinatoires ; si ces derniers tombent mal, on promet trois pains, et à chaque épreuve on augmente d'un pain, jusqu'à ce que la réponse soit favorable. Cela fait, le king kong 2 inscrit dans un registre le nom de la personne et l'engagement qu'elle a contracté, puis celle ci emporte les pains, qui se mangent par la famille pour qu'elle obtienne un grand âge, et la paix et le bonheur qui règnent dans le temple sous les yeux du dieu. Il reste toujours des pains dans le temple — il est aisé en effet de calculer que l'on en rapporte toujours plus que l'on n'en a emporté — et le king kong les vend ou les consomme. On continue pendant environ cinq jours à apporter ou à emporter de ces pains, de sorte que tout n'est fini que vers le 20 du mois.

Illumination au moyen de lanternes et de bougies.

On voit d'ordinaire déjà dans la dernière semaine de l'année commencer l'étalage et la vente de lanternes de papier ; toutefois au début il ne s'agit guère que d'articles de pacotille, destinés à l'amusement des enfants. Elles affectent toutes les formes. La marmaille promène suspendus à des bâtons, ou poussés sur des roues, des animaux de toute espèce en papier, illuminés à l'intérieur, chevaux, poules, poissons, chèvres, chiens 1. Ces lanternes sont plates, rondes, sphériques, ovales, carrées, toutes bariolées, et il serait difficile d'imaginer une forme qui ne se trouve pas dans le nombre. Plus on se rapproche du grand jour de la fête, plus les lanternes deviennent splendides ; le 15 la vente est fiévreuse, car chacun rivalise à qui suspendra la plus belle lanterne devant sa porte. Des marchands les colportent dans les rues, et le soleil est à peine couché que partout on les allume et que les promeneurs sortent par milliers. On se souvient que les rues sont tendues de draperies bariolées 2 en l'honneur du Ciel, et l'on conçoit qu'elles prennent un aspect des plus fantastiques quand en outre d'innombrables lanternes ont été p.131 allumées au milieu de toute cette bigarrure. On décore souvent aussi l'intérieur des maisons et on les illumine brillamment, et le tout ensemble est si féerique que l'on n'oublie plus cette fête quand on y a assisté. Parmi les lanternes les plus remarquables sont celles qui se nomment tsáo bé ting, « lanternes aux chevaux qui trottent ». Elles renferment sur un pivot des chevaux et d'autres figures en papier que le courant d'air ascensionnel produit par la flamme de la bougie fait tourner plus ou moins rapidement, suivant que la brise du soir est plus faible ou plus forte, et permet à la flamme de monter plus ou moins droit. D'autres, que l'on appelle sioù kioû ting, « lanternes balles ornées », sont en forme de boules et construites de façon que les enfants puissent les rouler sans qu'elles s'éteignent ; c'est comme des balles de feu. Il serait tout à fait impossible de nommer toutes les espèces en vogue. Ajoutons seulement que les couleurs dominantes sont le rouge, couleur du feu et du bonheur, et le blanc, couleur de la lumière du soleil et de la lune ; et cela est en harmonie complète avec le caractère de la fête, puisque celle ci, comme nous allons le voir, est destinée à célébrer le nouveau feu solaire, la lumière et la chaleur printanière qui renaissent.

Il s'agit aussi de saluer dans les temples le retour de la lumière du printemps, et chacun y contribue suivant ses moyens. On offre des cierges, si l'on a l'argent et la dévotion, et parfois il y en a de si gros que ce sont comme des colonnes allumées ; quand il y en a beaucoup, l'effet est fort brillant. On colle au pied des cierges des étiquettes portant les noms des donateurs. Très souvent ces cierges s'offrent en vertu de quelque vœu fait dans le cours de l'année, et on les fait allumer tous les soirs par le king kong jusqu'au 20 du mois. Si à cette date ils ne sont pas entièrement consumés, l'administrateur au temple ou le prêtre met dans un panier les bouts qui sont restés, et les porte chez les donateurs avec ou sans cortège de musiciens. Cela s'appelle sàng tsik bé, « rapporter les bouts de cierges ». Celui à qui on les rapporte donne au porteur, en guise d'étrennes de nouvel an, quelques pièces de monnaie enveloppées dans un morceau de papier rouge. Ces bouts de cierge s'allument sur les autels domestiques, et l'on espère ainsi que la famille jouira de la lumière qui éclaire les dieux du temple dans les champs élyséens.

p.132 Le but dans lequel on allume tant de lanternes, de cierges et de bougies pendant les premiers jours de l'année est, sans doute possible, de célébrer la lumière grandissante du soleil et la chaleur du printemps qui renaît. On comprend par conséquent que la fête des lanternes arrive à son apogée le jour de la pleine lune, lorsque l'astre joint son éclat à celui du soleil pour inonder de lumière la Nature qui se réveille. Les anciens peuples de l'Occident célébraient aussi le soleil printanier, quoique ils le fissent plus tard que les Chinois, c'est à dire à l'époque de l'équinoxe ou de la victoire de la lumière solaire sur les ténèbres. Quelque chrétien qu'il fût, l'empereur Constantin avait l'habitude de faire allumer pendant la nuit de Pâques des bougies et des lampes, qui la rendaient aussi brillante que le plus beau jour 1. Mais il n'est pas nécessaire de remonter si haut, et nous pouvons voir tous les ans chez nous consacrer le samedi avant Pâques, dans toutes les églises catholiques, le grand et gros cierge de Pâques, que l'on allumera le lendemain sur l'autel en l'honneur du Christ, du soleil, qui « triomphe de l'esprit des ténèbres et de la mort ». Le prêtre allume à la même occasion le « feu de Pâques » 2, mais les paysans de mainte localité ne font pas même appel pour cela à son intervention, et allument leurs feux solaires en rase campagne. Ce dernier usage existe ou a existé dans presque toute l'Europe, mais ce qui probablement est moins connu, c'est qu'à Émoui on allume aussi des feux du printemps le 15 du premier mois chinois en l'honneur du soleil printanier. Nous en parlerons dans un instant.

La fête des lanternes est donc pour les Chinois la fête du printemps par excellence, ce que Pâques est pour nous, la célébration et la bienvenue du soleil printanier victorieux et vivifiant.

« La fête de Pâques, dit Dupuis 1, est la plus gaie de toutes nos fêtes. Tous ses chants sont consacrés à la joie : alléluia est un cri de joie, et ce cri est répété sans cesse. Les prêtres sont vêtus de blanc, couleur favorite du Dieu de la Lumière 2. On multiplie les cierges ; les temples brillent de nouveaux feux ; enfin, tout exprime la joie d'un triomphe. Et quel est ce triomphe ? Parce que, dit p.133 Macrobe, en ce moment le soleil assure au jour l'empire sur les nuits.

Ceci peut s'appliquer presque mot à mot à la fête des lanternes et aux jours qui la précèdent et la suivent ; cela vient de ce que, malgré la différence des dates, les deux fêtes ont le même fondement ; toutes deux constituent des réjouissances en l'honneur du soleil printanier, soit renaissant, soit vainqueur.

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Feux du printemps.

Outre leurs cierges et leurs lampes, les Chinois ont aussi leurs feux du printemps, et ils les allument à l'occasion de leur fête du printemps à eux, lors de la fête des lanternes. La veille on voit des groupes de gens du peuple aller de maison en maison demander du combustible, et chacun donne ce qu'il a sous la main, du bois, des meubles hors d'usage, de vieux paniers, n'importe quoi, pourvu que cela se brûle. Les collecteurs vont partout, même aux jonques dans le port. On fait un grand amas du combustible recueilli et on le dispose sur une place ouverte, volontiers devant un temple, pour l'allumer le lendemain après le coucher du soleil. Remarquons en passant que les collecteurs portent avec eux dans leur tournée, dans un palanquin, une petite figure de tigre, comme on en trouve dans presque tous les temples. Que le lecteur fasse lui même ses conjectures sur le motif de cette coutume quand il aura parcouru les deux pages suivantes 3.

Le soir du quinze, dès que la pleine lune monte dans toute sa gloire dans le ciel, éclatent les sons étourdissants des cymbales et des gongs, et on allume le bûcher. Il est difficile de donner une idée de la scène de confusion et de bruit qui se déroule. La place grouille d'une multitude de gens du plus bas aloi, sans chapeaux ni chaussures, souvent tout le haut du corps p.134 nu, qui se démènent, sautent, cabriolent, dansent, à la lueur fantastique du bûcher, et qui crient à tue tête. Dès que le bûcher a commencé de s'effondrer, un prêtre taoïque, les pieds déchaussés, parfois nu jusqu'à la ceinture, prend dans les bras l'image du tigre et saute ainsi à travers les flammes. Le peuple redouble de cris, les joueurs de gongs frappent leurs instruments en possédés, une démence universelle s'empare de la foule. Tout ce qu'il y a d'idoles transportables dans le temple est enlevé en un clin d'œil, et les bienheureux qui ont réussi à s'en emparer se précipitent avec elles au travers du feu, deux, trois, quatre fois de suite, davantage encore ; d'autres encore, ne se contenant plus, traversent à leur suite comme des fous l'élément destructeur sans s'inquiéter des terribles brûlures qu'ils se font. Quelques uns, moins étourdis par le bruit des gongs et les excitations de la multitude, prennent un élan avant de sauter et ont la précaution de se mouiller le visage, les mains et les pieds ; mais il leur arrive souvent de sauter trop court et de retomber à la renverse dans le feu. Des rires stridents saluent cette maladresse ; celui qui est tombé se relève, revient, saute de nouveau, et continue tant que la douleur que lui causent ses blessures ne le rappelle pas à la réalité et ne le tire pas de l'espèce d'enivrement dans lequel il se trouvait. Cela dure des heures. Enfin la surexcitation de la foule s'épuise en même temps que le combustible commence à manquer ; peu à peu, tard dans la soirée, la multitude s'éclaircit et se dissipe, abandonnant les cendres chaudes aux femmes, qui accourent de toutes parts avec les pots à feu et des pincettes, pour tâcher d'en avoir leur part.

Cette cendre, déposée dans les foyers, a la vertu de rendre florissants les animaux domestiques et de les faire grandir. Cette superstition a sa logique. Elle vient de ce que les feux allumés en l'honneur du printemps sont symboliques de la chaleur, du feu du soleil printanier, qui fait tout vivre et grandir ; la cendre des feux doit donc renfermer aux yeux de femmes superstitieuses une part de la puissance solaire. Cela explique aussi pourquoi l'on allume de préférence les bûchers devant les temples du Grand Dieu Patron de la Production 1, dont la puissance et l'action naturellement sont p.135 les plus apparentes quand l'hiver est fini, que tout revient à la vie, et qu'il naît de nouvelles plantes, et de nouveaux animaux.

Remarquons que le baptême de feu du tigre est une copie de ce qui se passe dans le ciel. En effet, au commencement du printemps chinois, le soleil entre dans le signe du Verseau ou dans celui des Poissons, pour traverser ensuite, dans les trois mois qui suivent, ceux du Bélier et du Taureau (v. p. 45) ; or c'est là justement la partie du ciel à laquelle les Chinois donnent le nom de Tigre blanc. Cette constellation est donc au printemps inondée de feu par le soleil. Mais, s'il est ainsi très possible que le baptême de feu du tigre soit une imitation de celui que le tigre céleste subit à la même époque de l'année, il résulterait de là, vu la précession, que cette cérémonie serait d'origine relativement récente.

Disons en passant qu'à Émoui on appelle t'iaò hé p'oûn 2 l'acte de sauter à travers le feu.

Le 15e jour de l'année étant consacré, comme on l'a vu, au feu printanier, il va sans dire que l'on fait partir toutes sortes de feux d'artifice. Il y en a une espèce trop curieuse pour que nous la passions sous silence ; c'est « le lion ou tigre de feu », hé saï. Il se fait d'une carcasse de bambou et de papier, qui renferme une provision de ces « crackers » que nous avons déjà décrits 3 ; on le traîne par les rues, de telle sorte qu'il ait l'air de marcher, et en même temps le feu, accompagné de détonations, sort de toutes parts de son corps. Cette pièce d'artifice est peut être aussi un symbole du tigre céleste, qui reçoit en lui le soleil au printemps, et qui répand de tous côtés sur tout ce qui est au dessous de lui la chaleur de cet astre 4. La p.136 place des tigres est quelquefois prise par des chevaux, appelés hé bé, « chevaux de feu », que l'on fait cependant d'ordinaire beaucoup plus petits et moins beaux que les tigres.

Quoique nous ayons déjà brièvement attiré l'attention sur le fait que la Chine n'est pas seule à avoir ses cierges et ses feux symboliques du printemps, mais que cela existe aussi en Europe, il ne sera pas sans intérêt de relever que le parallèle de la fête du printemps des Chinois se trouve dans les usages religieux des anciens peuples de l'Occident. Voici, par exemple, une description de la manière dont les anciens Syriens, de même que les Chinois dans leur fête des lanternes, saluaient la chaleur printanière renaissante :

« La plus pompeuse des fêtes qu'on y célèbre, est celle qui a lieu à l'entrée du printemps, et qu'on appelle tantôt fête de Bacchus, tantôt fête des lumières.

On coupe pour cette cérémonie une assez grande quantité d'arbres, que l'on rassemble dans l'avant cour du temple. On amène ensuite des chèvres, des brebis et d'autres animaux vivants. On les suspend aux arbres avec des oiseaux, des étoffes, des dons précieux en or et en argent, qu'on y attache. Lorsque le tout est bien arrangé, et qu'on a promené les images des dieux autour du bûcher, on y met le feu, et on brûle le tout. On s'y rend en foule de toutes les parties de la Syrie, et des lieux circonvoisins. Chacun apporte avec soi les images et les statues de ses dieux. A certains jours marqués la multitude se réunit dans le temple ; les Galles et les autres ministres du culte y font des sacrifices 1...

... Nous comparerons cette fête à celle qui se célébrait à Patras en Achaïe, en honneur de Diane Laphrya, fête dans laquelle on environnait l'autel d'arbres verts, tandis que dans l'enceinte on rassemblait du bois très sec, auquel on mettait le feu. On jetait dans cette enceinte des animaux vivants, des oiseaux, des sangliers, des daims, des cerfs etc. On entassait aussi sur l'autel des grains de froment ; on mettait ensuite le feu au bois, qui consumait les offrandes et les animaux vivants, qui cherchaient à s'élancer hors du bûcher, mais qu'on y ramenait de force 2. . . .

p.137 Si donc, comme on vient de le voir, la fête du feu des Chinois existait aussi chez les Syriens et chez les Grecs, les Égyptiens de même la connaissaient 3, et en outre la fête des lanternes se célébrait chez eux avec beaucoup de pompe et à Athènes aussi. Voici ce qu'en dit l'illustre Dupuis :

« L'image symbolique de l'année elle même était une femme appelée Isis. C'était en l'honneur de cette même Vierge, image de la substance pure et lumineuse dont le Soleil est émané, et qui enfantait le Dieu Lumière, que se célébrait à Saïs la fameuse fête des lumières, sur laquelle est calquée notre Chandeleur, ou notre fête des lumières de la Purification 1. . . Ainsi le peuple en foule se rendait tous les ans à Saïs, au temple de la chaste Minerve ou d'Isis, mère d'Horus, la même que Cérès, pour y célébrer les Mystères de la passion d'un Dieu mort, dont Hérodote nous a cru devoir taire le nom. Lorsque le temps de l'anniversaire de cette fête était arrivé, la plupart des Égyptiens s'embarquaient sur le Nil dans des barques bien illuminées, et tout le fleuve, jusqu'à Saïs, était couvert de ces bateaux, dont l'éclat dissipait les ténèbres de la nuit. Arrivés à la ville, ils allaient rendre leurs hommages à la Déesse dans le lieu sacré qui conservait sa statue, et ils allumaient des bougies autour du temple, et autour des tentes où ils campaient eux mêmes en plein air ; en sorte que toute la nuit Saïs était illuminée de feux sacrés. Ceux qui ne pouvaient point se rendre à la solennité, allumaient également des bougies dans leurs villes, de façon que non seulement Saïs, mais l'Égypte entière était éclairée par une illumination universelle. Cette cérémonie nous est retracée à Eleusis dans la fête des flambeaux, qui se célébrait le cinquième jour des Mystères, fête durant laquelle les initiés éclairaient la route d'Eleusis d'une multitude de flambeaux 2...

... Joignons à cela que les Athéniens, chez qui se trouvent établis les Mystères de Cérès, célébrés à Eleusis, étaient une colonie d'Egyptiens, partis autrefois de Saïs, où le culte d'Isis était établi. Isis était la Déesse de Saïs, que Plutarque dit être Minerve, divinité tutélaire d'Athènes, et qu'Hérodote dit être Cérès, adorée également à Athènes sous le nom de Déesse d'Eleusis. C'était en son honneur que se célébrait la fameuse fête p.138 des lumières, qui ressemble si fort à notre Chandeleur en honneur de la Vierge, mère de Christ ; comma la Minerve de Saïs l'était du Soleil, et Cérès du jeune Bacchus, Cérès honorée pareillement par une procession aux flambeaux durant la célébration des Mystères d'Eleusis 3.

Enfin les Romains aussi avaient une fête des lumières, que les chrétiens leur ont probablement empruntée sous le nom de leur Chandeleur ou Purification de Marie. Voici ce qu'un auteur anglais dit de l'origine de cette fête :

[Trad.] « Somtyme, when the Romaines by great myght and royal power conquered all the world, they were so proude that they forgat God, and made them divers gods after their own lust. And so among all they had a god that they called Mars, that had been tofore a notable knight in battayle ; and so they prayed to hym for help, and for that they would speed the better of this knight, the people prayed and did great worship to his mother, that was called Februa, after which woman much people have opinion that the moneth February is called. Wherefore the second daie of thys moneth is Candlemas Day. The Romaines thys night went about the city of Rome with torches and candles brennyng in worship of this woman Februa, for hope to have the more helpe and succoure of her sonne Mars.

"Then there was a Pope that was called Sergius ; and, when he saw Christian people draw to this false maumetry and untrue belief, he thought to undo this foule use and custom, and turn it unto God's worship and our Lady's, and gave commandment that all Christian people should come to church and offer up a candle brennyng, in the worship that they did to this woman Februa, and do worship to our Lady and to her sonne our Lord. So that now this Feast is solemnly hallowed thorowe all Christendome. And every Christian man and woman of convenable age is bound to come to church and offer up their candles ». . . . 1

La fête dont il est ici question, la Chandeleur ou Purification de Marie, a encore lieu le 2 février, et l'on y célèbre des messes auxquelles, dans plusieurs pays, tous les catholiques sont tenus d'assister. L'intention primitive n'en a donc pas été autre que de supplier Februa, mère de Mars, le mois printanier dans le cours duquel la lumière du soleil assure au jour p.139 l'empire sur les nuits, de disposer son fils favorablement à l'égard de ses adorateurs. Les Juifs aussi avaient leur fête des lanternes, que l'on a prétendu avoir été instituée par Judas Maccabée en commémoration de la restauration du culte dans le temple et de la purification du saint lieu, après la défaite d'Antiochus Epiphane 2. Ils la célèbrent maintenant encore le 25 du mois de Chisleu, c'est à dire en décembre, en allumant dans leurs maisons des bougies et des lampes, ce qui fait qu'ils l'appellent la « fête de la lumière ». Le lecteur verra sans peine que selon toute probabilité cette fête, comme tant d'autres, a primitivement eu pour objet de fêter la lumière du soleil qui va renaître après le solstice d'hiver, et qu'ainsi elle a d'étroits rapports d'origine avec notre Noël et notre jour des Rois, où l'on illumine un arbre, ou danse en sautant par dessus les « chandelles des Rois ». L'usage de parcourir les rues avec des lanternes, dont il a été question page 130, note 2, est sans doute aussi en relation de parenté avec toutes ces fêtes.

Processions, réjouissances populaires, carnaval.

Les Chinois ont, aussi bien que nous autres Occidentaux, un grand goût pour les processions, et ils dénouent facilement leur bourse quand il s'agit d'en organiser et de les faire belles. Aussi tout Européen qui a habité Émoui doit se rappeler quelqu'une de ces pittoresques processions que l'on voit s'y dérouler le jour de la fête des lanternes, avec bannières, musique, torches et lanternes, et qui ne manquent pas de ressemblance avec nos processions du carnaval. On les appelle ngiâng ting, « réception des lanternes ». Les images de dieux divers figurent dans le cortège, car le but de la procession est de donner une sérénade aux divinités que l'on promène, et que l'on félicite de cette manière de ce que la lumière du printemps s'est ranimée. Le peuple du reste ne se préoccupe guère de cette intention religieuse, et ne voit dans la cérémonie qu'une bonne occasion de s'amuser.

Un des traits remarquables de ces processions est formé par des espèces de plateformes sur lesquelles on brûle de l'encens et où des jeunes filles en habits de fêtes, ou bien des garçons habillés en filles sont assis. On les nomme à Émoui tsung koh ou koh pîng, ce qui revient à « échafauds de p.140 mascarades » ou « tentes de balcons ». Sur le continent qui entoure l'île et dans la ville de Tchang Tcheoufou, on les appelle plutôt tsung gē, expression, du reste, qui signifie la même chose que tsung koh. Nous nous bornons à les mentionner ici, parce que nous aurons l'occasion de les décrire en détail quand nous parlerons des processions qui ont lieu lors de la fête du Grand Dieu Patron de la Production 1.

Quint aux processions du 15 du premier mois, il faut surtout signaler celles où l'on promène un grand dragon de toile. Mais il vaut mieux n'en pas parler encore, parce que, pour en comprendre la signification, il faut premièrement être au courant de certains détails touchant le dragon et la signification symbolique qu'il revêt en Chine. Nous renvoyons donc ce que nous avons à dire de la procession du dragon jusqu'après ce qui regarde le monstre lui-même, dont nous nous occuperons à l'occasion du cinquième jour du cinquième mois 1.

Il n'y a pas seulement des garçons habillés en filles dans les processions des tsung gē, mais en outre des masques de toutes sortes ; dans quelques parties de la Chine on y joignit autrefois des jeux populaires, de même que cela a lieu au carnaval dans quelques unes de nos contrées. On lit en effet dans les « Histoires du Nord », dont nous avons déjà parlé à la page 86 :

« (Liou) Youh (de Soui) ayant remarqué que jusqu'à cette époque le peuple de la capitale avait célébré le 15 du premier mois, pendant les derniers siècles, des jeux d'escarmouche, et qu'en faisant des vanteries des deux côtés on faisait des joutes, ce qui causait une dissipation d'argent et de forces, adressa au trône un mémoire pour demander que cela fût prohibé et que l'on y mît fin. Il y était dit (entre autres choses) :

« J'ai vu moi-même que dans la capitale, et en outre aussi dans les districts extérieurs, au soir de pleine lune de chaque premier mois, on plaçait des comédies les unes près des autres et se promenait par groupes dans les rues remplies de monde et dans les chemins obstrués, que des tambours ébranlaient le ciel de leurs roulements et des flambeaux éclairaient la terre. On portait des masques semblables à des faces d'animaux, des hommes s'habillaient en femmes, des chanteuses et des comédiens se donnaient par toutes p.141 sortes d'inventions ingénieuses une apparence étrange et une forme bizarre. Ils se faisaient un plaisir de propos obscènes et une joie de viles insultes, et tous les spectateurs, tant dans les maisons que dehors, ne les évitaient pas. De hauts échafaudages obstruaient les chemins et de larges rideaux montaient jusqu'aux nuages ; on s'habillait avec recherche et se parait et s'ornait ; des chariots roulaient et des chevaux hennissaient, et partout il y avait des étalages de friandises et de vin. On voyait en grande abondance de la soie et du bambou (des drapeaux, bannières, etc.) ; on gaspillait ses biens et se ruinait, et l'on dépouillait à qui mieux mieux dans cette seule heure sa femme et ses enfants. Les hommes et les femmes se mêlaient sans ordre et sans que personne tînt compte des rangs et des classes ; on ne faisait point de différence entre le noir et le blanc : de là prend naissance de l'inconduite, de là proviennent des voleurs et des brigands. Si l'on va suivre de mauvais usages sans que personne s'en aperçoive à l'avance, et si l'on ne fait donc rien pour les améliorer, ils seront très certainement funestes au peuple. Je demande par conséquent qu'il soit publié partout dans l'empire que tout cela est prohibé dès ce moment : ce sera excellent ! 1

On trouve aussi dans le « Livre des Fleurs de Rêve » que

« l'on chantait et dansait dans la goân siao des deux côtés des rues de la capitale et que l'on y faisait toutes sortes de jeux, comme la paume, le « foot ball », la danse p.142 sur la corde tendue, les mats de cocagne » 2.

Toutefois, à Émoui, ces jeux populaires ont tout à fait disparu le 15 du premier mois, et l'on n'en trouve encore quelques restes que dans de rares localités du continent, surtout dans la petite ville de Tsióh Bé sur la rive sud de la rivière du Dragon. Les habitants de cette ville s'amusent ce soir là à des luttes publiques, qui dégénèrent en batteries violentes. Pendant que les gongs remplissent l'air de leur bruit assourdissant, les deux partis se bombardent à coups de pierre ; il y a bientôt mainte tête ensanglantée à panser ; il arrive même que quelque malheureux soit assommé tout de bon. Il paraît que jusqu'ici les mandarins ne se sont pas sentis assez forts pour réprimer cette sauvagerie ; le peuple raconte même qu'il y a quelques années un magistrat manqua d'être tué pour récompense des louables efforts qu'il faisait dans ce but. Il s'était fait porter dans sa litière entre les deux partis, espérant que sa présence leur imposerait et que les combattants se retireraient ; mais, au lieu de cela, ils tournèrent contre lui seul leur fureur réunie, ses serviteurs l'abandonnèrent, et lui-même dut s'enfuir à pied, poursuivi des moqueries du peuple. Quand un usage est consacré par une tradition antique, le peuple le considère comme sacré, et le crédit des mandarins s'y brise.

Des combats simulés de ce genre sont en usage dans d'autres contrées encore de l'empire chinois. Ainsi, dans l'ouvrage intitulé « China » de John Henry Gray, on lit au ch. XI, p. 256 ce qui suit :

[Trad.] « One other custom by which the first month of the year is signalized in the southern provinces remains to be noted. The peasants of neighbouring villages meet in the open plains, form sides, and attack each other with stones. These encounters are sometimes very serious affairs. In one which I saw on the island of Honam (en face de Canton), so many peasants were injured that the elders requested the police to prevent its renewal next day. Next morning the police accordingly seized one of the ringleaders, and bound him to a tree. The peasants, however, drove them back, loosed the prisoner, and renewed the rough scenes of the day before. At Yim Poo, in 1865, I saw about seven hundred men, whose ages varied from eighteen to forty, engaged in a contest of this sort. The high ground overlooking p.143 the plain where they fought was crowded with spectators. Apparently thinking that I was a medical missionary, some of the combatants brought their wounded comrades and laid them down before me. In the intervals of their foolish sport, the men refreshed themselves at the soup and fruit stalls on the round. Like most Chinese customs, these conflicts have their origin in a superstitious belief. They are occasionally attended with loss of life, and the elders of villages frequently do their best to prevent them.

Le lecteur n'aura pu s'empêcher de rapprocher la citation des « Histoires du Nord », que nous avons traduite plus haut, de ce qui se passe dans nos carnavals et de la « fête des fous » qui existait anciennement en France. Elle se célébrait aussi au commencement de l'année. Le peuple s'y déguisait en femmes et avec toutes sortes de costumes burlesques, même en bêtes, comme cela avait lieu plus anciennement dans l'Inde et au Japon aux fêtes du renouvellement ou de l'expiration de l'année 1. Les Romains fêtaient leur carnaval à l'approche de l'équinoxe du printemps, au jour consacré à Cybèle, déesse de la Terre, et les Juifs ont dû avoir quelque fête analogue, puisqu'on lit dans le Deutéronome, ch. XXII, v. 5, la défense suivante : « Une femme ne portera point un habillement d'homme, et un homme ne mettra point des vêtements de femme ; car quiconque fait ces choses est en abomination à Yahvèh, ton dieu ».

Maintenant encore, en Portugal, le carnaval dégénère en vrai combat, comme en Chine sur les bords de la rivière du Dragon. Il est vrai que ce ne sont pas des pierres que l'on se lance, mais des oranges ; mais on n'y va pas de main morte et plus d'un borgne peut attester ce qu'il lui en a coûté de se trouver dans la bagarre. On assaille aussi les maisons, surtout s'il s'y trouve des jeunes filles ; la défense se fait avec des seaux d'eau et le combat se prolonge quelquefois pendant trois jours consécutifs. On ne se masque pas à cette festa de entrado.

Le carnaval se retrouve jusque dans l'Hindoustan, où il se célèbre avec beaucoup de pompe, au printemps de même que partout ailleurs. Il tombe dans le mois de Phâlgouna, ce qui veut dire celui « des fautes vénielles », et l'on s'y jette de l'eau colorée et se joue d'autres niches analogues. De même que chez les catholiques, il est suivi d'une période de jeûne et d'expiation. Le carnaval existe aussi, paraît il, dans la Birmanie 1.

p.144 Il y a des femmes qui le jour de la fête des lanternes offrent un culte à la déesse Tsia Boú 2 et qui consultent l'oracle de la manière appelée t'iang hioung 3, « écouter l'encens ». Comme ces cérémonies seront décrites ailleurs (voir aux index), il suffit ici de les signaler.

On peut considérer la grande fête du printemps chez les Chinois comme terminant les solennités du nouvel an. De même que la Nature revêt la terre d'une parure nouvelle de verdure et de fleurs, on renouvelle les fleurs artificielles dans les maisons dans le cours de la première moitié du premier mois. Ce qu'on achète dans ce but dans une boutique, le marchand vous le livre enveloppé dans du papier rouge, par manière de bon souhait, puisque le rouge, comme nous l'avons dit surabondamment, est la couleur du bonheur. Enfin il nous reste à signaler un dernier usage qui se trouve en rapport avec le commencement de l'année ; on l'appelle k'aï tiong « ouvrir les étalages ».

De même que pendant l'hiver la Nature se repose, et que les trésors de la vie restent fermés pour se rouvrir quand le printemps reviendra, de même l'homme, soumis à la Nature, doit suspendre son activité à la fin de l'année, pour la reprendre après le nouvel an avec la Nature réveillée. Cette loi, consacrée par la tradition, concerne surtout les marchands. Comme nous l'avons vu à la page 7, toutes les boutiques restent fermées le jour de l'an. On ne les rouvre qu'après qu'un jour favorable a été désigné, car un Chinois règle presque toutes ses occupations sur les indications de l'almanac et n'entreprendra pas facilement quelque chose d'important sans avoir au préalable consulté cet indispensable livre. Mais il ne faut pas se figurer que la vente chôme pendant la durée de la fermeture. Toute la différence consiste en ce que, pendant qu'elle dure, la devanture des boutiques n'est pas comme d'habitude grande ouverte. Le marchand n'y perd donc rien, sans cela il n'y a pas de doute qu'on aurait depuis longtemps rompu avec cette coutume.

Le jour favorable a été déterminé. Quand il arrive, le marchand suspend p.145 ou colle dans sa boutique un papier rouge avec une devise appropriée à la circonstance, soit au plafond vers la porte, soit près de l'autel des dieux domestiques. Les devises varient beaucoup. Nous ne citerons que les trois suivantes : « Puisse l'ouverture des étalages amener un commerce florissant » ; « que l'ouverture porte grand bonheur » ; « que l'ouverture donne une prompte prospérité ». Après qu'on a fait partir un paquet de pétards, on ouvre portes et fenêtres, et la cérémonie est achevée.

Comme le 15 de chaque mots est toujours considéré comme un jour heureux, beaucoup de marchands attendent la fête des lanternes pour ouvrir leurs devantures et leurs portes. Le premier jour du mois est toujours heureux aussi, ce qui donne à bien des gens l'occasion d'éluder une coutume qui ne laisse pas de les gêner. Ils ouvrent toute grande au nouvel an l'entrée de leur maison et font partir des pétards dans la rue ; après cela ils referment portes et volets pour tout le temps des vacances qu'ils comptent s'accorder ; mais « l'ouverture » a eu lieu, leur conscience est à l'aise, et ils peuvent rouvrir sérieusement quand il leur convient, sans s'inquiéter du calendrier. Ce sont surtout les petits boutiquiers et les particuliers qui ont recours à cette ruse.

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DEUXIÈME JOUR DU SECOND MOIS

JOUR DE NAISSANCE DE LA TERRE

p.146 § 1. Le culte de la déesse Terre est une conséquence naturelle de la dépendance dans laquelle l'homme se trouve à l'égard de l'Univers. Ce culte a existé chez presque tous les peuples de l'antiquité et existe encore chez les Chinois. Noms divers de la Terre considérée comme divinité non divisée. Ku Loung et son assimilation à la déesse Terre. Différenciation de cette dernière en divinités tutélaires champêtres, à la tête desquelles se trouve Ku Loung. Description de ces dieux. Le dieu du Blé dérive aussi de la déesse Terre. Son identification avec des êtres humains, Tchou et K'i.

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